Léna à l'école des sorciers En réécriture by Maggie31

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Summary:

MARE MARIA MOCASSIN NOIR VERNIS 66182 MOCASSIN MOCASSIN MARE MARE NOIR MARIA 66182 MARIA VERNIS 66182 qz0wgx7p

Image créée par moi-même

 

C'est l'histoire d'une jeune fille à l'époque de la Seconde Guerre Mondiale. Elle s'appelle Selena Judith Jones mais tout le monde la surnomme Léna. Elle est élève en septième année à l'école Poudlard et appartient à la Maison de Serdaigle. Léna est très populaire à l'école. Elle a un petit ami et de nombreux amis (et sûrement quelques ennemis). C'est une élève brillante mais qui peut parfois « oublier » le règlement de l'établissement surtout lorsqu'il s'agit d'aider ses ami(e)s. Beaucoup d'événements vont changer la vie de la jeune Léna. Parmi eux, il y a la décision des professeurs afin de maitriser les plus réfractaires au règlement ou encore l'enrôlement de son père dans l'armée ...
Venez découvrir les aventures de Selena Judith Jones à l'école des sorciers !


Categories: style respirantes Chaussures cuir chaussures Angleterre Chaussures de Chaussures Oxford Mode formelles Hommes Hommes Mocassins en OPwqtw4A Characters: Jedusor/Voldemort, Personnage original (OC)
Genres: Aventure/Action, Romance/Amour, Tragédie/Drame
Langue: Français
Warnings: Aucun
Challenges: Aucun
Series: Aucun
Chapters: 34 Completed: Oui Word count: 93084 Read: 8823 Published: 07/09/2014 Updated: 13/12/2016

1. Chapitre 1 by Maggie31

2. Femmes Keds Bottes Femmes Keds Rwq4qHn0p by Maggie31

3. Chapitre 3 by Maggie31

4. Chapitre 4 by Maggie31

5. Chapitre 5 by Maggie31

6. Chapitre 6 by Maggie31

7. Chapitre 7 by Maggie31

8. Chapitre 8 by Maggie31

9. Chapitre 9 by Maggie31

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10. Chapitre 10 by Maggie31

11. Chapitre 11 by Maggie31

12. Chapitre 12 by Maggie31

13. Chapitre 13 by Maggie31

14. Chapitre 14 by Maggie31

15. Chapitre 15 by Maggie31

16. Chapitre 16 by Maggie31

17. Chapitre 17 by Maggie31

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19. Chapitre 19 by Maggie31

20. Chapitre 20 by Maggie31

21. Chapitre 21 by Maggie31

22. Chaussures 11QUESTRA Adidas 11QUESTRA Chaussures FG Chaussures Adidas Adidas FG 11QUESTRA wCtnIq by Maggie31

23. Chapitre 23 by Maggie31

24. Chapitre 24 by Maggie31

25. Chapitre 25 by Maggie31

26. Chapitre 26 by Maggie31

27. Chapitre 27 by Maggie31

28. Chapitre 28 by Maggie31

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30. Chapitre 30 by Maggie31

31. Chapitre 31 by Maggie31

32. Chapitre 32 by Maggie31

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34. Chapitre 34 by Maggie31

Chapitre 1 by Maggie31
Author's Notes:

Bonne lecture !

Chapitre 1

 

Un jour de juillet 1926, une femme marchait à pas réguliers. Les pans de son imperméable vert kaki volaient au gré du vent. Un homme passa à côté d'elle sans la regarder mais, méfiante, elle ne put s'empêcher de refermer son manteau sur la petite masse de couverture qu'elle tenait contre sa poitrine. Un voile couvrait ses cheveux et des lunettes noires la protégeaient des rayons du soleil. Cela lui permettait de cacher son identité aux éventuelles personnes à sa poursuite. Malgré la chaleur environnante, ses vêtements l'enveloppaient pratiquement totalement. Mais la femme ne sentait pas la température écrasante qui la faisait pourtant transpirer. Elle était trop obnubilée par son objectif.

Une passante la regarda, déconcertée par sa tenue. La femme la remarqua et resserra instinctivement ce qu'elle avait au creux de ses bras. La masse remua légèrement.

Brusquement, le vent fit tourbillonner les feuilles ce qui fit sursauter la « fugitive ». Cette dernière se retourna pour voir si personne ne la suivait et continua son chemin.

Ce manège dura jusqu'à ce qu'elle arrive devant un bâtiment devant lequel des enfants jouaient.

- « Rentrez immédiatement à l'intérieur ! » leurs ordonna-t-elle.

Ils s'exécutèrent – non sans réticence. La femme les suivit en posant ses lunettes de soleil sur le meuble dans l'entrée et ferma la porte. Cependant, quelqu'un sonna alors qu'elle n'avait fait que deux pas. Les couvertures dans ses bras s'agitèrent. Puis une jeune femme arriva et ouvrit. Pendant ce temps-là, la plus vieille berça la masse dans ses bras et elle se calma presque aussitôt.

Un homme, mal rasé et titubant, s'adressa avec une voix forte à celle qui avait ouvert le panneau de bois. Ses mots déplacés irritèrent les deux femmes. La plus vieille le renvoya balader en lui disant d'aller voir ailleurs, qu'il n'était pas le bienvenu dans cet endroit.

Après avoir claqué la porte, la femme couverte encore de son voile, vit les enfants les observer – perplexes. Elle les ignora et intima à la jeune employée derrière elle, de la suivre dans son bureau.

Arrivées à destination, la directrice s'affala sur son siège. L'autre attendait. Son regard fut attiré par la masse dans les bras de sa patronne.

Pour toute réponse, la femme assise posa les couvertures sur le bois poli devant elle. Un petit trou entre deux pans du tissu marron s'élargit alors. La plus jeune laissa échapper un petit cri lorsqu'elle vit de quoi il s'agissait. Enfin plutôt de qui. Un bébé dormait profondément sur la table.

La jeune femme, curieuse, se rapprocha et caressa la tête du nourrisson. La directrice lui expliqua qu'elles devaient s'en occuper jusqu'à ce qu'une famille l'adopte. L'orphelinat féminin voisin n'avait plus de place. La guerre avait fait tellement de ravages et fait de nombreux orphelins.

Quelques instants plus tard, la directrice appela deux autres femmes qui furent chargée de préparer une chambre pour la nouvelle venue. Pendant ce temps-là, la directrice changeait le bébé avec un body pour garçon puisqu'il n'y avait rien d'autre. Son acolyte, quand à elle, éloigna les garçons curieux et leur donna le goûter.

La directrice emmena le bébé dans sa chambre. Puis elle le mit dans son berceau. Il gazouilla un peu avant de s'endormir. La femme l'observa quelques instants. Et se retourna pour quitter la pièce. Dans le couloir, elle regarda une dernière fois la porte de la chambre qu'elle venait de fermer avec des sentiments mitigés. L'inquiétude, le doute et la joie d'une nouvelle venue l'avait envahie.

Depuis toujours, la directrice savait reconnaître les enfants qui allaient lui causer des ennuis. Dès qu'elle l'a vu, elle a su tout de suite que c'était le cas avec cette petite. Et puis les conditions dans lesquelles elle l'avait recueilli confortaient son inquiétude. Mais elle ne voulait pas abandonner cette enfant.

De plus, la directrice ne souhaitait pas que la petite fille côtoie les garçons pour deux raisons. La première était qu'elles ne savaient pas comment les garçons allaient réagir et la seconde était une question de mœurs. En effet, la femme ne voulait pas mélanger les sexes opposés. Elle venait d'une famille très stricte par rapport à cela. À cette époque, il n'était pas toléré un mélange pareil !

๑๑๑

Quelques années plus tard, la fillette avait six ans. Elle jouait avec insouciance dehors sous un beau soleil. Ses parents adoptifs l'observaient avec des étoiles dans les yeux. Soudain, la petite fille releva la tête et fière d'elle, montra une de ses poupées à sa mère.

Cela faisait environ deux ans que le couple avait signé les papiers et obtenu sa garde. Leur décision avait été prise suite aux très nombreuses fausses couches qui accablèrent la jeune femme. Ils avaient rencontré la directrice de l'orphelinat alors qu'elle était à la limite de tomber dans la dépression. Une histoire très douloureuse.

Le téléphone sonna et le père se leva pour répondre alors que la femme souriait à sa fille. Elle se leva et la pris dans ses bras.

Sous les protestations du bambin, la femme la porta jusque dans la salle-de-bain et la déshabilla. Elle remarqua une bosse.

La petite fille se cacha les yeux et rit. Elle en faisait voir de toutes les couleurs à ses parents. Sa mère pensa que l'orphelinat lui avait donné de mauvaises habitudes mais qu'avec le temps elles allaient disparaître. Mais, deux ans s'étaient écoulés.

En effet, la structure l'avait accueillit assez longtemps. Quatre ans. La directrice et les employés avaient bien pris soin d'elle. La gardant à l'écart des garçons. Mais la petite fille s'ennuyait toute seule. Donc lorsqu'elle put se déplacer comme elle le pouvait, la fillette rejoignait les autres orphelins pour s'amuser. Les surveillants l'avaient beaucoup puni pour cela mais aussi pour les bêtises qu'elle avait faites avec eux.

Parmi les garçons, Léna avait beaucoup d'amis. Enfin, elle s'entendait bien avec eux. Elle ne s'en était pas rendu vraiment compte. L'insouciance du jeune âge.

Un jour alors que la petite jouait au ballon dehors, un groupe s'était formé autour d'un garçon. Elle avait remarqué qu'il était souvent seul. Et elle ne s'approchait pas de lui car elle en avait un peu peur – sûrement à cause des histoires (fausses, mais qu'elle a cru naïvement) qu'un grand racontaient sur lui et aussi parce qu'il lui jetait toujours un regard méprisant.

Les autres avaient crié. Ils l'avaient insulté. Le garçon, au centre, était resté stoïque. Visiblement, cela ne l'avait pas du tout atteint. Il devait peut être avoir l'habitude – qui sait ?

Léna s'était rapprochée. Elle voyait encore mieux le garçon. Il avait les cheveux d'un noir de jais et des yeux bleus.

Un mouvement avait attiré son attention dans les mains de l'orphelin. En effet, un lapin avait essayé de prendre la fuite. Les cris des autres avaient redoublés. Puis l'un d'eux avait lancé un caillou. Il avait manqué sa cible mais cela avait attisé la colère des orphelins qui s'étaient mis, eux aussi, à jeter ce qu'ils avaient sous la main.

Pratiquement tous les projectiles avaient atteint le petit garçon. Ce dernier s'était protégé le visage avec ses bras alors que l'animal gisait par terre, agonisant. Il y a avait du sang sous le lapin. Un caillou pointu lui avait ouvert la patte arrière gauche.

Homme Pu Baskets Cuir Homme Baskets Star Court C'est à cet instant-là qu'un cri assourdissant avait retentit dans la cour. La petite fille pleurait. Elle ne supportait plus cette scène horrible. Les garçons l'avaient regardée, complètement déboussolé. Le grand, qui leur racontait toujours de mauvaises histoires, s'était approché d'elle et avait tenté de la consoler. Cependant, Léna avait retiré son bras de son emprise et s'était avancée vers le lapin. Elle avait jeté un regard au garçon aux cheveux ébène qui l'observait avec mépris. La fillette avait détourné rapidement les yeux pour se concentrer sur l'animal. Ses petites mains avaient soulevés le lapin et la petite emmena la boule de poils dans le bureau de la directrice.

Les orphelins avaient été punis pour avoir maltraité le garçon aux cheveux de jais et le lapin. D'ailleurs, ce dernier n'avait pas survécu. Léna leur en avait beaucoup voulu.

Quelques jours plus tard, un garçon était venu la voir et avait essayé de se réconcilier avec elle. Mais, la fillette n'avait pas été de cet avis. Son cri avait si fort que les fenêtres avaient explosé. La petite n'avait pas bien vu la scène puisqu'un rideau de larmes brouillait sa vision. La directrice avait mis cela sur le compte de l'usure des vitres et de la tempête qui faisait rage dehors à cette époque.

Grâce à cet incident, les orphelins ne l'avaient plus embêtée et ils s'étaient quand même réconciliés au bout d'un moment.

De plus, le garçon – qu'elle avait plus ou moins défendu – ne la regardait plus de la même façon. Ses regards froids s'étaient transformés en regards curieux. Mais Léna n'en avait que faire.

Puis deux mois plus tard, une famille était venue la chercher. La directrice et les autres lui avaient dit au revoir et le jeune garçon l'avait regardée partir, légèrement déçu voir même un peu jaloux.

Le couple avait été un peu étonné de voir une fille dans un orphelinat pour garçon.

La mère sortit la petite du bain et la sécha. Son mari les rejoignit. Il leur annonça qu'ils étaient conviés à une fête et que Léna allait pouvoir jouer avec sa nouvelle amie.

Lorsqu'ils furent en bas, ils regardèrent la télévision pendant que la petite s'amusait avec ses poupées.

๑๑๑

Peu avant son onzième anniversaire, Léna reçu une lettre. D'abord, étonnée par l'étrangeté du papier, puis curieuse, elle l'ouvrit. Ses parents arrivèrent à ce moment, mais ne firent pas attention à ce qu'elle faisait.

L'enveloppe faite en parchemin contenait deux lettres. La première parlait d'un directeur, sorcier de son état, avec toutes les récompenses qu'ils avaient reçus : Armando Dippet. Puis on lui expliquait qu'elle était inscrite dans un collège de sorcellerie, Poudlard. La rentrée était le 1er Septembre. Un hibou était demandé avant le 31 juillet en guise de réponse – chose qu'elle ne compris évidemment pas. Un hibou ? Mais qu'est-ce que c'était que ce bazar ? Puis la petite fille descendit son regard vers la fin du papier et vit que quelqu'un avait signé, un certain Albus Dumbledore, professeur de métamorphose.

La seconde lettre était en fait une liste de fournitures, des plus bizarres. On lui demandait des robes de sorciers ou encore des gants de protections, des livres dont les matières lui étaient inconnues et d'autres choses comme une baguette magique. Mais qu'est-ce qu'elle allait bien faire avec tout cela ? Son regard fit le tour de la lettre en quête d'une petite note qui pourrait lui dire que c'était une blague. Comme : « Surprise ! C’était une blague !! Je t’ai bien eu !».

Cependant, la seule petite note qu'elle aperçu parlait de balais qu'elle ne pouvait pas emmener là-bas.

Ses parents durent voir son air perplexe puisqu'ils lui demandèrent ce qu'il n'allait pas. Léna leur montra la lettre. La fillette leur expliqua que c'était sûrement une plaisanterie. Cependant, le couple en face d'elle n'eut pas la réaction qu'elle s'apprêtait à voir. Ils se regardaient soucieux.

Quelques jours plus tard, un homme avec une longue chevelure grisonnante et une barbe semblable vint leur rendre visite. Derrière ses lunettes en demi-lune, il regardait la famille avec gentillesse et sagesse en leur expliquant la véritable identité de Léna. Sa famille biologique lui était inconnue mais il put leur parler de tout ce qu'il y avait à savoir sur la magie.

Léna mit du temps à l'admettre. Mais, elle n'eut d'autre choix que de prendre un train sur la voie 9 ¾ à onze heures le 31 Août.

๑๑๑

En 1939, lors de sa quatrième année, la guerre chez les 'moldus' faisait rage. Léna rentra chez elle pour les vacances de Noël comme bon nombre des élèves de Poudlard.

Son père vint la chercher à la gare de King's Cross. Sa mère, qui devait s'occuper de son petit frère de trois ans, était restée à la maison. Enfin, maison, c'était une façon de parler. Alors que la petite famille était hors de chez eux, une bombe avait fait explosé une partie du quartier dont leur maison. Ils avaient donc du trouver un logement rapidement.

Léna entra dans son nouveau chez elle. Son petit frère l'accueillit tout content alors que sa mère le coursait pour lui faire enfiler ses chaussettes.

Cinq jours plus tard, son père reçut une lettre lui ordonnant d'aller prêter main forte aux soldats déjà au front. Léna aurait voulu l'aider avec sa magie. D'ailleurs, elle fit part de ses pensées à ses parents qui refusèrent catégoriquement. Ils n'avaient pas pu approfondir la conversation puisque le petit garçon était entré dans la pièce. Léna avait décidé de ne pas lui parlé de son côté 'sorcière'. Enfin pas tout de suite.

Lorsque le père s'en alla le cœur lourd, la petite famille était en larmes. La jeune fille savait que c'était sûrement la dernière fois qu'elle le verrait.



End Notes:

à suivre ...

Chapitre 2 by Maggie31
Author's Notes:

Bonne lecture !

Chapitre 2

 

Selena Judith Jones était assise dans un compartiment du train qui allait la mener jusqu'à son école. Elle attendait que ses amies la rejoignent. Son regard vert les observait sur le quai alors qu'elles embrassaient leur famille.

La jeune femme les enviait. Ses parents n'étaient pas là. En effet, son père était toujours parti au front. Et sa mère, qui l'avait emmenée, n'avait pas pu pas rester longtemps avec elle. Son petit frère était malade. Comme ce dernier et elle avaient rendez-vous chez le médecin, ils avaient dû partir rapidement de la gare. Alors Léna s’était retrouvée seule devant le train.

La guerre faisait des dégâts considérables. Il pouvait s’agir de dégâts matériaux, humains, etc. Ceux-ci touchaient directement ou indirectement les populations concernées. Les villes étaient en ruines et ne pouvaient fournir aux habitants des vivres ou encore un toit. Parfois l’on voyait plusieurs familles s’entasser dans une maison qui avait moins subi de dommages que les autres.  Des enfants erraient dans les rues à la recherche de leurs parents qu’ils ne retrouveront jamais ou dans les décombres des bâtiments écroulés. Toutes cette misère avaient engendré des maladies et d’autres problèmes comme des déshydratations, la tuberculose et bien d’autres. Ceux qui pouvaient encore se le permettre envahissaient les cabinets médicaux et hôpitaux déjà bien occupés par les blessés revenus du front.

La jeune femme remit une mèche de ses cheveux châtains derrière son oreille. Elle tourna ses yeux vers sa valise dans les filets en face d'elle. Puis ses yeux tombèrent sur l'étiquette sur laquelle figurait son nom. Selena. Personne ne l'appelait ainsi. Tout le monde préférait son surnom, Léna. Même les personnes qu'elle ne connaissait pas beaucoup. L'orphelinat lui avait choisi un joli nom. Son deuxième prénom lui venait de la jeune employée qui l'avait élevée. Celui-là aussi elle l’aimait bien. En revanche, Léna trouvait que son nom de famille restait trop commun. Mais elle pouvait bien s'y accommoder puisque cela faisait maintenant seize années que la jeune femme le portait.

Un groupe de garçons de cinquième année sur le quai la regardait. Surprise, elle leur sourit. Ils détournèrent la tête, rouge de honte. Léna avait toujours eut du succès avec le sexe opposé ce qui lui valait souvent des crises de jalousie de son petit ami.

En voyant passer un première année complètement perdu, Léna repensa au jour où, elle-même, avait fait sa rentrée.

Elle avait dû passer toute seule la barrière magique puisque ses parents avaient cru qu'ils ne pouvaient pas la suivre. La magie les rendaient perplexe et un peu méfiant.

La fillette avait admiré le train pendant quelques minutes, le temps de se faire bousculer par bon nombre de familles qui voulaient rejoindre la foule qui s'amassait devant Léna. Cette dernière était entrée dans le train sans demander son reste. Elle avait put choisir le compartiment qu'elle voulait puisqu'ils étaient pratiquement tous vides. Puis elle s'était installée dans l'un d'eux.

Son bagage dans le filet au-dessus de sa tête, Léna s'était assise et avait observait la foule dehors avec appréhension.

Le flot d’élèves avait fini par quitter leur famille après un dernier câlin et la promesse de s’écrire régulièrement et était monté dans le train. Il avait rapidement rempli les compartiments alentour. Puis alors que la fille de onze ans s'inquiétait de voir que personne ne venait encore dans son compartiment, quelqu'un avait ouvert la porte timidement et avait demandé à s'asseoir avec elle. Celle-ci s’appelait Liz. Ensuite deux autres personnes étaient venues un peu plus tard. Des faux jumeaux se nommant David et Chloé. Puis une autre encore. Carla.

Ils avaient fait connaissance pendant le trajet. Tous entraient en première année. Les faux jumeaux, tout les deux roux, venaient du fin fond de la campagne. Carla était une grande brune qui souhaitait ardemment intégrer la maison des Serpentard. Elle venait d’une famille de sorciers au sang-pur très stricts par rapport aux règles du nouveau monde dans lequel allait découvrir Léna. Liz, une petite blonde toute timide, avait bégayé qu'elle avait une mère moldue et un père sorcier. Toutes deux, vivaient à Londres.

Léna s'était méfiée de Carla et de ses idées alors elle était restée vague sur ses origines. En fait, elle ne savait pas vraiment si ses parents biologiques appartenaient au monde sorcier. Mais elle s'en fichait pas mal à ce moment là. La jeune fille ne savait pas non plus s’ils étaient morts ou vivants.

Au bout d'un moment, le seul garçon du compartiment s'était retourné vers Léna et l'avait fait rire en lui affichant un air blasé à cause du monologue sans fin de la brune sur les valeurs des VRAIS sorciers, d'après elle. La jumelle, Chloé, les avait rejoints joyeusement lorsqu'elle avait compris leur manège.

A midi, Léna fut impressionnée d'abord par l'abondance des sucreries qu'une femme vendait puis par l'étrangeté de ceux-ci. Elle en avait acheté avec l'argent qu'elle avait fait changer de Livre Sterling en Gaillons avec ses parents, pour rassasier sa faim.

À l'arrivée, Léna avait ressentit une boule dans son ventre, signe qu'elle angoissait. La brune avait tellement parlé que la fillette avait appris beaucoup de chose sur Poudlard. Notamment les noms des maisons et les « types » de personnes qui correspondaient à chacune des maisons. Les Serpentard étaient malins et d'après elle, de 'vrais requins'. Les Poufsouffle rassemblaient les loyaux, les travailleurs et les élèves patients. Léna avait pensé se trouver dans cette maison puisque cela lui correspondait (enfin un peu). Mais Carla avait beaucoup dénigré les élèves qui appartenaient à celle-ci. Allez savoir pourquoi… Les Gryffondor, maison haït par Carla (pire que les Poufsouffle), comptaient les élèves les plus forts et les plus courageux. Ces derniers points avaient été ajoutés par David qui avait vu l'air perplexe de la petite fille. Puis il y avait les Serdaigle. Ceux-ci étaient appréciés par toutes les maisons confondues. Ils n'étaient pas du genre à faire des histoires pour rien et leur passion pour la connaissance les réunissait. C'était les plus érudits. Léna s'était vue dans deux maisons : Poufsouffle et Serdaigle.

Lors de leur arrivée, l'homme qui lui avait rendu visite, les avait fait traverser un lac d'où l'on pouvait voir un magnifique château illuminé par mille et une lumières. Il s'appelait Albus Dumbledore. Ils les avaient menés ensuite dans une salle dans laquelle se trouvait cinq tables. Les quatre verticales appartenaient aux différentes maisons et la seule horizontale, qui faisaient face aux autres tables, étaient celles des professeurs. Les étudiants les avaient tous regardés, curieux.

L'homme à la barbe grisonnante avait fait l'appel et chacun avait dû s'asseoir sur un tabouret pour être repartit à l'aide du Choixpeau magique. Lorsque ce fut son tour, Léna avait sentit tout les regards sur elle. C'était en tremblant de tous ses membres, qu'elle s'était assise sur le bois. Une voix avait murmuré près de son oreille. Elle avait sursauté.

- « Tiens, donc ? Disait-elle. Tu sembles indécise. Poufsouffle ou Serdaigle ? Mais pourquoi pas Serpentard ou Gryffondor.

- Elles ne me correspondent pas, souffla la petite fille, intimidée.

- Ah bon ? Pourtant, les quatre maisons pourraient t'accueillir. Tu possèdes les qualités et les défauts de chacune d'elles »

Le chapeau avait marqué une pause. Les élèves échangeaient des regards étonnés par la longueur de la prise de décision. Léna avait baissé les yeux sur ses chaussures en attendant la sentence tomber.

- « Et que dirais-tu de Serdaigle ? Demanda-t-il après un long moment. Je pense qu'elle t'apporterai beaucoup »

La fillette n'avait pas eu le temps de répondre.

- « SERDAIGLE ! » avait hurlé la voix.

Le professeur avait enlevé le Choixpeau de sa tête alors qu'elle avait rejoins les siens sous une salve d'applaudissements de leur part.

Soudain, les portes du compartiment s'ouvrirent en laissant entrer ses amies, ce qui mit fin à ses rêveries.

Chloé s’assit à la droite de la jeune fille tout en la saluant. Quand à son frère jumeau, il se laissa tomber sur la banquette face à Léna. Il lui fit un grand sourire, visiblement heureux de la revoir. Carla, la Serpentard jusqu’au bout des ongles était à gauche de David. Elle racontait à Liz toute intimidée en face d'elle, ses vacances dans sa maison (ou plutôt dans son palace). En fait, elle étalait sa riche vie à qui voulait l'entendre. Ses amis en avaient assez et lui demandaient souvent de se taire, sauf Liz qui n'osait pas.

Carla était odieuse et capricieuse. Mais malgré cela, elle avait réussi à se faire apprécier par le groupe. Elle avait de bonnes qualités au fond. Son éducation l'avait en quelque sorte pervertie. Elle l'avait détournée du bon en elle. Ses parents voulaient qu'elle se mari avec un bon parti tout comme sa petite sœur. Déçu d’avoir donné naissance à deux filles alors qu’ils souhaitaient un garçon pour reprendre l'affaire familial, ils se mirent en tête de les marier dès leur sortie de Poudlard.

Mais quelques années plus tard, ils eurent un fils. Son éducation fut différente bien sûr. Elle était moins stricte. Cet enfant avait ce qu'il voulait et cela l'avait conduit à se montrer arrogant et extrêmement égoïste. Pendant ce temps, Carla et sa sœur avait continué à recevoir un enseignement drastique. Elles avaient un an d'écart mais on aurait dit des jumelles en raison de leur comportement de fille parfaite.

- « Léna ! » appela David.

C'était son petit ami depuis maintenant deux ans. La jeune fille était amoureuse de lui depuis pratiquement cinq ans, c'est-à-dire, depuis sa deuxième année. Lors de celle-ci, ils s'étaient beaucoup rapprochés. En fait, Léna était très inquiète pour sa famille restée à Londres où la guerre faisait rage. Elle n’était pas protégée par un quelconque sort contrairement aux familles sorcières. Lorsque son père avait été envoyé au front, elle était complètement effondrée. Et David avait été le premier à voir sa détresse.

Léna avait eu peur que Chloé soit jalouse mais elle se montra heureuse pour eux et les laissa tranquille. Et Liz et Carla les avaient félicités comme toutes bonnes amies qu'elles étaient.

La jeune fille finit par lui sourit en guise de réponse. Les yeux du garçon se mirent à pétiller ce qui fit battre son cœur encore plus vite. Le jeune homme tendit la main et incita Léna à s'asseoir à côté de lui. Carla prit sa place en échange, non sans rouspéter.

La jeune fille se lova contre son petit ami et ferma les yeux. Leurs mains s'entrelacèrent et ils restèrent comme ça tout le long du voyage.

Arrivés au château, ils durent se séparer à contrecœur, pour s'asseoir chacun à leur table. Carla et David allèrent à la table des Serpentard et Chloé, Liz et Léna rejoignirent celle des Serdaigle.

Après la répartition des premières années et le discours du directeur, tout le monde put enfin manger. Les conversations allaient bon train puisque les élèves racontaient leurs vacances. Chloé, Liz et Léna faisaient de même. Les deux premières étaient parties avec leur sorcière de famille dans un pays étranger. Liz était allée en Chine pour Liz et Chloé au Mexique. Léna, elle, était restée chez elle pour aider sa mère. Comme son père n'était pas là, ils ne sortaient pratiquement plus. Depuis son départ, sa mère avait perdu toute sa gaieté d'antan. C'était vraiment difficile pour Léna et son frère de vivre avec sa tristesse continuelle. La jeune fille devait parfois prendre 'sa place' et gérer la maison. Cependant, elle n'en parlait jamais à ses amies. Non pas par honte, c'était seulement trop douloureux.

Le repas terminé, les préfets menèrent les premières années aux dortoirs. Ainsi, Liz et David chacun en tête d'un petit groupe sortirent de la salle. Avant de partir, le jeune homme lança un regard amoureux à Léna.

Une fille à côté de Léna lui sourit.

- « Tu as de la chance que ton petit ami t'aime autant »

Pour seule réponse, la jeune fille rougie jusqu'aux oreilles ce qui la fit rire.

- « Alors tu as passé de bonnes vacances ? Reprit la Serdaigle en face d'elle.

- Pas trop mal et toi ?

- Pareil. À part que ma mère nous a fait toute une montagne pour qu'on déménage le temps que la guerre s'arrête. Elle n'est vraiment pas possible ! Mais au bout du compte, elle a gagné et on a du partir dans le nord du pays chez de la famille. Comme si ça changeait quelque chose ! »

Rose Johnson était né dans une famille moldue. Léna et elle s'était rapidement entendu et se comprenaient toujours. Leur situation les rapprochait. La guerre. Fléau terrible.

Elle vivait avec sa mère et ses deux frères. Son père étant au front, ils devaient se débrouiller à survivre sans lui. Triste sort que de nombreuses personnes subissaient dans le monde moldu et un peu dans celui des sorciers.

Rose et Léna n'était pas dans le même dortoir et durent donc se séparer pour aller dormir. La seconde rejoignit ses deux amies qui s'étaient déjà installées.

Liz rangeait ses affaires de toilettes dans la salle-de-bain tandis que Chloé s'acharnait à loger tout ses livres dans sa table de chevet, ce qui ne fut pas chose facile.

Léna s'affala sur son lit pendant que les deux autres filles qui partageaient leur dortoir arrivaient.

Au bout de quelques minutes, la jeune fille décida de défaire un peu sa valise et lorsque cela fut fait, elle se déshabilla et se coucha directement.

 

End Notes:

à suivre ...

JOZSI Sport Basket Chaussure JOZSI Basket BJYG BJYG Chaussure Homme Respirantes Respirantes Hommes XZ183 Sport Hommes Homme wq0wApWnChapitre 3 by Maggie31
Author's Notes:

Bonne lecture !

Chapitre 3

 

Le lendemain, Léna et ses amies descendirent manger. À table, elles reçurent, par leur directeur de maison, leur emploi du temps.

- « Cette année, on va pouvoir être tranquille le vendredi après-midi ! S'exclama Chloé. Par contre, le lundi matin, on commence par l'Étude des Runes.

- Parle pour toi. Moi je n'ai pas cette matière. C'est l'Histoire de la Magie qui la remplace. Je vais pourvoir dormir pendant ce cours, c'est génial !

- Léna, arrête de penser comme ça ! Cette année, tu vas devoir redoubler d'efforts et surveiller ton comportement, la sermonna Liz. Il faut que tu arrêtes de t'attirer des ennuis. En plus, David est préfet.

- Je ne vois pas le rapport avec moi. Et puis ça fait déjà deux ans qu'il est préfet.

- C'est ton petit ami, répondit son amie.

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- Et alors ?

- Je crois que ce qu'elle veut dire, c'est que tu vas entacher la bonne réputation de David comme c'est un bon élève et qu'il est préfet, décoda Chloé.

- Pff ! Souffla Léna. Liz tu m'énerves quand tu dis ce genre de choses.

- De toute façon, c'est trop tard. Au point où elle en est, ça ne sert plus à rien d'essayer de la raisonner » taquina Chloé, ce qui lui valut une tape sur l'épaule.

Léna reporta son attention sur son emploi du temps. Le lundi, elle avait donc Histoire de la Magie, Soins aux Créatures Magiques et Arithmancie. Le mardi, la jeune fille allait en Potion et après une longue pause de trois heures pendant laquelle elle allait déjeuner, elle suivait le cours de Botanique. Le mercredi avait Potions et l’Etude des Moldus. Le jeudi, Léna allait en cours de Sortilèges le matin et en cours de Métamorphose l’après-midi. Le vendredi, il y avait Astronomie et Divination.

La jeune fille avait choisi l'Étude des Moldus parce qu'elle était curieuse. La vision des sorciers par rapport à eux était fascinante. Au même point qu’eux, les moldus les trouvaient captivant.

Le petit déjeuner terminé, les amies allèrent chacune à leurs cours. C'est-à-dire, Liz et Chloé en Étude des Runes et Léna en Histoire de la Magie.

Léna se mit à côté de Rose. Le cours de deux heures n'avaient pas été trop long puisqu'elles avaient passé leur temps à papoter et rigoler. Rose avait avoué qu'elle se préparait déclarer sa flamme au garçon qu'elle aimait. Même si elle savait que ce n'était pas réciproque. Au moins, elle pourrait passer à autre chose. Léna avait acquiescé et proposé son aide au cas où son amie serait vraiment triste ou trop timide pour lui parler.

Le cours suivant, Léna en compagnie de Rose, rejoignit Chloé et Liz. Les autres élèves étant les Serpentard, la jeune fille chercha du regard son petit ami. Elle le trouva rapidement et le jeune garçon vint à sa rencontre. Il lui demanda comment elle allait et le cours commença.

À midi, les étudiants s'installèrent dans la grande salle où des mets plus appétissants les uns que les autres étaient apparu. Léna, qui avait une 'faim de loup' dévora ce qu'elle avait dans l'assiette. Ses amies lui racontèrent leur cours d'Étude des Runes puisqu'elles n'avaient pas pu pendant l'heure d'avant. En fait, elles n’avaient pas grand chose à dire sur le cours en lui même mais plutôt sur l'analyse qu'elles avaient faite des élèves. Ceux-ci avaient été passés au crible deux heures plus tôt. Les changements physique des autres élèves, les rumeurs qui couraient sur eux (qui se confirmaient ou pas : amourette, etc.) ou encore les vacances qu'ils avaient passé composaient cette 'analyse'. C'était plus du commérage qu'autre chose mais bon. À son tour, Léna leur exposa son analyse aussi. Moins poussé bien sûr puisqu'elle avait passé son temps à bavarder tranquillement avec Rose. Cette dernière arriva juste à ce moment-là et s'assit à côté d'elle. Elle mangea rapidement et le petit groupe repartit en cours.

Une semaine passa. Léna ne pensait plus qu'à sa famille en dehors du château. En effet, le mardi, elle avait appris une nouvelle qui l'avait bouleversée : son frère, âgé de cinq ans, était tombé malade. Les médecins ne savaient pas encore ce qu'il avait mais d'après les symptômes, la pathologie était grave. Des vomissements sanguins l'affaiblissaient. La jeune fille s'inquiétait sans cesse pour son petit frère, Ethan, mais aussi pour ses parents. Son père était toujours parti pour la guerre alors que sa femme travaillait dans une petite boutique pour ramener un peu d'argent. De plus, elle devait s’occuper seule de son fils. Sa mère était fatiguée de tout cela. Léna l’aidait de son mieux lorsqu’elle était présente. Mais, ce qui pesait à la jeune fille, c’était qu’elle était tranquillement en cours en sécurité grâce à la magie alors que sa famille était en danger permanent et qu’elle ne pouvait rien faire.  

Tous les soirs, Léna regardait les photos de sa famille à la lumière de la lune ou de sa baguette lorsque ses amies à qui elle avait caché la terrible nouvelle, dormaient déjà.

Les sept jours s’étaient écoulés d'une lenteur inhumaine. Le lundi matin, la jeune fille s'était levée en traînant les pieds. Elle s'était rendue au cours d'Histoire de la Magie sans entrain. Son sourire habituel scotché aux lèvres, elle s'assit à côté de Rose et elles discutèrent tout le long du cours.

Puis elles allèrent en Soins aux Créatures Magiques où Léna put rejoindre son petit ami.

Lorsque la journée fut terminée, Léna entra dans la salle commune et s'effondra sur un fauteuil près de la fenêtre. Son regard tomba sur les montagnes environnantes. Pendant quelques minutes, perdue dans ses pensées, elle les observa sans ciller puis elle sentit de la fatigue dans ses yeux et les ferma en s'enfonçant un peu plus dans le siège.

- « [...] Apparemment, elle est devenu folle tout d'un coup et l'a assommé !

- [...] Je l'ai entendu hurler depuis ma salle de cours ! Plusieurs préfets ont du intervenir. [...]

- Elles sont à l'infirmerie maintenant ?

- Oui. Chloé est dans un sale état [...] »

Léna tiqua. Elle décrocha quelques secondes puis se concentra. Difficilement puisque la jeune fille commençait à s'inquiéter.

- « [...] Tout ça à cause de quoi au juste ? D'un [...]

- [...] Je crois que l'autre fille s'appelle Maddy [...]

- [...] Elle est en septième année. Son vrai nom est Madison »

Ce fut le nom de trop. Léna se leva d'un bond ce qui surpris les autres qui la regardèrent bouche bée tandis que l'adolescente sortait de la pièce. Madison avait agressé Chloé ? Mais cela n'avait aucun sens ! Elles s'entendaient très bien d'habitude. Il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond. Pour éclaircir les choses, elle devait leur parler.

L'infirmière lui accorda à contrecœur cinq minutes d'entretien avec ses deux patientes. Léna se dépêcha alors de rejoindre les filles qui étaient séparés de plusieurs lits.

- « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Vous allez bien ? » Demanda-t-elle.

Cependant, lorsqu'elle vit le visage ecchymosé de Chloé, sa dernière question resta quelque peu dans sa gorge. Léna avala difficilement sa salive.

- « Chloé ? Dit la jeune fille doucement.

- Je ne vais pas mourir, ne t'inquiètes pas, sourit son amie.

- Mais ... Comment ? Balbutia Léna.

- Madison m'a montré son nouveau collier. Je voulais le voir de plus près donc j'ai commencé à avancer ma main mais Maddy m'en a empêché comme si j'allais le lui voler. Et là ça a commencé à dégénérer.

- J'ai vu tes yeux, Chloé ! J'ai bien vu que tu le voulais ! Répliqua l'adolescente, trois lits plus loin.

- C'est n'importe quoi ! Tu es vraiment parano ! Tu sais bien que je ne suis pas comme ça ! »

La porte de l'infirmerie s'ouvrit sur un élève en même temps que l'infirmière qui sortait pour leur demander de se calmer.

- « Les visites sont terminées. Revenez demain.

- C'est ma soeur, je ne veux pas attendre demain, protesta David.

- Bon d'accord. Mais pas plus de cinq minutes, répondit l'employée puis elle se tourna vers Léna. Votre temps est bientôt écoulé. Ne vous éternisez pas »

Le jeune homme se tourna vers sa sœur jumelle. Il la regarda un moment et demanda des explications qui ne tardèrent pas. Cependant, la dispute reprit de plus belle et les deux autres furent mis dehors.

David prit la main de l'adolescente et ils marchèrent jusqu'à leur salle commune. Le silence leur permit de réfléchir. Et c'est lorsque le couple s'assit sur des fauteuils près d'une fenêtre, que leur langue se délia.

- « Je ne pensais pas qu'un jour Chloé et Maddy se disputeraient, lâcha Léna.

- Moi non. En plus, pour une broutille. Un collier ? Qu'a-t-il de spécial au juste ?

- Je n'en sais rien. Leur comportement était vraiment étrange. Chloé ne vole pas et Maddy n'est jamais agressive. Elles sont toujours de bonne humeur et ne cherche jamais les ennuies »

Court Homme Star Cuir Homme Baskets Pu Baskets La jeune fille se leva de son siège. Elle réfléchissait. David se leva à son tour et la serra dans ses bras.

- « Ne t'inquiètes pas. Demain, elles auront oubliés »

Le lendemain, Liz et Léna descendirent dans la Grande Salle. Elles mangèrent rapidement leur petit-déjeuner pour aller rendre visite à Chloé et à Madison avant leur cours. Liz avait été mise au courant lorsque Léna l'avait rejointe dans leur dortoir. Elle aussi était inquiète.

Lorsqu'elles arrivèrent, les deux jeunes filles entendirent l'infirmière crier. Liz ouvrit la porte.

- « Ne faites pas l'enfant et donnez-moi ce collier ! Je préfère vous le confisquer en attendant que vous vous réconciliiez toutes les deux !

- Il n'en est pas question ! Hurla Madison.

- Obéissez sinon j'appelle le directeur !

- Eh bien, faites !

- Oh ! Mais quelle tête de mule ! » S'indigna l'infirmière.

Liz et Léna s'approchèrent de Chloé pendant que l'employée en blanc sortait de la pièce à pas précipités.

- « Si c'est ce que vous voulez, vous ne serez pas déçu !... » Entendirent les adolescentes.

Liz, surprise, se tourna vers Madison.

- « Pourquoi es-tu aussi énervée ? Il y a quelque chose qui ne va pas ? Demanda la blonde.

- De quoi je me mêle ? Cracha Maddy.

- Eh ! De quel droit, tu lui parles de cette façon ?! Ce n'est pas ton chien ! Rétorqua Léna.

- Toi, la ferme !

- Quoi ? Hurla Léna. Répètes un peu pour voir !

- Ferme-là ! » Lança Madison avec un sourire carnassier.

Chloé se leva brusquement de son lit et se jeta sur Maddy.

- « Tu ne parles pas à mes amies comme ça ! T'as compris, sale garce ! »

- Chloé ! » Appela vainement Liz.

La blonde essaya d'arracher la convalescente de sa proie mais sans succès. Léna, remise de son choc, l'aida dans sa tâche. Mais alors que Chloé tenait fermement les cheveux de Maddy et que Liz et Léna tiraient chacune sur un bras de la jumelle, la porte s'ouvrit et laissa entrer le directeur.

- « Eh bien ! On dirait que nous arrivons juste à temps ! »

๑๑๑

- « En retenu tout les soirs de la semaine ? Répéta son petit ami, plus que surpris.

- Oui. Toutes les quatre » répondit Léna, amer.

David n'était pas étonné que l'adolescente soit collée mais plutôt que sa soeur et les deux autres soient puni. Elles qui ne faisaient jamais rien à l'encontre du règlement. Son regard tomba sur Liz qui pleurait toutes les larmes de son corps. Elle n’avait jamais eu de retenu.

Ainsi, une semaine plus tard, (Chloé et Maddy avait du rester à l'infirmerie tout ce temps) les filles étaient répartit en groupes de deux. L'un avait été confié au professeur de Potions et l'autre au professeur de Sortilèges. Léna et Madison devait donc nettoyer la verrerie et quelques chaudron utilisés le jour même. Elles ne se parlèrent pas. La première était dans ses pensées encore une fois et l'autre l'ignorait.

Chaque soir, c'était la même rengaine. Les deux filles faisaient le travail demandé en silence. Cependant, le jeudi, Léna en eut marre et décida de briser la glace.

- « Je peux savoir ce qui t'as prit ?

- Quoi donc ?

-  Tu t’es battu avec Chloé, répondit froidement Léna.

- Je te l'ai déjà dit. Elle a essayé de me voler mon collier.

- Tu sais très bien qu'elle ne ferait jamais ça ! Et puis, d'abord, où est-il maintenant ? Demanda-t-elle.

- Alors toi aussi, tu veux me le prendre ?

- Arrêtes ton cinéma ! Je posais juste une question »

Maddy fit la moue ce qui énerva encore plus Léna.

- « Alors ? Insista cette dernière.

- Toujours à l'infirmerie, marmonna Madison.

- Pourquoi ils ne veulent pas te le rendre ? Qu’a-t-il de si spécial ?

- J'en étais sûr !! Vous êtes toutes des voleuses !

- Faîtes moins de bruits, Mesdemoiselles ! Cria le professeur de la pièce voisine.

- Oui ! Répondirent-elles en chœur.

- Maddy ... Je trouve que vous faites toute une histoire pour rien. Je ne comprends pas. C'est pour ça que je te pose des questions »

Une semaine plus tard, Madison avait récupéré son bijou et se pavanait avec devant tout le monde en se vantant. Elle avait radicalement changé. Léna qui était inquiète la surveillait de loin. Maddy et Chloé, qui était redevenu elle-même, ne se parlaient plus puisque la première avait pris la 'grosse-tête'.

David, Liz, Chloé, Carla, Rose et Léna essayaient de ne pas ou plus se mêler de 'cette affaire'. Cinq de leurs amis les imitaient même si ils ne connaissaient pas tous les détails. C'était tous des garçons. Trois étaient à Serpentard et les deux autres étaient à Serdaigle. Les premiers s'appelaient Gabriel Adams, Alexander Davis et Lucas Knight puis les seconds : Adrian Turner et Nathan Carlton. Les trois Serpentard faisaient parti des plus beaux garçons de Serpentard. Gabriel, malgré son nom d'ange, en était conscient et s'en servait en permanence. Il était odieux même avec ses amis. Les deux autres l'étaient moins d'après les filles, mais ils pouvaient être insupportables quand ils le voulaient.

Carla avait du se faire violence pour ne pas se mêler à l'histoire. Elle aimait beaucoup ce genre de conflit. Cela la 'divertissait', d'après ses dires.

Le samedi, le groupe de filles s'était réuni afin de passer une après-midi dehors. Un beau soleil brillait et aucun nuage ne menaçait les élèves déjà à l'extérieur. Mais alors qu’elles tournaient à l'angle d'un couloir, Carla et Chloé s'arrêtèrent brusquement et firent signe aux trois autres derrières elles de faire de même. Liz, Rose et Léna les regardèrent bouche bée. Carla fit comprendre aux filles de se taire et d'écouter.

Léna se concentra. Elle entendit une voix féminine qu'elle reconnu comme étant celle de Madison.

- « [...] à quelqu'un.

- Tu veux dire que tu l'as volé ?! S'écria une autre voix féminine.

- Arrête de hurler comme ça, Ayati !

- Désolée, murmura la jeune indienne. Mais qu'a-t-il de particulier, ce collier ? Tu l'apprécies vraiment beaucoup, je trouve.

- Je veux bien te le dire mais ne le répète à personne, compris ?!

- Oui.

- C'est de la magie noire. La propriétaire l'a fait tomber et j'en ai profité pour le prendre. Elle aussi en prenait bien soin. Je l'ai entendu dire qu'il avait des propriétés de magie noire alors [...] »

Léna avait décroché de la conversation. De la magie noire ?! Ses amies étaient interloquées. Elles s'échangèrent un regard puis décidèrent d'un commun accord qu'il était temps pour elles de sortir profiter du beau temps et de pouvoir discuter de ce qu'elles avaient entendu à tête plus ou moins reposée.



End Notes:

à suivre ...

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Bonne lecture !

Chapitre 4

 

Le lendemain, les filles avaient pu réfléchir. Elles n'en avaient pas parlé aux garçons décidant de garder pour le moment l'information. Elles voulaient attendre et observer ce qui aller se passer pendant quelque temps.

Léna reçu ce jour-là une nouvelle qui la chamboula. En effet, c'était une lettre de sa mère qui lui annonçait que la maladie de son frère s'aggravait de jour en jour et qu'il était hospitalisé. Elle lui disait aussi qu'elle lui enverra des nouvelles tout les jours et de ne pas s'inquiéter, que tout aller s'arranger.

Ses yeux la brûlait mais l'adolescente fit comme si de rien n'était. Chloé posa une question sur une leçon à laquelle Léna répondit pour penser à autre chose.

L'angoisse ne la quitta pas de la journée. Le ventre et la gorge noués, Léna inventa une excuse pour monter à la volière afin de répondre à sa mère. Elle fit donc une brève missive et envoya son hibou dans le ciel.

Sa mère et elle avait convenu d'un arrangement quant à leur correspondance. Une voisine sorcière prêtait son oiseau le temps que Léna était à Poudlard. Mais l'adolescente devait se servir de son hibou pour envoyer des lettres à sa mère. Celle-ci n’avait jamais voulu que sa fille lui achète un animal et surtout pas magique.

La jeune fille avait même pensé à l'utiliser pour parler à son père mais c'était risqué puisque l'oiseau pouvait se faire tuer et que les autres soldats n'étaient pas forcément au courant pour le monde de la sorcellerie.

Lorsque Léna se fut assuré que le hibou était loin, elle descendit les escaliers complètement envahi par ses pensées. Cependant, après quelques marches, son pied dérapa sur une marche et Léna dévala la moitié des escaliers.

Un peu sonnée, elle ne remarqua pas qu'une main était tendue pour lui venir en aide.

- « Est-ce que tu vas bien ? » Demanda un garçon.

La jeune fille surprise le détailla. Son visage lui disait quelque chose. Ses yeux bleus et ses cheveux ébène ne lui étaient pas inconnu. Mais où l'avait-elle aperçut ?

L'adolescente se reprit, s'excusa et accepta la main toujours tendu. Il lui sourit. En se relevant, Léna avait aperçut un insigne de préfet et les couleurs de sa maison. Apparemment il appartenait à la maison des Serpentard. En le regardant partir, elle se tapa le front et comprit enfin à qui elle avait eu honneur. C'était le préfet-en-chef. Elle l'avait vu avec son petit-ami, David, qui était lui-même préfet de Serpentard. Elles les avait déjà vus parler ensemble.

La maladie de son frère momentanément oubliée, elle se dirigea en compagnie du jeune homme en silence vers la Grande-Salle pour manger avec ses amies. Chloé et Liz l'attendaient. Elles avaient quelque chose de fort intéressant à lui dire.

En effet, Maddy avait fait une crise en plein milieu d'un couloir. Apparemment, elle était tombée d’un coup et s’était roulé au sol secouée de spasmes. Elle avait bien failli y passer. Ses yeux étaient devenus entièrement blancs. Lorsque sa crise fut terminée, elle avait craché du sang. Une nouvelle quelque peu glauque tout de même.

Les filles avaient décidés de lui rendre visite après le dîner qu'elles mangèrent rapidement pour avoir le temps d'aller à l’infirmerie. Lorsqu'elles arrivèrent, les rideaux étaient tirés autour de Madison. L'infirmière leurs accorda quelques minutes.

- « Madison ! Dit Chloé pour la réveiller.

- Hum ... répondit-elle la bouche pâteuse.

- Elle est sous calmant, déclara l'employée en uniforme blanc en s'en allant dans son bureau.

- On a appris ce qu'il s'est passé », lâcha Liz inquiète.

Voyant qu'elle ne répondait pas, les quatre filles se regardèrent. Puis Chloé s'avança et posa une main sur le front de Maddy ce qui eut pour effet de la réveiller. Elle cligna des yeux et regarda les adolescentes, en face d'elle, tour à tour.

- « On a appris ce qu'il s'est passé, répéta Liz.

- Oui, affirma Léna, tu vas mieux maintenant ? »

Madison tenta de se redresser mais en vain. Chloé releva ses oreillers pour l'aider.

- « Je crois, oui, murmura Maddy.

- Tiens ? Pourquoi as-tu un bandage autour du cou ? Demanda brusquement Carla.

- C'est le collier. Il m'a brûlé. L'infirmière a eu du mal à me l'enlever tellement il était collé, répondit-t-elle tout bas.

- Ah oui ? Eh bien ! Qui aurait-cru qu'il aurait pu faire ça ? S'étonna Léna en retenant une grimace de dégoût à cause de ce qu'elle venait d'entendre.

- […] a essayé ... voler.

- Qu'est-ce que tu dis ? Demanda Liz.

- Une fille a ... essayé de ... de me le voler »

Les filles se regardèrent étonnées.

- « Tu es sur ? Dit Chloé sur la défensive.

- Elle voulait ... le reprendre.

- Tu veux dire que c'est la propriétaire du collier qui est revenu le chercher ?

- En même temps, il fallait s'y attendre. Tu te pavanais avec ... marmonna Chloé ce qui lui valu un coup de coude.

- Il me semble, dit Madison puis après un instant de réflexion, elle ajouta : En fait ... j'en suis sûr.

- Mince ! Lâcha Carla.

- Il ne faut surtout pas qu'elle le récupère. C'est trop dangereux, murmura Maddy.

- Pourquoi ? Demandèrent les quatre filles en même temps.

- Il ne faut surtout pas, répéta-t-elle.

- Oui, ça, on avait compris ! Mais on voulait savoir pourquoi ! La brusqua Carla.

- Calme-toi, Carla. Ça ne sert à rien de s'énerver et puis tu vas alerter l'infirmière, tempéra Liz.

- Madison ? Ça va ? » S'inquiéta Léna.

L'adolescente était prise de convulsions. Chloé s'écarta pour laisser passer Léna qui s'approcha de Maddy. Celle-ci lui attrapa le bras et la tira vers elle de sorte que son oreille soit à la hauteur de sa bouche.

- « Magie noire ... une personne ... à l'intérieur ... » haleta-t-elle.

L'infirmière arriva à cet instant et Léna ne put en savoir plus. Le groupe des quatre filles fut alors mis dehors.

Elles restèrent dans un couloir et se mirent encore une fois à réfléchir. Carla se mit à faire les cent pas tandis que les autres se laissèrent tomber par terre.

- « Vas-y, répète encore une fois, Léna, demanda pour la énième fois, Chloé.

- Magie noire, une personne à l'intérieur, répondit-t-elle blasée.

- Une personne à l'intérieur du collier ? C'est impossible !

- Rien n’est impossible avec la magie, dit ironiquement Léna.

- Et si on demandait plus d'informations à Ayati ? Elles traînent tout le temps ensemble ! Demanda Carla.

- Oui, on pourrait lui poser la question sur ce qu'il s'est passé et si elle avait remarqué quelque chose d'anormal avec le collier. Et on pourrait aussi aller chercher à la bibliothèque des renseignements sur une personne à l'intérieur d'un objet, répondit Liz.

- Oh ! Toi et ta bibliothèque ! S'indigna Carla.

- Si c'est une bonne idée, défendit Léna. Tu ne crois pas, Chloé ?

- Oui, moi aussi je le pense » répondit la jeune fille qui n'avait pas dit un mot depuis un moment puisqu'elle réfléchissait sur un autre point qui lui semblait tout à fait essentiel.

Il y eu un instant de silence puis Chloé dit :

- « Maintenant je comprends mieux pourquoi je me suis emportée aussi facilement. J'étais sous l'influence du bijou. Et Maddy aussi.

- Oui, ce collier a une influence néfaste sur les gens. Il faut absolument qu'on résolve cette affaire.

- Tiens, tiens ! Mais voilà les petites enquêtrices en herbe ! S'exclama une voix.

- David ! Tu nous as fait peur ! s'écria Chloé.

- Désolé mais vous n'êtes pas sensé être ici à cette heure, mesdemoiselles. J'ai juste voulu me venger un peu.

- Et écouter notre conversation, oui ! Répondit Carla.

- Non, pas du tout. J'ai entendu vos voix mais je n'ai pas écouté une conversation de fille. Cela ne m'intéresse pas, sourit-il.

- À d'autres !

- Je ne mens pas.

- Dis, tu ne saurais pas quelque chose sur un objet dans lequel il y a ... commença Carla, passant du coq à l'âne.

- Carla ! S'indignèrent les autres filles.

Léna se leva et se mit à côté de David.

- « Oh ! Vous, vous me cachez quelque chose ! Je me trompe Léna ? »

Celle-ci le serra dans ses bras et l'embrassa langoureusement. Le jeune homme la regarda avec insistance pour lui faire cracher le morceau.

- « Tu me cache quelque chose ? Demanda-t-il plus sérieux.

- Je te le dirais peut être plus tard, répondit-elle avant de l'embrasser encore une fois.

- Oh ! J'y crois pas ! Léna soudoie un préfet ! Liz, il faut que tu le signales à la direction ! S'écria Carla morte de rire.

- Carla, ce n’est pas drôle. Et arrête de crier, tu vas faire ameuter tout le château, la rabroua Chloé. Allez viens, Léna. Ton amoureux va survivre sans toi » lui sourit-elle.

Carla, Léna et Chloé partirent vers leur salle commune respective laissant Liz et David faire leur travail de préfet, c'est-à-dire, leurs rondes.

๑๑๑

Le lendemain, le groupe des quatre filles retournèrent à l'infirmerie mais se virent refuser l'entrer. Madison était trop faible et ne pouvait plus recevoir de visites pour qu'elle se repose. Dans l'après-midi, elle devait être transférée à l'hôpital Saint-Mangouste pour une durée indéterminée.

Les filles étaient inquiètes. Le collier avait vraiment fait beaucoup de dégâts. Tellement qu'il avait fait hospitaliser une jeune fille.

Liz, Carla, Léna et Chloé étaient revenu dans la Grand-Salle. Carla et Léna partirent vers la table des Serpentard pendant que les deux autres rejoignaient la table des Serdaigle. Léna s'assit à côté de son petit ami qui lui adressa un immense sourire.

- « T'as l'air complètement débile, rit Carla.

- Toi, on t'a rien demandé, répondit David faussement en colère.

- Tu as quoi comme cours ce matin ? Demanda Léna.

- Potions et Histoire de la Magie.

- D'accord, sourit Léna sans savoir trop quoi répondre.

- Tu n'as pas l'air bien. Est-ce que ça va ?

- Oui oui, ne t'inquiète pas » répondit-elle en se levant pour rejoindre sa table.

Chose qu'elle n'aurait pas du faire. Son hibou l'attendait avec une lettre dans le bec. Une lettre de sa mère. Son frère avait du être transféré de l’hôpital de la ville vers un hôpital spécialisé loin de chez eux. Les médecins ne savaient toujours pas ce qu'il avait et comme son état s'aggravait, il était préférable de le confier à des spécialistes en pathologie respiratoire. En effet, le garçon ne vomissait plus mais avait une toux grasse qui lui faisait cracher du sang. Il pouvait s'agir de la tuberculose aggravée ou bien quelque chose d'autre. Cependant, aucun examen médical n’a détecté le moindre signe pouvant prouver la présence de la tuberculose.

Les larmes lui montèrent aux yeux. Sa respiration s'accéléra. Il fallait qu'elle se calme.

- « Léna ? Est-ce que ça va ? »

La jeune fille se leva brusquement ce qui fit sursauter les autres. Les yeux rivés au sol, elle sortit à pas précipités. Ses pas la menèrent dans un couloir du deuxième étage. Il n'y avait personne alors elle se laissa glisser contre le mur pour s'asseoir et mettre sa tête sur ses genoux.

La jeune fille put enfin pleurer à chaudes larmes, se laisser aller. Elle put penser librement à tous ses problèmes pour ensuite mieux les appréhender.

Quelques instants plus tard, elle entendit des pas. Des élèves passaient sans se préoccuper d'elle. Cependant, l'adolescente se leva et décida de sortir du château pour s'isoler. À peine fit-elle deux pas que sa tête rencontra l'épaule de quelqu'un. Ses yeux mirent du temps à reconnaître qui se tenait devant elle puisqu'un rideau de larmes lui brouillait la vue.

Le garçon lui toucha la joue. Puis Léna se jeta sur lui en déversant toute sa peine et ses angoisses. Son petit ami ne posa pas de questions et lui caressa la tête en la serrant contre lui. Ils restèrent comme ça pendant un moment jusqu'à ce que la cloche sonne. Le couple se sépara pour aller à leur cours respectif.

Léna essuya ses larmes rapidement, enfin les sillons qu'elles avaient creusé. Ses yeux avaient un peu dégonflé et avaient retrouvé leur couleur normale. Elle se força à retrouver son sourire et son visage habituel. Ses amies lui lancèrent un regard interrogatif mais ne posèrent pas non plus de questions.

À la fin de la journée, la jeune fille évita son petit ami en se dépêchant de rejoindre sa salle commune après le repas. Ses amies eurent du mal à la suivre mais elles arrêtèrent de leur course complètement essoufflées. Léna, non contente de les avoir semées, monta dans le dortoir et prévint les autres filles étonnées qu'elle allait prendre une douche. Sa deuxième douche de la journée.

Lorsqu'elle sortit de la salle-de-bain, la jeune fille se rendit compte que Chloé et Liz n'étaient toujours pas revenues. Léna s'assit sur son lit et fit ses devoirs. Elle rangea ses affaires puis prépara son sac pour le lendemain, tout en lançant de furtifs regards vers les lits vides de ses amies. Inquiète, l'adolescente demanda aux autres filles la raison de leur absence mais elles n’en savaient pas plus. Si Léna n'avait pas déjà enfilé son pyjama, elle n'aurait pas hésité à descendre dans la salle commune. Cependant, elle décida d'attendre un peu avant de s'affoler pour rien. Après tout que pouvait-il leur arriver ? Surtout à Poudlard ?

Léna s'installa dans son lit et prit un livre pour se détendre. Vingt minutes plus tard, les filles n'étaient toujours pas revenues. D'habitude, Léna, Chloé et Liz, après avoir mangé, montaient directement dans le dortoir. C'est ainsi que l'adolescente enfila un gilet par dessus son pyjama et alla dans la salle commune. Elle passa en revue les autres élèves qui la regardaient bizarrement. Aucune trace de ses amies alors que le couvre-feu venait de passer.

L'adolescente sortit en trombe de la pièce sous les protestations d'un élève. Soit disant, elle allait leur faire perdre des points pour la coupe des maisons. Léna s'en fichait royalement. Mais elle se retrouva devant ses amies qui allaient répondre à l'énigme pour entrer. Elles lui expliquèrent qu’elles avaient parlé à l’infirmière pour avoir des nouvelles de Madison. Cependant, elle ne savait rien.

Une heure plus tard, Léna était à l'infirmerie. À pas léger, elle s'introduisit dans le bureau de l'employée alors que celle-ci était dans la petite pièce à côté qui lui servait de chambre. (Invention de ma part, en fait je n'en sais rien du tout) La jeune fille jeta un sort d'insonorisation dans le bureau seulement au cas où elle ferait tomber quelque chose. Elle fouilla dans tous les tiroirs et trouva enfin son butin au bout du septième. L'adolescente leva le sort et sortit le plus vite qu'elle put sans faire de bruit. Les couloirs étaient déserts. La porte de l’infirmerie fermée, elle se mit à courir comme une dératée les pieds nus sur le sol de pierre froide. Grossière erreur puisqu'elle croisa Peeves, l'esprit frappeur. Léna dut s'arrêter net et lui proposer un deal pour qu'il se taise. Cependant, ce n'était pas son jour, puisque comme il était de 'bonne humeur', il refusa net. Il voulait s'amuser un peu. Alors l'esprit laissa tomber ce qu'il avait dans les mains, c'est-à-dire, deux casseroles qu'il avait volé de la cuisine.

Léna s'était figée, attendant la suite avec appréhension. Soudain, elle pensa à ce qu'elle avait dans les mains. La jeune fille le cacha discrètement mais Peeves le vit et se mit brusquement à crier : « Un élève, hors de son lit, a volé un collier ! ». À ce moment-là, un homme arriva en courant. Apollon Picott était le concierge de l'école. Il était connu pour ses punitions sévères. Le sang de Léna ne fit qu'un tour. Jamais elle ne s'était fait surprendre par lui pour une de ses bêtises. À chaque fois, c'était un préfet ou un professeur qui la prenait sur le fait.

L'homme, à qui son prénom n'allait pas du tout avec son physique, la prit par le bras. Il la traîna jusqu'à une porte en bois quelques pas plus loin. La salle des préfets. Il frappa. La porte s'ouvrit sur un élève que Léna reconnut que trop bien. Son petit ami lui faisait face. Tous les regards étaient tournés vers les deux intrus qui venaient d'entrer. La jeune fille avait honte.

Le concierge s'avança encore et se posta avec l'adolescente devant deux élèves qu'elle reconnut comme les préfets-en-chef.

- « J'ai pris cette élève sur le fait. Elle traînait dans les couloirs et faisait du boucan avec Peeves » déclara-t-il.

La jeune fille avait envie de protester. C'était faux. Elle serra le bijou dans sa main en espérant qu'il ne l'avait pas vu. Il allait l'enfoncer encore plus.

- « Je ne faisait pas du boucan avec Peeves.

- Menteuse en plus d'être voleuse ! Eh bien ! S'exclama l'homme.

- Comment ça ? Demanda David.

- Elle se promenait avec ceci alors qu'il était censé être confisqué à l'infirmerie » ajouta-t-il en arrachant le collier des mains à la jeune fille.

 

End Notes:

à suivre ...

Je viens d'ajouter quatre chapitres en même temps. Je publierai les autres demain ! Bonne soirée 

Chapitre 5 by Maggie31

Chapitre 5

 

* - « J'ai pris cette élève sur le fait. Elle traînait dans les couloirs et faisait du boucan avec Peeves » déclara-t-il.

- « Je ne faisait pas du boucan avec Peeves.

- Menteuse en plus d'être voleuse ! Eh bien ! S'exclama l'homme.

- Comment ça ? Demanda David.

- Elle se promenait avec ceci alors qu'il était censé être confisqué à l'infirmerie » ajouta-t-il en arrachant le collier des mains à la jeune fille. *

Tous les regards transperçaient l'adolescente de part en part. Les yeux de son petit ami exprimaient plusieurs sentiments en même temps. Il hésitait entre la honte, la colère et la déception. Léna, sur le moment, ressentit du remord. Elle se concentra sur le concierge qui s'évertuait à influencer les préfets sur la punition qu'ils devaient lui donner. Pourquoi ne s'en était-il pas chargé lui-même ?

Soudain, la porte s'ouvrit et laissa apparaître le professeur de Métamorphose. Son sourire serein rassura quelque peu Léna mais ce ne fut que de courte durée.

- « Eh bien ! Que se passe-t-il ? Peeves n'arrête pas de crier dans les couloirs. Il dit qu'il y a une voleuse en fuite.

- C'est elle, professeur, répondit précipitamment le concierge.

- Comment ?! S'indigna Léna. Je n'ai rien volé du tout.

- Ah bon ? Dit Apollon Picott. Et qu'est-ce donc que ceci ? Ajouta-il en montrant le bijou à Dumbledore.

- C'est un collier. Vous savez les trucs qui brillent et que les gens mettent autour du cou, répondit la jeune fille en souriant de toutes ses dents.

- Insolente ! Vous avez de la chance que je ne ..

- Calmez-vous, M. Picott, voyons, tempéra le professeur de Métamorphose. Jeune fille, je vous prie de me suivre dans mon bureau, s'il-vous-plaît »

Léna obtempéra. Elle se demandait ce qu'il allait lui arriver maintenant.

Lorsqu'ils furent dans le bureau, l'adolescente hésitait à s'asseoir. Le professeur lui lança un regard interrogateur en s'installant sur son siège. La jeune fille l'imita et sourit pour dissimuler sa gêne.

- « Alors ? »

Léna se figea. Elle ne comprenait pas.

- « Comment ?

- Eh bien, que faisiez-vous dans les couloirs à cette heure si tardive ?

- Je ... »

À cet instant, la porte s'ouvrit à la volée. Un professeur, les cheveux et les vêtements en bataille, apparu. Il avait l'air complètement affolé au vue de la couleur de son visage ; totalement blafard.

Léna, par réflexe, s'était levée alors que le professeur de Métamorphose n'avait pas bougé d'un cil. Son calme était impressionnant.

- « Qu'y-a-t-il, professeur Slughorn ? »

La main de l'homme sur le pallier se resserra sur l'encadrement de la porte à tel point que ces phalanges devinrent blanche. Son autre main alla chercher dans sa poche intérieure, un mouchoir en dentelle qu'il utilisa pour s'essuyer le front. Son bras retomba mollement le long de son corps le tissu toujours enserré entre ses doigts.

- « Horace ?

- Oui ... Je ... Enfin ... Bafouilla-t-il. En fait, il y a une élève à l'infirmerie qui ... Elle ... Euh ... Elle doit aller à l'hôpital au plus vite ... Oui à St Mangouste.

- D'accord, j'arrive tout de suite. Vous avez prévenu le directeur ?

- Euh ... Non mais j'y vais de ce pas » répondit le professeur Slughorn en se grattant le front tout en sortant de la pièce.

Dumbledore se tourna vers Léna.

- « Vous aviez quelque chose à me dire ?

- Non, professeur.

- Alors rejoignez rapidement votre dortoir avant d'avoir des ennuis.

- Oui, professeur »

La jeune fille retourna à son dortoir. Elle trouvait le professeur étrange. Il était vraiment gentil mais restait une énigme pour Léna et pour la plupart des personnes qui croisaient sa route en fait.

Soudain, l'adolescente entendit des pas précipités derrière elle qui allait dans le sens inverse. Elle se retourna et vit le professeur aux cheveux gris-argenté qui allait à l’infirmerie. Un deuxième élève devait être transféré à St Mangouste ? Bizarre. Ou pas. Peut être qu'il avait fait une simple chute dans les escaliers ou un sort aurait mal tourné. Un première année sûrement.

Alors que Léna s'engageait dans un couloir à sa gauche, elle entendit des éclats de voix et un objet se fracasser au sol. L'adolescente rebroussa son chemin et sur la pointe des pieds, s'approcha de la porte du bureau de Dumbledore entrouverte.

- « Faîtes attention à ce que vous touchez et surtout à ce que vous faites !

- Attends, je vais insonoriser la pièce »

Léna ne vit plus que les lèvres des trois filles bouger. En effet, elle ne pouvait plus qu'observer leurs gestes. L'une d'elles fit tomber une sorte de télescope sans qu'aucun bruit ne parvienne aux oreilles de la jeune fille. Une blonde jeta un sort qui répara les deux objets en miettes sur le sol et les remit à leur place. Quelques instants plus tard, une brune interpella ses amies en leurs montrant ce qu'elle avait trouvé. Le collier ! Léna réfléchit à toute vitesse mais ne trouva pas d'idée brillante. Alors elle ouvrit complètement la porte et les menaça avec sa baguette.

Les trois filles se figèrent pendant un instant puis elles se sourirent entre elles. Elles avaient l'avantage. Cependant, Léna ne s'en préoccupa pas. Elle était bonne en combat. Elle savait manier sa baguette magique.

- « Qu'est-ce que vous faites avec ce collier ?

- Rien, répondit celle qui avait fait tomber le télescope.

- Ça ne te regarde pas, dit la blonde d'un ton agressif.

- Dois-je en conclure que ce bijou appartient à l'une d'entre vous ?

- Non ... commença la gaffeuse.

- Oui, il est à moi, coupa la brune sur un ton de défi.

- Ah oui ? Dit une voix derrière Léna. Ce collier est vraiment à toi ? Tu sais bien que la magie noire est interdite.

- Qu'est-ce qui te fait dire que c'est de la magie noire, David ? Répliqua la brune.

- Liz m'a tout raconté. Et au vue des effets que ce bijou a eu sur Madison, cela ne peut être que de la magie noire.

- Je te trouve bien informé, dis-moi, rit la blonde.

- Moi aussi, pensa Léna.

- Peut importe. Donne-moi ce collier immédiatement.

- Non ! Si vous le voulez, il va falloir me l'arracher des mains parce que je ne vous le donnerai jamais ! »

Elle lança un sort à David qui l'évita. Léna contre-attaqua et une lutte sans merci débuta. Des jets de couleurs bleus, verts et rouges surgissaient de tous les côtés. Liz qui était derrière David se battait contre la blonde un peu gaffeuse et David avec la brune puisque Léna s'acharnait sur la fille qui avait le collier. L'échange de ces dernières était rapide et ne laissait pas le temps d'aider ses coéquipiers. Léna le faisait exprès. Cela lui permettait aussi de l'épuiser. Elle la faisait se déplacer le plus possible pour l'isoler.

Finalement, les deux filles se retrouvèrent dans le couloir. La Serpentard reculait sous les sorts qu'elle peinait à éviter et contrer. Mais alors qu'elles avaient parcouru la moitié du couloir, les quatre autres sortirent du bureau tout en combattant. L'adversaire de Léna reprit de l'assurance et balança trois sorts successifs. Léna se jeta à gauche mais l'un d'eux la toucha à l'épaule qui saigna. Cela la déstabilisa quelques secondes ce qui permit à la fille au collier de se rapprocher et de lui envoyer un autre sort. La blessée créa une barrière magique. Le sort ricocha et atterrit sur Liz qui tomba à la renverse. Son adversaire, la blonde, s'apprêtait à profiter de cet instant mais Léna fut plus rapide et libéra son amie du Pétrificus qui la remercia et reprit son combat. Puis la sauveuse roula sur le côté alors qu'un jet bleu s'écrasait sur le sol à quinze centimètres de sa jambe. Elle se releva.

L'échange se fit plus violent. Au bout de quelques minutes, David l'appela. Léna se retourna et évita de justesse un sort qui filait droit sur elle. Cependant, la fille au collier, épuisée, n'eut pas cette chance puisqu'elle se le prit de plein fouet. Des furoncles verts poussèrent sur son visage instantanément. Puis la seconde suivante, son corps entier fut recouvert par des verrues orange avec de longs poils. Un cri de rage retentit.

- « Tu vas me le payer ! » avait dit l'adversaire de Léna.

Elle se jeta sur elle. Et leur lutte recommença. Les autres s'étaient arrêtés pour voir ce qu'il s'était passé. La blonde voulu aider son amie mais Liz l'en empêcha. C'est ainsi que le combat des quatre autres élèves se réitéra aussi. Les échanges de sorts illuminaient le couloir. Au fur et à mesure, les six adolescents se déplaçaient. Au bout d'une bonne dizaine de minutes, ils se retrouvèrent en haut des escaliers. Prit dans leur combat acharné, le groupe les descendit sans trop de difficultés.

Brusquement, alors que Léna atteignait la dernière marche, elle vit un corps voler jusque dans la porte de la Grande-Salle qui s'ouvrit avec fracas. La jeune fille se retourna et vit les autres complètements abasourdis. Et elle se rendit compte que Liz n'était pas présente. Léna se précipita vers son amie qui gisait au centre de la pièce immense. Les trois filles et David l'avait suivis. Ils se rassemblèrent autour de l'inconsciente.

Léna la secoua. Les yeux de Liz s'ouvrirent lentement. David s'accroupit à côté de sa petite amie.

- « Donne-moi ce collier et on n'en parle plus ! Ordonna cette dernière.

- Tu rêves, ma chère !

- Il n'apporte que des ennuis ! Tu devrais être contente qu'on t'en débarrasse ! Dit Liz.

- Tu as bien vu ce qu'il a fait à Madison ? Ça veut dire qu'il t'a fait la même chose. Je me trompe ? En déduisit Léna.

- Non pas du tout. Il reconnaît son propriétaire, c'est tout !

- Qu'est-ce que ça veut dire ? Demanda Léna.

- Ça ne te regarde pas !

- Liz et moi, sommes préfets. Nous devons te confisquer ce collier et tu dois nous dire de quoi il en retourne, intervint David.

- Accio collier ! Tenta vainement Léna.

- Pff ! Tu croyais vraiment que ça allait marcher tout en sachant pertinemment que ce collier est imbibé de magie noire ?! Railla la brune.

- Alors tu avoues ! Cria victoire Léna.

- Oui et alors ça change quoi ? Vous ne savez pas ce qu'il fait vraiment ! Ah ah !

- Qu'est-ce qu'il se passe ici ? » Demanda une voix derrière eux.

Un silence pesant s'installa.

- « David ? Liz ? Insista le garçon qui était arrivé.

- Tom ? Lâcha la fille au collier craintive. J-je ...

- Ils veulent voler son collier, s'écria soudainement la blonde.

- Eh ! » S'indigna Léna.

Mais David la devança.

- « Ces filles possèdent un bijou emplit de magie noire, déclara-t-il.

- Est-ce vrai ? » Demanda Tom.

Elles baissèrent la tête.

- « J-je ... Oui.

- Eh bien ! L'affaire est réglée. Donne-moi ce collier et allez tous dans le bureau du directeur »

Il se retourna et les autres le suivirent sauf Liz et Léna. Soudain, le concierge arriva en courant.

- « Qu'est-ce qu'il se passe ici ?

- Ne vous inquiétez pas, Monsieur Picott. Je m'en suis chargé. Vous pouvez retourner à vos occupations » dit poliment Tom.

L'homme en face bredouilla quelque chose et s'en alla. Les élèves le suivirent quelques secondes plus tard. Léna aida Liz à se remettre debout et les imitèrent. Mais alors que Tom, David, la brune et la gaffeuse étaient dans le couloir, la fille qui tenait le collier fit tomber le bijou au sol. Soudain, plus aucune des trois filles qui se trouvaient encore dans la Grande-Salle ne bougea. Léna et la Serpentard se regardèrent droit dans les yeux. La première esquissa un geste vers le collier mais l'autre adolescente fut plus rapide et saisit le bijou rapidement en lui lançant un Pétrificus. Léna en évitant le sort eut le réflexe de fermer la porte de la pièce avec des planches en bois à l'aide d'un sort.

Leurs regards se croisèrent à nouveau. Puis la Serpentard lança un jet rouge à Léna qui contre-attaqua. La première dut monter sur le banc à côté d'elle pour éviter le sort. Le combat reprit alors de plus belle. Les jets de couleurs fusaient à tel point que la pièce se dégradait à vue d'œil puisque les tables et autres objets atteints par les sorts fissuraient, cassaient, s'écrasaient au sol, etc.

À travers le vacarme environnant, on pouvait entendre les cris de Liz qui tentait de les ramener à la raison et les efforts des autres qui tambourinaient sur l'immense porte. Cependant, les deux adolescentes ne les entendaient pas. Trop concentrées, la fille qui avait récupéré le collier, ne vit pas Liz qui s'approchait d'elle. Malencontreusement, elle lui lança un sort qui la fit s'évanouir sur le champs. Léna, énervée au plus haut point à cause de cet incident, hurla un Expelliarmus sur son adversaire. Cette dernière le prit de plein fouet et atterrit avec fracas contre le mur en face de Léna. Le collier voltigea jusque dans l'un des tubes qui contiennent les points des maisons. Comme le nombre de points gagnés par la maison concernée était faible, le bijou tomba au fond du récipient en verre.

La Serpentard, sonnée, se reprit et se releva lentement. Elle suivit le regard de Léna et grimaça.

- « C'est de ta faute ! » Hurla-t-elle alors.

Léna eut juste le temps d'éviter un jet bleu qu'un autre la percuta. Elle se retrouva assise par terre alors que l'autre adolescente tentait d'attraper le collier avec un sort d'attraction.

- « T'es bête ou quoi ? C'est bien toi qui m'as dit que ça ne marchait pas. J'ai même essayé !

- Toi, la ferme ! La rabroua l'autre.

- Et maintenant qu'est-ce qu'on fait ? C'est de ta faute si on en est la !

- Je t'ai dis de te taire ! Je réfléchis ! S'écria la Serpentard.

- Eh bien ! Ça te prend beaucoup de temps ! Rit Léna. En attendant, je vais m'occuper de Liz que tu as assommé avec je ne sais quel sort »

L'autre adolescente ne répondit pas. Soudain, sans prévenir, elle jeta un sort qui brisa le verre dans un bruit fracassant. Les pierres jaunes se déversèrent au sol. Léna sauta sur l'occasion et bondit en direction du bijou rapidement imitée par la Serpentard. Les deux filles tiraient chacune sur le collier dans le sens opposé. Étonnement, il ne se cassa pas.

Pendant, qu'elles s'évertuaient à arracher le bijou des mains de leur adversaire, les autres élèves frappaient contre la porte.

Au bout de quelques minutes, la porte s'ouvrit.

- « Léna, lâche tout de suite ce collier ! » hurla une voix masculine.



End Notes:

à suivre ...

Chapitre 6 by Maggie31

Chapitre 6

 

Léna attendait la sentence tomber. La directrice de sa maison ainsi que celui de Serpentard étaient présent dans le bureau d’Armando Dippet. Ce dernier était assis en face des élèves fautifs. De plus, il y avait le concierge, qui avait tenu à prendre part à cette « réunion », se tenant près de la porte à côté des deux préfets comme pour monter la garde.

Les adultes étaient furieux ainsi que David. L'autre garçon ne cessait d'afficher un air neutre. Léna avait l'impression que la situation l'amusait. Son expression lisse pourtant ne laissait rien paraître. Il avait l'air de s'en désintéresser complètement.

L'adolescente, elle, ne savait pas quoi penser de lui mais ce n'était vraiment pas le moment même si la jeune fille préférait se préoccuper de ce préfet impartial que de son petit ami qui fulminait derrière elle.

Le regard obstinément fixé droit devant elle, Léna n'osait se retourner. Elle avait honte. Ses amies de chaque côté de sa chaise n'en menaient pas large non plus. Chloé qui avait été appelée en 'renfort', aussi devait avoir peur de la réaction de son frère et Liz tremblait pour cette raison ainsi que pour son grade de préfète.

Léna ne pouvait pas voir ni les trois Serpentards ni Ayati. Elles étaient du côté de Chloé qui était légèrement en avant. Ainsi la vision réduite de l'adolescente ne n'eut pas la possibilité d'observer l'attitude de ses quatre camarades.

Soudain, le directeur de Poudlard l'interrompit dans ses pensées. Il demandait par quel moyen la jeune Serpentard avait put apporter un tel objet ainsi que la raison de ceci. Léna attendit avec impatience la réponse, curieuse. Mais un silence avait accueilli la question du vieil homme.

Léna se pencha en avant. La chef du groupe des trois filles se tortillait les mains, les yeux rivés au sol. Son air coupable redonna un peu plus confiance en Léna. Son regard passait du directeur de l'école à l'adolescente prise en faute.

Armando Dippet réitéra sa question.

Un autre silence s'installa. Plus pesant cette fois. La jeune fille gardait obstinément les yeux baissés. Puis soudain, alors que personne ne s'attendait à cela, la blonde du groupe releva la tête.

- « Elle l'a volé à son père, Monsieur le Directeur.

- Evy ! S'indigna la chef.

- Je n'en pouvais plus. Tu ne voulais quand même pas qu'on soit accusé à ta place ? »

La nommée Evy avait surpris tout le monde en disant cela, même ses amies. La chef, complètement déboussolée et choquée, ouvrit la bouche sans qu'aucun mot n'en sorte.

- « Est-ce vrai, Mademoiselle Willys ?

- J-je ... Euh ... Hésita-t-elle puis après un instant de réflexion : Oui.

- Expliquez-vous, ordonna le vieil homme.

- Mon père l'a trouvé. Il devait l'emmener voir un expert pour le lui donner. Cependant, j'étais fascinée et troublée par ce collier. Je le voulais pour moi seule alors je l'ai pris avant de partir pour Poudlard. Et j'ai dis à mon père qu'il avait disparu. Comme il ne savait pas quelle sorte de magie contenait le bijou, il a cru plus facilement à mon mensonge »

Tout le monde se tut et attendit, les yeux passant du Directeur Dippet à l'élève qui venait de parler. Au bout d'un moment, Léna osa jeter un coup d'œil à ses amies qui ne bougeaient pas d'un cil. La jeune fille reporta son attention sur l'homme assit en face d'elle derrière le bureau. Son regard tourné vers elle la surprit. Le Directeur dut voir son étonnement.

- « Et vous, Mademoiselle ? Pourquoi avoir montré tant d'acharnement pour ce collier au point de vous battre contre ces trois jeunes filles ? »

Nouveau silence.

- « Madison Richards a été hospitalisée à cause de cet objet imprégné de magie noire. J'ai vu les dégâts qu'il a engendré et ce que cela lui a coûté. Je ne voulais pas que le même phénomène arrive à quelqu'un d'autre alors j'ai essayé de tout faire pour récupérer le collier.

- Et qu'alliez-vous en faire après l'avoir repris aux jeunes filles ? Demanda le Directeur.

- Je ... A vrai dire, je n'y ai pas vraiment pensé, répondit Léna, prise au dépourvu.

- Une initiative irréfléchie, si vous voulez mon avis » intervint le directeur de la maison des Serpentard dont la réplique fit sourire de satisfaction ses élèves.

'On s'en fiche de ton avis' pensa Léna.

- « Cependant, ce fut une initiative certes imprudente et irraisonnée, mais elle avait pour but de sauver ses camarades, ce qui n'est pas à prendre à la légère. De plus, si Mademoiselle Willys n'avait pas apporté ce collier, nous ne nous trouverions jamais dans cette situation, enchérie la directrice de la maison des Serdaigle.

- Vous avez raison. Mesdemoiselles Willys et Jones, vous avez été les investigatrices d'actions irréfléchies qui ont eu des conséquences plus ou moins importantes. Je vous enlève cinquante points à chacune. Vous serez en retenues tout les soirs pendant trois semaines ce mois-ci » dit le Directeur de l'école, ce qui arracha une grimace aux deux adolescentes concernées.

Il prit une pause puis se tourna vers les autres filles.

- « Je ne vous oublie pas, jeunes filles, rassurez-vous. Vous avez participez à tout cela et avez suivi vos deux camarades sans réfléchir aux conséquences. J'enlève donc vingt-cinq points à chacune de vous et vous demande de rejoindre, Mesdemoiselles Willys et Jones en retenues pendant deux semaines. Vous avez quelque chose à ajouter ? »

Comme personne ne répondit, il poursuivit :

- « Alors vous pouvez rejoindre vos dortoirs ».

Elles se levèrent toutes en même temps et tous, sortirent de la pièce. Cependant, Léna fut rappelée par le Directeur. Lorsque tout les autres eurent disparut dans le couloir, la jeune fille se rassit devant le vieil homme. Ce dernier prit la parole.

- « J'ai appris la nouvelle concernant votre frère.

- Comment ? Dit Léna, hébétée et confuse.

- Votre mère m'a envoyé une lettre. Elle m'a expliqué que votre frère est gravement malade et qu'elle aimerait que vous reveniez chez vous »

Un autre silence s'installa. Léna était sous le choc.

- « Je ne suis pas contre cette proposition. Vous pouvez donc faire votre valise lorsque vous serez prête.

- Vous me laisserez partir même après tout ce que j'ai fais ? Je veux dire par rapport au collier de Willys.

- Je ne vois pas pourquoi je refuserai à cause de cela, sourit-il en lui faisant un clin d'œil étrangement complice. Cependant, vous effectuerez vos trois semaines de retenus après votre retour. Allez ! Il est temps d'aller vous coucher, jeune fille ! »

Léna se leva sans un mot et sortit du bureau en lui souhaitant une bonne nuit. En descendant les escaliers en colimaçon, elle pensait à sa mère et son frère. Lorsqu'elle atteignit le couloir, l'adolescente vit son petit ami l'attendre contre le mur. Il la raccompagna jusqu'à sa salle commune sans qu'ils n'échangent un mot. Léna était trop occupée à se remémorer la conversation qu'elle avait eut avec Armando Dippet et David était en colère contre la jeune fille et ne préféra pas aggraver les choses puisqu'il avait remarqué qu'elle n'avait pas l'air bien.

๑๑๑

Ce matin-là, Léna se leva tôt. Ce n'était pas vraiment dans ses habitudes le samedi de descendre prendre son petit déjeuner à six heures et demie. L'adolescente n'arrivait plus à dormir depuis deux jours. Elle pensait à son frère malade et à son petit ami qui lui en voulait. En effet, depuis qu'il l'avait raccompagnée après son entretien avec le Directeur Dippet, la jeune fille ne l'avait pas revu. Elle ne s'en inquiétait pas mais elle voulait lui parler de son départ imminent. Cette nuit-là, Léna avait enfin prit sa décision. Elle n'en avait pas encore fait part à ses amies puisqu'elles dormaient mais elle voulait commencer par David. Elle savait qu'il se levait à sept et donc l'adolescente allait l'attendre près des portes des cachots.

Léna termina son petit déjeuner et se leva. Elle salua quelques élèves qu'elle connaissait et sortit de la salle. Il était sept heures moins le quart lorsqu'elle prit les escaliers pour descendre aux cachots. La première fois qu'elle avait entendu que les Serpentard dormaient dans les cachots, elle fut d'abord choquée puis déconcertée. D'ailleurs, elle était toujours étonnée que des élèves soient traités de la sorte. David l'avait fait rentrer dans sa salle commune, plusieurs fois. Les cachots étaient aménagés confortablement et cela n'avait rien à voir avec ce qu'elle s'était imaginé. « L'imagination débordante des moldus » avait dit David. Cette remarque déplacée avait provoqué une dispute. Léna avait horreur que les sorciers insultent et rabaissent les personnes sans pouvoir magique. Elle se considérait un peu comme ces derniers et avait été contredite par son petit ami plusieurs fois. Son arrogance de par son appartenance à la maison des Serpentard et à une famille de 'sang-pur', l'agaçait beaucoup. Chloé était tout le contraire de lui. Elle était modeste et avait du respect pour tout le monde.

Arrivée à destination, Léna se posa contre un mur et attendit. Environ dix minutes plus tard, un groupe de garçons sortit de la salle commune. David était parmi eux et dès qu'il l'aperçut, il avertit ses amis et se dirigea vers la jeune fille.

- « Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda-t-il sans plus de cérémonie.

- Je dois te parler » répondit simplement l'adolescente.

Ils montèrent les escaliers et se dirigèrent vers la Hall. Le couple sortit et s'assit non loin du lac.

- « Alors ?

- Mon frère a été hospitalisé. Ma mère veut que je vienne le voir » répondit Léna, droit au but.

Un silence s'installa entre eux pendant lequel la jeune fille fixait David. Lui ne la regardait pas, il avait le regard lointain.

- « C'est donc ça que tu me cachais, finit-il par lâcher.

- Je ne te cachais rien du tout. Je n'étais pas prête à en parler, c'est tout.

- Qui est au courant à part moi ?

- Personne »

Autre silence.

- « David, tu n’es pas croyable, rit-elle nerveusement, alors que la colère montait.

- Pourquoi tu dis ça ?

- Ta réputation compte plus que tout le reste. On dirait que le fait que je vive avec une famille de moldus te fait honte. Si ça ne te plaît, tu n'as qu'à rompre, commença-t-elle à s'énerver.

- Depuis le temps qu'on se connaît, tu devrais savoir que je ne suis pas comme ça, pas comme les autres Serpentard.

- Des fois, tu ne donnes pas cette impression, répliqua Léna au bord des larmes. Enfin, bref, on ne va pas s'étendre plus la dessus. Je vais prévenir les filles aussi et le Directeur » fit la jeune fille en se levant.

Elle se dirigea vers l'entrée du château mais deux bras l'encerclèrent.

- « Non, attends. Je suis désolé. C'est juste que ...

- Juste que quoi ?

- Je suis désolé d'avoir réagit de cette façon mais tu prends toujours des décisions toute seule sans jamais m'en parler et j'ai l'impression d'être le dernier au courant »

Il resserra un peu plus l'étreinte et posa sa tête sur l'épaule de Léna comme si il relâchait la pression, une pression qu'il gardait depuis longtemps.

- « J'aimerai venir avec toi.

- Moi aussi mais je ne suis pas sûr que le Directeur soit d'accord, réussit à articuler la jeune fille.

- J'irai lui demander pendant que tu préviendras les filles, d'accord ? »

Pour seule réponse, elle éclata en sanglot. Le jeune homme la retourna et la prit dans ses bras. Léna déposa sa tête contre son épaule et se laissa aller. David lui caressa les cheveux pendant qu'il la berçait doucement pour la consoler.

Plus tard, dans la journée, David alla voir le Directeur et Léna rassembla ses amies dans le parc.

- « Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda Carla, inquiète.

- Oui, c'est vrai ! Je suis sûr que tu nous caches quelque chose » enchérie Chloé.

'Ils ne sont pas jumeaux pour rien, ces deux-là' pensa Léna.

- Non, j'ai juste reporté le moment pour vous en parler, c'est tout.

- Alors ? Qu'est-ce que c'est ? S'enquit Rose.

- J'espère que ce n'est pas trop grave » fit Liz d'une petite voix.

Léna sourit tristement puis prit son courage à deux mains.

- « Mon frère est gravement malade depuis quelques temps. Ma mère me demande de les rejoindre à l'hôpital St Mangouste » dit la jeune fille qui préférait être honnête et tout dire d'une seule traite.

Un silence accueilli ses propos. Léna leur laissa assimiler l'information. Elle les regarda tour à tour. Puis Liz prit la parole :

- « Je suis désolée pour ton frère, balbutia-elle. Et pour ta mère et toi.

- On l'est toutes, ajouta Carla.

- David le sait ? Demanda Chloé.

- Oui, depuis ce matin.

- Tu veux que l'une de nous vienne avec toi ? Proposa Liz.

- Et qu'est-ce que tu décides ? Je veux dire tu pars quand ? Fit Rose en même temps que Liz.

- David va demander la permission de m'accompagner au Directeur. Je pense que nous partirons lundi. Enfin je partirai lundi avec ou sans David »

La conversation s'arrêta là. Elles se levèrent et allèrent au château se réchauffer. Ce samedi était froid et maussade pour un jour de fin de mois d'octobre. Lundi était le 31 octobre, le jour d’Halloween. Léna partirait le soir pour pouvoir profiter du bon repas avec ses amis.

Lorsqu'elles arrivèrent dans le Hall, David descendait les escaliers. L'expression sur son visage ne disait rien de bon.

- « Le Directeur refuse que je t'accompagne »

Le lendemain, Léna et ses amis faisaient leurs devoirs à la bibliothèque. Les garçons chahutaient un peu. Mme Watchman avait du les menacer de mettre dehors avec un retrait de dix points chacun pour qu'ils se taisent. Chloé rougit lorsque Adrian se tourna vers elle pour demander des explications sur l'exercice que la jeune fille venait de terminer. Carla attira l'attention de Gabriel en lui arrachant des mains sa feuille pour regarder dessus, ce qui entraîna, bien sûr, une dispute entre eux.

Soudain, la bibliothécaire sortit de derrière un rayon de livre.

- « Si vous ne vous taisez pas, je vous jure que je vous mets en retenu jusqu'à la fin de l'année ! » Rugit-elle.

Sa menace eut l'effet escompté. Elle tourna les talons en les fusillant une dernière fois du regard.

Une heure après, Léna rassembla ses affaires sous les regards étonnés de ses amis.

- « Qu'est-ce que tu fais ? Demanda Lucas.

- Où tu vas ? Enchérie Alexander.

- Je pars rejoindre David, répondit simplement Léna.

- Passe-lui le bonjour de nous tous, fit Gabriel.

- Ne faîtes pas trop de bêtises, dirent Adrian et Nathan en riant.

- Oui, c'est ça, ignora-t-elle en souriant toutefois. À plus tard, les filles » ajouta-t-elle en se tournant vers les concernées.

David l'attendait dehors près de l'entrée. Il portait une écharpe et des gants en laine. Léna, aussi, s'était couverte. Ainsi, ils se promenèrent dans le parc main dans la main – gantées. Ils parlèrent de tout et de rien tout le long de la fin d'après-midi.

Lorsqu'ils se séparèrent devant la porte qui menait au Hall d'entrée du château, ils se regardèrent longuement avant d'échanger un baiser. On aurait dit un baiser d'adieu.

- « Courage, Léna. Je suis avec toi, quoi qu'il arrive » dit David.

Léna sourit à travers ses larmes. Elle enfouit sa tête au creux de son épaule pendant quelques minutes puis ils rejoignirent leur table respective non sans s'être embrassé une dernière fois.


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End Notes:

à suivre ...

Chapitre 7 by Maggie31

Star Homme Baskets Pu Cuir Court Homme Baskets Chapitre 7

 

Le lundi matin, Léna avait Histoire de la Magie, Soins aux Créatures Magiques et Arithmancie. Elle aimait bien ces matières, surtout la première contrairement à la plupart de ses camarades. C'est donc avec entrain que la jeune fille se levait ces matins ‘post week-end’. Cependant, au vue des circonstances, l'adolescente sortit de son lit à sept heures et prit sa douche, l'air maussade. Léna s'efforçait de penser aux points positifs de la journée, c'est-à-dire, les cours qu'elle avait, ses amis, David et le repas du soir qui promettait d'être agréable. Adrian, Lucas, Alexander, Nathan et Gabriel, qui avaient apprit la nouvelle de son départ la veille, lui avaient préparé une surprise. Avec eux, il fallait s'attendre à tout. La jeune fille attendait donc le festin avec enthousiaste et aussi avec appréhension.

La fin des cours vint très vite. Ses amies et Léna s'installèrent à la bibliothèque. Rose, Carla et Chloé discutaient de garçons et de shopping. Liz et Ayati qui s'était jointe à elles pour l'occasion, cherchaient des livres qui pourraient les aider à terminer leur devoir d'Arithmancie. Léna, elle, écoutait les filles parler d'un certain Clark Peterson et d'un autre qui s'appelait Finn Menken. Apparemment, ils étaient tout les deux dans l'équipe de Quidditch de Serpentard et faisaient un ravage auprès de la gente féminine. Ensuite, ce fut au tour de plusieurs autres élèves de Poufsouffle, Serdaigle et Gryffondor. Carla, en revanche, n'était pas d'accord avec ses amies. Le garçon de Gryffondor était peut être « charmant » mais il n'était pas fréquentable du fait de son appartenance à sa maison. Suite à cette réplique, une vive polémique débuta entre les trois jeunes filles.

Léna reporta son attention sur ses devoirs et réussit, tant bien que mal, à les terminer pendant que ses amies se chamaillaient. Liz et Ayati avaient aussi fini leur dissertation d'Arithmancie.

Une heure plus tard, le groupe de filles sortit de la bibliothèque et s'engouffra dans la foule. Les couloirs étaient bondés puisque tout le monde se joignait au repas avec leurs amis avec entrain. Au bout d'un moment, Léna se retrouva seule. La jeune fille avait perdu de vue ses amies.

L'adolescente décida d'aller aux toilettes avant le repas où elle retrouverait Chloé, Rose, Ayati et Liz. Et peut être même Carla qui avait prévu de se faufiler jusqu’à leur table et de se faire passer pour une Serdaigle.

Arrivée à destination, la jeune fille s'arrêta pour laisser passer un groupe de fille qui sortait des toilettes. L'adolescente ferma la porte derrière elle et se dirigea vers une cabine. Lorsque ses affaires fut faîtes, elle se lava les mains dans un des lavabos. Mais alors que Léna s'apprêtait à actionner la poignée de la porte, elle entendit quelqu'un dans une cabine au fond de la pièce. La fille avait l'air mal en point. Elle vomissait.

Léna poussa la porte entrouverte. La personne se retourna brusquement en entendant du bruit derrière elle. Son corps tout entier tremblait. Ses cheveux avait été attaché à la hâte et sa chemise légèrement ouverte pour la laisser respirer. Elle tenait un mouchoir contre sa bouche.

Puis, brusquement, au bout d'à peine quelques secondes, elle se pencha au-dessus de la cuvette et rejeta tout ce qu'elle avait dans l'estomac.

La Serdaigle attendit qu'elle se calme. Pendant ce temps, elle alla humidifier du papier toilette et éponger la sueur du front de la jeune fille. Puis elle lui frotta le dos pour la réconforter. La Gryffondor se redressa toujours face à la cuvette. Léna lui donna du papier toilette mouillé pour qu'elle s'essuie la bouche. La jeune fille voulu se lever mais elle en fut incapable. La Serdaigle, sans un mot, l'aida à sortir de la cabine doucement. Elle l'emmena vers les lavabos et demanda :

- « Tu veux boire un peu ? »

Sa camarade hocha légèrement la tête. Léna fit apparaître un verre et le rempli rapide avec l'eau du robinet. La Gryffondor eut un haut-le-cœur alors qu'elle vidait lentement la moitié du récipient dans sa bouche. Cependant, elle ne réussit pas à le terminer puisqu'elle se pencha brusquement en avant et lâcha le verre qui se fracassa au sol.

Voyant que la Gryffondor n’allait vraiment pas bien, Léna la soutint et l'emmena à l'infirmerie. Le trajet se fit sans un mot. La Serdaigle toqua à la porte pour que l'employée en blanc vienne l'aider à installer la Gryffondor sur un lit.

Léna expliqua brièvement ce qu'elle avait vu et quitta la pièce.

De retour dans les couloirs, la jeune fille se dépêcha de rejoindre ses amis dans la Grande-Salle.

Un groupe à la table des Serdaigle lui fit de grands signes. Léna se précipita vers lui et s'installa entre Alexander et Nathan. Ils étaient tous au plat principal. Elle n'eut donc le choix de sauter l'entrée. La jeune fille choisit du poulet et de la purée qu'elle avala rapidement puisque le désert était apparu quelques minutes plus tard. Des bonbons et gâteaux remplissaient les tables. Les élèves se jetèrent dessus, s'étant réservé pour la fin du repas.

Léna se servit mais il ne restait plus grand chose. Lorsque tout les plats furent vide, le Directeur se leva mettant fin au brouhaha ambiant et débuta son discours.

Lorsque ce dernier fut terminé, les garçons se tournèrent tous vers la jeune fille et lui dirent qu'elle devait attendre un peu pour avoir sa surprise. Les filles restèrent assises tandis que les élèves de toute l'école rejoignaient leur dortoir. Puis elles firent de même quelques minutes plus tard, le temps de discuter un peu de Madison qui était toujours hospitalisée. D'après Ayati, elle devait réintégrer Poudlard dans un mois. Tout le monde fut ravi d'apprendre cette nouvelle même si elles furent un peu refroidi par ce délai aussi long. Ses blessures guérissaient lentement. Ses parents étaient à son chevet même si ils ne cachaient pas leur colère envers leur fille. Son comportement de 'voleuse' était inacceptable. De plus, elle avait risqué sa vie à cause de cela.

Les filles arrivèrent devant la porte des Serdaigle. Carla allait s'incruster encore une fois pour pouvoir découvrir la surprise avec tout le monde. Liz répondit à l'énigme que posait le heurtoir en forme d'aigle sur le panneau de bois.

Lorsque la porte se fut ouverte, l’on tira Léna à l'intérieur. Les garçons s'impatientaient et la bousculaient pour qu'elle s'avance vers une table dressée au centre de la pièce. Un simple chapeau noir haut-de-forme était posé dessus.

La jeune fille regarda autour d'elle. Les garçons l’encourageaient du regard. Elle tendit lentement la main vers l'objet et lorsque l'adolescente le toucha enfin, une petite détonation se fit entendre. Des gâteaux, des bonbons et des petits gadgets qui devaient provenir d'une boutique de farce et attrape, étaient sortit du chapeau, émerveillant les élèves présents dans la salle commune. La table était multicolore ; des muffins rouge, bleu, violet, vert, ... ; des gelées de toutes les formes possibles ; des dragées Bertie Crochue ; des gâteaux à la vanille, à la menthe, à la Barbapapa, ... ; des glaces et des sucettes ; des confitures plus étranges les unes que les autres puisqu'il y en avait au caviar, aux frites, à la merguez, à la meringue, aux fraises (mais la couleur de la substance était bleu), ... ; etc.

Léna les regarda soupçonneuse. Ils devaient avoir volé tout ces mets dans les cuisines de l'école. Cependant, alors qu'elle ouvrait la bouche, le chapeau se mit à vibrer et de petites étincelles bleues en sortirent. L'adolescente prit la coiffe dans ses mains qui se mit à vibrer encore plus fort. Brusquement, un véritable mini feu d'artifice fut éjecté du fond du couvre-chef. Un grand dragon de feu fit le tour de la pièce et disparu en grillant au passage les cheveux de quelques élèves qui s'amusaient comme des fous. Plusieurs feus de couleurs et de formes différentes éclataient au-dessus des têtes. Des minis feus illuminaient les visages de certains Serdaigle. Et de la musique s'était ajoutée à l'ambiance déjà très joviale.

Léna riait à gorge déployée. Les garçons avaient mis le paquet. Aussi, elle décida d'aller les remercier. Mais lorsqu'elle s'approcha d'eux, ils lui dirent :

- « Attends, ce n'est pas encore fini ! »

Gabriel s'avança et tapota le chapeau haut-de-forme avec sa baguette. Un lapin blanc bondit alors sur Léna. Lorsque ses mains enfleurèrent son pelage, il se transforma en un magnifique poignard. Puis quelques secondes plus tard, deux colombes sortirent du chapeau et se posèrent l'une sur une de ses épaules et l'autre sur son poignet gauche. Tout deux se changèrent en collier et bracelet assortit. Ils brillaient intensément.

- « C'est fait en argent » intervint Alexander en désignant les trois objets.

Quelqu'un lui mit une pomme rouge sanguine dans la main. Elle ne se transforma pas. Léna questionna les garçons du regard qui sourirent malicieusement. Méfiante, l'adolescente ne voulut pas en manger. Heureusement puisque le fruit avait changé de couleur et était devenu chaud. Elle était blanche avec des paillettes et de la lumière en sortait. Des fleurs et des branches de lumières plutôt.

Léna était aveuglée à présent par la lumière que renvoyait la pomme. Le fruit était de plus en plus chaud. Et poilu ? La jeune fille ouvrit un à un ses yeux. Elle se figea. Un tout petit chat était logé au creux de sa main. Il se réveilla, s'étira longuement et bailla. Il devait juste être né. Ses yeux bleu perçants tombèrent sur Léna. Il se leva et secoua sa minuscule queue en miaulant.

- « On la un peu rétrécit pour qu'il tienne bien dans la main » dit Adrian qui jeta un sort au chat qui retrouva sa taille normal.

Il n'était pas si grand que cela puisqu'il avait du grandir d'environ cinq à sept centimètres. Léna caressa son doux pelage blanc et sourit tendrement.

- « Nous savions qu'il allait te plaire ! S'écria Lucas. Le chat de ma petite soeur a eut des petits et je me suis dis que comme tu n'avais pas d'animal ...

- Merci beaucoup, les garçons ! Je vous adore ! Merci, merci, merci !!! » S’exclama Léna, l'interrompant tellement l'émotion qu'elle ressentait était forte.

Elle les embrassa chacun sur la joue. Puis ils allèrent tous profiter de la fête. La jeune fille sentit une main sur sa taille mais ne se retourna pas et resta les yeux rivés sur son nouveau compagnon qui mordillait ses doigts.

- « T'as vu comme il est mignon ? Demanda-t-elle.

- Oui, il est adorable. Tu vas l'appeler comment ?

- Très bonne question ! Ria-t-elle.

- Je te fais confiance pour trouver un joli nom, fit son petit-ami en l'embrassant dans le cou. Je t'aime, lâcha-t-il après un instant.

- Moi aussi, je t'aime »

Ils s'embrassèrent. Plus personne ne comptait en cet instant. Même pas le petit félin écrasé entre les deux amoureux. Cependant, au bout d'un moment, ils se séparèrent puisque la boule de poils blanche qui avait réussit à sortir de l'étreinte du couple, venait de mordre l'oreille du jeune homme. Ils rirent devant l'air du chaton, les poils tout hérissés.

L'adolescente joua avec lui sur le canapé quelques temps puis profita du fait qu'il se soit endormit pour danser avec ses amis.

La fête s'était vraiment bien passée.

๑๑๑

À vingt-deux heures, Léna était prête. Elle attendait dans le bureau du Professeur de Métamorphose avec sa valise à la main. L'adolescente ne savait pas encore combien de temps elle allait rester auprès de son frère. Elle ne voulait être défaitiste en se disant que ce serait peut être jusqu'à ce que la maladie ait raison de lui. Alors la jeune fille secoua la tête et essaya de penser à autre chose. Elle n'eut pas besoin de beaucoup faire d'effort puisque le Professeur Dumbledore venait de revenir avec le Directeur Dippet. Ce dernier lui expliqua que le professeur devait l'accompagner chez elle et qu'ils allaient utiliser exceptionnellement le réseau de cheminées avec une maison sorcière voisine à la sienne. Puis il lui souhaita bonne chance et bon rétablissement à son frère.

Lorsque le Directeur s'éclipsa, le chaton sauta sur son épaule et miaula. Il ne voulait pas que la jeune fille l'oubli. Le professeur de Métamorphose sourit. Il ouvrit un pot en terre cuite et le tendit à Léna.

- « Mets-toi dans la cheminée et dit bien distinctement : 'La Maison d'Agatha Amber' en jetant la poudre » lui expliqua-t-il en voyant qu'elle n'avait jamais vu cette poudre de sa vie.

L'adolescente se positionna comme il lui avait dit et cria : 'La Maison d'Agatha Amber'. Elle ferma les yeux et sentit l'air la compresser, la contorsionner. Lorsque la jeune fille ne ressentit plus rien, elle entendit une douce musique venant d'une radio. Léna rouvrit ses yeux. Elle découvrit alors un salon agréable et confortable. Plusieurs canapés et fauteuils étaient disposés devant la cheminée en arc de cercle. Des tapis recouvraient le sol tel que l'on ne le voyait plus. Trois étagères remplit de livres sur le mur de gauche menaçaient de s'effondrer. Sur le mur en face de la jeune fille, il y avait d’immenses fenêtres à travers lesquelles l’on pouvait voir un petit jardin éclairé par des lanternes disposées ça et là. Mais ce qui étonna Léna, c’était qu’il n'y avait pas de poignée. Comme si, la propriétaire de la maison ne voulait pas qu'on les ouvre.

L'adolescente s'avança alors que le chaton descendait de son épaule et regarda la pleine lune. Léna entendit un bruit derrière elle. Le professeur de Métamorphose s'époussetait devant la cheminée.

- « Je n'ai pas vraiment l'habitude d'utiliser le réseau de cheminée parce que je transplane, c'est plus rapide. Cependant, c'est bien plus rigolo »

À la fin de sa phrase, une femme rousse arriva.

- « Ah ! Je savais bien que j'avais reconnu cette voix ! Comment allez-vous, Professeur Dumbledore ?

- Professeur ? Je ne suis plus ton professeur depuis que tu as terminé tes études ! S'exclama l'homme.

- C'est l'habitude !

- Agatha, je te présente Selena Jones. C'est elle qui doit rejoindre sa famille dans ton quartier.

- Oh je vois ! Ravie de te rencontrer ! » S'extasia la dite Agatha en s'adressant à Léna.

Puis la rousse se tourna vers Dumbledore.

- « Vous voulez manger ou boire quelque chose avant de partir ?

- C'est gentil à toi, je veux bien. Merci. »

Sur ce, elle les emmena dans sa cuisine et leur prépara du thé. Puis la jeune femme déposa des biscuits sur la table et une coupelle remplit de lait par terre pour le chaton.

Le professeur et son ancienne élève discutaient de banalités pendant que Léna attendait sagement. La petite boule de poil, après avoir terminé le lait, décida qu'il était temps pour elle de dormir. Alors elle sauta sur les jambes de sa maîtresse et se pelotonna bien confortablement.

- « Tiens, ça te fera du bien » fit la rousse en tendant une tasse fumante à l'adolescente.

En effet, lorsqu'elle but une gorgée, une douce chaleur se répandit en elle. Ce n'était pas à cause de la température du thé mais sûrement à un sort.

Léna continua à vider le récipient tout en se détendant complètement. Il était apaisant. Mais il ne faisait pas oublier les soucis. Il ne faisait que calmer et effacer la douleur qu’éprouvait Léna en poussant à sa famille.

Les biscuits n'étaient pas imprégnés du même sort. L'effet qu'ils produisaient différait.

La jeune femme sourit devant l'air de Léna.

- « J'ai suivi une formation de médicomage »

L'adolescente observa alors la tasse qu'elle avait dans les mains.

- « Qu'est-ce que vous avez mis dedans ? Et dans les biscuits ?

- Ah ah ! C'est une recette secrète ! Mais je peux simplement te dire que j'y ai mis du chocolat ! » S'exclama Agatha. Le thé est une sorte de calmant et les gâteaux redonnent de l’énergie, ajouta-t-elle.

Du chocolat dans du thé ? Original après tout. Ah, le monde des sorciers !... Pourtant, Léna n'avait pas sentit de cacao ni dans le liquide ni dans les gâteaux secs.

- « Il serait temps pour nous de partir. Je reviens dans quelques minutes pour t'emprunter ta cheminée de nouveau.

- D'accord, pas de problème.

- Désolée de t'avoir dérangée à cette heure-ci, fit Dumbledore alors qu'il se tenait au seuil de la porte d'entrée alors que la jeune fille récupérait sa valise et tenait le chaton d'un bras.

- Mais non, ne vous inquiétez pas. Vous m'aviez prévenu à l'avance ! Et puis j'aime bien avoir de la compagnie ! »

Une fois dehors, le professeur et Léna se dirigèrent dans la rue adjacente à la maison qu'ils venaient de quitter.

- « Je ne connais pas bien ici, il faudrait que tu nous guides. Je te fais confiance.

- Oui, professeur »

Ils prirent plusieurs rues avant d'arriver devant une petite maison. Le jardin n'avait pas l'air en mauvais état. Les voisins qui connaissaient la situation dans laquelle la famille se trouvait, devaient aider sa mère dans les tâches quotidiennes. Léna les en remercia mentalement et décida qu'elle irait les voir dès qu'elle le pourra.

Lorsque la jeune fille ouvrit la porte le professeur lui souhaita une bonne nuit et s'en alla dans la nuit. Léna avait comme l'impression que Dumbledore connaissait les environs.

 

End Notes:

à suivre ...

Chapitre 8 by Maggie31

Chapitre 8

 

Léna se réveilla tôt le lendemain. Elle repensa à la veille. Ses amis avaient vraiment mis le paquet pour la soirée et la jeune fille leur en était reconnaissante. Son petit ami avait même 'bravé l'interdit' pour participer à la fête malgré le fait qu'il soit préfet et donc qu'il avait des devoirs envers l'école. Cela prouvait qu'ils tenaient tous à elle. Son cœur se réchauffait à cette pensée.

Dumbledore et Dippet avait été compréhensifs et conciliants face à sa situation. Et Agatha Amber avait su la calmer et l'apaiser en un instant grâce à son mystérieux thé et ses biscuits.

Toujours dans ses pensées, l'adolescente posa les yeux sur une masse noire plus loin. C'était, en fait, les cadeaux de ses amis et de Madame Amber. Le seul qui n'y était pas, était sur elle, roulé en boule. La jeune fille passa sa main dans les poils blancs de l'animal. Il émit un petit ronronnement mais ne bougea pas, trop fatigué pour cela.

Le réveil affichait six heures vingt. Ainsi, elle n'avait dormi que six heures et vingt minutes.

La veille lorsque la jeune fille arriva chez elle, il devait être entre vingt-deux heures trente – vingt-trois heures. Sa mère l'attendait derrière la porte et dès qu'elle fut ouverte, elle lui avait sauté littéralement dessus, écrasant au passage la petite boule de poil qui dormait dans les bras de sa maitresse. Elle pleurait à chaudes larmes son désarroi comme si elle avait attendu que sa fille soit chez elle pour déverser tout ses sentiments devant quelqu'un.

Un peu plus tard, elles étaient dans le salon face à deux tasses de thé et quelques biscuits que Léna avait apporté de la maison d’Agatha Amber. La mère de l'adolescente s'était calmée. Elle avait caressé doucement le pelage du chat sur ses genoux en gardant les yeux dans le vague pendant plusieurs minutes avant de se reprendre et de parler avec Léna. Jusqu'à minuit, heure à laquelle elles s'étaient couchées, la mère et la fille discutèrent de tout ce qu'elles avaient sur le cœur. La première raconta son calvaire et les crises du petit garçon hospitalisé. Et la deuxième écoutait et tentait parfois de réconforter la plus vieille, ce qui ne fut pas chose facile. Ainsi, leur sac fut vidé et le cœur moins lourd, elles allèrent le lendemain rendre visite au petit.

Léna avait pensé à ses biscuits magiques. Elle les cacha pour passer devant l'équipe médicale puis alors qu'elle les laissait tranquilles quelques heures, la jeune fille les sortit discrètement de sa poche pour faire la surprise à son petit frère.

Âgé de 6 ans, il se sentait triste et seul sans sa sœur et surtout sans sa mère près de lui. Ainsi, lorsqu'il les avait vus arrivé ensemble, il ne tenait plus en place. Les infirmières avait du lui demander de se calmer. Cependant, la vue des biscuits lui avait redonné une autre raison de s'agiter sur son lit d'hôpital. Aussitôt ingurgités, ils eurent l'effet escompté et quelques secondes plus tard, le petit garçon était sagement calé sur ses oreillers et discutait calmement avec ses visiteuses.

Pendant une semaine, les allées et venues entre l'établissement de santé et leur domicile étaient devenus habituelles. Seule la journée du vendredi fut reposante puisqu'elles restées chez elles. Les infirmières commençaient à connaître Léna et saluaient toujours respectueusement et/ou joyeusement sa mère.

Au début, l'état du petit garçon s'était calmé puis stabilisé sûrement grâce aux biscuits. Mais deux jours après, les vomissements avaient redoublés. Ils étaient même plus nombreux qu'auparavant. L'adolescente et sa mère s'inquiétaient énormément. À la fin de la semaine, la plus vieille avait décidé qu'elle allait passé quelques nuits près de son fils. Alors que la jeune fille irait les rejoindre avec quelques voisines avec qui elles s'entendaient bien.

Ainsi, le lundi, Léna, sa mère et Katy, une voisine, allèrent voir le petit patient. Une infirmière vint leur faire le compte rendu habituel de la nuit. L'équipe médicale avait remarqué que les vomissements augmentaient au fil des jours mais aussi que la couleur de la texture changeait. Passant du rouge au noir progressivement. Et ses ongles et ses yeux devenaient jaunes. Sa voix plus rauque. Les médecins et infirmiers se demandaient si le problème venait du foie et de l'appareil digestif mais après une batterie d'examens, l'hypothèse fut éliminée. Les symptômes qu'il présentait, ressemblaient fortement à quelqu'un qui aurait fumé abondamment tout sa vie. L'hypothèse d'un cancer ou d'une maladie provoquée par le tabac fut écartée d'office puisqu'il n'avait que six ans.

Trois jours plus tard, Léna reçut une lettre de Rose. La jeune fille lui avait demandé de lui envoyer les cours qu'elle n'avait pas pu suivre, enfin, surtout l'essentiel. En bonne amie qu'elle fut, Rose lui avait tout résumé et classé de façon à ce qu'elle n'ait qu'à apprendre ce qu'elle avait écrit. Un parchemin lui récapitula les devoirs qu'ils avaient du rendre et ce qui les attendaient pour la semaine. L'adolescente décida de travailler un peu pour se changer les idées.

La Métamorphose lui prit une bonne heure puisqu'elle devait retenir deux parchemins entiers de sortilèges et d'explications. Puis elle se pencha sur l'Astronomie, l'Histoire de la Magie et l'Étude des Moldus. Pour le reste, l'adolescente continuerai le lendemain. Finalement, l'après-midi était passé rapidement.

Léna rangea ses affaires dans un coin de sa chambre et regarda par la fenêtre. Elle se rendit alors compte qu'il faisait nuit. Les volets fermés, la jeune fille se fit à manger et dîna avec pour seule compagnie, son chaton lové dans un coussin à côté d'elle. Alors qu'elle faisait la vaisselle, la sonnette retentit dans l'entrée. Léna, étonnée, alla ouvrir.

- « Bonsoir ! Je suis venue voir comment tu allais ! »

Agatha Amber se trouvait sur le pas de la porte. Elle semblait joyeuse et enthousiaste alors que Léna ressentait en elle-même tout le contraire. Cette dernière la fit entrer puis ferma la porte.

- « J'ai ramené du thé » s'écria-t-elle avant de s'engouffrer dans le salon.

Un petit sourire étira les lèvres de Léna qui la suivit.

La soirée se passa bien. L'adolescente oublia petit à petit ses soucis grâce à Agatha qui faisait tout dans ce sens. Son thé et ses biscuits la détendirent complètement. Cette femme avait le don de faire voir la vie du bon coté. Léna lui proposa de venir avec elle, le lendemain après-midi puisque le matin le petit garçon avait un examen a passé. Agatha accepta sans hésitation ce qui lui enleva un poids sur les épaules. La jeune fille rit à toutes les blagues de la rousse et la soirée se termina sur une note joyeuse.

Le lendemain matin, la bonne humeur retombée après un cauchemar dans lequel Léna voyait son frère mourir, elle se réveilla tôt sans pourvoir se rendormir. Ainsi, la jeune fille se mit à faire ses devoirs. L'Arithmancie et la Divination furent rapidement terminés. La Botanique et les Sortilèges prirent une heure chacun. Il ne lui manquait plus que les Potions et les Soins aux Créatures Magiques. Elle descendit prendre son petit déjeuner et ouvrit les volets. Le soleil entrait dans la maison, l'éclairant de sa lumière naturelle. L'adolescente profita, quelques instants, de la vue qui s'offrait à elle puis décida d'aller se doucher.

Léna remonta les escaliers pour retourner dans sa chambre. Elle ne comprit pas tout de suite ce qui lui arrivait lorsqu'elle ouvrit la porte. Une boule de poil lui sauta dessus ainsi qu'une pile de livres que la jeune fille reçut en plein visage. Sa tête heurta le sol sans qu'elle ne se rende compte qu'elle basculait en arrière. Quand, l'adolescente se redressa, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle vit son chat assit en face d'un livre ouvert. Léna se releva doucement et s'approcha à la même vitesse tout en restant sur ses gardes. Puis ses yeux tombèrent sur la description détaillée d'une potion. Mais pas n'importe laquelle. Il s'agissait d'une potion qui provoquait des vomissements de sang virant au noir et le changement de couleur des ongles et des yeux ainsi que le rauquement de la voix. La Summeracticine.

๑๑๑

Agatha tenait entre ses mains le livre. Ses sourcils formaient un pli soucieux et une expression concentrée crispait ses traits. Arrivé en bas de la page, elle se mordit la lèvre inférieure tandis que ses pieds effectuaient de petits sursauts réguliers.

- « Il faut trouver l'antidote au plus vite »

Agatha emporta le livre avec elle en faisant signe à Léna de la suivre. Elles passèrent dans un petit couloir qui menait au salon. En face des canapés se trouvait une bibliothèque. Cette dernière rassura un peu Léna puisqu'il s'agissait d'une bibliothèque qui appartenait à une médicomage.

Léna commença par un ouvrage qui s'intitulait « Les plantes médicinales et antidotes végétales ». Elle ne trouva rien qui semblait guérir les victimes de la Summeracticine. Elle chercha ensuite dans plusieurs ouvrages dont « Médicomage et Médicaments », « Poisons et antidotes », « Les potions qui changent l'apparence et modifient les victimes » et « Chez le Docteur Delaroute ». La jeune fille commençait à se décourager. Elle passait son doigt sur les reliures diverses sans trouver le moindre livre pertinent pour sa recherche.

À midi, elles firent une pause pour déjeuner. Puis une demi-heure plus tard, elles reprirent leur tâche. Toute l'après-midi, Agatha et Léna feuilletèrent des ouvrages médicaux.

À six heures du soir, la médicomage se leva de son siège et enjamba les piles de livres qu'elle avait entassé jusque là. Puis elle s'engouffra dans le couloir. Léna entendit une porte s'ouvrir et des bruits de papier qu'on feuillette ainsi que d'un téléphone sur lequel on compose un numéro.

- « Anne ? [...] Oui [...] Je t'appelle parce que j'ai besoin de toi et de ton dictionnaire de potions et antidotes ! [...] C'est ça. [...] Oui, j'aimerai bien [...] Merci ! À tout à l'heure ! »

Agatha revint le sourire aux lèvres. D'un coup de baguette, elle rangea les ouvrages à leur emplacement puis elle s'assit à côté de Léna sur le canapé.

- « Je suis désolée de t'avoir fait chercher pour rien. Je pensais vraiment que ce nom me disait quelque chose et que je l'avais vu dans ma bibliothèque.

- Ce n'est rien, ne t'inquiète pas. Merci de prendre la peine de faire tout ça !

- C'est normal, Léna, répondit Agatha en secouant ses boucles rousses. En tout cas, une amie arrive avec un dictionnaire. Il va pouvoir sauver la vie de ton petit frère »

Un silence pensif s'installa. Léna était intriguée.

- « Vous avez un téléphone ?

- Cela t’étonne ? Je trouve ces engins forts utiles. Les moldus compensent la magie à leur façon et c'est quelque chose que j'admire. Donc, j'ai quelques objets non magique chez moi »

La sonnette de la porte d'entrée coupa la conversation. La rousse se leva aussitôt suivit de Léna. Une petite brune replète se présenta à cette dernière en étant Anne Hodgard, médicomage spécialisée dans les potions et antidotes.

๑๑๑

Il fut assez facile de trouver les ingrédients étant donné que Léna avait avec elle, deux médicomages. Ensuite il leur fallu deux jours pour concocter l'antidote.

Léna avait parlé de l'empoisonnement de son frère à sa mère. Celle-ci, d'abord paniquée, avait rapidement comprit que la situation était entre de bonnes mains et se contentait de rester auprès de son fils pour le rassurer. La jeune fille avait expliqué vaguement ce qui lui était arrivé sans lui faire peur. Cependant, l'adolescente ne savait toujours pas qui lui avait fait cela. Elle mit de côté cette question pour se concentrer sur la guérison du petit garçon.

Le goût de la potion était infect. Agatha avait réussi à l'aromatiser à la fraise sinon Julian aurait refusé de l'avaler. Léna et sa mère s'étaient attendues à ce que les effets de l'antidote soient rapides. Or, ce ne fut pas le cas. Quatre jours s'écoulèrent sans qu'il n'y ait de changement. Puis tout doucement, le nombre de vomissements diminuait et le corps du petit garçon reprenait son apparence normale ainsi que sa voix.

Trois semaines passèrent. La mère et la soeur de Julian se rongeaient les sangs car elles s'inquiétaient d'une éventuelle rechute. Au bout de ces trois semaines, le petit n'avait plus de symptômes sans que l'équipe médicale ne l'explique. Aussi, elle décida de le garder une dizaine de jours en plus afin de voir si son état restait stable.

Finalement, Léna remerciait intérieurement son chat. Elle ne savait pas par quels moyens il s'y était prit pour trouver la maladie de Julian (ou l'empoisonnement) et elle ne savait pas non plus si c'était vraiment grâce à lui ou c'’était dû au hasard. En tout cas, par un concours de circonstances, Léna avait pu découvrir le livre. La jeune fille remerciait aussi Agatha et Anne de l'avoir aidée dans sa manœuvre.

En cadeau pour son rétablissement, Julian reçut des livres, des oursons en peluche et des petites voitures. Mais ce qui a fait rire et ce qui a le plus touchée Léna, c'était les biscuits magiques offerts par Agatha. Cette dernière était devenue une amie chère à ses yeux même si elles ne se connaissaient que depuis un mois et demi. Elle l'avait soutenu dans une mauvaise passe de sa vie et Léna s'était juré de lui rendre la pareille si cela lui arrivait un jour, ce qu'elle ne lui souhaitait pas, bien sûr.



End Notes:

à suivre ...

Chapitre 9 by Maggie31

 Chapitre 9

 

Jeudi, la mère de Léna devait s'absenter toute la journée. La jeune fille se retrouvait donc seule chez elle. Le matin, elle termina tranquillement ses devoirs et les envoya par hiboux à Poudlard. Les professeurs ne l'épargnaient pas puisqu'ils lui avaient demandé à plusieurs reprises de leur rendre des écrits notés.

L'après-midi, l'adolescente décida de s'aérer. Elle prit donc son sac dans lequel elle jeta ce qui lui passait sous la main. Le chaton voulait venir avec elle mais sa maîtresse n’étant pas de cet avis, il se prit la porte dans le museau.

Cela lui prit environ un quart d'heure pour arriver jusqu'au centre de Londres. La jeune fille s'arrêta devant la rue encombrée pour laisser passer une famille pressée. Elle regardait la rue qui s'étendait devant elle. En temps de guerre, personne ne sortait. Ainsi, l'adolescente ne croisa pas beaucoup de londoniens. Quelques sorciers passaient sans se soucier de l'absence des moldus. Les commerçants qui restaient les regardaient intrigués.

Beaucoup de boutiques avaient fermé. Les anglais avaient peur, peur pour eux mais aussi pour leur famille. Les hommes étaient parti défendre leur pays ; les infirmes, les vieillards, les femmes et les enfants avaient prit le maximum d'affaires et étaient partit pour les plus chanceux ou se cachaient dans les endroits qui pouvaient résister plus ou moins aux bombes.

Léna fit le tour des magasins encore ouverts et s'arrêta à la terrasse d'un café. Elle regardait les quelques personnes passer en buvant son chocolat chaud. Un jeune homme criait les titres du journal qu'il vendait dans la rue au loin. Mais comme il ne croisait personne, il se rendit compte que cela ne servait à rien et continua son chemin en jetant des regards partout en quête d'un quelconque acheteur. Puis après quelques minutes de recherche intensive, son regard tomba sur la jeune fille qui l'observait depuis le début de son petit manège.

L'énergumène s'avança vers elle avec un sourire timide. Son visage était rouge de gêne.

- « Bonjour » dit Léna en souriant elle aussi ce qui eut pour effet d'accentuer, encore plus, la couleur écarlate du faciès du jeune homme.

Il y eut un silence pendant lequel ce dernier fixa longuement l'adolescente. Elle se demanda ce qu'elle avait sur le nez. Lorsque la jeune fille voulut parler, le visage du vendeur de journaux reprit une couleur écarlate. Il se gratta la tête lorsqu'il réalisa ce qu'il faisait.

- « Je ... Euh ... Pardon ! B-bonjour, Madame ... J-je veux dire ... Mademoiselle ! Vous voulez acheter ... »

Il ne termina pas sa phrase tellement il était déboussolé. Il regardait le journal dans sa main avec une expression sur le visage qui disait : 'Qu'est-ce que je disais déjà ?'.

- « Un journal ? »

La voix de Léna le fit revenir sur Terre. Maintenant, ses yeux étaient grands comme des soucoupes et sa bouche à demi ouverte.

- « Oui, je veux bien. Combien coûte-t-il, s'il vous plaît ? Continua l'adolescente.

- Ah ! ... »

Son empressement lui fit faire tomber tout ce qu'il avait dans sa sacoche. À cause du vent, les feuilles volaient un peu partout. Léna se leva pour l'aider à ramasser les journaux. Alors qu'elle se redressait, la jeune fille vit quelqu'un qu'elle connaissait. Il lui fallut un petit temps avant de mettre un nom sur son visage. Il tourna dans la rue adjacente chargé de rouleaux de parchemins.

- « Qu’est-ce qu’il fait là ? » pensa Léna.

En se levant, elle aperçu un rouleau de parchemin là où avait disparu le jeune homme. L’adolescente regarda autour d'elle pour voir si tout les journaux avaient été ramassés et courut derrière le garçon.

- « Tom ! »

Cependant, celui-ci ne l'entendit pas et continua son chemin. L'adolescente prit alors le rouleau et se mit à courir le plus vite possible.

Les murs de la rue étaient sinistres. On aurait dit qu'ils transpiraient. Des gouttes dévalaient par-ci par-là la pierre devenue noire. L'odeur nauséabonde qui y régnait s'amplifiait au fur et à mesure que Léna continuait son avancée. La silhouette du jeune homme s'éloignait telle une ombre s'en allant vers la lumière à l'autre bout de la rue. L'adolescente accéléra mais il était trop tard. Elle cria alors son nom. L'écho de sa voix lui fit prendre conscience qu'elle était maintenant bel et bien seule. La jeune fille regarda tout autour d'elle. Un courant d'air lui glaça les os. Elle resserra ses bras autour d'elle et continua malgré tout d'avancer dans l'espoir de rattraper le garçon.

Léna passa devant plusieurs rues qui bifurquaient elle ne savait où. Tout était sombre à cause de la hauteur des bâtiments qu'elle longeait. Les rayons du soleil arrivaient à peine à atteindre la jeune fille. Elle trébucha plusieurs fois. Au bout d’un moment, Léna s'étala de tout son long sur un morceau de plastique qui pouvait s'apparenter à un bout de pare choc de voiture.

Léna resta quelques secondes par terre, hébétée. Ses mains endolories la soulevèrent pour la mettre en position agenouillée. La jeune fille retrouva doucement ses esprits. Puis soudain, elle entendit des rires. Sa tête se tourna rapidement vers la source du bruit et son cœur manqua un battement.

- « Tu as besoin d'aide, ma petite ? » dit un homme qui s'approchait d'elle dangereusement.

L'adolescente se releva et resserra son gilet contre elle. Sa baguette rentra un peu dans ses côtes. Cependant elle ne fit pas attention. L'homme leva sa main vers la joue de la jeune fille mais elle recula. Le rire gras des autres retentit derrière lui. Ce dernier sourit laissant apparaître sa dentition noire. Il passa sa main dans ses cheveux sales et se tourna vers le groupe.

- « Qu'est-ce qu'on fait d'elle ? Demanda-t-il d'un ton qui ne présageait rien de bon.

- Endoloris ?!! S'exclama un bonhomme au crâne rasé.

- Pourquoi pas ?

- Ouais !!! » S’écrièrent les autres en chœur.

Des sorciers ! Réalisa Léna. Le temps qu'ils attrapent tous leur baguette, elle attrapa la sienne et leur jeta le sort de Stupéfixion. Puis la jeune fille prit ses jambes à son cou sans savoir si elle avait atteint au moins quelqu'un. Des jets de couleur passaient au dessus de sa tête. Un sort rouge effleura son avant bras gauche. Elle jeta un coup d'œil et vit une petite plaie.

À deux cent mètres de Léna, la rue se coupait en trois. Arrivée là, elle prit à droite espérant semer les hommes. L'adolescente jeta plusieurs sorts afin de leurs mettre des obstacles sur le chemin. Les bennes à ordures se mirent alors à leur barrer le chemin. Des trous dans le sol se creusèrent soudainement faisant tomber quelques uns ou encore du verglas les firent glisser. Mais ils tenaient bon !  En jetant un regard derrière elle, la jeune fille vit qu'il restait plus de la moitié du groupe. Déçue, elle réfléchi à un plan. Il fallait que les hommes la perdent de vue. Alors l'adolescente changea de direction le plus possible. Elle accéléra la cadence de sa course. Et elle utilisa plusieurs sorts d’illusion et de confusion jetés au hasard sur les hommes derrière elle. Au bout d’un moment, elle se tourna légèrement et vit que cela avait fonctionné. Mais alors que son regard revint droit devant elle, Léna se retrouva face à l'homme qui devait sûrement être le chef de la bande. Il lui prit le bras et dit sur un ton légèrement énervé :

- « Maintenant, fini de jouer ! »

Les autres arrivèrent et les encerclèrent. Le chef lui arracha sa baguette des mains et la gifla. Ils rirent pendant que la jeune fille se relevait. Avec un élan de courage, elle asséna un coup qu'elle voulu le plus fort possible au chef. Ce dernier se plia en deux de douleur. Sa baguette roula à ses pieds. Léna l'attrapa en vitesse et créa une bulle de protection autour d'elle ce qui repoussa les sorts des bandits. L'un d'eux se jeta sur elle mais son bouclier l'envoya valser trois mètres plus loin. De la fumée s'échappait de ses vêtements. Ils regardèrent Léna. Tous inquiets de ce qui pourrait se passer désormais. Ils avaient face à eux une jeune sorcière maligne et rapide.

Un silence s'abattit dans la ruelle pendant lequel la jeune fille réfléchissait à toute vitesse. Elle avisa discrètement deux portes. L'une bleue à droite d’un homme costaud et l'autre noire entre deux gars à l’air stupide. L'adolescente amorça deux pas vers la porte noire. Cela eu pour effet de les faire tous s’agglutiner vers le panneau de bois sombre. Mais d'autres étaient resté sur les marches de la porte bleue pour l'empêcher de passer si cela avait été un leurre. Cependant, ils n'avaient pas prévu ce qui arriva ensuite. Il y eu soudainement une lumière aveuglante et un petit ‘Poc !’. Aveuglés, ils attendirent que la lumière s’éteigne pour ouvrir leurs yeux. Cela dura à peine quelques secondes. Mais le fait était là. Léna s'était évanouie dans la nature devant le groupe de bandits ébahis.

 

*

* *

 

La jeune fille était caché deux rues plus loin. Appuyé dos contre le mur, elle attendit que les hommes s'éloignent dans la direction opposée pour ouvrir la porte à côté d'elle et s'engouffrer dans une maison abandonnée. Il ne lui restait plus que deux ou trois minutes avant que l'effet de son bonbon ne s'arrête. Elle repensa à l'air surpris des hommes qui la poursuivaient et sourit.

L'adolescente avait réussi cet exploit grâce à un bonbon qu’on lui avait offert pour son anniversaire.  La jeune fille avait lancé un sort de lumière aveuglante pour avoir le temps d’avaler son bonbon et être sûr que sa fonction d’invisibilité fonctionne. Elle y avait pensé lorsqu’elle était à terre. Elle avait voulu les berner et avait mit en place un plan. Leur faire croire qu’elle allait s’enfuir par l’une des portes et avaler le bonbon.

Le bonbon était efficace mais ne durait pas longtemps. Pas plus de cinq minutes. Alors, Léna s’était mise à courir le plus vite possible. Le bruit de ses pas avait été étouffé par les hurlements de mécontentement des hommes.

La jeune fille inspecta rapidement la pièce dans laquelle elle avait atterri. C'était un débarras de meubles cassés. Rien ne pouvait lui être utile. Une porte se trouvait à l'autre bout de la salle. L'adolescente s'y précipita et l'ouvrit. Elle couru vers une autre porte sur le mur d'en face et continua jusqu'à ce qu'elle ne trouve plus d'issues. Léna avait traversé tout le bâtiment qui était une ancienne entreprise de meubles et ainsi avait longé une rue entière sans être vu. Elle sortit en ayant vérifié si il n'y avait personne et marcha très vite.

Lorsqu'elle entendait du bruit non loin d'elle, la jeune fille s'arrêtait et se collait contre le mur en écoutant jusqu'à ce qu'elle soit sûre qu'il n'y ait personne.

Plus l'adolescente progressait plus la rue qui donnait sur la terrasse sur laquelle elle était assise quelques temps plus tôt se rapprochait. Cependant, alors qu'elle arrivait au croisement de rues où elle avait vu les bandits, une main l'attrapa et la jeta à terre. La jeune fille se débattit de toutes ses forces alors que quelqu'un la maintenait au sol. Elle reçu un coup au visage, ce qui la sonna.

À ce moment là, ses yeux entrouverts perçurent une lueur bleue et blanche passer au dessus de sa tête et percuter la personne au-dessus d'elle. Il y eu un hurlement et une lutte débuta. Un échange de coups, semblait-il, s'ensuivit. Léna voulut se relever mais elle reçu un poing dans le visage. Son crâne heurta le sol.

Des bruits de ferrailles, sûrement une benne, contre lequel quelqu'un atterrissait ou frappait retentirent puis des pas précipités s'éloignèrent. Cela marqua la fin du combat. Quelque chose de doux effleura la main de Léna puis elle sombra.


End Notes:

à suivre ...

Chapitre 10 by Maggie31

Chapitre 10

 

Une jeune fille marchait dans les couloirs de Poudlard. Elle tourna à l'angle et traversa un énième couloir. Les spasmes de son estomac la firent accélérer. Elle couru jusqu'à une grande porte et l'ouvrit. Les toilettes des filles étaient composées de plusieurs cabinets disposées le long des 4 murs de la pièce. Au centre de celle-ci se trouvait un cercle formé par une demi-douzaine de lavabos.

Un groupe de filles se tenait devant. Lorsqu'il entendit l’adolescente arriver, les élèves se retournèrent vers elle, l’air étonné. La jeune fille se força à leur sourire puis lentement, elle se dirigea vers une cabine pendant que les autres sortaient. La jeune fille resta debout à attendre, l’oreille collée à la porte tandis que les spasmes de son estomac continuaient. Puis lorsqu’elle fut sûre qu’il n’y avait plus personne, elle se pencha légèrement en avant pour s’asseoir. Cependant, les spasmes eurent raison d’elle. La jeune fille vomit dans les toilettes.

๑๑๑

Léna était en cours d’Histoire de la Magie. Le professeur débitait sa leçon pendant que ses élèves s’endormaient sur leur table. A l’inverse, la jeune fille faisait parti des seuls à suivre. Elle aimait ce cours.

Au bout d’un moment, le professeur leva les yeux de ses notes et s’aperçu que la plupart de ses élèves ne l’écoutaient pas. Il secoua la tête, l’air complètement dépité. Ses yeux rencontrèrent ceux de Léna et un sourire apparu sur son visage. La jeune fille lui sourit en retour. Puis il vit que quelques autres paires d’yeux l’observaient aussi. Heureux que des élèves s’intéressent à ce qu’il disait, il se replongea dans sa lecture monotone. Le cours se termina une demi-heure plus tard. Les élèves sortirent rapidement de la salle, trop content d’en avoir fini avec ce cours barbant.

Rose et Léna se dirigèrent vers le hall en prenant le grand escalier en marbre avec les autres Serdaigle. Elles bavardèrent tranquillement jusqu’à ce que les deux adolescentes arrivent à la lisière de la forêt. Les Serpentard vinrent en retard, trainant les pieds et râlant après ce professeur qui les faisait sortir du château alors qu’il faisait très froid.

En effet, l’hiver arrivait à grand pas. Désormais à la mi Novembre, les élèves se couvraient de plus en plus. Léna était revenue la veille. Elle était passée par les couloirs du château où les grandes fenêtres sans vitre laissaient passer le vent glacial. La jeune fille avait du se rendre à l’évidence que la chaleur de son foyer précédent allait lui manquer cruellement.

Lorsqu’il la vit, son petit ami quitta son groupe de Serpentard et vint la rejoindre. Il salua Rose et planta une bise sur la joue de Léna. Puis le cours commença.

Le professeur s’avança au devant de ses élèves et les salua. Il leur présenta des plantes en pot. A première vue, elles avaient l’air inoffensif. Cependant, d’après leur professeur, leurs feuilles étaient venimeuses. Il leur fallait des gants pour les manipuler.

Leur cours d’aujourd’hui consistait à prélever les graines engendrées par la plante dans son pot et les amasser dans un bocal dans un premier temps. Ensuite, les élèves devaient nourrir de sortes de petits rongeurs dans les cages disposées derrière le professeur.

-                  « Une dernière chose ! Ces plantes sont coriaces ! Elles ne mordent pas mais feront tout pour vous empêcher de prendre leurs graines. Faites très attention. Surtout n’utilisez aucun sort, elles n’y survivraient pas.

-                  C’est quoi ces plantes qui ne supportent pas la magie ? marmonna un garçon de Serpentard derrière Léna.

-                  Vous pouvez commencer ! »

Les élèves prirent chacun un pot. Chloé et Liz se joignirent à eux. Puis ils se mirent tous à tenter d’attraper ces graines. Tenter puisque les plantes utilisaient leurs banches pour accrocher les mains et les atteindre avec leurs feuilles venimeuses.

-                  « Saletés ! s’écria un Serpentard.

-                  C’est plus difficile que je ne pensais, dit une Serdaigle à ses amies pas loin de Léna.

-                  Armez-vous de patience et vous arriverez à … Mr Vaper, n’abimez pas la plante ! Il s’agit d’un être vivant ! Ne l’oubliez pas, dit le Professeur »

Léna retira vivement sa main des branchages de la petite plante. Elle lui tapait sur les nerfs. La jeune fille observa les autres. Personne n’arrivait à mater les plantes. Ils n’avaient pas le droit d’utiliser la magie. Mais ils devaient déterrer ces petits êtres verts.

Au bout d’un moment, quelques élèves réussirent à atteindre les graines. Ils poussaient des exclamations de joie. Cela motiva l’adolescente qui creusa la terre autour en évitant tant bien que mal les branches. Elle finit par dénuder les racines et sortit la plante de son pot. Léna récupéra toutes les graines et remit le végétal avec la terre dans le pot.

Contente d’elle, Léna termina l’exercice et donnant son trésor à un petit rongeur. Cependant, le professeur interpella ses élèves :

-                  « N’oubliez pas que vous avez deux autres plantes après celle-ci, alors ne trainez pas »

La joie de Léna disparu aussitôt. Elle avait oublié qu’il y en avait d’autres ! Déçue, elle retourna à sa table et reprit son petit manège.

A la pause de midi, la jeune fille s’effondra sur le banc. Ses amies firent de même. Les garçons s’assirent à côté et rirent de leur fatigue.

-                  « Eh ! Vous avez eu autant de mal que nous ! dit Léna.

-                  Oui mais nous, nous avons toujours la forme ! Mes petites, taquina Nathan.

-                  Chloé, tu as une mine affreuse. Tu as fais des folies ce week-end ? demanda Adrian tout sourire.

-                  Ah ah ! Très drôle !

-                  Je peux avoir les carottes, s’il vous plait ? demanda Léna.

-                  Tu as raison d’en prendre ! Ça rend aimable, plaisanta Adrian.

-                  Wah ! J’adore votre humour aujourd’hui les garçons, lança ironiquement Léna.

-                  Liz, tu … ».

Léna n’écoutait déjà plus la conversation. Elle les observait. La jeune fille était heureuse de les revoir. Ils n’avaient pas changé. Son regard tomba sur Rose à côté d’elle qui la regardait elle aussi. Elles se sourirent.

-                  « Alors contente d’être revenu ?

-                  Oh oui ! Je ne vous ai pas vu depuis près d’un mois et demi ! C’est trop !

-                  Tu nous as manqué toi aussi. Surtout à une certaine personne ! répondit Rose avec un sourire.

-                  Qui ? demanda Léna surprise.

-                  A ton avis ? David, bien sûr ! Le pauvre tournait en rond sans toi.

-                  Tu exagères quand même. Pas à ce point ! rit Léna.

-                  C’est vrai, j’exagère un peu. Mais il était perdu sans toi ! Un pauvre petit chiot abandonné ! Parfois c’était drôle à voir, dit Rose en regardant David à sa table. Alors comment va ton petit frère ?

-                  Mieux. Il court partout dans la maison maintenant ! Il en avait assez d’être cloué au lit. Dis-moi Rose, qu’est-ce que j’ai manqué pendant mon absence ?

-                  Comme tu le vois Chloé et Adrian se sont rapprochés. Peut être qu’il y a une future idylle entre eux ?

-                  Maintenant que tu le dis, c’est vrai qu’ils ont l’air plus proche, l’interrompit Léna en observant le couple potentiel.

-                  Après … Qu’est-ce que je peux te dire de plus ?... Liz est amoureuse !

-                  Eh ! Je t’ai déjà dit que ce n’est pas vrai, s’indigna la concernée qui les écoutait parler depuis le début.

-                  Tu connais l’attrapeur des Poufsouffle ? demanda Rose en s’adressant à Léna.

-                  Oui. C’est lui ? Tu as bon goût Liz !

-                  Arrêtez ! Je vous dis que ce n’est pas vrai, s’énerva Liz.

-                  D’accord, d’accord, on se tait ! Battit en retraite Rose. Le professeur Slughorn a monté un club. ‘Le club de Slug’. Pas très original comme nom, tu vas me dire. C’est un club dans lequel il réunit des élèves pour des diners et des fêtes le soir. Pas mal d’élèves veulent y entrer. Mais Slug n’invite que ceux qui ont une famille connue ou à ceux qui ont de bonnes notes. C’est un club ‘très sélect’, débita Rose.

-                  Il invite tous ceux qu’ils considèrent comme des sorciers ayant un avenir prometteur, en fait, ajouta Liz.

-                  Tu en fais parti ? demanda Léna à Liz.

-                  Oui. David aussi. Et il y en a sept autres.

-                  Qui sont les autres ?

-                  Eh bien, à part Tom Jedusor, tu ne connais pas les autres.

-                  Madison n’est pas membre ? Pourtant sa famille est célèbre et elle a de bonnes notes ! S’étonna Léna.

-                  Non, je pense que c’est à cause de l’incident qu’il y a eu avec le collier, dit Rose.

-                  En parlant de cet incident, comment va Madison ?

-                  Elle a récupéré mais elle ne veut plus entendre parler du collier. Elle et Chloé se sont réconcilié, répondit Liz. Tu te rappelles de la seconde personne qui est allée à St Mangouste ?

-                  Oui mais je ne sais pas qui c’est !

-                  Une fille de Gryffondor a été pétrifiée ! s’écria Rose. Ils ne savaient pas ce qui lui été arrivé au début alors ils ont préféré l’envoyer directement à l’hôpital. Maintenant ils ont l’antidote, un filtre à la mandragore.

-                  Comment cela lui est-il arrivé ? Comment a-t-elle été pétrifiée ? Un sort qui a mal tourné ?

-                  On ne sait pas du tout. Le professeur Dumbledore nous a dit qu’elle n’aurait aucune séquelle et qu’elle allait s’en remettre rapidement »

Le lendemain, Léna alla à son cours de Potions. Lorsqu’elle sortit de la salle à la fin du cours, la jeune fille se dirigea directement à la bibliothèque. Elle voulait finir ses devoirs que ses professeurs lui avaient envoyés quelques jours avant qu’elle ne revienne au château. Chloé et Nathan l’accompagnèrent.

L’adolescente fit ses exercices et rédigea sa dissertation en Etudes des Moldus. Cela ne lui prit pas beaucoup de temps. Le fait qu’elle vive dans le monde des Moldus en dehors de Poudlard l’avantageait.  D’après son professeur, les devoirs qu’elle lui rendait l’intéressaient beaucoup. Elle avait donc de très bonnes notes.

Elle relut son cours d’Histoire de la Magie et fit son devoir d’Arithmancie. Puis ses amis et elle sortirent de la bibliothèque. Léna les laissa aller à la Grande Salle pendant qu’elle se dirigeait vers la salle des professeurs. Il était midi. Ils devaient tous s’y trouver.

Lorsque Léna toqua à la porte, le professeur d’Histoire de la Magie lui ouvrit.

-                  « Si c’est encore toi, tu … ! Commença-t-il s’attendant sûrement à un plaisantin. Oh, c’est vous Léna ! Excusez-moi. Je pensais que c’était Peeves, ajouta-t-il avec un sourire d’excuse.

-                  Ce n’est pas grave, Monsieur, répondit la jeune fille.

-                  Voulez-vous parlez à un professeur ?

-                  Je suis venu apporter les devoirs que l’on m’a envoyés par hibou, dit Léna.

-                  Donnez-les-moi, je vais les transmettre aux professeurs concernés.

-                  Merci, Professeur »

Ce dernier ferma la porte et Léna se retrouva seule dans le couloir. Enfin c’est ce qu’elle croyait. Peeves flottait au-dessus d’elle.

-                  « Lèche-botte ! » s’écria-t-il avant de partir dans le couloir adjacent.

Léna fulminait. Quel ingrat celui-là ! Elle voulut le suivre mais la jeune fille entendit des éclats de voix au fond du couloir à sa gauche. Elle s’approcha à pas de loup.

-                  « […] Il faut que tu lui dise ! dit une voix de fille. Tu dois le faire.

Mais ce n’est pas encore décidé. Et puis je refuse cet accord ! répondit une voix masculine qu’elle reconnut.

-                  Tu ne peux pas refuser ! Si tu fais ça, tu sais très bien ce que ma famille va faire à la tienne, rit la fille.

-                  C’est du chantage.

Homme Baskets Cuir Homme Court Baskets Star Pu -                  Ma famille est bien plus puissante que la tienne. Tu dois m’obéir ! ordonna l’autre.

-                  Je ne ferais jamais ça. Je ne te laisserai pas gâcher ma vie, refusa David.

-                  Romps avec Léna ! »

Cette dernière sortie de sa cachette surprenant les deux autres. Le jeune homme la regarda avec horreur.

-                  « Tu as tout entendu ?

-                  Qu’est-ce que c’est que cet accord ? demanda Léna, énervée.

-                  Un mariage ! s’écria la fille, victorieuse.

-                  De quoi tu parles ? David ?

-                  Vous allez arrêtez de vous voir parce qu’à la fin de nos études, David et moi, nous allons nous marier. D’ailleurs, pendant les prochaines vacances, c’est-à-dire, pour Noël nous allons nous fiancer, répondit la fille à sa place.

-                  C’est vrai David ?

-                  Ça ne se fera pas puisque je vais refuser, lança celui-ci. Sa famille veut se lier à la mienne. Ses parents font pression sur les miens pour marier leur fille avec moi, ajouta-t-il à l’attention de Léna.

-                  Tu n’as aucune chance avec lui. Tu n’es qu’une Sang-de-Bourbe !

-                  Tais-toi, Kiera ! Ne l’insulte pas ! S’énerva David.

-                  Et toi, ne me parle pas sur ce ton ! »

Des pas retentirent derrière Léna. Les deux autres s’interrompirent lorsqu’ils virent la personne qui arrivait.

-                  « Que se passe-t-il ? »

Un silence accueillit sa question. Le Préfet-en-Chef souleva un sourcil.

-                  « Vous êtes bien silencieux tout d’un coup.

-                  Je remettais en place cette Sang … cette fille, Tom, répondit Kiera.

-                  Qu’a-t-elle fait pour mériter autant d’acharnement ? demanda le jeune homme. Eh bien, Kiera ? dit-il devant un nouveau silence.

-                  Elle se mêle de ce qui ne la regarde pas.

-                  Dis donc toi, pour qui tu … commença Léna.

-                  Calmes-toi Léna, l’interrompit David.

-                  Mais tu as vu comment elle parle de moi ? s’indigna Léna.

-                  C’est vrai Kiera. Tu manques de respect à … enchérit le Préfet-en-Chef.

-                  Léna, répondit la jeune fille.

-                  Tu manques de respect à Léna » reprit Tom en regardant droit dans les yeux Kiera.

La Serpentard prit un air vexé puis devant le regard insistant du Préfet-en-Chef, elle s’efforça de paraître désolée.

-                  « Je suis désolée. Je ne le referais plus » dit celle-ci, plus pour le garçon que pour Léna.

Il y eut un silence pendant lequel tout le monde attendait la réaction de cette dernière mais elle ne vint pas. La Serpentard rompit ce silence en lançant d’une voix horripilante :

-                  « Allons manger ! Tu viens David ?

-                  Oui, il est temps pour nous tous de descendre avec les autres » dit alors Tom.

Cela eu pour effet de faire baisser les yeux de Kiera. Personne ne répondit mais les quatre élèves avançèrent vers la Grande Salle. La Serpentard marchait en premier et David la suivait. Ils ne se parlaient pas. Tom se mit à la hauteur de Léna.

-                  « Je te rencontre souvent dans des situations … Comment dire ?

-                  Compliquées ?

-                  Oui c’est cela, répondit le Préfet-en-Chef avec un sourire. Ainsi donc tu t’appelles Léna ?

-                  Oui, répondit celle-ci n’ayant pas envie de continuer la conversation.

-                  Enchanté. Nous sommes dans la même école mais nous ne nous sommes presque jamais adressé la parole, continua tout de même le garçon.

Pu Cuir Baskets Homme Court Baskets Star Homme -                  Oui c’est vrai. Mais il y a beaucoup d’élèves, dit Léna en fixant David.

-                  C’est ton petit-ami ? demanda le jeune homme en suivant son regard.

-                  Oui »

Arrivés à la Grande Salle, Tom se tourna vers l’adolescente :

-                  «Bon appétit ! lança-t-il en lui souriant une dernière fois.

-                  Merci, bon appétit à toi aussi »

Léna le regarda s’éloigner et rejoindre les deux autres qui atteignaient déjà leur table. Tout les deux baissèrent la tête et s’assirent sur le banc. Ils n’échangèrent pas un mot avec leur Préfet-en-Chef mais il était évident qu’il avait de l’autorité ou du moins de l’influence sur eux.

Léna se rendit compte qu’elle était plantée en plein milieu de l’entrée lorsqu’elle se fit bousculer par une fille qui sortait de la salle l’air pressé, les yeux rivés sur le sol. D’autres élèves arrivaient dans la salle pour manger et râlaient après elle car elle les gênait. Elle se mit alors en marche vers sa propre table avec une impression désagréable.

๑๑๑

La jeune fille était à table avec ses camarades. Elle se força à rire aux plaisanteries de ses amis. Mais elle ne se sentait pas à sa place. Elle ne se sentait plus à sa place parmi ses amis. L’adolescente se servit un peu de purée et une patte de poulet. Elle avala quelques bouchées. Un haut-le-cœur fit son apparition. Il ne fallait pas qu’elle rende son maigre repas devant tout le monde. Ça serait la honte assurée ! Alors elle inventa une excuse et sortie de la Grande Salle en bousculant une fille au milieu de l’entrée. La jeune fille la reconnu. C’était la Serdaigle qui l’avait vu vomir en Septembre.



End Notes:

à suivre ...

Vogue fourrure femmes d'hiver pour fausse Bottes blanc36 Chaussures Chaud SHINA en n6q04PSChapitre 11 by Maggie31
Author's Notes:

Bonjour à tous ! Je suis vraiment désolée pour le délai d'attente entre chaque chapitre. Je dois bien avouer que je manquais d'inspiration mais aussi de temps. J'espère que ce chapitre va vous plaire. 

 

PS : J'ai déjà écris le chapitre suivant ! Vous l'aurez dans quelques jours.

 

Bonne lecture !!

Chapitre 11

 

La pluie tombait à verse dehors. Les gouttes martelaient vivement les vitres de la bibliothèque. Et les nuages gris menaçaient de lancer des éclairs. La météo annonçait justement un orage dans le courant de l’après-midi.

Soudain, une feuille se colla sur la vitre surprenant Léna. Elle la regarda glisser le long de la surface vitrée suivant la course des gouttes d’eau dévalant déjà la fenêtre. La jeune fille continua à descendre son regard jusqu’à tomber sur la forêt interdite. Les branches des arbres s’agitaient violemment au gré du vent et les feuilles s’envolaient dans un tourbillon de couleurs. La nature se déchainait de plus belle à l’extérieur ce qui contrastait avec l’ambiance calme de la bibliothèque.

Ces derniers jours, le temps se dégradait. Il y avait régulièrement des tempêtes. Etant déjà en mi Décembre, tout le monde s’étonnait de ne pas voir tomber de la neige plutôt que la pluie glaciale qui faisait son œuvre en ce moment même. Pourtant, lorsque les élèves sortaient, ils ressentaient le froid comme s’il faisait 0 degré.

Brusquement, les buissons s’agitèrent. Léna plissa les yeux et aperçu quelqu’un sortir de la forêt. Il tenait sa baguette dans sa main prêt à s’en servir. Un morceau de papier dépassait de sa poche que l’élève s’empressa de le glisser plus dans le tissu afin qu’il ne prenne pas l’eau. Tout dans son attitude faisait penser que quelque chose s’était passé dans la forêt.

Quelques secondes plus tard, un petit groupe émergea de la végétation à la suite du premier élève. En son centre se tenait un garçon plus grand que les autres. Il avait les vêtements sales. Les autres autour de lui semblaient le prendre en joug, comme s’il devait rester sous surveillance.

Le premier entra dans le château. Léna se leva brusquement. Ses amis assis à côté d’elle la regardèrent bouche bée. Elle inventa une excuse et sortit précipitamment de la bibliothèque.

Lorsque la jeune fille arriva dans le hall, le professeur Dumbledore parlait déjà au jeune homme. Elle le reconnut immédiatement. Le Préfet-en-chef. Celui-ci jeta un sort afin d’essorer l’eau de pluie de son uniforme. A ce moment-là, le reste du groupe poussa la porte d’entrée et s’engouffra dans la pièce.

Léna connaissait l’élève au centre du groupe. Il s’appelait Edward Drake. Elle se cacha derrière un pilier pour entendre la conversation.

La jeune fille et le garçon avaient passé quelques retenues ensemble. Elle l’observa longuement et se demanda ce qu’il avait pu faire dans la forêt interdite. Ses vêtements étaient trempés et boueux. Il n’avait pas l’air d’avoir fait une simple balade et comme elle le connaissait, elle se dit que la punition allait être à la hauteur de la bêtise, c’est-à-dire, sévère.

๑๑๑

Plus tard, au déjeuner, Léna chercha du regard Edward. Lorsqu’elle réussi enfin à l’apercevoir, la jeune fille fut étonnée qu’il se dirige droit vers elle. Il lui fit signe de se lever et retourna immédiatement dans le hall. Elle prévint ses amies qu’elle revenait et le suivit. Curieuse, Léna se frayait un passage entre les élèves qui entraient dans la salle-à-manger en jouant des coudes.

Lorsqu’ils furent suffisamment éloignés du flux continu d’élèves affamés, Edward se tourna vers elle.

-                  « Ce que je vais te dire n’est pas sensé être révélé aux élèves avant les prochains jours. Mais je tiens à ce que tu le saches avant »

Il regarda autour de lui pour vérifier qu’aucun de leurs camarades ne les écoutaient. Léna, impatiente et légèrement inquiète, demanda :

-                  « Qu’est-ce qu’il se passe ?

-                  Les professeurs ont décidés de nous punir, répondit Edward, gardant encore le mystère.

-                  Comment ? insista la jeune fille.

-                  Ils veulent créer des groupes d’élèves. Ils appellent ça des groupes d’« aide aux devoirs ».

-                  Je ne vois pas où est la punition. Et je ne vois pas non plus en quoi cela me concerne. Je n’ai pas de mauvaises notes, réponds Léna, dubitative.

-                  A vrai dire, ce ne sont pas vraiment des groupes d’aide aux devoirs. Il s’agit de groupes de quatre élèves. Deux élèves ont en quelque sorte un rôle de professeurs. Et les deux autres, c’est-à-dire, nous, sommes ceux qui suivront les « cours de soutien » expliqua le jeune homme.

Léna fronça les sourcils. Elle ne comprenait toujours pas en voulait en venir.

-                  « Ce sera surement des préfets qui vont jouer les professeurs »

Edward jeta un coup d’œil par-dessus son épaule.

-                  « Ils vont nous mettre sous surveillance, Léna »

La jeune fille ne répondit pas. Elle réfléchissait.

-                  « Ils vont choisir les plus récalcitrants au règlement de l’école. Et comme TU es concernée, je me suis dis que le mieux pour toi, c’était que je te le dise maintenant. Surtout que c’est de notre faute, enfin, en grande partie, poursuivit Edward.

-                  Comment … ?

-                  Ne me prends pas pour un idiot. Je suis au courant pour ta dernière retenue ou je devrais dire TES dernières retenues, coupa Edward, un sourire en coin.

-                  Ne me fais pas la morale, je sais très bien que tu t’es fais attraper dans la forêt interdite ce matin ! répliqua Léna de mauvaise foi.

-                  Un point partout » sourit le jeune homme.

Ce dernier jeta un coup d’œil aux élèves dans la salle.

-                  « On devrait y retourner. »

Ils se mirent alors en chemin jusqu’à la salle-à-manger et se dirigèrent alors vers leurs tables respectives.

Le petit d’ami de Léna lui lança un regard interrogateur de sa table mais elle l’ignora.

๑๑๑

Deux jours plus tard, l’annonce du projet des professeurs n’avait toujours pas eu lieu. Léna avait interrogé Edward à ce sujet. Cependant, il l’avait renvoyée promener. Il ne voulait pas qu’elle en parle devant tout le monde comme elle n’était pas sensée le savoir. Elle avait insisté et avait reçu comme réponse : « quand ils auront terminé de tout mettre en place ». Déçue, elle se dit qu’il allait falloir être patiente.

Dès lors que la jeune fille croisait un professeur, elle avait envie de lire dans leurs pensées. Mais comme elle ne pouvait pas, Léna les fixait d’un air pensif. Ce petit manège la rendait ridicule. Les professeurs la regardaient étonnés et s’en allaient l’air méfiant.

La jeune fille avait bien tenté d’amener le sujet avec son petit ami.  Il était préfet alors elle s’était dit qu’il pouvait lui en dire plus sur le projet. Mais comme ils ne se parlaient plus beaucoup, il était difficile de lui sortir les vers du nez.

La nuit, elle faisait des rêves à propos de ce fameux projet. La jeune fille s’imaginait persécutée par ses camarades et même par les professeurs. Tout le monde se moquait d’elle. Son petit ami avait honte d’elle et s’éloignait de la jeune fille. Léna avait même fait le cauchemar qu’il se mariait avec Kiera juste après leur dernière année et qu’elle vivait dans la rue. 

En somme, cette histoire de groupes d’aide aux devoirs, lui montait à la tête et lui faisait peur.

Elle avait hésité à en parler à ses amies mais elle s’était rappelée qu’Edward lui avait dit qu’elle n’était pas sensée le savoir. Pour le protéger, elle avait décidé de ne pas les mettre au courant.

๑๑๑

Léna était dans la bibliothèque lorsqu’un élève de première année complètement paniqué était entré dans la pièce. Il avait reprit son souffle durant quelques secondes avant de lancer la bombe. Une élève de Poufsouffle avait été retrouvée pétrifiée.

La nouvelle avait jeté un froid dans la pièce. Tous les élèves s’étaient regardés. Plus personne n’avaient osé parler. Puis la bibliothécaire avait reprit ses esprits et était sorti avec le jeune garçon qui avait annoncé la mauvaise nouvelle. Un brouhaha avait emplit la pièce. Léna avait rapidement rejoint ses amies à une table. Elles étaient inquiètes. Elles s’étaient demandées s’il ne valait pas mieux de quitter le château.

๑๑๑

La rumeur s’était propagée avant la fin de la journée. Tous les élèves étaient maintenant au courant qu’une nouvelle agression avait eu lieu. Personne ne savait ce qu’il se passait réellement. Mais chacun avait son avis là-dessus. Certains disaient qu’il s’agissait d’un fantôme qui volait l’âme des élèves et d’autres pensaient que c’était le résultat d’un mauvais sort et que cela avait jeté une sorte de malédiction.

Quoi qu’il en soit, tous les habitants du château étaient sur leurs gardes. Les professeurs avaient certifiés à leurs élèves qu’ils étaient en sécurité. Cependant, le professeur Dippet avait rappelé qu’il était formellement interdit de déambuler la nuit dans les couloirs et qu’il fallait impérativement respecter le couvre-feu. Il a ajouté aussi que les élèves devaient se déplacer toujours au minimum en duo. Les premières années étaient sous la responsabilité des préfets. Ces derniers avaient pour mission de les escorter jusqu’à leur dortoir le soir et de s’assurer que tous les élèves étaient bien dans leur lit au moment du couvre-feu. Après celui-ci, les professeurs prenaient le relais et devaient faire des rondes dans les couloirs de l’école jusqu’au petit matin.

Léna et ses amis s’étaient mis d’accord. Ils avaient trouvé un roulement pour qu’aucun d’eux ne se trouve seul à un moment de la journée.  Cela les avaient quelque peu rassurés.

La jeune fille croisa le regard de son petit ami. Celui-ci aurait surement voulu la rejoindre à ce moment-là. Léna aussi d’ailleurs. Elle eut envie de se blottir ses bras. Le pardonner aussi. Mais lorsqu’elle vit Kiera, la jeune Serpentard, elle serra les dents. D’un coup, tout envie de pardonner le jeune homme s’envola.

๑๑๑

Une semaine s’écoula depuis les derniers événements. Aucune autre agression n’était à déplorer. De plus, l’annonce du projet des professeurs n’avait toujours pas été faite. Léna se doutait de la raison. Les agressions les inquiétaient.



End Notes:

à suivre ... N'hésitez pas à laisser des commentaires ! Biz

Chapitre 12 by Maggie31

Chapitre 12

 

C’était toujours la même rengaine. Tous les matins, la jeune fille se levait à six heures et quinze minutes. Les autres filles de son dortoir préféraient se doucher le soir et ainsi se lever plus tard, c’est-à-dire, 7 heures.

Un sort d’insonorisation évitait que la musique de son réveil* ne filtre à travers les rideaux de son lit. Ce « truc de moldus » amusait ses amies mais, le matin, il ne fallait pas les réveiller avant l’heure, même avec leurs chansons préférées … En revanche, pour la jeune fille, la radio la rendait de bonne humeur – ou en tout cas, elle améliorait son moral en lui faisait oublier ses soucis le temps d’une chanson. Le radio-réveil était posé sur une petite étagère qu’elle avait fait crée elle-même sur le poteau droit du lit. La main de la jeune fille tâtonnait toujours dans le vide pendant quelques secondes avant de trouver l’objet. Elle l’éteignait après avoir écouté une chanson. C’était son rituel. Ensuite, elle s’extirpait de ses draps et attrapait ses vêtements dans la valise au pied du lit sans bruit. Puis elle filait rapidement dans la salle-de-bain. Enfermée à double tour, l’adolescente préparait une mixture dont elle avait trouvé la recette dans un livre de la bibliothèque une semaine auparavant. Lorsqu’elle terminait la potion, la jeune fille l’avalait cul-sec en se pinçant le nez. Le liquide au goût déplorable lui donnait la nausée dès lors qu’elle l’ingurgitait mais celui-ci lui permettait d’en être exemptée toute la journée. Un mal pour un bien. L’adolescente avait aussi un complément alimentaire à prendre. Ces derniers temps, elle ne mangeait plus beaucoup. Soit l’odeur de la nourriture lui donnait envie de vomir soit son estomac se contractait et rejetait tout ce qu’il contenait dès que la jeune fille avalait quelque chose. Il fallait donc qu’elle réponde à ses besoins nutritifs d’une façon ou d’une autre. Des larmes venaient souvent tremper ses joues lorsqu’elle se rendait compte de ce dont elle en était rendu à faire pour cacher à ses amies ce qui lui arrivait. Après avoir prit sa mixture et son complément, elle se brossait les dents et filait sous la douche. Elle faisait couler l’eau chaude sur son corps pendant une bonne vingtaine de minutes. Cela l’aidait à se détendre. En effet, la jeune fille était sans arrêt sur ses gardes et de ce fait, très angoissée. En sortant de la douche, la jeune fille entendait souvent ses amies discuter gaiement tout en se levant et se préparant pour les cours.

Ensuite, l’adolescente enfilait son uniforme et se regardait dans le miroir afin d’évaluer la pâleur de son visage. Lorsqu’il était nécessaire, la jeune fille mettait un peu de fond de teint ce qui atténuait la blancheur de sa peau pour la rendre « normale ». Ensuite, elle se coiffait en essayant de réduire les épis.

De temps en temps, ses amies toquaient à la porte pour savoir si elle avait terminé. Elles attendaient leur tour pour entrer dans l’unique salle de bain de la chambre. Dans ces cas-là, les filles à presque terminer de se préparer. Il ne leur restait plus qu’à se coiffer, se brosser les dents et pour certaines, se maquiller. Cela signifiait que la jeune fille devait se dépêcher et qu’elle avait surement prit du retard. Ainsi, elle se dépêchait à ranger ses affaires, et surtout à cacher les ingrédients de la mixture et le complément alimentaire. Puis elle ouvrait la porte à ses amies qui s’engouffraient comme des furies dans la petite pièce. Pendant que celles-ci se chamaillaient pour prendre la place devant les deux lavabos, la jeune fille rangeait sa chemise de nuit sous son oreiller et tirait les rideaux pour les accrocher sur les poteaux du lit. Ensuite, elle faisait son lit en prenant son temps. Ses amies sortaient de la salle-de-bain au compte-goutte. Chacune terminait leur toilette et venait prendre leur cahier et leur plume pour les cours.

A sept heures et demie, les jeunes filles rejoignaient leurs camarades dans la grande salle afin de prendre leur petit déjeuner. A 8 heures, les cours commençaient.

๑๑๑

Ce jour-là, la jeune fille débuta la journée comme à son habitude. Elle se leva à six heures et quart. Elle prit sa mixture et son complément alimentaire enfermée dans la salle-de-bain puis l’adolescente se doucha et s’habilla rapidement. Ensuite, la jeune fille se maquilla sans toutefois remarquer que sa peau était encore plus pâle que d’habitude. Ainsi, elle continua le déroulement de ses « tâches matinales ». Elle se coiffa et rangea ses affaires. Enfin, la jeune fille sortit de la pièce laissant ses amies entrer à leur tour. Elles aussi ne firent pas attention à son teint étrangement blafard malgré le fond de teint. L’adolescente mit sa chemise de nuit à son emplacement habituel, accrocha les rideaux et fit son lit. La jeune fille se sentit fatiguée. Elle pensa que c’était surement du au fait qu’elle s’était couché tard la veille au soir afin de terminer un devoir important. Ainsi, elle s’assit sur son lit en attendant ses amies.

Lorsque celles-ci eurent fini, elles allèrent dans la grande-salle. L’odeur de la nourriture donna la nausée à la jeune fille. Elle en fut étonnée puisqu’elle avait prit sa potion quelques minutes auparavant. De plus, la nourriture que leur avaient cuisinée les elfes de maison, ne lui faisait pas envie. Cependant, elle se força à manger quelques morceaux de pain pour prendre des forces et faire bonne figure devant ses amies. L’une d’elles servit à toutes les filles du jus de citrouille, à la grande déception de l’adolescente. Cette dernière avala le contenu de son verre petit à petit pendant qu’elle conversait avec ses camarades. Lorsqu’elle en eut l’occasion, la jeune fille versa le reste de son verre dans le pichet de jus de citrouille.

Voyant que la plupart des élèves se levaient des bancs et sortaient de la salle, une de ses amies lança :

-                  « Il faut qu’on se dépêche si on ne veut être en retard en cours »

Les autres acquiescèrent et terminèrent rapidement leur petit déjeuner. Elles se levèrent du banc et s’apprêtaient à s’en aller lorsqu’une blonde assise à côté d’elle s’étonna de la voir encore assise.

-                  « Lucy ? Quelque chose ne va pas ?

-                  Si ! Tout va bien, je suis juste dans les nuages » répondit la dénommée Lucy, qui se leva et suivit ses amies.

Devant la porte de la grande-salle, une élève lui bouchait le passage. Lucy s’excusa et lui demanda de se pousser légèrement pour qu’elle puisse sortir.

๑๑๑

Chloé se trouvait devant la porte de la grande-salle. Elle attendait que Léna se dépêche de la rejoindre. Une fille lui demanda de se décaler afin quelle puisse passer et Chloé s’exécuta de bonne grâce. Son amie arriva enfin et elles prirent ensemble le chemin pour aller en cours de Potions.

La leçon du jour consistait à réussir une potion relativement difficile. Le professeur leur demanda donc de se mettre à deux. Léna et Chloé décidèrent donc de travailler ensemble. Elles étudièrent la recette et elles se répartirent les tâches. Léna alla chercher les ingrédients pendant que Chloé préparait le matériel. Lorsque cela fut fait, les deux jeunes filles se mirent au travail. Consciencieusement, elles ajoutèrent, écrasèrent, coupèrent, chauffèrent et ainsi de suite, les ingrédients en suivant les instructions.

A la fin du cours, le professeur les félicita et leur donna la note E pour Effort Exceptionnel. Fière d’elles, les filles sortirent de la salle avec un grand sourire aux lèvres.

En cours de Sortilèges, Léna et Chloé s’assirent derrière des garçons de Poufsouffle et devant Liz et Rose.

๑๑๑

Le cours de 8 heures à 10 heures se déroula sans encombre. Le suivant était celui de Sortilèges. Les élèves de Serdaigle et ceux de Poufsouffle s’étaient répartit dans la salle de classe. Lucy voulu s’asseoir derrière des garçons de sa maison. Cependant, elle ne fut pas assez rapide. En effet, deux filles s’étaient installées à sa place. Elle les reconnue toutes deux. L’une d’elles était la fille qui l’avait gêné pour sortir de la grande salle, le matin même. Et pour l’autre fille, Lucy l’avait rencontré quelques mois auparavant. Cette fille lui avait apporté son aide une fois lorsqu’elle l’avait vu vomir dans les toilettes.

Déçu, elle se contenta de la table à côté d’elles. Hannah, son amie et camarade de chambre, s’assit à sa table. Celle-ci remarqua que Lucy fixait un garçon non loin d’elle. La jeune fille soupira et lui donna une petite tape sur l’épaule pour qu’elle prête attention au cours qui venait de commencer. Lucy détourna son regard du garçon et jeta un œil à Hannah. Elle rougit et décida d’écouter le cours plutôt que son cœur. Ce dernier battait la chamade.

Le professeur leur distribua des parchemins sur lesquels étaient écris des énoncés d’exercice. Il leur donna une demi-heure pour les faire. Lucy se concentra alors sur son travail. Hannah lui demandait de temps en temps de l’aider puisqu’elle n’arrivait pas à comprendre certains exercices.

Un bout d’un moment, elle entendit des éclats de rire à sa droite. La jeune fille leva le nez de son parchemin. Son cœur se serra. La jalousie s’empara d’elle. Mais pour se donner contenance, elle tourna la tête vers sa copie. Nouvel éclat de rire. Lucy mordit sa lèvre inférieure. Ses mains tremblaient. Un rire qu’elle reconnu que trop bien retentit à côté d’elle. La jeune fille ne put s’empêcher de regarder les élèves qui s’amusaient. Deux élèves de Poufsouffle et deux élèves de Serdaigle. Elle connaissait les garçons, l’un d’eux était celui qu’elle observait au début du cours. Ils riaient avec les filles qui lui avait prit sa place. A force de les regarder, le garçon tourna la tête vers elle, ce qui eut pour effet de la déstabiliser et ainsi de l’obliger à continuer son devoir. Mais les rires continuaient. Lucy les observa discrètement pour vérifier si le garçon ne la fixait plus. Celui-ci était de nouveau absorbé par la conversation. La jeune fille se demanda ce qui pouvait autant les amuser. Elle fronça les sourcils. A ce moment-là, l’une des filles tourna la tête vers elle et s’aperçu qu’elle les observait. Devant la mine renfrognée de Lucy, elle chuchota quelque chose à ses camarades et ils retournèrent tous les quatre à leur travail.

๑๑๑

Léna et Chloé étaient concentrée à répondre aux questions sur le parchemin distribué par leur professeur. Soudain, la pince à cheveux que tenait Léna dans ses mains sauta jusqu’à l’épaule du garçon en face de Chloé. Elle mit ses mains sur sa bouche sous l’effet de surprise et retint son souffle en attendant sa réaction. Le garçon se retourna.

-                  « Tu voulais m’attaquer ? » lança-t-il avec un sourire en lui tendant sa petite pince.

Léna s’excusa en rougissant. Le jeune homme sourit et lança une blague pour détendre l’atmosphère. Chloé et son voisin de table qui se retourna aussi, rirent. Quant à Léna, elle esquissa un sourire. Chacun d’eux se présenta. Celui qui était en face de Léna s’appelait Colin Dawlish. Il était blond aux yeux bleus et avait un charme fou. Son ami était roux et avaient de jolies tâches de rousseur. Lui aussi était beau. Il se nommait Josh Higgins. Le courant passa rapidement entre eux. D’ailleurs, Léna surprit à plusieurs reprises son amie rougir devant Colin.

Au bout d’un moment, elle tourna la tête pour voir où se trouvait le professeur mais son regard croisa celui d’une fille qui les fixait. Son air renfrogné lui fit comprendre qu’elle l’ennuyait et qu’elle devait surement en avoir assez de les entendre rire. Ainsi, Léna se pencha alors en avant et chuchota aux autres qu’il était temps de se mettre au travail.

๑๑๑

Lorsque la cloche sonna enfin, les élèves se levèrent de leur chaise et se rendirent en file indienne au bureau du professeur pour lui donner leur copie.  Lucy se leva mais ses jambes se dérobèrent sous elle. Son postérieur atterri sur la chaise avec un grand bruit.  Les élèves autour d’elle la regardaient avec curiosité. Mais elle ne fit pas attention. La tête lui tournait. Ses amies s’inquiétèrent. La jeune fille  leur dit que ce n’était que de simples vertiges du au fait qu’elle n’avait pas beaucoup mangé le matin même et qu’il était l’heure de déjeuner. Lucy du insister pour que ses amies acceptent qu’elle marche jusqu’à la grande salle plutôt que vers l’infirmerie.

Ainsi, ses amies et elle sortirent de la pièce et suivirent le flot d’élèves qui descendaient vers la grande-salle. Lorsqu’elles atteignirent le deuxième étage, Lucy s’aperçut que parmi le groupe de filles devant elle, se trouvait les deux élèves de Serdaigle qu’elle avait espionné tout au long du cours. La jeune fille ne put s’empêcher d’écouter leur conversation. En effet, elle avait entendu quelque chose qui avait attisé sa curiosité. Les Serdaigle discutaient d’un garçon qu’elle connaissait bien.

๑๑๑

 - «  … Colin Dawlish …

- Je lui ai lancé ma pince dans le dos sans faire exprès, se lamenta Léna.

- Oh là là, Léna ! Tu n’en rates pas une, s’exclama Liz.

- En tout cas, Chloé n’a pas arrêté de faire les yeux doux à Colin » lança Léna à son amie qui protesta vigoureusement.

๑๑๑

Lucy serra les dents. Cette Chloé ne payait rien pour attendre. La jeune fille écouta la suite de la conversation tout en descendant l’escalier.

Mais alors qu’elles descendaient l’escalier du premier étage, quelqu’un appela la dite Chloé. Celle-ci lui passa devant pour voir la personne qui lui faisait signe en-dessous. Cela l’énerva au plus haut point cependant elle se contenta de serrait les poings et de fulminer intérieurement.

๑๑๑

- « Chloé ! » appela une voix en dessous d’elles.

Les filles se tournèrent vers la jeune Serdaigle qui se contenta de hausser les épaules. Chloé se fraya un chemin jusqu’à la rambarde et se pencha pour voir à qui appartenait la voix. Son frère la regardait et lui adressait un signe de la main pour qu’elle puisse le repérer. Il lui dit quelque chose mais elle n’entendit pas à cause du brouhaha environnant. Alors elle se pencha encore plus.

๑๑๑

Lucy, toujours énervée, ne fit pas attention à la personne derrière elle qui la bouscula. La violence du coup la sonna. La pièce tourna autour d’elle à tel point qu’elle rata la marche suivante et tomba sur Chloé. Cette dernière bascula par-dessus la rambarde et chuta jusqu’à l’escalier d’en-dessous. Quant à Lucy, elle dévala les escaliers recroquevillée sur elle-même et termina sa course contre le mur à la fin des marches. Une tache de sang s’écoula sous sa tête. Un grand silence suivit. Personne n’avait compris ce qui venait de se passer. Tout cela s’était passé très vite. Ils étaient tous sous le choc.

 

Note de l’auteur :

* Je ne pense pas que les radio-réveil existaient à cette époque, mais tant pis, j’ai envie de les inclurent quand même.



Chapitre 13 by Maggie31
Author's Notes:

Bonjour ! Je suis vraiment désolée pour l'attente mais j'ai eu quelques contretemps! Bonne lecture !!

Chapitre 13

 

Précédemment …

Lucy, toujours énervée, ne fit pas attention à la personne derrière elle qui la bouscula. La violence du coup la sonna. La pièce tourna autour d’elle à tel point qu’elle rata la marche suivante et tomba sur Chloé. Cette dernière bascula par-dessus la rambarde et chuta jusqu’à l’escalier d’en-dessous. Quant à Lucy, elle dévala les escaliers recroquevillée sur elle-même et termina sa course contre le mur à la fin des marches. Une tache de sang s’écoula sous sa tête. Un grand silence suivit. Personne n’avait compris ce qui venait de se passer. Tout cela s’était passé très vite. Ils étaient tous sous le choc.

Quelques élèves avaient reprit leurs esprits et avaient appelés les professeurs dans les salles de cours les plus proches. Ceux-ci s’étaient précipités sur les deux jeunes filles lorsqu’ils eurent compris la situation. M. Dumbledore avait rapidement évalué les dégâts. Il avait demandé aux élèves de s’écarter pour qu’il puisse avoir plus d’espace. Il savait que s’il leur avait ordonné de descendre dans la grande salle pour manger, ses élèves ne lui auraient pas obéit. Ensuite, il s’était penché sur chaque jeune fille afin de voir si elles étaient conscientes et si elles respiraient toujours. Après cela, il les avait fait léviter jusqu’à l’infirmerie. Les professeurs Slughorn et Têtenjoy s’étaient tenu à l’écart pour laisser le professeur de Métamorphose œuvrer. Puis lorsqu’il eut terminé son évaluation, ils dispersèrent les élèves. Une mine grave s’étalait sur tous les visages.

๑๑๑

Une semaine s’était écoulée depuis l’incident. Léna rendait visite à Chloé tous les jours et venait prendre des nouvelles de l’autre élève, Lucy. Cette dernière devait sortir de l’infirmerie le samedi, c’est-à-dire, le lendemain. Contrairement à sa camarade, sa chute ne lui avait pas causé beaucoup de dégâts. En effet, elle n’avait eu qu’une entorse au poignet gauche et quelques points de suture au niveau de l’arrière du crâne.

En revanche, Chloé avait eu moins de chance. La jeune fille avait fait une chute d’au moins trois mètres et avait atterri sur les marches en marbre un étage plus bas. Comme la matière de l’escalier était lisse et à cause de la vitesse de sa chute, son corps avait glissé de quelques marches vers le bas avant de s’immobiliser complètement. Son épaule gauche était luxé* et son bras et son tibia droit étaient cassés ainsi que trois côtes. De ce fait, Chloé devait rester alitée une semaine de plus que la Poufsouffle en raison de ses blessures plus conséquentes. L’infirmière n’avait pas encore réussi à réaliser une potion qui ressoudait les os instantanément. Alors, en attendant, elle lui donnait des calmants et des vitamines magiques pour accélérer le processus.

Léna apportait les devoirs à Chloé et lui expliquait les cours. Souvent, elles faisaient leurs devoirs ensemble pour que ce soit plus facile à comprendre à la convalescente qui n’avait pas pu suivre le cours.

Le petit ami de Léna et le frère de Chloé venait lui aussi tout les jours. Il s’inquiétait beaucoup  pour sa sœur et avait visiblement l’air heureux que Léna s’occupe autant d’elle.

Il y avait aussi Liz, Rose, Carla, Gabriel, Nathan, Alexander, Lucas et bien sûr, Adrian qui venaient voir la Serdaigle. Adrian s’était beaucoup rapproché de Chloé au grand désespoir de David.

Les garçons qu’elles avaient rencontrés lors du cours de Sortilèges, Colin Dawlish et Josh Higgins rendaient visite quant à eux à Lucy, l’autre convalescente. Dès qu’ils le pouvaient, ils prenaient aussi des nouvelles de Chloé. Colin appréciait Léna et le montrait autant qu’il le pouvait lorsque David n’était pas dans les parages. Lucy ne le montrait pas mais elle était verte de jalousie. Ses amies aussi lui rendaient visite régulièrement. Elles lui avaient promis d’être présentes lors de sa sortie de l’infirmerie.

Bien sûr, les parents de Chloé et ceux de Lucy furent informés de l’incident. Avec l’autorisation du directeur, ils rendirent visite aux jeunes filles. L’attitude de Lucy n’échappa pas à Léna, Chloé et Liz. Elle paraissait gênée et distante avec ses parents. On aurait dit qu’elle leur cachait quelque chose. Sa mère n’arrêtait de lui poser des questions alors que son mari restait légèrement en retrait. Elle avait l’air très inquiet. Mais Lucy répondait vaguement. Désarçonnés par son comportement, ses parents finirent par rentrer chez eux, encore plus inquiet qu’ils ne l’étaient avant de franchir les portes de l’infirmerie.

๑๑๑

Léna et Liz étaient allées en cours toute la journée du vendredi. Le matin, elles avaient Astronomie et l’après-midi il y avait la Divination. Rose les avaient rejointes pour le dernier cours. Elles avaient discuté toute la séance pendant que le professeur racontait ses différentes visions qu’il avait pu avoir au cours de sa vie.

Un jour, il avait prédit que Liz serait préfète et que Rose aurait un petit frère lorsqu’elle serait en 3ème année. Pour Liz, ce n’était un secret pour personne, elle était sérieuse et avait de bonnes notes. Tout le monde savait qu’il en serait ainsi pour elle.

Cependant, la prédiction qui concernait Rose était plus difficile à croire. Sa mère était atteinte d’une maladie qui ne lui permettait pas de tomber enceinte. La naissance de Rose était un véritable miracle pour sa famille. Ainsi, lorsque le professeur lui avait fait part de sa vision, la jeune fille fut d’abord en colère puisqu’elle savait que cela n’arriverait jamais. Puis les larmes qui avaient inondées son visage ensuite l’embarrassèrent. Elle s’était empressée de les cacher en sortant de la salle de classe.

Dès lors qu’elle eut l’âge de comprendre, sa mère lui avait expliqué qu’elle ne pouvait pas avoir un autre bébé qu’elle. Cependant, la jeune fille n’avait jamais pu s’empêcher de souhaiter de tout son cœur l’arrivée d’un petit frère ou une petite sœur. Lorsqu’elle avait six ans, elle avait même prié la cigogne de venir lui déposer sur le pas de la porte d’entrée un nourrisson qu’elle apporterai à sa mère toute fière. Cela ne s’était jamais produit bien sûr.

Comme elle savait que ce sujet était sensible, Rose n’avait jamais parlé de la vision de son professeur à ses parents. Mais, un matin pluvieux du mois d’Octobre, Rose avait reçut une lettre de ses parents. Elle avait appris que sa mère était tombée enceinte et qu’elle devait accoucher six mois plus tard. La jeune fille avait d’abord éclatée en sanglot puis elle s’était empressée de répandre la nouvelle en racontant la future naissance à qui voulait l’entendre. Et mi-Avril, un petit garçon, nommé Ryan, naquit.

 Léna n’avait jamais eu de don divinatoire. Ce qui était dommage puisque cela ne lui apportait pas de bonne note dans cette matière. Rose et Liz se débrouillait. Chloé, elle, arrivait à lire dans la boule de cristal et les cartes. Elle avait ce don. Et les bonnes notes qui allaient avec.

Comme elle ne s’intéressait pas à cette matière, Léna n’était pas attentive au cours. Puis soudain elle se rendit compte qu’elle devait prendre des notes pour les restituer à Chloé qui était clouée au lit. Elle jeta un coup d’œil sur le parchemin de Liz qui – soit dis en passant avait pris tout le cours tout en suivant la conversation, elle. Léna s’excusa auprès de Liz et lui demanda comment elle faisait pour faire les deux en même temps. Son amie éclata de rire devant l’air impressionnée de la jeune fille et lui répondit qu’elle décrochait de la conversation pour noter ce que disait le professeur, c’était tout. Léna rougit et s’aperçut qu’elle était vraiment trop absorbée par la discussion.

Lorsque le cours se termina, il était quatre heures de l’après-midi. Les filles ramassèrent leurs affaires et descendirent l’échelle pour rejoindre l’escalier qui les conduirait à l’infirmerie. Elles croisèrent David qui allait en cours de Divination à son tour. Les deux amoureux échangèrent deux mots et se séparèrent. Les trois filles continuèrent leur conversation jusqu’à l’infirmerie.

-                  « Bonjour, Chloé ! s’écria Rose.

-                  Moins fort, la réprimanda l’infirmière.

-                  Toujours aussi aimable, dit à voix basse la jeune fille. Et devant son regard insistant, elle répondit cette fois à voix haute : Oui, Madame.

-                  Alors comment vas-tu ? demanda Liz, en passant devant Rose qui affrontait encore du regard la femme à l’habit blanc.

-                  Aussi bien qu’hier, répondit la convalescente en se détournant de la scène qui se jouait à côté d’elle. Et vous, comment s’est passé cette journée de cours ?

-                  Bien ! dit Léna avec un grand sourire.

-                  Oh, toi ! Tu as ce sourire qui dit que tu n’as rien suivit de la journée, devina Chloé qui rit en voyant que Léna lui montrait l’infirmière du coin de l’œil.

-                  Vous feriez mieux d’être plus sérieuse si vous ne voulez pas être exclue de l’école avant même d’avoir passé le diplôme final, rétorqua l’infirmière avant de s’enfermer dans son bureau.

-                  Vieille pie !» répliqua Rose

Les filles éclatèrent de rire. Léna s’asseya sur la chaise à côté du lit et les autres sur le matelas.

-                  « Pendant les vacances d’hiver, je voudrais vous inviter pour quelques jours. Ça vous dit ?

-                  Bien sûr, répondit aussitôt Liz, avec un sourire éclatant.

-                  Je suis honorée … » commença Rose.

Léna décrocha. Elle avait complètement oubliée que les vacances arrivaient. Il ne leur restait plus qu’une semaine. Chloé allait récupérer assez d’énergie et ses os allaient terminer de se ressouder. Elle allait pouvoir retourner chez elle pendant les vacances et les autres aussi. Mais pas elle.

La veille de son départ de chez elle au mois de Novembre, sa mère et elle avaient beaucoup échangé. La première avait quelque chose d’important à annoncer à sa fille. En effet, la ville voisine avait été rasée par un obus et elle s’inquiétait pour sa petite famille. Elle avait décidé de se mettre à l’abri avec Julian mais n’avait pas encore trouvé l’endroit. Aussi, sa mère lui avait demandée de ne pas rentrer pendant les vacances d’hiver. La jeune fille serait plus en sécurité au château, dans le monde des sorciers que chez eux. Léna avait protesté. Puis elle avait eu une idée. Agatha Amber avait été d’une grande gentillesse et elle ne vivait pas loin de chez eux. Léna avait alors proposé – en ayant demandé l’autorisation à la concernée au préalable – que sa mère et son frère soient hébergés temporairement chez Agatha Amber. Son champ protecteur serait efficace, elle en était sure. Et si, Agatha sentait que le danger rodait, elle les mettrait à l’abri. Léna lui faisait confiance.

Ensuite, sa mère lui avait fait part de son inquiétude pour son mari. Léna, aussi, avait peur. Elle y pensait tous les jours. Sa mère priait et elle, elle aurait tellement voulu que la magie l’aide ou même arrête cette guerre. Il lui arrivait de rêver que la guerre cesse et que son père vienne la serrer dans ses bras en lui disant : « C’est fini. Je suis revenu ». Le réveil était difficile après et elle pleurait souvent dans cette situation.

-                  « Léna ? »

Ses amies la regardaient. Elles attendaient visiblement quelque chose d’elle mais Léna était dans ses pensées et n’avait pas écouté la conversation, cette fois.

-                  « Tu vas bien ? Tu es blanche ? Demanda Chloé.

-                  Tu veux que j’appelle l’infirmière ? » Proposa Liz.

Léna cligna des yeux. Elle cachait à ses amies son inquiétude. Elle ne voulait pas les embarrasser.

-                  « Non, ça va ! Ce n’est rien, ne vous inquiétez pas !! »

C’est à ce moment-là que choisit David pour rentrer dans la salle. Le soulagement l’envahit. Le jeune homme se dirigea directement vers sa sœur et demanda ses nouvelles. La conversation se poursuivit et Léna décrocha de nouveau. Elle jeta un coup d’œil à Lucy. Ses amies l’entouraient. Elle avait l’air heureux de les voir. Son attitude de la dernière fois l’avait intriguée. Léna la fixait depuis un moment. La Poufsouffle du sentir qu’elle l’observait puisqu’elle tourna son regard vers elle. Léna lui sourit pour faire bonne figure et détourna les yeux. Ceux-ci tombèrent sur son petit ami. Malgré ce qui s’était passé dans le couloir – à savoir la dispute avec Kiera sur leur soit dis en futur mariage – elle était toujours amoureuse de lui. Elle espérait que ce soit la même chose pour lui et qu’il la choisisse si ce mariage devait se faire. Elle ne se voyait pas vivre sans lui. Lorsque la jeune fille imaginait le futur, la guerre était terminée depuis longtemps et son père revenu sain et sauf. Mais surtout, elle se voyait fonder une famille avec David, une grande famille.

๑๑๑

Vers 19 heures, ils furent tous jetés dehors par l’infirmière. Deux groupes se dirigèrent alors vers la Grande Salle pour manger eux aussi. Cependant, Léna se rendit compte qu’elle avait oublié sa veste sur la chaise à côté de Chloé. Elle prévint ses amis et rebroussa chemin. Léna ne toqua pas à la porte et à pas de loup, elle marcha jusqu’à la chaise. Chloé était surprise de la voir revenir. Léna lui montra sa veste et mit un doigt sur sa bouche pour lui intimer le silence.

Chloé rit et lui désigna un paravent qui lui bloquait la vue. L’infirmière avait mis ce paravent entre les lits de Lucy et Chloé, surement pour une histoire d’intimité. Mais devant le regard insistant de son amie, Léna comprit que la femme à l’habit blanc se trouvait aussi derrière. La Serdaigle décida qu’elle était restée bien assez longtemps. Elle se dirigea alors vers la sortie sur la pointe des pieds. Cependant, Léna entendit un mot qui la fit arrêter nette. Ni Chloé, ni l’infirmière ne pouvait la voir d’où elle se trouvait mais Lucy était face à elle et ne l’avait pas encore remarquée. Elle tendit l’oreille tout en essayant de ne pas trop bouger.

-                  « Si vous ne dites pas ce qui se passe, comment voulez-vous que je vous aide ?

-                  I-il n’y a ri-rien, balbutia Lucy.

-                  Je vois bien qu’il y a quelque chose, insista l’infirmière. Vous avez l’air plus pâle que vous ne l’étiez lorsque vous êtes arrivées. Ces vomissements à répétition ne sont pas causés par l’accident, je le sais maintenant. Au début, vous pouviez me le faire croire, mais désormais, j’ai remarqué beaucoup de choses pour …

-                  Pour quoi, Miss ? Je n’ai rien. Je suis juste un peu angoissée parce que je ne vais plus en cours et que je vais avoir beaucoup de difficultés pour tout rattraper, répondit la jeune fille d’une voie plus assurée par la colère.

-                  Ne dites pas de bêtises ! Vos amies vous apportent les devoirs. Je sais que ce n’est pas cela qui vous tracasse, commença à s’énerver l’infirmière. Je suis ici pour vous aider, ajouta-t-elle avec une voix plus douce et en s’asseyant sur le bord du lit. Mon métier est d’apporter de l’aide à ceux qui en ont besoin. Et vous, je sens que vous en avez besoin »

Un silence pesant s’installa alors. Lucy avait détourné le regard. Des larmes coulaient maintenant sur ses joues. L’infirmière posa une main rassurante sur l’épaule de la Poufsouffle.

-                  « Je … Je suis … Je suis sfdgv » Marmonna Lucy.

Léna se rapprocha doucement. Quant à l’infirmière, celle-ci se pencha.

-                  « Pardon Miss ! Je n’ai pas compris ce que vous venez de me dire ».

Les épaules de Lucy s’affaissèrent et les pleurs repartirent de plus belle. Une nouvelle fois, la femme à l’habit blanc lui caressa l’épaule doucement.

-                  « Je n’arrive pas à le dire, lâcha la jeune fille au bout d’un moment.

-                  Prenez votre temps »

Léna se dit qu’elle en avait assez entendu. Elle continua son chemin. Mais lorsqu’elle posa la main sur la poignée de la porte, la jeune fille s’arrêta net et se retourna vivement. Les mots se répétaient déjà dans son cerveau tandis qu’elle ouvrait de grands yeux.

Lucy s’aperçut se sa présence. Elle voulut dire quelque chose mais elle n’en eut pas le temps puisque Léna avait déjà fermé la porte derrière elle.

๑๑๑

-                  «  Je suis enceinte ».

Léna n’en croyait pas ses oreilles. Soudain, l’image d’une fille qui rendait son repas dans les toilettes lui revint en mémoire. Elle fit alors le rapprochement. C’était Lucy qui avait vomit dans les toilettes. Et elle était enceinte.

La question qui lui vint d’abord fut : Comment allait-elle faire. En effet, ses parents ne devaient pas être au courant. C’était sûrement la raison de son comportement étrange vis-à-vis d’eux. Léna se demanda de combien de mois elle pouvait être enceinte et si elle accouchait pendant les vacances, si elle pouvait cacher son ventre rond avec des sorts de dissimulation, si le père était au courant, si …

Toutes ces questions tournaient dans sa tête, Léna continua son chemin jusqu’à la salle-à-manger. Elle n’en fit part à personne, décidant que cela ne devait pas s’ébruiter. La jeune fille avait confiance en ses amies mais elle avait peur que quelqu’un au détour d’un couloir surprenne leur conversation.

๑๑๑

Le lendemain matin, Léna fut réveillée par un vacarme assourdissant. Elle se leva en sursaut et découvrir Liz étalée sur le sol entourée de livres. Elle l’aida à se relever.

-                  « Eh bien ! Tu tombes par terre de si bon matin, se moqua Léna.

-                  Rigole si tu veux ! Je ne t’attends pas pour descendre manger, na !

-                  Oooh, je suis désolée Liz ! s’excusa Léna.

-                  Je te fais marcher ! rit Liz. En tout cas, si tu ne te dépêche pas de te préparer, je ne t’attendrais pas ! »

Léna courut s’enfermer dans la salle-de-bain et se doucha rapidement. Lorsqu’elle eut terminé, Liz avait ramassé ses livres et l’attendait assis sur un lit en train de lire. Elle rangea sa chemise de nuit dans son lit puis descendit avec son amie.

Un attroupement d’élèves leur faisait obstacle dans un couloir. Leur curiosité piquée, elles se frayèrent un chemin jusqu’au panneau d’affichage. Léna ne comprit pas tout de suite de quoi il s’agissait.

-                  «  Regarde, Léna ! Tu y es ! »

La concernée se rapprocha de son amie pour voir ce qu’elle lui désignait.

-                  « Et moi aussi, regarde ! Je suis une prof !

-                  - Moi, une élève, répondit Léna dépitée.

-                  Ne dis pas que je ne t’avais pas prévenu, dit une voix derrière elle.

-                  Edward ?

-                  Moi-même !

-                  Arrête de faire l’idiot. Je ne sais pas comment tu fais si tôt le matin, lança Léna.

-                  J’ai toujours de l’énergie ! Toi, tu fais peine à voir. On dirait un zombi, la taquina-t-il. Eh ! Regarde je suis dans le même groupe que toi ! On va bien se marrer » ajouta-t-il avant de disparaitre dans la foule.

 

Léna n’avait pas vu les autres élèves qui étaient dans son groupe. Elle tenta alors de découvrir ses « professeurs » pendant que d’autres la bousculaient pour voir à leur tour.

 

Groupe 3 :

Professeurs : Rubeus Hagrid et Tom E. Jedusor

Elèves : Edward E. Ronson et Selena Judith Jones

 

Tom Jedusor ?? C’était une blague ?! Liz se retourna vers elle et l’entraina dans un endroit moins peuplé.

-                  « Je ne connais pas ce Hagrid mais en tout cas, tu as de la chance d’être tombée sur Tom. Il est vraiment brillant.

-                  Tu le connais ?

-                  Bien sûr ! Il est, lui aussi, dans le club de Slug’ !!

-                  Je n’ai pas besoin d’aide aux devoirs, Liz, sans vouloir me vanter ! Tu le sais autant que moi, rétorqua Léna.

-                  Ca t’aidera surement à quelque chose » répondit Liz sans être sûre de ce qu’elle disait.

Elles furent interrompues par des garçons de Gryffondor à côté d’elles. Un garçon qui devait faire deux têtes de plus que ses camarades se tenaient au milieu du cercle qu’ils avaient formé. Il semblait gêné.

-                  « Hagrid est un prof ! Il faut le respecter maintenant !

-                  Rubeus Hagrid, le demi-géant, élève de Gryfondor, …

-                  Tais-toi, Sam ! dirent en chœur les garçons sauf Rubeus.

-                  En tout cas, tu pourras nous éviter les retenus comme ça, lança un garçon aux cheveux ébouriffés avec un sourire malicieux.

-                  Non, il ne pourra pas » coupa sèchement le Professeur Têtenjoy.

Cela eut pour effet de les calmer. Tout le monde retourna à ses occupations. Léna et Liz allèrent raconter ce qu’elles venaient d’apprendre – à savoir qu’elles faisaient maintenant partie d’un groupe d’aide aux devoirs.

 

*Luxation : l’os qui s’est déplacé et n’est plus dans son « emplacement » articulaire normal (pour celles qui se posent la question).


End Notes:

à suivre ...

Chapitre 14 by Maggie31

Chapitre 14

 

Les séances d’aide aux devoirs devaient débuter après les vacances de Noël. Léna n’avait aucune idée de ce qu’ils allaient pouvoir faire pendant celles-ci. Peut être allaient-ils travailler les matières qui leur posaient soucis ou être surveillés comme l’avait dit Edward ? Peut être les deux ? Si c’était le cas, Léna se demandait pourquoi les professeurs ou plutôt le Directeur – elle en était sûre – voulaient mettre en place ce système de surveillance. Pourquoi maintenant ? Cela faisait déjà quelques années qu’elle se trouvait dans cette école.

Son groupe se composait seulement de garçons. L’un des trois était l’élève masculin le plus populaire de l’école. Son intelligence et sa beauté y était pour beaucoup. L’autre professeur s’appelait Rubeus Hagrid. Il était en troisième année. Léna s’était renseignée sur lui et Tom. Si l’aide aux devoirs était vraiment de l’aide aux devoirs, Rubeus ne pourrait pas les aider. Il n’avait pas encore suivi les cours au même niveau de difficultés qu’eux. Peut être avait-il une particularité ? Il devait sûrement être très doué dans une matière ou bien ils l’avaient choisi pour sa taille de demi géant. Elle lui permettrait de les maitriser, Edward et elle, s’ils tentaient de faire une bêtise. C’était barbare, Léna en avait conscience. Mais qui sait ?

Quant à la présence d’Edward – elle en était sûre aussi – était du au fait qu’il soit un élève le plus « récalcitrant » au règlement comme elle. Les professeurs avaient composé cette équipe en choisissant les élèves les plus turbulents et les deux meilleurs éléments. Enfin, pour ce Hagrid, elle en était moins sûre.

Léna réfléchissait à cela en étant confortablement installée sur l’un des fauteuils de la salle commune des Serdaigle. Elle se trouvait dans un coin d’où elle pouvait voir la pièce dans son ensemble. Le brouhaha de la pièce ne la perturbait pas le moins du monde.

La jeune fille pencha la tête en arrière et observa un moment le plafond parsemé d’étoiles. Puis, son regard se dirigea vers la fenêtre qui donnait sur les montagnes environnantes. En fait, elle ne contemplait pas vraiment le paysage qui s’offrait à elle. L’élève de Serdaigle était complètement plongée dans ses pensées. Ses amis étaient parti chacun de leur côté et pour une fois, la jeune fille se retrouvait seule – ce qui n’était pas pour lui déplaire. La solitude lui faisait du bien surtout lorsque ses pensées étaient embrouillées.

Son regard balaya la pièce. Léna trônait sur son fauteuil au milieu de tous les élèves comme si elle observait ses royaux sujets. Cette image la fit sourire. Les élèves riaient, travaillaient, lisaient, mangeaient, discutaient, … Ils faisaient toutes ces choses sans lui prêter la moindre attention.

Au bout de quelques minutes, elle se leva et traversa la salle. Son estomac criait famine mais il n’était pas encore l’heure de diner. En réalité, il était cinq heures et demie. Léna se dirigea vers l’endroit qui répondrait à son besoin : la cuisine. Elle croisa quelques élèves en chemin. La plupart se retournait sur son passage. Certains lui souriaient en la reconnaissant, d’autres la saluaient et le reste ne lui prêtaient pas d’attention. Il était vrai qu’on pouvait la qualifier de « populaire ». Léna avait fait en sorte que cela arrive. En effet, lorsqu’elle était arrivée à Poudlard, la jeune fille avait décidé qu’elle devait s’intégrer rapidement en faisant oublier à tout le monde qu’elle était une orpheline qui ne connaissait rien en la magie. Elle avait travaillé dur pour pouvoir apprendre et rattraper les autres. La jeune fille avait ressentit le besoin de s’entourer de personnes qui la soutiendraient. Alors, elle s’intéressait à tout le monde et restait agréable avec eux quelque soit la maison sauf quand ils cherchaient la bagarre. Léna le reconnaissait. Elle ne pouvait s’empêcher de s’emporter dès qu’elle trouvait quelque chose d’injuste. Les nombreuses punitions et les heures à récurer les sols et les plafonds de toutes les pièces du château en étaient la preuve. D’ailleurs, le Directeur en avait assez de son comportement. Il en était venu à vouloir remettre au goût du jour la punition préférée d’Appolon Picott. Il s’agissait de suspendre au plafond les élèves désobéissants par les poignets au moyen de chaines pendant plusieurs. Cependant, le professeur Dumbledore – qui lui avait déjà demandé de cesser les tortures physiques deux ans auparavant – lui avait expressément rappelé qu’il avait définitivement exclus ce genre de pratiques et que, désormais, cela était interdit par la loi. Léna avait pu tester les chaines quelques fois. Elle non plus ne souhaitait pas réitérer l’expérience. Ça non !

Arrivée dans le hall d’entrée, Léna ouvrit la porte à côté de l’escalier principal et s’engouffra dans le couloir. Des tableaux représentants toutes sortes de fruits décoraient les murs de pierre. Elle les regardait avec envie. Son attention complètement tournée vers les fruits, elle n’entendit pas les pas pressés qui s’avançaient vers elle et se prit de plein fouet la personne chargée de victuailles.

Léna releva la tête et s’excusa. La fille ramassa les sucreries tombées et s’enfuit rapidement en s’excusant. La Serdaigle continua son chemin jusqu’au tableau représentant une poire. Elle s’apprêtait à chatouiller le fruit lorsqu’une une voix l’interrompit.

-      « Si tu ne veux pas avoir d’ennui, je te conseille de ne pas toucher à cette toile » Léna se retourna lentement.

-      « Surprise de me voir ?

-      Euh …

-      Tu as perdu ta langue ? demanda la voix, moqueuse.

-      Je … Euh … Balbutiai Léna, tellement honteuse qu’elle ne su quoi dire. Oh ! laissa échapper Léna lorsqu’elle vit la fille qu’elle avait bousculée à côté du garçon qui l’avait arrêté dans son geste.

-      Les jeunes filles se laissent tenter trop facilement. Elles ne savent pas résister à leurs envies » remarqua le Préfet-en-Chef.

Un silence s’installa. Léna n’aurait su dire si la fille avait rougit de gêne à cause de sa remarque ou du fait d’être regardée par le Grand Tom Jedusor. Ou les deux. Quand à elle, la Serdaigle ne montra pas qu’elle était un peu agacée et se contenta de le fixer en attendant que la conversation se termine vite.

Le Préfet-en-Chef reprit :

-      « Je parle bien sûr de la gourmandise.

-      Oui, nous avions compris où tu voulais en venir », répondit l’autre fille en se mordant la lèvre de façon suggestive. Elle avait apparemment abandonné son attitude de petite fille timide pour laisser place à une séductrice en herbe.

Léna se sentit gênée, cette fois. L’autre élève, apparemment de Serdaigle, lui fit honte. Une jeune fille et même une femme ne devait se comporter comme cela. C’était indécent.

Le préfet vit le trouble de Léna et lui sourit gentiment. Elle rougit et détourna les yeux. Elle aurait voulu remettre à sa place la jeune fille mais elle n’eut pas le courage de le faire. En même temps, elle s’aperçu que le jeune homme n’avait pas répondu à ses avances. Elle se sentit soulagée. Si à l’inverse, Tom Jedusor avait répondu, Léna ne savait pas quel comportement elle aurait du adopter.

-      « Moi ou un autre préfet patrouillons souvent dans cette zone pendant les heures que nous nommons « heures à risque », poursuivit Tom. Liz ne te l’a pas expliqué, Léna ?

-      Non, elle ne me l’a pas dit, répondit la concernée sous le regard noir de l’autre fille présente dans la pièce.

-      Tu dois avoir beaucoup de travail en tant que Préfet, reprit l’autre Serdaigle. En plus, TU es Préfet-en-Chef, ce qui n’est pas rien. Cela doit être difficile de suivre les cours et gérer tes devoirs de Préfet ! Tu dois être fatigué, laisse-moi … »

Elle fut interrompue par la porte du couloir qui s’ouvrait. Un élève de Serpentard s’approcha de Tom Jedusor.

-      « J’ai fini mon tour. Matt et moi te feront notre rapport à 19 heures.

-      Merci, William » répondit le Préfet-en-Chef.

L’autre fille attendit que le Serpentard soit sorti pour revenir à la charge.

-      « Est-ce que les Préfets travaillent le Dimanche ? demanda-t-elle.

-      Oui, nous travaillons tous les jours. Mais pour en revenir à …

-      Tu n’as pas le temps pour un petit rendez-vous demain ? Je veux dire, un tête à tête avec … ? le coupa-t-elle en prenant la pose. Moi par exemple ?

-      Je suis désolé mais comme je te le disais, je travaille le Dimanche. Mes devoirs de Préfet ainsi que les cours me prennent beaucoup de temps. Et le Dimanche matin, tout les Préfets se rassemblent pour une réunion hebdomadaire.

-      Oh … »

Pendant ce petit échange, Léna s’était écarté un peu d’eux. Elle ne voulait pas être mêlée à cette conversation des plus déplacée. Elle était encore plus mal à l’aise que tout à l’heure. D’un côté, la jeune fille comprenait son « point de vue ». Il était vraiment beau et il avait quelque chose de très attirant. Elle ne savait s’il s’agissait de ses bonnes manières, de son charisme, de son intelligence, de … Bon, elle s’égarait là. La jeune fille ne l’avait peu côtoyé mais elle avait vu beaucoup de qualités chez lui, qu’elle appréciait.

Cependant, parfois elle le trouvait étrange. Son autorité sur certains Serpentards ou même d’autres élèves l’interrogeait. Elle avait l’impression qu’on l’admirait presque comme un Dieu. Cela lui fichait un peu la trouille. C’était pour cela et aussi parce qu’elle avait un petit ami (plus ou moins), qu’elle ne voulait pas trop l’approcher. Léna préférait éviter de tomber sous son charme comme l’autre fille.

Revenue sur terre, la Serdaigle s’aperçu de l’ambiance légèrement électrique de la pièce. Elle pensa qu’il était temps de changer de sujet.

-      « Qu’est-ce que tu vas nous donner comme punition ? »

Un autre silence s’installa. Le Préfet-en-Chef ramena ses mains derrière son dos et la détailla longuement. Léna remarqua que le sourire du jeune homme s’élargissait. Elle eut un doute. Et se demanda ce qui allait se passer ensuite.

-      « Toi, tu vas rendre ces confiseries dans la cuisine, ordonna Tom Jedusor en se tournant vers la fille qui lui faisait des sourires aguicheurs même si elle venait de se faire envoyer sur les roses.

-      Oui, tout de suite, répondit celle-ci d’une voix mielleuse. Au fait, je m’appelle Elizabeth mais tu peux m’appeler Beth ! »

Léna recula pour la laisser passer. Les hormones qui émanaient d’elle la dégoutèrent. La Serdaigle la regarda chatouiller la poire qui se transforma en poignée de porte et entrer dans la cuisine. La porte se referma toute seule derrière elle. Le claquement sonna comme le clap de fin d’une pièce de théâtre. Cela fit presque sourire Léna.

Puis elle se souvint qu’elle venait de se faire prendre la main dans le sac par le Préfet-en-Chef.

Léna se tourna à nouveau vers ce dernier et attendit. Elle savait qu’il ne fallait pas qu’elle se fasse remarquer à cause de bêtises de ce genre. C’était pour cela qu’elle se sentait encore plus coupable. Les yeux rivés vers le sol, elle attendait que l’autre revienne.

-      « Je suis désolée pour ce qui vient de se passer, s’excusa Tom Jedusor.

-      Ce n’est rien, répondit timidement Léna qui ne voulait pas en parler.

-      Si, j’insiste. Je vois bien que cela t’a rendu mal à l’aise.

-      Je pense que c’est toi qui dois te sentir gêner. Elle n’avait pas à se comporter ainsi. C’était déplacé, dit Léna en regardant le jeune homme droit dans les yeux.

-      Non …

-      Mais tu dois avoir l’habitude des déclarations ou des approches de ce genre, coupa la jeune fille. Tu es populaire. Toutes les filles sont après toi, enfin presque. Les garçons doivent être jaloux. Je suis étonnée que David ne le soit pas. Je le connais, il aime bien plaire. Mais toi, tu es différent de lui, c’est peut être pour ça.

-      Pour ça quoi ? demanda Tom, coupant le monologue de Léna.

-      Pour … Euh … Reprit cette dernière, ne savant plus où elle en était. Je ne sais plus ce que je disais. Enfin, tout ça pour dire que je comprends un peu ce qu’elle ressent »

Elle se plaqua la main sur la bouche en se rendant compte de ce qu’elle venait de dire. La jeune fille remarqua qu’ils s’étaient rapprochés pendant leur conversation. Elle rougit et se détourna rapidement.

-      « Pardon ! Oublie ce que j’ai dis »

Un silence s’installa. Léna resta longuement à fixer le tableau en face d’elle. Elle trouvait que la fille prenait beaucoup de temps pour rendre ce qu’elle avait prit aux Elfes de Maison.

-      « Ta déclaration est meilleure que la sienne en tout cas, rit le jeune homme.

-      Ce n’était pas une déclaration. Ne t’inquiète pas je ne suis pas amoureuse de toi, répondit Léna en se retournant.

-      David ne serait pas content si c’était le cas. Il m’en voudrait beaucoup »

La fille émergea du tableau tout sourire ce qui mit fin à la conversation.

-      « Ca y est, j’ai tout rendu » minauda-t-elle.

Elle s’arrêta net en s’apercevant de la proximité des deux jeunes gens. Léna s’écarta lentement.

-      « C’est bien, maintenant retournez dans vos salles communes respectives. Je vous donne un simple avertissement mais sachez que je vous ai à l’œil désormais, reprit le Préfet-en-Chef.

-      Oui ! » répondit l’autre avec un sourire en courant vers la sortie.

Le jeune homme fixait Léna, attendant visiblement une réponse.

-      « Euh … D’accord, je ne le referai plus, dit Léna.

-      Cela vaut mieux puisque dorénavant je serais ton professeur.

-      Pas avant Janvier, répliqua la jeune fille.

-      Oui, tu as raison. Cependant, je dois vous observer, toi et Edward Ronson pour savoir ce qui m’attend en Janvier, répondit Tom Jedusor en souriant. Même si officiellement, je deviens votre professeur seulement à partir du mois de Janvier, ajouta-il.

-      Oh …

-      Allez, retourne dans ta salle commune avant de t’attirer d’autres ennuis, lança Tom Jedusor en poussant la porte du couloir qui donnait sur le hall d’entrée.

-      En fait, tu vas faire une sorte de liste où tu vas noter tout ce qu’on fait pour nous punir en conséquence ? Dit Léna en réfléchissant.

-      Pas tout à fait. Je ne vais pas répertorier tout ce que vous faites mais uniquement ce qui ne va pas, sourit le jeune homme. Allez, monte dans ta tour d’ivoire et ne descends pas avant le diner » poursuivit-il en la poussant gentiment vers les escaliers en marbre.

Léna ne répondit pas mais obéit. Son ventre gargouilla. Cependant, elle avait ordre de ne pas descendre avant 19 heures 30.



Chapitre 15 by Maggie31
Author's Notes:

Bonjour ! Désolée pour l'attente !

Chapitre 15


Le lendemain matin, Léna se réveilla tard. Elle ne prit pas son petit déjeuner et rejoignit directement la bibliothèque où devaient sûrement se trouver ses amis. La jeune fille croisa quelques élèves qu’elle salua au passage.

Elle entra dans la bibliothèque presque vide et vit ses amis sur les fauteuils au fond de la pièce. Le groupe se composait de Carla et quelques élèves de Serpentard qu’elle connaissait bien, et des habituels Serdaigle, c’est-à-dire, de Liz, Rose, Gabriel, Nathan, Alexander, Lucas et Adrian

Léna s’assit à côté de Carla. Tout le monde la salua et Carla reprit la conversation presque aussitôt. Elle avait l’air complètement absorbé par le sujet. En effet, il s’agissait du bal qui devait se dérouler en décembre juste avant les vacances. Cet événement est exceptionnel. Les années précédentes, ils n’avaient droit qu’à un repas de Noël. Il était délicieux certes, mais il ne valait pas un bal de Noël.

La nouvelle du bal avait été annoncée la veille lors du dîner. Tous les élèves avaient tous sauté de joie. Même les professeurs semblaient ravis. Le professeur Dippet avait précisé que si les attaques visant les élèves ne s’arrêtaient pas avant le bal, celui-ci serait annulé. Il avait aussi ajouté que la soirée serait sous étroite surveillance et qu’elle toucherait à sa fin à 22 heures. Cependant, ces consignes ne découragèrent personne. Tous les élèves avaient retrouvé le sourire. Léna avait pensé que ce bal avait lieu justement pour faire oublier les récents évènements (les pétrifications, la guerre, etc.) temporairement. Et cette idée brillante avait fonctionnée ! La jeune fille avait regardé le professeur Dumbledore qui affichait un large sourire. Il observait les jeunes gens avec satisfaction. Léna se doutait que l’idée du bal de Noël venait de lui.

Carla se leva d’un coup, ce qui surprit tout le monde.

-       « Il faut le dire à Chloé ! »

Elle sortit en trombe de la bibliothèque, vite suivi par les autres. Léna rejoignit Carla à la tête du groupe.

Les garçons partirent dans leur salle commune respective ne voulant pas parler de robes et autres trucs de filles. De leur côté, les filles arrivèrent dans l’immense pièce. David était déjà au chevet de sa sœur jumelle. Léna s’arrêta net en le voyant. Leurs regards se croisèrent et chacun baissa les yeux. Personne ne fit attention à ce qui venait de se passer.

Lorsque Carla entra, elle annonça la nouvelle du bal de Noël à grands cris. Mais Chloé ne semblait pas surprise. Son frère l’avait prévenue. Carla s’effondra sur le sol et exprima sa déception de manière théâtrale, ce qui fit rire ses amis et les autres élèves présents dans l’infirmerie.

En entendant cela, l’infirmière sortit de son bureau, rouge de colère. Elle réprimanda sévèrement Carla qui se releva en époussetant sa jupe comme si de rien n’était. Puis la Serpentard s’assit sur une chaise libre à côte du lit de Chloé tandis que l’employée retournait à son bureau, toujours furieuse.

Liz changea de sujet et demanda des nouvelles de la patiente. Cette dernière lui répondit qu’elle allait beaucoup mieux et qu’elle souhaitait sortir au plus vite. Mais l’infirmière n’étant pas de cet avis, refusait catégoriquement.  Ensuite, la conversation revint vers le bal. Carla proposa d’aller faire les boutiques la semaine suivante étant donné que Chloé sortait dans la matinée du Samedi suivant. Cela leur permettrait de se retrouver aussi. David s’en alla, laissant les filles parler de trucs de … « filles ».  

Vers midi, l’infirmière les mit dehors afin de laisser les patients prendre leur repas tranquillement. Les filles descendirent manger, elles aussi, puis retournèrent rendre visite à Chloé toute l’après-midi.

๑๑๑

Comme convenu, le Samedi suivant, Liz, Rose, Carla et Léna allèrent chercher Chloé à l’infirmerie. Elles l’aidèrent à ranger ses affaires dans le dortoir et descendirent manger dans la Grande Salle.

Toutes les blessures de Chloé étaient guérit grâce à la magie. Cependant, cela n’empêchait pas à ses amies d’être aux petits soins pour elle. Liz proposa de porter son sac. Carla voulait lui acheter toute sorte de choses. Rose proposait de s’asseoir sur chaque banc qu’elles croisaient pour que Chloé se repose. Et Léna lui demandait sans arrêt si elle allait bien.

Chloé s’amusait des réactions de ses amies. Un moment, elle fit semblant de tomber pour leur faire peur et ceci fonctionna parfaitement. Les filles tendirent toutes les bras dans sa direction et tentèrent de la rattraper. Lorsqu’elles se rendirent compte que ce n’était qu’une simple blague, elles se figèrent choquée devant l’expression hilare de Chloé et se mirent à rire à l’unisson sauf Liz. Celle-ci était vexée. Elle n’aimait pas qu’on se moque d’elle et la jeune fille s’inquiétait beaucoup pour Chloé.

A quatre heures de l’après-midi, le groupe de filles s’arrêta aux Trois Balais. Une bonne Bièrraubeurre leur ferait du bien.

Carla monopolisait la conversation. Elle s’extasiait sur les robes qu’avaient achetées Chloé, Rose et Liz. La première avait choisi une robe couleur bleu ciel. Elle était longue avec un joli nœud au creux de ses reins. Rose avait fait honneur à son prénom puisqu’elle avait trouvé une robe bustier rose pastel qui lui sciait à merveille. Et Liz avait hésité entre une robe en soie jaune qui lui donnait une « allure de grand-mère » d’après Carla et une robe à paillettes bleue nuit. Cette dernière fut choisie à l’unanimité par un vote à mains levées. Il ne restait plus que les robes de Carla et Léna à trouver.

Carla n’avait qu’une exigence, elle voulait que sa robe soit rouge. Enfin, il s’agissait plutôt de sa principale exigence puisque la jeune fille souhaitait également qu’elle s’arrête au niveau de ses chevilles, qu’elle soit fabriquée avec tel tissu, …  Carla ne trouvait pas son bonheur alors qu’elles avaient fait pratiquement tous les magasins de vêtements du village.

De son côté, Léna n’arrivait pas non plus à se décider. A vrai dire, la jeune fille n’avait pas envie d’y aller. Elle ne savait pas si elle y allait accompagnée. En effet, la jeune fille ne savait pas du tout où ils en étaient avec son petit ami qui ne l’était peut-être plus d’ailleurs. Aussi, Léna avait peur de voir David avec Kiera.

Ils n’avaient toujours pas eu de vraie conversation depuis l’autre jour. La jeune fille en voulait beaucoup à David de lui avoir caché le mariage arrangé avec la Serpentard. Elle s’était dit qu’il pourrait refuser cet accord. Mais ensuite, elle avait réfléchi et en était arrivé à la conclusion que leur relation ne durerait pas.

Premièrement, David avait caché quelque chose d’aussi important à Léna et lui avait donc menti par omission, ce qui était inadmissible pour la jeune fille.

Deuxièmement, ce mariage arrangé était un accord entre les parents des deux jeunes gens. Léna savait que David ne désobéirait jamais à ses parents même s’il l’aimait énormément.

Et dernièrement, … En fait, il n’y avait pas de dernier point. Léna aimait encore son (ex) petit ami mais se sentait trahie. Et, elle savait qu’il n’y avait qu’une issue possible à leur relation : la rupture. Ils devaient vraiment mettre les choses au clair.

Léna fut interrompue dans ses pensées par le raclement des chaises sur le sol. Ses amies se levaient de table et prenait leurs sacs. Carla appela Léna pour qu’elle la suive dans un magasin que la Serpentard avait repéré.

L’enseigne sur la devanture clignotait de toutes les couleurs. Les lettres lumineuses formaient le nom de la boutique : « Au bal des sorcières ». Sans cette lumière, ce magasin se remarquait de loin. En effet, ses murs avaient été peints en violet et les volets en rose. Un parterre de fleurs multicolores accueillait les clients avec des lutins verts chantant et dansant. Léna crut même voir un lutin lui faire un clin d’œil mais elle se dit qu’elle s’était sûrement trompée.

En ouvrant la porte, une clochette tinta et entama une jolie mélodie que Léna n’avait jamais entendue. Des bulles de couleurs sortirent de nulle part et flottèrent autour des filles. Ces dernières, ravies, regardèrent les bulles graviter autour d’elle et éclater en plusieurs « pop ». Des paillettes tombèrent sur la tête des clientes et un parfum de rose envahit la pièce.

Émerveillées, les filles n’aperçurent pas tout de suite la vendeuse. Et lorsque cette dernière vint se poster devant elles pour les saluer avec un grand sourire, la jeune femme les fit sursauter.

Elle était grande et mince. Elle portait une robe en laine qui plut tout de suite à Léna. Ses longs cheveux roux lui descendaient en cascade le long de son dos. Ses grands yeux bleus les regardaient avec gentillesse. Elle souriait et attendait visiblement une réaction de leur part. C’est Chloé qui prit la parole. 

- « Bonjour, Madame ! Nous cherchons deux robes pour le bal de … commença-t-elle en désignant Carla et Léna.

- Avez-vous une robe rouge avec … » L’interrompit Carla en prenant par le bras la vendeuse.

Léna se tourna vers ses amies derrière elle.

- « Je pense que je vais aller voir par moi-même » dit-elle en souriant.

Préférant laisser la Serpentard avec la vendeuse, Léna commença par la première allée. Les vêtements étaient classés par type et par couleur. L’allée dans laquelle venait de s’engager la jeune fille comportait les robes longues en soie. Elle n’aimait pas vraiment ce style de robe. Pour la couleur, elle était aussi limitée dans le choix de la robe. En effet, la jeune fille n’appréciait que le bleu nuit, le violet, le blanc et le noir.

Léna se dirigea donc vers l’allée suivante. Les robes ne lui plurent pas non plus. Elle alla voir l’allée d’après et ainsi de suite. La jeune fille n’arrivait pas à se décider. Elle se retourna pour voir où se trouvait ses amies. Carla était toujours en grande conversation avec la vendeuse. Rose et Liz regardait les accessoires. Mais pas de signe de Chloé.

Léna sortit alors de l’allée dans laquelle elle se trouvait. Elle s’arrêta net en voyant avec qui parlait sa meilleure amie. David. Ils étaient à l’entrée de la boutique. Ils ne pouvaient pas la voir. La jeune fille les espionna un moment en essayant de savoir de quoi ils étaient en train de discuter. Elle se demandait si Chloé était au courant du mariage prévu entre son frère et Kiera.

Soudain, une main se posa sur son épaule. Léna faillit crier mais elle se retint. Une main sur son cœur battant la chamade, la jeune fille se retourna et vit Carla qui lui souriait à pleines dents.

- « Ca y est, j’ai trouvé ma robe !! 

- Super, montrer-la moi, répondit Léna, contente pour son amie.

- Elle est rouge, dit Carla en lui exhibant la tenue. Je suis vraiment contente. Elle est exactement comme je le souhaitais.

- Elle fait un peu … Comment dire ? Légère ?

- Non, pas du tout ! Je vais l’essayer et tu verras qu’elle me va comme un gant. Elle descend jusqu’aux chevilles ! Mais avant, je vais t’aider à trouver la tienne !! »

Ainsi, Carla se mit à la recherche de la « robe parfaite ». Elle lui en proposa plusieurs mais la jeune fille ne trouvait pas son bonheur. Au bout d’un moment, la Serpentard lança :

- « Je sais que tu n’as pas vraiment envie d’aller au bal. Mais tu ne seras pas toute seule, on sera là, nous ! Liz, Rose, Chloé et moi ! On va bien s’amuser !! »

Devant l’air surpris de son amie, Carla ajouta :

- « On a toute vue qu’en ce moment ce n’est pas la joie, surtout en ce qui concerne ta relation avec David. Tu sais, tu peux te confier à l’une de nous.

- Je – Euh …

- Ce n’est pas grave, Léna. Tu n’es pas obligé de nous dire tout en détails. On est amies, ce qui veut dire qu’on sait quand ça ne va pas et qu’on est là pour toi ! »

Face à ce discours, Léna ne sut que dire. Elle regarda Chloé et David qui discutaient toujours et se retourna vers Carla. Cette dernière lui sourit.

- « Tu es étonnée que je sois aussi gentille ? rit-elle. Aussi compréhensive ?

- Je me demande juste si tu lis dans mes pensées ! sourit Léna. Je ne savais pas que vous vous inquiétaient pour moi. J’en suis désolée, ajouta-elle après une pause.

- Allez, dis-moi ce qui te tracasse.

- Tu n’es pas au courant ? demanda Léna, étonnée que Kiera ne l’ai pas crié sur tous les toits.

- De quoi tu parles ? » s’étonna Carla.

Léna jeta un coup d’œil aux jumeaux.

- « C’est à propos de David …

- Ça, je le sais … l’interrompit Carla.

- Carla, laisse-moi finir, s’exaspéra la jeune fille. Les parents de Chloé et David ont organisé un mariage arrangé.

- Non ??! Ce n’est pas vrai !! Avec qui ?

- Kiera Tames.

- Kiera ??? Quelle garce !! » s’écria Carla.

Léna lui mit une main sur la bouche et l’enjoignit de se taire. Les autres clientes de la boutique les regardèrent avec curiosité et étonnement.

- « Désolée, dit Carla, lorsque la Serdaigle enleva sa main.

- Je suis d’accord avec toi, Kiera est une garce. Elle veut absolument que je romps avec David »

Elle s’empêcha d’ajouter : « Si ce n’est pas déjà fait », mais elle se retint.

- « Mais j’en veux à David aussi. Il me l’a caché alors qu’il le sait depuis un moment.

- Chloé est au courant ? demanda Carla, abasourdie par la nouvelle.

- Je ne sais pas, je n’ai pas osé lui en parler, répondit la Serdaigle et après une pause, ajouta : Je sais que ma réaction va ta paraitre enfantine mais je n’adresse plus la parole à David. Je ne sais plus quoi lui dire et je n’arrive plus à le regarder en face »

Un silence suivit. Carla, les yeux dans le vague, semblait réfléchir. Puis au bout de 2-3 minutes, elle tourna son visage vers Léna avec une mine désolée.

- « J’ai beau tourner tout ça dans ma tête, je n’arrive pas à trouver une solution pour toi. Je suis désolée. David ne désobéirait jamais à ses parents et toi, tu ne te résoudras jamais à t’enfuir sans ta mère et ton petit frère »

Léna se mordit la lèvre. Carla avait parfaitement raison.

- « Décidément, tu sais lire dans mes pensées ! » dit la Serdaigle pour détendre l’atmosphère.

Soudain, les yeux de son amie s’illuminèrent. Cela voulait dire qu’elle avait une idée et Léna n’était pas sûre qu’elle soit bonne. 

- « Je vais te trouver une robe super sexy, comme ça David va regretter son choix !! »

Et elle disparut dans les robes avant que Léna ne puisse dire quoi que ce soit. La jeune fille cligna des yeux. Soudain, elle eut un mauvais pressentiment. Carla était capable de lui trouver une robe qui ne lui cacherait que le strict minimum. Léna courut à la suite de Carla.

๑๑๑

Liz et Rose essayaient des boucles d’oreille. Elles s’amusaient à choisir les moins jolies et imiter les professeures de l’école.

Pendant ce temps, Chloé discutait avec son frère. Il lui disait qu’il s’inquiétait de l’avenir de sa relation avec Léna. Il lui annonça qu’elle avait découvert pour son mariage avec Kiera. Chloé était bouleversée. Elle ne voulait pas que son amie le sache, enfin pas maintenant.

- « On avait dit qu’on lui dirait ensemble !

- Je sais. Mais elle a surpris une conversation avec Kiera, répondit David, désemparé.

- Ça fait longtemps qu’elle le sait ? demanda sa sœur, contrariée.

- Avant ton accident.

- David ! Pourquoi tu ne me l’as pas dit avant ? s’énerva-t-elle. Cela explique son comportement distant.

- Je n’ai pas voulu te le dire parce que tu étais blessée et que ce n’était sûrement pas le moment. Elle était inquiète pour toi ! On n’aurait pas pu lui dire tous les deux à ce moment-là.

- Qu’est-ce que tu vas faire maintenant ? interrogea Chloé en jetant un coup d’œil à sa meilleure amie et Carla qui lui montrait une robe rouge.

- Je ne sais pas.

- David, je n’ai pas envie de te briser le cœur mais …

- C’est bon, j’ai compris. Il faut qu’on lui dise notre « secret » et que je romps avec elle, répondit David, d’une voie faible.

- Je suis désolée. Je sais que vous vous aimez et que c’est difficile mais tu n’as pas le choix. Ça me fait beaucoup de mal à moi aussi. Léna est ma meilleure amie »

๑๑๑

Carla sortit deux robes du rayon. Une violette et une noire. Elle connaissait ses goûts. Léna allait parler mais elle fut interrompue.

- « La robe violette te sciera à merveille ! »

La jeune fille se retourna et tomba sur Edward.

- « Edward ? Qu’est-ce que tu fais ici ?

- J’accompagne ma copine ! Elle est en train d’essayer une robe, répondit le jeune homme en désignant une cabine d’essayage.

- Elle va durer combien de temps celle-ci ? taquina Léna.

- Je ne sais pas, on verra, dit Edward, sérieux.

- Non ? Ne me dit pas que tu es amoureux ? sourit la jeune fille.

- Pas du tout ! Je commence à me faire vieux, je dois me poser, d’après ma mère.

- Aaaaargh ! D’accord, je comprends mieux. Ta mère en a assez de voir défiler autant de filles chez elle, rit Léna.

- Ne te moque pas ! Elle a menacé de me couper les vivres ! » s’écria Edward, faussement vexé.

Sa petite amie l’appela.

- « Bon, je vous laisse à votre shopping ! lança Edward en s’éloignant. Léna ? appela-t-il en se retournant.

- Qu’est-ce qu’il y a ?

- Il faut que tu choisisses la robe violette ! »

Et il rejoignit sa petite amie qui sortit de la cabine avec une jolie robe rose.

- « Il a raison, la robe violette t’ira à merveille »

Léna se figea. Elle avait reconnu cette voix. Son cœur battait la chamade et ses mains étaient moites. La jeune fille se tourna lentement vers David.

- « Deux avis masculins ! Ce n’est pas rien, il faut que tu l’essayes ! » s’écria Carla en lui prenant le bras et en la jetant dans la cabine la plus proche.

Léna remercia mentalement la Serpentard. Puis, elle se déshabilla et enfila la robe. Carla lui demanda si elle avait terminé mais Léna n’avait pas envie de s’exhiber devant tout le monde. Elle jeta un coup d’œil dans le miroir et vit le visage de Carla entre le rideau et la paroi.

- « Mais oui, tu es belle ! »

Et elle la fit sortir de la cabine. Il n’y avait pas que David qui la regardait. Liz, Rose et Chloé était là, bien sûr. Mais il y avait aussi Lucy et ses amies, Edward et sa copine, et des Serpentards qui attendaient vraisemblablement leur petite amie respective. Il y eu un silence. Puis ses amies virent vers elle pour s’extasier sur sa robe.

En regardant par-dessus leurs épaules, Léna aperçut David lui sourire. Elle détourna rapidement la tête et vit que les garçons de Serpentards la regardaient d’une façon qui ne lui plaisait pas du tout. Elle frissonna de dégoût.

A ce moment-là, Lucy entra dans son champ de vision. Toutes ses amies essayaient une robe sauf la jeune fille qui restait assise sur le sofa en face. Elle avait l’air malheureux. Elle croisa le regard de Léna et tourna presque aussitôt la tête. La Serdaigle savait pourquoi Lucy se comportait ainsi. Elle eut de la peine pour elle.

Son regard parcourra encore la boutique. Léna regarda au-dehors de la boutique, à travers la fenêtre. Elle aperçut un visage qu’elle reconnut aussitôt. Le Préfet-en-Chef. Il dut sentir qu’elle le regardait puisqu’il tourna la tête vers elle. La jeune fille lui sourit. Il lui rendit un sourire et retourna à sa conversation avec un autre élève de Serpentard. Le jeune homme devait avoir froid puisqu’il resserra son écharpe contre lui.

Carla enfila sa robe rouge et força Léna à lui dire qu’elle lui allait bien. La Serpentard était aux anges. Elle aimait les bals, les robes, ses ami(e)s, … Léna décida de venir au bal. De toute façon, elle n’avait pas le choix, elle avait une robe « qui lui allait parfaitement bien » !


Basket Fille course de de Chaussure sports chaussure Chaussure Enfant 7xWazw7rSqChapitre 16 by Maggie31
Author's Notes:

Bonjour ! Eh, oui, je suis déjà de retour ! Allez, bonne lecture :)

Chapitre 16



Cette nuit-là, il y eut un violent orage. Les éclairs zébraient le ciel ce qui illuminait la pièce. Les grondements étaient très sonores.

Léna ne dormait pas. Elle restait allongée sur son lit tout en regardant par la fenêtre. La pluie abondante martelait contre la vitre à tel point que la jeune fille ne voyait plus à travers.

Soudain, la Serdaigle sentit quelque chose atterrir sur son matelas à côté d’elle. Ce quelque chose effleura son épaule et vint de blottir sous les couvertures contre son ventre.

Mela, son petit chaton, tremblait de tout son corps. Elle avait peur de l’orage et venait toujours se réfugier près de sa maitresse. Lorsque cette dernière était en cours, Mela se cachait sous le lit et attendait que le mauvais temps passe. Le pauvre chaton n’avait pas le droit de sortir du dortoir tant que Léna n’était pas revenue. Elle n’était pas encore habituée au château et risquait de faire de mauvaises rencontres comme avec le chat d’Harold McMurfy, Serpentard de maison. Ce chat avait l’habitude de s’attaquer aux animaux des autres élèves et de les blesser méchamment. A l’image de son maitre, il était exécrable et ne supportait pas ses semblables.

Léna caressa Mela doucement qui se cala un peu plus contre elle. Au bout d’un moment, ses tremblements se calmèrent.

Le prénom du chaton signifiait « pomme » en italien. Comme Mela s’était présentée sous forme de pomme à Léna, celle-ci avait pensé que ce nom lui allait à merveille. Cependant, « Pomme » lui semblait trop simple. Alors Liz lui avait proposé de le traduire en plusieurs langues afin de voir lequel lui irait le mieux. Et c’est ainsi que le nom du chaton fut trouvé. Tout simplement.

Les yeux de Léna se fermèrent et elle s’endormit. Cependant, quelques heures plus tard, elle entendit un bruit qui la sortit du sommeil. Ses paupières s’ouvrirent alors. Elle regarda l’heure. Quatre heures et demi du matin. Qui pouvait bien se trouver dans la salle-de-bain à cette heure-ci ? Ses amies dormaient encore à points fermés.

Soudain, la jeune fille se souvint que les Elfes de Maison effectuaient leurs tâches ménagères la nuit pendant que tout le monde dormait. Les Elfes faisaient leur travail de façon à ce que personne ne les voit. Cela gênait Léna. Mais elle savait que cette vie convenait à ces créatures. Ils ne pouvaient même pas s’imaginer libre.

Léna se leva. Elle voulait saluer l’elfe. La jeune fille la connaissait bien puisqu’elle venait dans leur chambre depuis leur première année. L’elfe s’appelait Kalyna.

La Serdaigle toqua à la porte.

- « Kalyna ? 

- Bonsoir, Miss ! Cela fait bien longtemps que je ne vous avais pas vu ! répondit l’Elfe qui tenait un chiffon à la main.

- Bonsoir, Kalyna. Je venais te saluer. Comment tu vas ?

- Très bien, Miss. Je me porte à merveille ! Et vous, Miss Selena ? demanda l’Elfe tout sourire.

- Je vais bien aussi, je te remercie » répondit la jeune fille.

Puis après une pause, elle reprit :

- « Je ne vais pas t’embêter plus longtemps, tu travailles dur ! dit Léna, en sachant très bien que Kalyna n’aimait pas qu’on la dérange pendant qu’elle travaillait.

- Merci à vous ! Bonne nuit, Miss. Ce fut un plaisir de vous revoir ! lança Kalyna avec un grand sourire.

- Bon courage » répondit simplement Léna.

En fermant la porte, elle repensa à sa première rencontre avec Kalyna. Elle se souvenait très bien.

C’était lors du mois de Septembre de sa première année. Elle n’était pas encore habituée à la magie et s’émerveillait devant tout ce qu’elle voyait. Cela amusait grandement ses amis. Avant de devenir une des meilleures élèves de l’école, Léna provoquait souvent des catastrophes lorsqu’elle pratiquait la magie. En effet, elle avait presque failli faire exploser la salle de classe lors d’un cours de Potions. Heureusement, le professeur était intervenu avant qu’elle ne commette l’irréparable erreur d’associer deux ingrédients qui aurait provoqué d’importants dégâts. Aussi, en cours de Métamorphose, il lui était arrivé de transformer son voisin de table en verre à pied à la place d’une chouette. Mais, au fil du temps et grâce à sa persévérance et à ses amis, Léna avait pu atteindre un bon niveau dans toutes les matières. En digne Serdaigle, la jeune fille s’était hissée parmi les plus doués de l’école, dépassant ainsi « ses maîtres » (ses amis) qui l’avait aidé à apprendre les bases de la magie.

Un jour, comme tant d’autres, Léna avait étudié toute la soirée. Cependant, comme elle était épuisée, la jeune fille s’était endormie sur une des tables en bois de la salle commune. Mais au bout d’un moment, son sommeil avait été interrompu par un bruit. La jeune fille s’était réveillée en sursaut. Pensant que cela venait de son imagination, elle s’était levée de sa chaise et avait ramassé ses affaires pour aller se coucher. Mais, alors qu’elle entrait dans la chambre, elle s’était cognée dans quelque chose. Avec la montagne de livres qu’elle avait dans les bras, elle n’avait pas vu l’Elfe de Maison qui était tombé à terre. Cette dernière s’était excusée platement sans laisser le temps à Léna de comprendre ce qui s’était passé. Devant son air ébahi, l’elfe s’était approché, inquiète. Mais Léna avait pris peur et s’était mise à crier de toutes ses forces, ce qui réveilla ses amies.

Ce fut sa première rencontre avec un Elfe de Maison. Elle avait eu peur de cette créature qui fait pourtant parti des créatures magiques les plus inoffensives. En y repensant, cela fit sourire Léna qui était retournée se coucher aux côtés de Mela. Elle la caressa gentiment et s’endormit au bout de quelques minutes.

๑๑๑

Le jour du bal arriva enfin. Il se déroulait le vendredi à partir de 19 heures. Le lendemain, les élèves rentraient chez eux ou passaient les fêtes au château. Ils étaient tous exciter à l’idée de ce bal, enfin surtout les filles qui ne parlaient que de celui-ci.

Lena n’avait toujours pas de cavalier contrairement à ses amies. Elle ne pouvait pas y aller avec David puisqu’il était accompagné de sa future fiancée. Cela lui fendait le cœur mais elle n’y pouvait rien. Elle le savait très bien.

La journée commença par un cours d’Astronomie. Elle se mit à côté de Chloé qui lui proposa tous les garçons de la pièce pour cavalier un par un en argumentant que tel garçon était gentil ET riche ou bon élève donc avait un bel avenir devant lui. Léna était désespérée mais pas à ce point. Elle se demanda si elle allait venir seule au bal. Cela la rendait nerveuse mais la jeune fille avait repoussé l’échéance jusqu’à aujourd’hui et désormais elle n’avait toujours pas de cavalier.

Pendant que le professeur leur parlait des étoiles, Léna était dans les nuages. Elle regardait par la fenêtre le ciel bleu et le soleil qui brillait dehors. Quelques élèves chahutaient sur la pelouse. Apparemment un professeur était tombé malade ainsi certaine première année n’avait pas cours et profitaient du beau temps d’hivers un peu frisquet. Son regard retourna dans la classe et se posa sur les élèves assis devant la jeune fille. Puis, ses yeux tombèrent sur David qui était à côté de Kiera. Celle-ci du sentir un regard peser sur elle, la jeune fille tourna la tête vers Léna et releva le sourcil avec un sourire narquois qui lui fit comprendre qu’elle la provoquait.  Puis, Kiera rit de satisfaction et retourna au cours. Son estomac se retourna. Les larmes lui montèrent aux yeux.

Dépitée, Léna regarda le professeur qui répondait à la question d’un élève assis au premier rang puis les élèves silencieux et attentif autour d’elle. Ainsi, elle se décida de suivre le cours afin de ne plus avoir de pensées négatives en tête.

๑๑๑

Après le cours d’Astronomie, les septième année de Serdaigle avaient du temps libre avant de la pause de Midi. Léna et ses amis voulaient aller directement à la bibliothèque. Cependant, ils croisèrent Kiera, David et quelques filles de Serpentard en sortant de la classe. La future fiancée leur lança un regard acerbe. Carla qui était derrière Léna s’avança et vint se placer devant Kiera.

- « Un problème, Tames ?

- Non, aucun », répondit Kiera en souriant.

La Serpentard fit un signe à ses amies et à David et ils déguerpir en vitesse. David lança un dernier regard à sa sœur et à Léna avant de partir à leur suite. Chloé et Léna se regardèrent un instant.

- « Qu’est-ce que vous regardez ? Retournez à vos cours, bande de crétins ! » lança Carla aux élèves attroupés autour d’eux.

La jeune fille attendit un instant que les curieux s’en aille et se tourna vers Léna.

- « Il n’en vaut pas la peine. Laisse-le où il est » lui dit-elle sur un ton compatissant en lui posant une main sur son épaule.

Léna ne réussit qu’à esquisser un petit sourire pour la remercier. Puis, Carla rejoignit quelques Serpentard qui l’attendaient et prit le même chemin que Kiera et sa clique quelques instants plus tôt. Chloé passa sa main sous le bras de Léna et la tira en avant pour la faire avancer. Puis, elles se dirigèrent vers la bibliothèque avec leurs amis sans dire un mot de plus.

Arrivés là-bas, ils s’installèrent sur une table dans un coin de la pièce, toujours en silence. Ils commencèrent leurs devoirs de Potions ou d’Arithmancie pour certains. A son plus grand étonnement, Léna réussit à se concentrer et se plonger complètement dedans.

Au bout de quelques instants, quelqu’un s’approcha de la table et une pile de livre tomba au sol. Mimi Warren, appelée aussi Mimi Geignarde, se fondit en excuse devant tous les élèves de les avoir déranger dans leur travail et surtout devant la bibliothécaire qui la regardait avec des yeux noirs. Rouge comme une pivoine, la jeune fille ramassa des livres mais trébucha sur la couverture d’un ouvrage qu’elle avait oublié par terre et s’étala de tout son long. Quelques rires s’élevèrent dans la pièce. A force de retenir son souffle pour ne pas lui crier dessus, la bibliothécaire était devenue toute bleue. Léna eut pitié d’elle. Elle se leva et l’aida à ramasser ses livres et les porter jusqu’à une table un peu plus loin. Les autres élèves retournèrent à leurs occupations en voyant que Léna s’était portée volontaire pour l’aider. Lorsqu’elles eurent terminé, Mimi la regarda longuement.

- « Pourquoi tu m’as aidé ? Tu as eu pitié de moi ou tu as trouvé un moyen que je ne connais pas encore pour m’humilier davantage ? »

Devant l’air méfiant de la brune, Léna ne sut que répondre. Cependant, son interlocutrice interpréta son silence comme une provocation ou quelque chose dans ce genre.

- « Tu ne veux pas me répondre parce que j’ai raison.

- Non, ce n’est … commença Léna.

- Je sais comment vous êtes, vous, les élèves « populaires », coupa-t-elle en mimant les guillemets. Vous pensez que vous avez tous les droits et que les personnes comme moi ne valent rien.

- Si tu arrêtais de t’humilier toi-même, déjà. On te considérera peut-être comme quelqu’un de fréquentable » dit une voix derrière Léna, coupant ainsi l’herbe sous le pied de Mimi qui resta bouche bée.

Une main tira en arrière Léna surprise. Nathan lança un regard noir à la jeune fille aux lunettes rondes qui baissa la tête.

- « Aller viens Léna. J’ai quelque chose à te demander »

Il l'entraîna à l’extérieur de la bibliothèque et il s’arrêta plus loin au niveau des bancs. Ils s’assirent dessus et Léna attendit que Nathan prenne la parole.

- « Je suis désolé d’avoir été si brusque mais son comportement m’a mis hors de moi ! 

- Ce n’est pas grave … » lui répondit d’une petite voix la jeune fille.

Elle se rendit compte qu’elle se retenait de pleurer depuis un moment. Des larmes, qu’elle ne put retenir, coulèrent sur ses joues. Nathan la regarda mais sembla mal à l’aise. Il lui tapota maladroitement l’épaule en ayant l’air de ne pas savoir quelle attitude adopter. Lorsque Léna se calma, Nathan prit la parole, les yeux dans le vague.

- « C’est moche ce qu’il t’a fait » Dit-il simplement.

Environ une demi-heure plus tard, les deux amis rejoignirent les autres à la bibliothèque. Ils les regardèrent s’installer mais personne ne dit rien.

๑๑๑

C’est lors du cours de Divination, l’après-midi, Léna trouva son cavalier pour le bal du soir même. Enfin, « trouver » n’était pas le terme juste puisque quelqu’un lui avait trouvé un cavalier. Pendant que le professeur distribuait des tasses en porcelaine, un morceau de papier plié en mini avion atterri sur sa table. C’était l’écriture de Nathan.

« J’ai trouvé ton cavalier pour ce soir »

Léna se retourna et lui demanda de qui il s’agissait en chuchotant. Cependant, il garda le mystère.

End Notes:

A suivre ...

Chapitre 17 by Maggie31

Chapitre 17

Les cours se terminèrent à cinq heures. Tous les élèves se dirigèrent directement dans leur dortoir respectif afin de se préparer pour le bal de Noël. Sur le chemin, un brouhaha obligeait les sorciers des tableaux accrochés au mur de se boucher les oreilles. Ceux-ci braillaient que les élèves faisaient trop de bruit. Cependant, personne ne les écoutait car ils étaient trop occupés à parler de la fête de Noel. Certains riaient, d’autres hurlaient presque leur joie.

Les professeurs leur avaient donné des devoirs à faire pour la rentrée après les vacances mais tout le monde avait décidé de faire l’impasse dessus. Ainsi, ils avaient deux heures pour se pouponner avant que le bal ne commence à sept heures. L’état d’excitation de tous les élèves contaminait même les professeurs qui affichaient un air réjouit. Tous les habitants du château semblaient avoir oublié les événements qui s’étaient déroulés auparavant. Plus personne ne pensait aux victimes de la guerre moldue qui faisait rage encore, à celles du célèbre mage noir Grindelwald, aux élèves pétrifiés, … Bref, tous les esprits étaient envahis par « l’esprit de Noël ».

Dans les dortoirs les élèves se préparaient gaiement pour le bal. Chez les garçons, l’ambiance était plutôt joyeuse et bonne enfant. Certains s’amusaient entre eux en prenant différentes poses avec leur costume et d’autres se moquaient d’un ami qui avait l’air ridicule dans sa tenue trop grande pour lui.

Dans les chambres des filles, un capharnaüm épouvantable régnait. Les robes, les chaussures, les affaires de toilette et de maquillage avaient envahi leur environnement. Les jeunes filles courraient dans tous les sens pour retrouver ce dont elles avaient besoin. Dans toutes les chambres, on pouvait entendre certaines demander :

- « Tu n’as pas vu mon mascara ? »

Ou encore :

- « Est-ce que quelqu’un a vu ma chaussure gauche ? »

Dans la chambre de Léna, Chloé, Rose et Liz, le même schéma d’organisation s’établissait. Cependant, le bazar sur le sol était en parti de la faute de Liz qui dans la précipitation faisait tomber ses affaires sans les ramasser sous prétexte qu’elle n’avait pas le temps.

Chloé et Rose avait déjà enfilé leur robe et se maquillait devant le miroir de la salle-de-bain pendant que Léna coiffait Rose d’un chignon. Quant à Liz, elle s’évertuait à fermer sa robe dans la pièce voisine. Au bout d’un moment, elle dû se rendre à l’évidence qu’elle n’arriverait pas toute seule. Ainsi, la jeune fille appela Léna à la rescousse. Cette dernière vint l’aider et retourna dans la salle-de bain pour coiffer Chloé, cette fois. La jeune fille n’était pas encore habillée. Elle se dépêcha de terminer la coiffure de son amie et partit enfiler sa tenue. Liz l’aida à fermer sa robe et toutes deux prirent la place de Rose et Chloé devant le miroir.

Pendant qu’elle se maquillait, Léna pensa à son futur cavalier. Elle ne savait pas de qui il s’agissait. Cela l’angoissait un peu. Elle regarda dans le miroir le visage de son amie qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à celui de David. Bien sûr, elle avait les traits plus fins. La jeune fille eut un pincement au cœur. Elle se mordit les lèvres et s’obligea à penser à autre chose. Chloé lui sourit et se pencha pour attraper quelque chose dans un tiroir sous le lavabo.

- « Tiens, prends ce rouge à lèvre. Il te va bien »

Léna la remercia et entreprit de se mettre du rouge sur les lèvres. Chloé termina de la coiffer en même temps qu’elle finissait de se maquiller. Elle se recula un peu et se regarda un instant. Une jeune fille aux yeux marrons et aux cheveux châtains tirés en arrière l’observait. Sa peau pâle contrastait avec le rouge de ses lèvres. Elle se sourit à elle-même pour se redonner du courage.

Pendant ce temps-là, Chloé râlait dans la chambre en ramassant les affaires de Liz. Celle-ci avait fini de se maquiller et attendait que Rose termine sa coiffure. Léna rassembla ses affaires de toilette et les rangea dans un sac qu’elle mit dans un compartiment du meuble de la salle-de-bain. Puis, elle alla aider son amie.

Un quart d’heure plus tard, les filles étaient enfin prêtes. Il était 19 heures 10. Elles avaient un peu de retard puisqu’il était convenu que leur cavalier et elles devaient se rejoindre à 19 heures dans le hall.

Léna observa ses amies. Elles étaient toutes ravissantes. La jeune fille était heureuse d’y aller avec elles. Elle se dit qu’elles s’amuseraient bien. Mais, elle pensa à son cavalier qui lui était pour l’instant inconnu. Léna se demandait s’ils allaient bien s’entendre. Cela l’inquiétait un peu.

Rose ouvrit la porte et sortit la première. Chloé et Liz la suivirent rapidement. Léna resta un instant sans bouger. Puis, elle prit son courage à deux mains et sortit à son tour en fermant la porte derrière elle.

Quelques filles finissaient de se préparer dans leur chambre. Léna les entendait s’activer en passant devant leur porte. En arrivant à la fin des escaliers, elle vit d’autres filles assises sur les canapés près du feu. Elles attendaient visiblement quelqu’un puisque l’une d’elle s’impatientait en pestant après une certaine Jenny.

Léna rejoignit ses amies qui étaient déjà dans le couloir.  Le chemin ne fut pas long mais il donna l’impression à la jeune fille d’avoir réduit de quelques mètres. Plus, elle s’approchait de la Grande-Salle, plus son angoisse s’intensifiait. Ses mains étaient moites et ses jambes tremblaient.  Ses amies discutaient gaiement à côté d’elle. Léna essayait d’intervenir de temps en temps pour ne pas leur montrer qu’elle était mal à l’aise. 

Arrivée en-haut des marches qui menaient au hall, Léna se cramponna sur la rambarde pour ne pas tomber. Elle ne regarda pas les personnes qui attendaient en bas des escaliers. La jeune fille ne releva la tête que lorsqu’elle arriva au niveau des autres élèves. Ses amies partirent en direction d’un petit groupe et Léna les suivit. Chloé se retourna et lui prit la main. 

- « Ne t’inquiète pas, tout va bien se passer ! » lui dit-elle en lui pressant la main.

Apparemment, Léna n’avait trompé personne mais, grâce à l’intervention de Chloé, son angoisse était descendu d’un cran. Ainsi, elle put relever les yeux et saluer ses amis.

Adrian accompagnait Chloé. Rose était avec un Poufsouffle du nom de Gordon Fields et Liz était au bras de Nathan. Alexander, Gabriel et Lucas était accompagné par de jolies filles de Serpentard qu’elle ne connaissait pas. Carla avait à son bras un sosie de Ken, version Serpentard, c’est-à-dire, moins souriant et plus sombre. Léna continua d’observer le groupe mais ne vit pas personne qui aurait pu être son cavalier. Nathan se rapprocha de Léna et sourit.

- « Je suis sûre que tu cherches ton cavalier !

- Il se cache parce qu’il a peur de moi ou il était tellement traumatisé quand il m’a vu qu’il est parti en courant ? Plaisanta Léna.

- Non, il est en train de t’attendre avec ses amis. Je t’emmène le voir, lui répondit le jeune homme en souriant encore plus. Ne t’inquiète pas » ajouta-t-il en voyant l’expression de Léna qui en disant long sur son état d’esprit à ce moment-là.

Liz et Nathan partirent devant et Léna les suivit. Son cœur battait la chamade. Malgré son appréhension, la jeune fille marchait en regardant droit devant elle et en saluant au passage les élèves qui lui faisait signe. Les garçons la dévisageaient voire la déshabillaient du regard pour certains. Les filles la regardaient avec admiration. Enfin … pas toutes évidemment. Elle surprit le regard assassin de Kiera plus loin. David se tenait à ses côtés. Léna avait l’impression qu’il était plus pâle que d’habitude. Mais, elle balaya rapidement cette pensée pour se focaliser sur son cavalier qu’elle était censée rencontrer.

Quelques secondes plus tard, Liz et Nathan s’arrêtèrent. Léna avait envie de leur sauter dessus et de leur dire : « Non !!! Ne vous arrêtez pas ! Je serais bien toute seule finalement !! ». Cependant, ils ne l’écoutèrent pas de cette oreille puisque le couple se tourna vers Léna, la prit par les bras et la poussa vers un garçon qui discutait avec deux autres jeunes hommes.

Il était plus grand qu’elle d’au moins vingt centimètres. Il était brun et avait un visage fin. Ses yeux bleus perçants la captivèrent un instant. Lorsqu’il la vit, il esquissa un sourire.

- « Bonsoir, je suis … commença Léna, hésitante.

- Oui, je sais qui tu es. Tout le monde te connaît, Selena Jones, la coupa-t-il avec un sourire charmeur. Je m’appelle Oliver Lawrence, Gryffondor de maison, ajouta-t-il en effectuant une petite révérence, ce qui fit rire ses amis derrière lui.

- Enchantée » dit simplement Léna qui se demandait s’il se moquait d’elle ou si cela faisait partie de son caractère.

Le jeune homme lui proposa son bras. Léna mit sa main sur son avant-bras et le suivit vers la Grande-Salle où tous les élèves commençaient à remplir. Ses amis étaient derrière eux et riaient sans cesse. Léna ne se sentait pas à sa place. Elle jeta un coup d’œil derrière elle pour voir ses amis qui était un peu plus loin. Ils entrèrent dans la salle, ils restèrent un moment sans bouger.  Le cavalier de Léna observait la pièce avec admiration. La jeune fille le regarda un instant avec l’impression d’avoir un enfant qui découvrait son cadeau le jour de Noël. Derrière eux, les élèves les poussaient puisqu’ils bloquaient le passage. Le couple se décala sur le côté. Oliver resta un moment en silence à observer les décorations pendant que Léna cogitait. Elle ne savait pas comment se comporter avec lui. La jeune fille vit ses amis de l’autre côté de la salle et David qui discutait avec un Serpentard. Léna se tourna vers son cavalier et décida d’engager la conversation afin de briser la glace. Elle posa la première question qui lui vint à l’esprit.

- « Donc, tu n’avais personne pour aller au bal ? »

Il y eut un silence avant que le Gryffondor prenne la parole. Il regardait toujours les décorations. Ces quelques secondes lui parurent une éternité. Léna se demanda si elle avait posé la mauvaise question ou s’il l’avait entendu. Elle s’apprêtait à lui présenter ses excuses, lorsqu’il lui répondit enfin.

- « Ma copine m’a quitté cette semaine, dit-il en se tournant vers elle avec un sourire.

- Oh, pardon ! Je suis désolée !

- Ne t’inquiète pas. Je ne suis pas malheureux, la rassura-t-il. Et puis, je ne suis pas à plaindre puisque j’ai une magnifique cavalière qui m’accompagne, poursuivit le jeune homme, ce qui la fit rougir.

- M-merci … » Balbutia-t-elle.

Oliver rit de plus belle.

- « Ne t’inquiète pas, je ne vais pas te manger ! » lança le jeune Gryffondor.

La jeune fille lui répondit en plaisantant pour montrer qu’elle n’était pas intimidée et tous les deux éclatèrent de rire. Détendue, Léna remarqua enfin son environnement. La Grande-Salle était méconnaissable. Des sapins de Noel de taille moyenne flottaient dans tous les coins de la pièce. Des guirlandes brillantes, lumineuses, multicolores, etc. ornaient les murs, les fenêtres et les encadrements de porte. Des bougies parfumées, colorées, petites ou grandes flottaient au-dessus de leur tête. De la fausse neige tombait du plafond magique qui arborait une nuit étoilée avec quelques nuages. Il y avait aussi des tables chargées de nourritures contre les murs où la plupart des élèves se servaient déjà.

Oliver et Léna se dirigèrent d’un commun accord vers l’une d’elle. Ils découvrirent un panel de mets qui avaient tous l’air délicieux. Il y avait du poulet, de la dinde, des fruits de mer, différents légumes, des desserts qui avaient tous l’air aussi délicieux les uns que les autres et des verres déjà remplis d’eau ou de jus de citrouille. Ils prirent tous les deux un verre de jus de citrouille. La jeune fille continua d’observer la salle maintenant rempli de tous les élèves et du personnel du château. Au fond de la pièce, à la place de la table qui servait aux professeurs, il y avait une piste de dance et un groupe de musiciens. Certains élèves dansaient déjà sur un slow.

Soudain, Léna sentit une main se poser sur son épaule. Elle sursauta et se retourna. Nathan lui souriait à pleines dents, content de lui avoir fait peur.

- « Alors, comment ça va vous deux ?

- Très bien ! Ton amie est charmante, répondit Oliver en faisant un clin d’œil à Léna.

- Oui, tout va bien » Enchérit la jeune fille en souriant.

Oliver fut appeler par quelqu’un un peu plus loin et s’éloigna en s’excusant. Nathan en profita et se pencha vers Léna.

- « Vas-y, dis-moi ce que tu penses vraiment de lui ?

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- Je n’ai pas menti. C’est quelqu’un de bien ! Répondit Léna en regardant son cavalier s’éloigner.

- Non mais je veux dire … Commença-t-il en cherchant ses mots. Il te plaît ?

- Quoi ? Tu veux qu’on sorte ensemble, lui et moi ? Mais, je n’ai pas vraiment rompu avec David ! S’indigna Léna.

- En réalité, j’ai pensé qu’il était le cavalier idéal pour toi pour deux raisons. La première, c’est qu’il s’est fait largué par sa copine …

- Un peu comme moi, compléta la jeune fille.

- Désolé … Mais, vous êtes tous les deux mes amis et ça me faisait de la peine pour vous deux » Répondit Nathan, un peu gêné.

Il se passa une main sur sa nuque et fixa quelque chose derrière Léna qui se retourna. David discutait toujours avec son ami un peu plus loin. Léna posa son verre vide sur la table qui fut absorber pas la table. Elle n’y fit pas attention et prit un chocolat dans une coupelle. Nathan prit un morceau de gâteau et croqua dedans. Puis, il lui sourit et ajouta :

- « La deuxième raison va te plaire ! Oliver vient de Gryffondor, c’est également pour cela que je l’ai choisi. David doit être fou de rage que tu sois venu avec un élève de la maison qu’il déteste le plus »

Cela fit rire Léna. Mais, soudain, l’expression du visage de Nathan changea. Elle se tourna vers la raison de ce changement. David venait vers eux. Nathan se mit devant Léna. Elle était bien contente de pouvoir se cacher derrière son ami mais elle trouvait cela impoli et lâche. Ainsi, la jeune fille se décala sur le côté mais en gardant une bonne distance entre David et elle.

- « Je voudrais parler à Léna, dit le jeune homme en s’adressant à Nathan.

- Qu’est-ce que tu lui veux ? demanda Nathan.

- Il faut que je lui dise quelque chose, insista David, en restant évasif. Léna, appela-t-il, c’est important.

- Tu peux lui dire devant moi.

- Cette conversation ne te regarde pas, lança David, légèrement énervé. Léna, répéta-t-il en la fixant.

- Je n’ai pas vraiment envie de te parler pour le moment, avoua Léna.

- Tu vois ? Maintenant, laisse-la tranquille » La défendit Nathan.

Léna sentit quelqu’un s’approcher et se poster à côté d’elle.

- « Qu’est-ce qui se passe ? » demanda une voix grave.

La jeune fille tourna la tête vers la personne qui venait de poser la question. Il s’agissait d’Oliver. Celui-ci la regardait avec un air interrogateur. David lui lança un regard noir. Nathan intervint avant qu’une joute verbale débute.

- « Tiens, Oliver ! Tu manquais à Léna, dit-il avec un air taquin sans pour autant arranger la situation.

- Ah oui ? Je fais souvent cet effet aux demoiselles » répondit Oliver, charmeur, en souriant à Léna.

Soudain, la musique changea.

- « Voulez-vous m’accorder cette danse, ma chère ? » demanda Oliver en s’inclinant.

Jouant de la situation, il déposa un baiser sur le dos de la main de Léna. Celle-ci se laissa faire mal à l’aise face à la tournure que prenait les évènements. Oliver mit la main de la jeune fille sur son bras et lança un dernier regard vers David en souriant comme pour le narguer. Léna le regarda à son tour. Elle vit dans les yeux du jeune homme de la peine et de la jalousie. Cela la toucha mais elle n’en montra rien. 

Oliver et Léna se dirigèrent en silence vers la piste de danse. Ils dansèrent sans se regarder lors de la première chanson. Puis, Léna se détendit et jeta un coup d’œil à son cavalier. Il avait le regard dans le vague.

- « Tu vas bien » demanda Léna, inquiète.

Le jeune homme baissa les yeux vers elle et lui sourit. Léna lui rendit son sourire.

- « Merci de m’avoir aidé tout à l’heure, laissa-t-elle tomber.

- C’est normal » répondit simplement Oliver.

Se rendant compte qu’il n’avait pas vraiment le moral, la jeune fille réfléchit à ce qu’elle pourrait lui dire pour lui changer les idées.

- « J’ai une blague à te raconter ! Comment appelle-t-on un bébé éléphant prématuré ? »

Oliver la regarda quelques secondes avec un air surpris sur le visage puis il sourit.

- « Un éléphant tôt ? Répondit le jeune homme.

- Tu es fort ! Comment tu as deviné ? » demanda Léna, admirative.

Le Gryffondor éclata de rire.

- « Pourquoi ris-tu ?

- Je connais cette blague, rit Oliver. D’ailleurs, elle n’est pas drôle, ajouta-t-il en se tenant les côtes.

- Mais alors pourquoi tu rigoles ? Demanda Léna, perdue.

- C’est toi qui me fait rire » dit le jeune homme en s’essuyant les yeux.

La Serdaigle lui sourit. Elle était heureuse d’avoir réussi son coup même si cela n’avait pas fonctionné comme elle le voulait au départ. Une main lui ébouriffa les cheveux.

- « Allez, viens !

- Eh ! Tu me décoiffe ! » Lança Léna au jeune homme qui s’éloignait déjà vers le buffet le plus proche d’eux.

Elle remit les quelques mèches en place et le suivit. Ils prirent tous les deux un verre de jus de citrouille. Des amis à Oliver et à Léna virent à leur encontre. Ils discutèrent un moment.


Chapitre 18 by Maggie31

Chapitre 18

Léna dansa avec plusieurs de ses camarades masculins. Elle dansa même avec Rubeus Hagrid. Elle l’avait vu assis seul à une table. La jeune fille l’avait donc rejoint et avait discuté un peu avec lui. Grâce à cela, elle put se faire une idée de lui. C’était un gentil garçon un peu timide et maladroit. Elle était contente qu’il fasse parti de son groupe d’aide aux devoirs. Au bout d’un moment, il lui avait proposé de danser. C’est avec surprise qu’elle avait découvert que le jeune homme savait très bien danser. Avec sa maladresse, Léna avait pensé qu’il lui aurait marché au moins une fois sur les pieds.

Lorsque ce fut le moment de changer de partenaire, Léna voulu faire une pause mais une main se posa sur sa taille et la força à rester sur la piste de danse. David la tenait fermement.

- « Qu’est-ce que tu fais ? Demanda Léna en colère.

- C’est le seul moyen pour que tu m’écoutes » répondit le jeune homme en la serrant un peu plus contre lui.

Cependant, Léna n’était pas de cet avis. Elle essaya de lui retirer ses mains mais c’était peine perdu. Alors, elle le poussa de toutes ses forces ce qui resta vain.

- « Ça ne sert à rien, Léna » dit David.

Devant l’air en colère de la jeune fille, il ajouta :

- « Ce ne sera pas long, je te le promets !

- Je n’ai pas envie de t’écouter. Tu aurais dû me le dire bien avant, le réprimanda-t-elle. Je sais que tu vas te fiancer avec Kiera. Il n’y a rien d’autre à ajouter ».

Cette réplique eu pour effet de faire lâcher prise David. Léna put se dégager et recula de deux grands pas. Les yeux du jeune homme exprimaient son impuissance. Ses bras retombèrent mollement.

- « Léna …

- Tais-toi ! Tu n’es qu’un lâche ! Quand avais-tu prévu de me le dire ? le coupa Léna. Réponds ! » Ajouta-t-elle devant le silence de son ancien petit-ami qui semblait ne plus respirer.

Autour d’eux, plusieurs couples avaient arrêté de danser. Certains garçons étaient prêts à intervenir si la situation tournait mal. Tout le monde les regardait avec des yeux ronds. La jeune fille ne fit pas vraiment attention à cela. Cependant, cela ne lui échappa pas lorsque David jeta un regard alentour. Elle savait à quel point l’avis des autres était important pour lui.

- « Je n’avais pas réaliser jusqu’à maintenant à quel point tu es superficiel. Tu te soucis toujours de ce que pense tes amis ou même des étrangers de toi. C’est bien pour cela que tu as accepté ce mariage. Tu ne voulais pas te marier avec une fille qui a une famille de moldus ! reprit la jeune fille dont la rage s’exprimait enfin. 

- Je ne suis pas superficiel. Enfin, Léna, tu me connais ! Répondit David qui commença à s’énerver. De plus, nous ne connaissons pas tes origines. Tu viens peut-être d’une famille de sangs purs … ».

Il s’arrêta net, comprenant son erreur. Des murmures s’élevèrent tout autour d’eux. Le jeune homme regarda Léna pendant quelques instants. Ce moment parut durer une durée une éternité pour la jeune fille. Elle était tellement en colère qu’elle resta silencieuse pendant que ses pensées tournaient à toute vitesse dans sa tête.

Soudain, une petite voix leur demanda de se calmer. Léna ne la reconnue pas tout de suite. Elle ne voyait d’où la voix provenait. La jeune fille vit David tourner la tête vers quelqu’un dans la foule. Elle aperçut des cheveux blonds familiers se faire un passage entre les élèves rassemblés. Liz.

D’autres personnes traversaient la foule derrière elle. Léna les entendait mais elle garda le regard fixé sur David. Cette fois, elle reconnut les voix. Chloé, Rose et Carla se postèrent aux côtés de la jeune fille. Lorsque David aperçut Chloé, il blêmit. Il serra ses poings.

- « Allons à l’extérieur pour parler, proposa le jeune homme.

- Non, David ! Maintenant, tu la laisses tranquille, lança sa sœur.

- S’il te plaît, Chloé ne te mêle pas de ça, répondit David en s’avançant.

- C’est trop tard ! »

Chloé attrapa le poignet de Léna et la conduisit vers la sortie de la Grande Salle. Au passage, Léna vit plusieurs visages familiers la regarder. Oliver, Tom Jedusor ou même Lucy l’observaient avec différentes expressions.

Une fois à l’extérieur, les deux jeunes filles s’installèrent sur un banc en pierre. Liz, Carla et Rose les rejoignirent. Léna resta immobile et silencieuse pendant que ses amies discutaient sur le fait que David avait été le pire des idiots et qu’elle ne le méritait pas. Son regard fixait ses pieds. Ses yeux secs lui brulaient mais elle n’avait pas envie de pleurer pour lui. Pas encore.

Seule, Chloé connaissait l’histoire des fiançailles. Ainsi, les autres venaient de l’apprendre et tombaient des nues. Carla le traita d’abruti. Liz, habituellement choqué pas ce genre de vocabulaire, lui répondit qu’elle n’aurait pas utilisé un tel mot mais qu’elle était d’accord avec elle. Rose leur dit qu’elle avait bien remarqué que le couple n’agissait pas comme avant. Elle comprenait enfin la raison de ce changement. Chloé et Léna ne disaient rien. La sœur de David avait un bras autour des épaules de Léna et regardait un point invisible en face d’elle. Remarquant le silence de ses amies, Liz intima aux autres de se taire. En silence, elle s’approcha de Léna et s’agenouilla devant elle. La jeune fille posa sa main sur le genou de son amie.

- « Je suis désolée … commença Liz. Je ne vais pas te demander comment tu vas. Je sais que dans ces moment-là, cette question est déplacée. De toute façon, nous disons toujours la même chose dans ces situations puisqu’il n’y a que cela qui convient ».

Elle prit une pause de quelques secondes et reprit.

- « Nous sommes là pour toi ».

Léna éclata en sanglots. Ses amies virent la serrer dans leurs bras.

๑๑๑

Les garçons les attendaient au niveau de la porte d’entrée. Ils voulaient leur laisser un peu d’intimité. Oliver était parmi eux. Il s’inquiétait pour Léna.

Léna demanda à ses amies de la laisser un peu seule. Elle les rejoindrait lorsqu’elle se sentirait mieux. Ainsi, les filles s’éloignèrent et retournèrent dans la Grande Salle avec les garçons. Seul, Oliver resta sur le pas de la porte.

- « C’est elle qui t’a fait de l’effet, en fait ! » lança Nathan avec un clin d’œil.

Oliver sourit mais ne répondit pas. Après le départ du groupe d’amis, il resta quelques minutes près de la porte à guetter le bon moment pour aller parler avec Léna. Puis, il s’avança doucement et s’assit sur le banc en pierre.

- « Je sais que tu as dit que tu voulais être seule mais je n’ai pas pu m’empêcher de venir te voir ».

Léna leva son regard pour la première fois depuis qu’elle était arrivé dans le jardin. Elle l’observa un moment.

- « Je suis désolé pour toi, finit par dire le jeune homme.

- Ne le sois pas, répondit simplement Léna.

- J’ai fait un peu la même chose à ma petite amie.

- Comment ça ? Demanda la Serdaigle.

- Je ne lui accordais peu d’attention. Je voulais rester tout le temps avec mes amis. Elle m’a reproché que je la négligeais. Elle en avait assez alors elle a rompu.

- Ce n’est pas du tout la même chose, rétorqua Léna. Quoique, dans chaque situation, c’est l’immaturité du garçon qui a fait tout rater » Ajouta-t-elle, ironique.

Le jeune homme ne répondit pas. Elle l’avait sûrement vexé.

- « Je suis désolée. Être triste ne me donne pas le droit de t’insulter, dit finalement la Serdaigle.

- Ce n’est rien. Tu as raison.

- Tu es toujours amoureux d’elle ? demanda Léna, ce qui fit rougir le jeune homme.

- J-je … Euh …

- Tu devrais lui dire dans ce cas. Et tu devrais aussi t’excuser auprès d’elle, lui conseilla-t-elle.

- Tu crois ?

- Il faut que tu t’excuses même si cela ne permet pas de vous remettre ensemble »

Une légère brise vint soulever les quelques mèches sur le front de la jeune fille. Soudain, le Gryffondor éclata de rire. Léna le regarda avec étonnement.

- « J’étais venu te voir pour te soutenir mais, au final, c’est toi qui me console ».

Cela fit sourire Léna.

- « Aider les autres permet de ne plus penser à ses problèmes, donc tu m’as aidé toi aussi, répondit la jeune fille.

- Tu ne viens pas de Serdaigle pour rien. Tu réponds de façon juste et intelligente.

- Merci » répondit la jeune fille en souriant légèrement.  

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Oliver se frotta les bras. Il détailla du regard la jeune fille.

- « Tu dois avoir froid. Nous devrions rentrer » proposa-t-il.

Léna ne s’était pas rendu compte qu’elle avait froid. Elle toucha sa peau et sentit la chair de poule. La jeune fille refusa la veste de Oliver qu’il lui tendait. Elle voulait aller se refaire une beauté aux toilettes.

๑๑๑

Arrivée devant la porte des toilettes, elle la regarda quelques instants. Léna n’avait croisé personne et souhait que ce soit le cas dans la pièce derrière le panneau de bois. Elle ne voulait pas que quelqu’un, autre que ses amis, la voit aussi misérable. Ainsi, la jeune fille tendit l’oreille à l'affût de bruits indiquant la présence de quelqu’un. Aucun son ne lui parvint de l’autre côté de la porte. Léna décida donc d’entrer. Elle resta sur le pas de la porte et observa les alentours. Personne. Ses pieds la menèrent devant l’un des miroirs sur le mur de gauche. Elle se regarda et constata les dégâts.

Ses yeux brillaient encore. Dessous, des traînées de maquillage avaient dévalé ses joues devenues pâles. Ses lèvres avaient gardé encore un peu de rouge à lèvre. Léna passa sa main sur ses cheveux. Ils étaient décoiffés et ne ressemblaient plus à rien. La coiffure que lui avait fait Chloé n’était plus. Elle se passa de l’eau sur le visage. Elle dû le faire à plusieurs reprises puisqu’elle n’arrêtait pas de pleurer. Enfin, elle réussit à cesser ses pleurs et s’essuya le visage avec un sort jeté à la va-vite.

Soudain, Léna entendit un bruit derrière elle. Lucy se tenait près d’une cabine de toilette. Elle la regardait. Elle semblait hésitante. Finalement, la jeune fille s’avança vers elle.

- « Tu permets ? »

Elle leva sa baguette vers le visage de Léna et lança un sort. Léna cligna des yeux.

- « Regarde-toi »

La jeune fille s’exécuta en se tournant vers le miroir. Son visage avait repris des couleurs et le maquillage qu’elle avait avant de pleurer était intact. C’était comme si rien ne s’était passé. Le visage de Lucy apparu à côté du sien.

- « Merci, dit lentement Léna. Je suppose que tu sais ce qui s’est passé pour moi. Mais, toi, que t’est-il arrivé ? »

Lucy recula. Léna se retourna pour lui faire face et lui attrapa le poignet de la jeune fille qui voulait s’enfuir.

- « Je ne dirai rien de ce que j’ai entendu l’autre jour, je te le jure.

- Pourquoi dois-je te croire ? Demanda Lucy qui tournait le dos à Léna.

- Eh bien … Seulement ma parole, dit la jeune fille. Je sais, c’est mince. Mais, je veux vraiment t’aider, Ajouta-t-elle alors que Lucy essayait de s’enfuir encore.

- Je ne peux même pas compter sur mes propres amies alors comment pourrais-je te faire confiance. Je ne te connais même pas » Sanglota la jeune fille.

Elle se laissa glisser à genoux au sol entraînant Léna avec elle. Celle-ci posa une main hésitante sur son dos puis elle la prit dans les bras.

- « Même mes amies … » Ne cessait-elle de répéter en sanglotant.

Léna pouvait s’imaginer sans mal la douleur que pouvait ressentir la jeune fille. Le père de l’enfant l’avait surement rejeté.

- « Même mes amies m’ont laissé tomber … »

Et, ses amies aussi vraisemblablement. Elle se retrouvait seule. Léna en eut mal au cœur pour elle. Ses bras se resserrèrent plus fort autour de Lucy. La jeune fille avait lu quelque part que contenir une personne dans ses bras pouvait lui procurer un sentiment de sécurité et de bien-être. Cela fonctionnait apparemment puisque Lucy se calma quelques instants après. Elle resta un moment sans bouger et sans dire un mot. Puis, elle se leva et vint se poster devant le miroir. Léna la regarda faire. Lucy sourit tristement lorsqu’elle vit la jeune fille derrière elle.

- « La situation s’inverse » dit-elle en faisant référence au moment où Léna s’était retrouvé devant le miroir un peu plus tôt.

Lucy pointa sa baguette vers son visage et lança le même sort. Les larmes disparurent et laissèrent leur place à un teint frais et un timide sourire. La jeune fille remercia Léna et sortit de la pièce. La Serdaigle allait la suivre lorsqu’elle entendit la porte d’une cabine s’ouvrir.

- « J’ai cru qu’elles n’allaient jamais partir ».

Une fille aux cheveux bruns et aux lunettes tellement grandes qu’elle lui cachait la moitié du visage apparu dans le champ de vision de Léna. La brune ne s’était pas rendu compte de la présence de Léna. Cette dernière ne bougea pas et observa la fille aux lunettes s’avancer vers les lavabos en s’essuyant les yeux. Celle-ci ouvrit un robinet et remplit ses mains d’eau. Puis, elle leva la tête et aperçu Léna à travers le miroir. La brune se retourna en hurlant et aspergea d’eau Léna.

- « Dis donc, toi ! Tu m’espionnes ?!!

- Non, pas du … Commença Léna.

- Menteuse ! Tu te cachais pour que je ne te vois pas, la coupa-t-elle avec véhémence.

- Calme-toi ! Je ne voulais pas te faire peur et encore moins t’espionner. A ce que je sache, les toilettes des filles ne t’appartiennent pas donc j’ai le droit d’être ici ».

La fille lui jeta un regard noir pendant que Léna se jetait un sort pour sécher ses vêtements.

- « Je m’appelle Léna, dit finalement la Serdaigle pour briser la glace.

- Je sais qui tu es. Tout le monde te connaît. D’ailleurs, je n’ai pas pu me soustraire à la petite scène qui s’est passé devant toute l’école tout à l’heure. Comme si, tu ne pouvais pas rester, un minimum, discrète, répondit la fille brune.

- Je sais qui tu es. Ça y est ! Je me rappelle de ton nom. Tu t’appelles Mimi Elizabeth Warren ! Se souvint soudain Léna.

- Aussi, surnommée Mimi Geignarde ! Oui ! S’écria Mimi. Encore heureux que tu te souviennes de mon nom. Je suis dans la même maison que toi.

- Tu n’as pas besoin de t’énerver pour si peu, lui lança Léna. Je ne voulais pas te froisser ».

Mimi se tourna vers le lavabo pour se laver le visage, ignorant superbement Léna. Très bien ! Si c’était comme cela qu’elle le prenait, Léna tourna les talons et entreprit de pousser la porte pour sortir des toilettes.

- « Je suis désolée de m’être emportée contre toi ».

Léna pivota sur ses pieds et se trouva face à Mimi. Elle avait 14 ans et agissait comme une enfant. Elle savait cela mais elle n’avait pas envie de se prendre la tête ce soir-là. La jeune fille la laissa poursuivre.

- « Les élèves ont tendance à se moquer de moi et comme cela en devient une habitude, je me protège comme je peux. Au départ, je ne sais pas reconnaitre les rares personnes qui se montre gentille avec moi et je les renvoie souvent balader. Cela les éloigne de moi et je me retrouve seule, monologua la plus jeune.

- C’est ce que j’ai cru comprendre » dit Léna.

Un silence s’installa. Mimi se regarda une nouvelle fois dans le miroir.

- « Je ne suis pas comme vous. Je n’aurai jamais de petit ami ou même des amis. Cela a l’air tellement facile pour vous.

- Je suis désolée pour toi, dit Léna, sincèrement désolée.

- Merci, répondit Mimi, avec un petit sourire timide. Mais, d’après ce que j’ai compris, toi aussi tu as tes propres problèmes alors je ne t’embête pas plus, poursuivit-elle en traversant la pièce en se dirigeant vers la sortie.

- J’ai peut-être mes propres problèmes mais tu as aussi les tiens. C’est cette Olive Hornby et ses amies qui t’embêtent ? Demanda Léna.

- Oui, entre autre.

- Je ne suis pas une héroïne ou quoique soit mais n’hésite pas à venir me voir si quelqu’un t’embête, lui dit la jeune fille.

- Je comprends pourquoi tu es si populaire. J’en prends note ! Merci » Dit Mimi en sortant de la pièce.

Décidément, cette soirée était complètement bizarre. Voilà qu’elle s’improvisait psychologue maintenant. Sur ces pensées, Léna sortit enfin des toilettes. Elle longea le couloir et descendit les escaliers menant au hall d’entrée. Quelques couples et groupes d’amis la regardèrent passer sans que Léna daigne leur accorder d’attention. De loin, elle aperçut Edward et sa petite amie qui sortait prendre l’air. Elle sourit intérieurement.

- « Au moins un couple qui a l’air de bien fonctionner ! » Se dit-elle.

Arrivée devant la porte, la jeune fille bouscula quelqu’un. Elle s’excusa immédiatement.

- « Ce n’est rien, Léna »

La Serdaigle regarda le Préfet-en-Chef lui sourire. Elle essaya de lui sourire à son tour mais elle ne réussit qu’à grimacer. Puis, elle se rendit compte qu’elle gênait le passage alors elle recula pour le laisser passer.

- « Je suis désolée, je te gêne.

- Non, ne t’inquiète pas, Léna ».

Ils restèrent un petit instant à se regarder dans le blanc des yeux. Léna ne savait pas ce qu’il attendait d’elle.

- « Tu vas bien ? » Demanda-il finalement.

La question qu’il ne fallait pas poser. La jeune fille déglutit difficilement. Ses yeux lui brulaient. Elle ne voulait pas lui montrer son embarras. Ses yeux fixèrent alors un point à côté de Tom. Elle voulut dire quelque chose mais le son resta coincer au fond de sa gorge.

- « Excuse-moi, je ne voulais pas te blesser ».

Il la regarda encore longuement. Puis, il approcha sa main de la joue de Léna qui par réflexe recula.

- « Tu as une goutte d’eau sur la joue. Je voulais seulement l’essuyer, dit Tom, toujours la main tendue.

- Ah d’accord … ».

Tom posa doucement son doigt sur la peau de Léna qui resta complément immobile. Ils se regardèrent dans les yeux durant tout le temps que dura cet instant. D’un geste rapide, il enleva la goutte. Puis, il recula tout en gardant le contact visuel.

- « Alors, Léna ? David n’est plus disponible alors tu te rabats sur Tom ? » Railla une voix.

Léna cligna plusieurs fois des yeux. Elle ne comprit pas tout de suite ce qu’elle venait de dire. Kiera souriait de toutes ses dents et David derrière elle lui lançait un regard mêlant tristesse et jalousie. La jeune fille crut apercevoir un sourire en coin chez le Préfet-en-Chef. Le temps que l’information vienne jusqu’à son cerveau, Kiera partait dans la direction des dortoirs. Elle n’avait pas fait trois pas qu’elle se retournait déjà.

- « Au fait, la fête est finie. Il est vingt-deux heures. Il est temps de retourner dans nos dortoirs ».

Puis, elle tourna les talons. David la suivit non sans lui lancer un dernier regard.

- « Je ne l’ai jamais aimé celle-là, dit une voix derrière elle qu’elle reconnut comme celle de Carla.

- Cette fille sait ce qu’elle veut, c’est certain, dit Tom, surprenant Léna.

- Et, elle l’obtient » Laissa tomber cette dernière.

Leurs regards s’accrochèrent encore un moment.

- « Tom, tu crois que si je lui fais un croche-pied discrètement dans les escaliers, tu me punirais ? »

Le Préfet-en-Chef sourit largement.

- « Bien sûr !

- Mais, si par le plus grand des hasards tu ne regardais pas à ce moment-là, tu pourrais, enfin ce n’est qu’une théorie bien sûr, tu pourrais m’éviter une sanction ? Insista Carla, innocemment ce qui fit rire Léna.

- Carla, soupira le jeune homme. Tu as des idées saugrenues.

- Tu punis ta propre maison ?? S’écria Carla, faussement indignée.

- Bien sûr. Je ne fais pas de favoritisme » Sourit-il.

Dans la Grande-Salle, les professeurs annonçaient la fin de la soirée. Les élèves commençaient à évacuer les lieux. Léna rejoignit ses amis et commença à monter les escaliers mais une main la tira en arrière.

- « Fais bien attention à toi, désormais » Avait chuchoté une voix à son oreille.

Léna se retourna mais la personne avait disparue. Cette voix lui était familière. C’était celle de Tom Jedusor. La jeune fille n’était pas vraiment sûre de ce qu’il avait voulu dire. Il pouvait y avoir plusieurs significations.

Nathan se retourna et attendait que Léna arrive à sa hauteur. Il passa un bras autour de ses épaules.

- « Ma petite Léna !

- Nathan !

- Alors, comment as-tu trouvé Oliver ? Demanda le jeune homme.

- Très bien. Tu as bien fait ! Répondit Léna. Il aime toujours sa petite amie, ajouta-t-elle devant l’air un trop réjouit de son ami.

- Ah …

- Ne t’inquiète pas. Je vais bien » dit la jeune fille en souriant.

Les deux amis rejoignirent Liz qui les attendait en haut des escaliers. La blonde leur sourit et passa un bras autour des épaules de Léna. Ainsi, ils montèrent les marches bras dessus bras dessous jusqu’à leur salle commune.



Chapitre 19 by Maggie31
Author's Notes:

Coucou ! Désolée ce chapitre est court mais bonne lecture quand même !!

Chapitre 19


Léna était monté jusqu’au dortoir. Tel un zombi, elle avait eu l’impression de marcher lentement, trop lentement – comme si quelqu’un avait jeté un sort sur le déroulement du temps pour le ralentir. Pendant que ses amies discutaient encore avec les garçons dans la salle commune, Léna avait pris une douche. Elle avait laissé couler longuement l’eau. Sous le jet d’eau, la jeune fille avait repensé à ce qu’il s’était passé une heure plus tôt. Les yeux fermés, elle s’était repassée les évènements douloureux dans la tête. Les larmes qui coulaient le long de ses joues s’était mêlé aux gouttes d’eau.

Le lendemain matin, Léna était resté dans son lit toute la matinée. Elle avait entendu ses amies se lever pour aller prendre leur petit-déjeuner et avait fait semblant de dormir. Une fois seule, la jeune fille avait regardé le mur en face d’elle. Ses yeux avaient fixé le papier peint sans vraiment le voir. Son chagrin l’avait terrassé. Léna était restée allongé sur le côté. Elle avait eu la désagréable impression qu’un énorme poids pesait sur elle et l’empêchait à tout jamais de se lever de son lit. 

-       « Que vais-je devenir sans lui ? » Se disait-elle.

La jeune fille s’était senti perdue et plus seule que jamais. Un froid insidieux s’était emparé d’elle, lui glaçant les entrailles. La chaleur du petit corps de son chaton qui s’était roulé en boule dans son dos n’avait pas pu l’aider à retrouver une température corporelle normale.

Le petit chat, désemparé face à la détresse de son amie, n’avait su que faire. Ainsi, il était resté toute la nuit dans son coin. Même son pelage doux et soigneux, qui, habituellement avait la capacité d’apaiser sa maitresse, n’avait rien pu faire. Cependant, comme il était bientôt midi, l’heure à laquelle la jeune fille était censée être assise dans le train, la petite pomme* s’était levée, avait enjambée (ou empattée ? Non, en fait … Ce n’est plus le même sens après …) Léna et s’était postée devant son visage. Comme celle-ci n’avait pas réagi, il avait posé son petit museau humide et froid contre sa joue. Léna avait finalement ouvert les yeux. Rougis et gonflés, ceux-ci avaient exprimé une terrible tristesse. Mela avait miaulé. La main de la jeune fille s’était doucement avancé et avait caressé le pelage. Le petit chat en avait alors profité pour se coller à sa maîtresse et s’était mis à ronronner.

Quelques minutes plus tard, ses amies étaient revenues. Après une longue négociation, les filles avaient réussi à convaincre Léna de sortir du lit. Celle-ci, ne supportant pas le regard de ses amies, avait filé directement dans la salle-de-bain. Lorsqu’elle eut fini, la jeune fille avait jeté un sort pour ranger son lit et sa valise. Elle n’avait pas eu le courage de le faire elle-même. Puis, Léna avait suivi ses amies jusqu’au Poudlard Express.

Tout au long du chemin, elle avait gardé les yeux rivés au sol pour ne croiser aucun regard. Les chuchotements à son passage avaient été amplement suffisants. Ses amies n’avaient pas parlé. Même Carla, habituellement bavarde, n’avait pipé mot lorsqu’elles les avaient rejointes dans le hall d’entrée du château. Une fois confortablement installées dans leur compartiment, Chloé, Rose, Liz et Carla avaient parlé à voix basses. Quant à Léna, la jeune fille resta muette et pelotonnée dans son coin tout au long du voyage.

๑๑๑

Quelques jours plus tard, Léna lisait le journal confortablement installée dans un fauteuil du salon de sa maison. Il apportait uniquement des mauvaises nouvelles ces derniers temps. Avec la guerre, le monde traversait des heures sombres. Aujourd’hui, il était question d’un village situé dans le sud de l’Angleterre qui avait été rasé de la carte. La guerre faisait des ravages. Tous les jours, la jeune fille avait une pensée pour son père partit pour le front. Elle recevait un quotidien moldu lorsqu’elle était à Poudlard afin de s’informer sur les évènements à l’extérieur du Château et pour vérifier si son père ne faisait pas parti des milliers de victimes inscrits que faisait parvenir les rédacteurs sur les pages du journal. Ces dernières années, sa famille et elle avait reçu peut de nouvelles de son père. Trois ou quatre lettres. Celles-ci ne leur racontaient pas grand-chose puisqu’il n’avait pas le droit de dire ce qu’il se passait dans les tranchées. Le père de Léna leur disait qu’il allait bien et leur demandait comment se porte sa petite famille. Cependant, cela faisait environ un an qu’ils n’avaient plus de nouvelles. Un jour, Léna avait voulu se rendre au ministère moldu pour leur demander s’ils savaient quelque chose. Puis, elle avait eu l’idée de se rendre directement là-bas à l’aide de la magie. Sa mère lui avait formellement interdit d’utiliser la magie pour retrouver son père. Léna trouvait cela injuste. Pourquoi avait-elle le don de maitriser la magie si elle ne pouvait pas s’en servir pour retrouver son père ?

Dans la matinée, la jeune fille avait rendu visite à Agatha. Elles avaient papoté un bon moment et Léna était revenu chez elle avec un gros sac de cookies magiques dont Agatha avait le secret. Arrivée dans sa chambre, elle s’était aperçu que deux hiboux l’attendaient sagement sur le rebord de la fenêtre fermée. La jeune fille les avait fait entrer. Tous deux s’étaient posés sur le dossier de sa chaise et avaient tendu leur patte en direction de Léna. Celle-ci prit les deux parchemins et récompensa les hiboux qui s’envolèrent aussitôt vers l’extérieur par la fenêtre restée ouverte.

La première était de Chloé. Elle lui demandait des nouvelles et s’excusait de ne pas lui avoir envoyer de lettre avant à cause de la cérémonie des fiançailles de son frère lui avait accaparé pas mal de temps. Celles de Liz, Carla et Rose étaient arrivées deux jours avant. Léna avait été touché par ses amies. Elles étaient là pour elle et cela lui redonnait du baume au cœur. Chloé ajoutait qu’elle aurait souhaité l’inviter pour Noël mais cela lui était impossible puisqu’ils le fêtaient en « famille ». Elle pestait envers Kiera et sa famille qui était exécrable. Aussi, la jeune fille lui confiait qu’elle avait peur que ses parents ne la marient, elle aussi. Pour le mariage de David, c’était en réalité les parents de Kiera qui avaient beaucoup insisté auprès de ceux des jumeaux. Léna avait une petite idée de qui était derrière tout ça.

Au plus grand étonnement de Léna, la seconde missive venait de Tom Jedusor. Cependant, lorsqu’elle découvrit ce que contenait la lettre, la jeune fille fut un peu déçue. Elle aurait dû s’en douter ! Il s’agissait de l’explication du déroulement des séances d’aide aux devoirs. Le Préfet-en-Chef décrivait les sujets qu’ils allaient aborder et précisait bien qu’il n’accepterait aucun débordement et aucun écart de conduite. Si cela devait se produire, le jeune homme ainsi que son homologue devraient sévir. A la fin du parchemin, il lui souhaitait tout de même de bonnes fêtes de fin d’année. Cela fit penser à Léna que le jeune homme était resté au Château pendant les vacances. Elle se souvenait que lorsque le professeur avait demandé qui allait rester pendant les vacances de Noël, Tom avait été le seul à lever la main. Léna avait été très surprise. Elle se demandait pourquoi il ne rentrait pas chez lui. D’ailleurs, où vivait-il pendant les vacances d’été ? La plupart des familles des élèves de la maison Serpentard était de sang pur et avait un compte en banque rempli de sous.

La jeune fille répondit aux deux lettres. Dans chacun des parchemins, elle leur souhaitait de bonnes fêtes de fin d’année. Comme Léna ne possédait qu’un seul hibou, elle envoya les lettres une par une.

๑๑๑

Dans la semaine, la petite famille était retournée à l’hôpital. Les médecins avaient été très étonnés que le petit se soit remis aussi vite. Léna avait souri intérieurement. Finalement, les résultats des examens complémentaires qu’avaient demandés les praticiens n’avaient montrés aucune séquelle. Ainsi, ils étaient retournés chez eux soulagés. Désormais, Julian était sain et sauf et ne risquait plus rien.

๑๑๑

Le soir, Léna s’asseyait dans le canapé avec sa mère et son petit frère devant la cheminée. Ils n’avaient plus de nouvelle du père de la petite famille et pensaient tous les jours à lui. Ils ne pouvaient rien faire et devaient continuer à vivre. Ainsi, tous les soirs sa mère faisait une prière pour son mari. Puis, elle lisait une histoire à Julian pour lui faire penser à autre chose. Celui-ci s’allongeait entre sa mère et sa sœur et suçait son pouce en tenant son doudou contre lui. Au réveillon de Noël, après avoir dégusté un repas préparé par les bons soins d’Agatha, ils s’étaient tous installés sur le canapé et les fauteuils qui faisaient face à la cheminée. Le feu ronronnait tranquillement dans l’âtre pendant que la petite famille et Agatha discutaient joyeusement. Julian était couché sur le canapé et avait la tête posée sur les genoux de sa sœur. Celle-ci lui caressait doucement les cheveux. Elle participait à la conversation avec entrain. Tout le monde savait ce qui s’était passé à la fête de Noël puisque la jeune fille les avait mis au courant. Ainsi, personne ne parlait plus de David.

Julian avait pleuré lorsqu’elle lui avait dit. Il ne supportait pas savoir sa sœur triste. Ainsi, il était tout attentionné envers Léna qui trouvait cela adorable. Il n’arrêtait pas de lui faire des câlins et des petits cadeaux comme des fleurs trouvées dans le jardin. La jeune fille embrassa le front du garçonnet qui dormait maintenant. Elle le vit serrer un peu plus sa peluche contre lui.

Le regard de la jeune fille s’attarda sur le doudou. Le sien était un lapin. C’était un lapin devenu jaune avec le temps. Comme Julian, elle l’avait trainé partout. Désormais, il trônait sur la chaise dans sa chambre. Elle se souvenait du jour où elle avait reçu la peluche en cadeau. C’était à l’orphelinat après l’incident avec le lapin. Pour son anniversaire, tous les enfants s’étaient cotisé pour lui acheter cette peluche. En effet, suite à l’incident, la petite fille n’avait plus adressé la parole à qui que ce soit. Etant la seule fille de l’orphelinat, elle était un peu le centre de l’attention de tout le monde et était appréciée par la plupart des garçons. Avec leur instinct de protection, les garçons prenaient soin d’elle. Léna se fit la réflexion quand entrant à Poudlard elle avait essayé de reproduire cela avec les élèves.

Ainsi, les orphelins avaient eu l’idée de lui offrir un lapin en peluche pour remplacer le lapin mort. L’initiative avait plu à la directrice à qui le plus âgé des garçons avait fait part de leur requête. Celle-ci en avait acheté un.

Souvent, la jeune fille se demandait ce qu’ils devenaient. Elle avait pensé revenir leur rendre visite à l’orphelinat mais elle avait peur de ce qu’elle allait découvrir. Et si, ils leur étaient arrivé malheur avec la guerre qui faisait rage ? Si une bombe avait rasé le bâtiment et eux avec ? Ou tout simplement – et si personne n’avait voulu d’eux ?

Pour sa part, la jeune fille avait été adopté rapidement par rapport à d’autres. Certains atteignaient la majorité sans avoir été adopté par une famille et se retrouvait à la rue. Léna avait eu de la chance. Elle ne remercierait jamais assez ses parents pour cela. Cependant, la jeune fille ne pouvait s’empêcher de se poser des questions par rapport à ses origines. Qui étaient ses parents ? Pourquoi l’avaient-ils abandonné ? David avait dit qu’elle venait peut-être d’une famille de sang pur. Si tel était le cas, plusieurs possibilités existaient. En effet, elle pouvait être née hors mariage, par exemple. Ou bien, ses parents biologiques étaient morts ou ne pouvaient pas s’occuper d’elle parce qu’ils avaient été exclus de la famille et donc étaient fauchés. Toutes ces hypothèses tournaient dans la tête de la jeune fille. Elle avait beau se creuser la tête, elle n’aurait aucune réponse ainsi.

-       « Maman ? Est-ce que je peux te poser une question ?

-       Je t’écoute, ma chérie, répondit sa mère, l’air surpris.

-       C’est un peu délicat, commença Léna, hésitante.

-       Vas-y, l’encouragea-t-elle alors qu’Agatha tendait un cookie à Léna.

-       Est-ce que tu sais qui sont mes parents biologiques ? Se lança la jeune fille après avoir croqué dans le gâteau.

-       Je n’en ai aucune idée. Je n’ai pas eu accès à ces informations. Il y a une loi qui protège l’anonymat des parents qui abandonne leur enfant. Je suis désolée, ma chérie ». Répondit sa mère, après quelques instants de réflexion.

Un silence s’installa. Léna baissa les yeux vers son petit frère toujours endormi pour réfléchir. Sa mère se tortilla sur le canapé. Elle semblait mal à l’aise. Soudain, Agatha s’écria :

- « J’ai une idée ! On va contacter l’orphelinat ! »

 

*C’est un chat magique. Il sait lire l’heure, voyons !

๑๑๑

Londres, 26 Décembre 1944


Chère Madame Cole,

Je vous fais parvenir cette missive afin de vous faire part de ma requête. En effet, je m’appelle Selena Judith Jones et j’ai résidé dans votre établissement, l’Orphelinat Wool, durant la période de Juillet 1926 à Janvier 1932. Aussi, je souhaitais avoir des renseignements quant à mes parents biologiques ainsi que mes origines familiales. Si vous possédez ces informations, serait-il possible de me rencontrer ultérieurement afin d’échanger à ce sujet ? Vous trouverez mon adresse postale sur le dos de l’enveloppe.


Selena Judith Jones

 

cuir Simple britannique Taille en Big taille42 marron loisirs Botte de Homme haute qualité wFO5B58qxChapitre 20 by Maggie31
Author's Notes:

Bonjour ! Je suis désolée pour l'attente mais j'ai eu quelques petits problèmes techniques on va dire. Bonne lecture !!

Chapitre 20

 

Les élèves étaient arrivés le dimanche soir et reprenaient les cours dès le lundi matin. Pour l’ensemble, ils étaient heureux de retourner à Poudlard. D’autres étaient préoccupés par leurs petits problèmes. Pour sa part, Léna était contente de revoir ses amis mais elle n’avait pas envie de commencer les séances d’aide aux devoirs. D’ailleurs, elles devaient débuter la semaine d’après. Une note d’information, affichée deux jours après la rentrée, les prévenait que les séances allaient avoir lieu le mardi et le jeudi de 16h30 à 18h30. Certains élèves, dont Edward, étaient en colère puisque les entraînements de Quidditch se déroulaient en même temps. Cependant, les professeurs n’en démordaient pas. Il n’était pas question de déplacer les séances puisqu’ils avaient eu suffisamment de difficultés à adapter les emplois du temps de chaque élève concerné. De plus, avec les pétrifications qui se poursuivaient (il y en avait eu quatre depuis la rentrée), les professeurs avaient demandé expressément aux élèves « professeurs » de raccompagner leurs camarades dès que les séances terminaient. Tous les élèves finissaient les cours à 16h30 le mardi et le jeudi donc les séances d’aide aux devoirs avaient lieu à partir de 16h30. Cela permettait aussi aux autres de mener d’autres activités pendant que les « sacrifiés » comme disait Léna et Edward faisait leurs devoirs avec leurs « professeurs ».

***

Finalement, une semaine passa et la première séance d’aide aux devoirs arriva au plus grand désespoir de Léna. Ce jour-là, le groupe s’était installé dans une salle de cours vide. La jeune fille et Edward étaient assis sur un banc derrière un bureau. Le Préfet-en-Chef et Rubeus Hagrid leur faisaient face. Le premier leur rappela ce qui leur avait écrit pendant les vacances, à savoir, le déroulement des séances, les sujets qu’ils allaient aborder et bien sûr, le règlement de l’école (comme s’ils ne le connaissaient pas …).

-       « … Aucun bavardage pendant les séances ne sera toléré … »

Léna n’écoutait déjà plus. Elle jeta un œil à son voisin qui regardait un point derrière Tom Jedusor. Il avait l’air aussi captivé que la jeune fille. Celle-ci continua de faire semblant d’écouter le speech du Préfet-en-Chef tout en observant ces « professeurs ».

Hagrid ne disait pas un mot. Il était mal à l’aise. Léna le voyait par sa façon de se tenir. Elle avait l’impression que s’il l’avait pu, le jeune garçon se serait caché six pieds sous terre. Cela la fit sourire intérieurement. Néanmoins, son homologue, lui, était tout à fait dans son élément. Avec ses tâches de Préfet-en-Chef, il avait déjà ce type de rôle auprès de ses camarades.

Soudain, Léna repensa à ce qu’il lui avait glissé à l’oreille à la fin de la fête de Noël.

-       « Fais bien attention à toi, désormais. »

La jeune fille était sûr qu’il s’agissait de lui. Mais, elle ne savait pas encore pourquoi il lui avait dit une telle chose. En fait, elle avait bien des hypothèses. Cela pouvait avoir un rapport au fait qu’elle ne sortait plus avec David ou peut-être à ses origines. Elle se questionnait beaucoup à ce sujet pendant les vacances. Ça et les fiançailles de David et Kiera. Elle se sentait tellement triste et humiliée …

-       « Léna ? » s’enquit une voix.

La jeune fille s’aperçu que les trois garçons la regardaient. Elle se sentit soudain gênée et s’excusa.

-       « Tu vas bien ? »

C’était Rubeus Hagrid. Il avait l’air inquiet.

-       « Tu as la tête de quelqu’un qui a vu un cadavre. » Lança Edward, sur le ton de la plaisanterie mais avec une pointe d’inquiétude, lui aussi.

Léna se rendit compte qu’ils attendaient une réaction de sa part. Elle se força à sourire.

-       « Je vais bien. »

Voyant qu’elle n’en dirait pas plus, le Préfet-en-Chef poursuivit son speech. Cependant, ses deux « professeurs » la regardaient avec insistance, surtout le jeune garçon.

Parfois, il lui arrivait de se plonger dans ses pensées et de se réveiller face aux mines inquiètes de son entourage comme ce qui venait de se passer. Léna était triste et savait que cela se voyait sur son visage. Mais elle n’y pouvait rien. La jeune fille n’arrivait plus à dissimuler ses émotions. Ses amies étaient encore plus présentes auprès d’elle. Elles ne lui demandaient plus comment elle allait puisqu’elles connaissaient déjà la réponse. Léna les en remerciait. Cela était éprouvant de répondre à ce genre de question surtout lorsque l’on essayait de ne pas montrer sa tristesse.

La jeune fille faisait en sorte de ne jamais croiser Kiera et David. Et, lorsqu’ils étaient dans la même pièce pour manger ou lors des cours en commun avec les Serpentards, elle les ignorait. C’était tout à fait puéril, elle le savait. Mais, là non plus, elle ne pouvait s’en empêcher. David avait arrêté de lui parler et Kiera la laissait tranquille. Enfin … mis à part les sourires moqueurs qu’elle lui adressait, elle ne lui cherchait plus des noises. Carla avait répandu des rumeurs afin de la discréditer auprès des Serpentards mais cela n’avait pas vraiment fonctionné puisqu’ils avaient compris qu’il s’agissait d’une petite guéguerre entre filles. Les autres Serpentards, filles et garçons, n’avaient aucune envie de se mêler de cette histoire qui, à leurs yeux, était d’une telle futilité. Le stratagème de Carla n’avait pas eu exactement l’effet escompté mais Léna appréciait que les élèves de la maison des serpents ne cherchent pas à intervenir.

Léna capta la fin du monologue du jeune homme.

-       « Nous avons regardé vos résultats de l’an passé et en fonction de ceux-ci nous avons sélectionné les matières qui vous posent soucis. Edward. Tu as plusieurs matières à rattraper. Je t’aiderai pour les Potions et l’Arithmancie et Rubeus se chargera de l’Astronomie et les Soins aux Créatures Magiques, dit Tom Jedusor en donnant un parchemin du programme des séances à Edward.

-       Ce n’est pas vrai … Souffla Edward pendant que le Préfet-en-Chef qui ne l’entendait pas prenait un autre parchemin sur une table un peu plus loin.

-       Et, toi, Léna, tu as les Potions à travailler, poursuivit le jeune homme en lui tendant le bout de papier. J’aimerai … Enfin je veux dire, nous aimerions vérifier votre niveau avec un test. Lorsque vous l’aurez terminé, faites nous le savoir et nous vous raccompagnerons à votre dortoir ».

Il leur donna le test et s’assit à une table plus loin avec Rubeus Hagrid. Edward et Léna se regardèrent un instant avec des yeux grands ouverts devant la longueur du test. Pour la jeune fille, le test était moins long puisqu’elle n’avait qu’une matière. Edward souffla et se mit au travail. Léna l’imita.

Les questions étaient courtes. Il y avait plusieurs propositions de réponses. La jeune fille répondit ce qu’elle put. Cependant, pour la plupart, elle ne savait pas les réponses. Elle se sentit un peu idiote d’avoir prétendu qu’elle n’avait pas besoin de ses séances puisqu’elle avait des bonnes notes partout. En fait, le cours de Potions n’était pas son fort. Elle n’appréciait pas ce cours.

Léna termina le test trois quart d’heures plus tard et sortit de la salle avec Rubeus Hagrid, soulagée. Ses amies l’attendaient dans la salle commune. La jeune fille leur raconta la séance et se lamenta sur le fait qu’elle allait devoir subir cela deux fois par semaine désormais.

***

Un mois passa. Les séances d’aide aux devoirs portèrent leurs fruits. Toutes les deux semaines, un test de connaissances leur était imposé. Les élèves avaient tous progressés. C’était le seul point positif pour Léna. Elle savait aussi que le nombre de méfaits avait réduit de moitiés puisque les élèves se tenaient désormais à carreaux. A chaque entorse au règlement de l’école, les « professeurs » sévissaient en les forçant à courir autour du lac par tous les temps ou encore en leur ajoutant des devoirs. Les élèves qui subissaient ses séances étaient tous très fatigués, leurs cernes sous les yeux en témoignaient. Ils avaient tous maigris. Cependant, le rôle des « professeurs » ne s’arrêtait pas à la conduite de séances de d’aide aux devoirs mais il y avait aussi une surveillance constante. Les « professeurs » sévissaient aussi lors des pauses ou des cours lorsqu’ils voyaient leurs « élèves » faire une bêtise. Une tension s’était installée entre les professeurs (élèves et adultes) et les élèves, à tel point que tout le monde était sur leur garde.

Un jeudi, Léna et Edward étaient en train de faire leurs devoirs avec leurs « professeurs ». Léna travaillait avec Tom Jedusor et Edward avec Rubeus Hagrid. Soudain, Edward déchira son parchemin et renvoya balader le pauvre Hagrid pantois qui resta sur sa chaise. Edward se leva brusquement et sans demander son reste se dirigea vers la sortie.

-       « Où vas-tu ? demanda Rubeus, complètement perdu.

-       Je m’en vais, répondit simplement Edward en ouvrant la porte.

-       Si tu passes cette porte, tu devras … commença le Préfet-en-Chef.

-       Je m’en contrefous ! » s’exclama Edward en claquant la porte.

Les trois autres élèves s’étaient levés. Rubeus et Léna se regardèrent sans savoir quoi faire. Tom Jedusor sortit à son tour. Léna entendit un éclat de voix dans le couloir. Elle suivit les deux jeunes hommes et les découvrit face à face. L’un était calme, l’autre lançait des éclairs avec ses yeux.

-       « Fous-moi la paix ! » s’écria Edward en s’approchant dangereusement de son « professeur ».

-       Non. »

Edward l’attrapa par le col et entreprit de lui envoyer son poing dans la figure mais Rubeus Hagrid l’en empêcha. Léna se précipita aux côtés des garçons. Elle les regardait impuissante.

-       « Edward ? Mais qu’est-ce que tu fais ? » Lâcha la jeune fille.

Il ne lui répondit pas. Le jeune homme était trop occupé à fixer avec rage son adversaire. Il le tenait toujours par le col. Le Préfet-en-Chef ne disait et ne faisait rien. Léna ne savait si cela était bon signe.

Un silence de plomb s’installa. Tout le monde se regardait en chien de faïence. Puis, soudain, Edward lâcha le col de Jedusor.

-       « Merde ! »

Léna crut voit un sourire satisfait sur le visage de Tom Jedusor qui redevint rapidement neutre. Quant à Edward, il serrait les poings et pestait.

-       « Vous ne vous rendez pas compte de ce que vous faites. Ça me rends dingue tout ça !! Je n’en peux plus de vos conneries ! C’est pire qu’une prison !! »

Puis, il se tourna vers la jeune fille.

-       « Et toi, Léna ? Comment arrives-tu à supporter cela ? A LE supporter » Lui demanda-t-il en pointant du doigt le Préfet-en-Chef.

Il se rapprocha d’elle et posa ses mains sur ses épaules. Léna ne le reconnaissait plus. Il avait perdu la boule. La jeune fille voulut reculer mais il l’en empêcha.

-       « Léna, toi qui te rebelle contre tout, tu as envie que ses séances continues, qu’on continu à nous traiter comme de la vermine ?!!

-       Arrête, s’il te plaît. Tu me fais mal, arriva à articuler la jeune fille qui commençait à paniquer.

-       Réponds-moi !!!

-       J-je …

-       Tu l’effraies, l’interrompit le Préfet-en-Chef qui se mit entre les deux élèves.

-       Dégage, cria Edward, hors de lui.

-       Edward, arrête. Ça ne sert à rien. Ce n’est pas à eux qu’il faut te plaindre, lança Léna toute tremblante par-dessus l’épaule de Tom Jedusor.

-       Miss Jones a raison. » Dit une voix derrière Edward.

Ils se tournèrent tous vers l’origine de la voix. Le professeur Dumbledore se tenait face à eux. Sa présence calma instantanément Edward. Celui-ci ne disait plus rien.

-       « J’ai entendu ce que vous avez dit et j’en ferais part au professeur Dippet. »

***

L’altercation des deux jeunes hommes n’étaient pas passé inaperçu, si bien que le lendemain tout le château était au courant. Edward renvoyait balader quiconque lui posait une question sur cette histoire et Tom Jedusor minimisait les choses et changeait rapidement de ce sujet comme si cela lui était égal. Léna observait leur manège de loin. Elle trouvait un peu bizarre le Préfet-en-Chef. Malgré le fait qu’ils se soient côtoyés plus souvent notamment grâce aux séances d’aide aux devoirs, la jeune fille sentait qu’il n’était pas aussi gentil qu’il prétendait l’être. Cependant, avec elle, il était aussi adorable et serviable que possible. Toutefois, Léna ne se méfiait plus autant qu’auparavant et lui laissait le bénéfice du doute. Il leur arrivait de passer un peu de temps ensemble en-dehors des séances mais leurs rencontres ne concernaient que le travail d’école.

Carla s’amusait à la taquiner sur une prétendue relation secrète avec le Préfet-en-Chef. Cependant, Léna avait remarqué le comportement de Liz. Celle-ci semblait agacée à chaque fois que ses amies évoquaient ce sujet. Léna lui avait demandé ce qui n’allait pas mais Liz avait éludé la question en répondant que ce n’était rien. Se pourrait-il que Liz soit amoureuse de Tom Jedusor ?

***

Samedi arriva. Léna et ses amies se promenèrent à Pré au Lard toute l’après-midi. Vers 17 heures, elles s’arrêtèrent boire une bière-au-beurre aux Trois Balais. Carla parlait sans arrêt mais Léna trouvait cela amusant. Cette sortie lui faisait du bien. Elle souriait à la jeune fille qui leur racontait comment un Serpentard avait mis le feu à son crapaud à cause d’un sort raté.

Carla, Rose et Liz étaient assises en face de Léna et Chloé. Cette dernière donna un coup de coude à sa voisine et se pencha vers elle.

-       « C’est moi ou le groupe de gars là-bas ne nous lâche pas du regard …

-       Ils sont tous tombés sous ton charme » La taquina Léna.

Chloé lui fila un autre coup de coude en faisant la grimace. Rose remarqua leur manège.

-       « Qu’est-ce que c’est que ces messes basses ? demanda-t-elle.

-       Oui, qu’est-ce que c’est que ces messes basses ?! enchérit Carla, curieuse.

-       Dis donc toi, on ne t’a pas sonné le perroquet, lança Chloé.

-       Eh ! s’exclama la Serpentard faussement indignée.

-       Elles nous font encore des cachoteries, dit Liz en prenant un faux air sévère.

-       Chloé est au courant de quelque chose sur ta relation avec Tom ? Demanda Carla, malicieuse.

-       Arrête avec ça, intervint Léna. Il n’est pas question du tout de ça. Chloé a un groupe d’admirateurs qui l’observe depuis tout à l’heure, c’est tout, ajouta la jeune fille en souriant largement en voyant la tête que faisait son amie.

-       Où ça ?!! » S’écria Carla en se retournant vivement.

Son cri interrompit le joyeux brouhaha qui régnait quelques secondes auparavant dans le pub. Toutes les têtes étaient tournées vers elles.

-       « Comment passé inaperçu avec une fille aussi bruyante … » Ironisa Liz en chuchotant pendant que Carla s’excusait auprès de la gérante.

Rose était morte de rire. Alors que Chloé était devenue rouge comme une tomate ce qui fit aussi rire Léna. Liz se leva soudain et leur dit qu’elle revenait rapidement. Ses amies la suivirent des yeux mais ne vit pas où elle allait. Carla revint s’asseoir à la table comme si de rien n’était.

-       « Bah ? Où est passé Liz ?

-       Elle ne l’a pas dit, répondit Léna.

-       Elle est peut-être aller rejoindre son petit ami secret !

-       Ce n’est pas vrai ! Tu recommences avec ça, s’exaspéra Léna.

-       Elle n’arrête pas de faire allusion à ça mais finalement c’est peut-être elle qui en a un, proposa Rose en faisant un clin d’œil à Chloé et Léna qui explosèrent de rire.

-       Peut-être … » Lâcha Carla, mystérieuse en tournant la tête pour que ses amies ne voient pas son visage.

Léna se pencha en avant et vit que son amie était sur le point d’éclater de rire.

-       « Tu mens ! La dénonça-t-elle.

-       Non, je ne mens pas, ria Carla qui se retourna vers ses amies. Mais, je sais que je vais bientôt avoir un petit ami. C’est dans la poche.

-       Ah ? réussit à dire Rose.

-       Quoi ?! Dit Chloé.

-       Raconte-nous ! Tu nous en as trop dit ou pas assez !! Fit Léna, curieuse.

-       Ah ! Ah ! Vous ne saurez rien ! C’est un secret !!

-       Que vous êtes bruyante » Intervint Liz qui revenait s’asseoir.

Un silence de quelques secondes s’installa. Les filles avaient les yeux rivés sur Liz.

-       « Pourquoi tu as les joues rouges ?! demanda Rose.

-       Raconte-nous toi aussi ! Enchérit Chloé.

-       J-je … Euh … Balbutia Liz.

-       Ah ah, je le savais que l’une d’entre nous avait un petit ami secret ! s’exclama Carla. Dis-nous ce que vous avez fait, poursuivit-elle en baissant la voix devant l’air mécontent de la gérante.

-       Je n’ai rien à dire » Répondit simplement Liz en prenant tranquillement une gorgée de bière.

Carla la harcela un long moment et Liz tenait bon jusqu’à ce qu’un groupe d’élève passe devant leur table. Toutes ses amies remarquèrent les joues rouges et les yeux fixés sur un garçon en particulier. D’ailleurs, celui-ci vint vers leur table.

-       « Bonjour, Mesdemoiselles, salua le jeune homme avec un sourire charmeur.

-       Bonjour Tom, répondit tout sourire Carla qui venait de comprendre ce qui se passait dans la tête de Liz.

-       Bonjour, répondirent les autres.

-       Léna, il y a une réunion avec tous les élèves qui participent aux séances d’aide aux devoirs. Apparemment, il y a certaines choses qui vont changer, la prévint-il.

-       Quand a-t-elle lieu ?

-       Ils n’ont pas encore fixé de date mais c’est pour bientôt. Peut-être lundi ou mardi mais je n’en sais pas plus. Je te tiens au courant » Répondit-il.

Il allait ajouter quelque chose lorsque le professeur Slughorn s’approcha et se posta à côté du jeune homme.

-       « Bonjour, jeunes gens !

-       Bonjour, professeurs, répondirent-ils tous en chœur.

-       Tom, Liz, je voulais vous demander de prévenir tous les membres du club de Slug’ que je vais organiser une petite soirée bien sympathique samedi soir prochain. »

Il tourna la tête vers les autres assis à la table et haussa les sourcils comme s’il venait de se rendre compte de leur présence.

-       « Oh ! Léna, je ne vous avais pas vu ! Comment allez-vous ?

-       Très bien et vous ?

-       Je vais bien merci, répondit l’homme au ventre rebondit. Très polie, cette petite, ajouta-t-il en se tournant vers Tom Jedusor. Vous êtes bien sûr invitée vous aussi. Vous aurez l’occasion de nous parler de vos brillants résultats scolaires qui ont bien progressé grâce à ce cher Tom.

-       Merci, c’est gentil, dit Léna, ne sachant que répondre pendant que le Préfet-en-Chef souriant au professeur.

-       Bien, il est temps pour moi de rentrer au château. Il se fait tard pour un vieux monsieur comme moi. Bonne fin d’après-midi.

-       Tard ? s’étonna Carla qui regarda l’heure.

Il était 18 heures 30. Les autres haussèrent les épaules. Cependant, le professeur revint sur ses pas.

-       « Ah ! J’oubliais de vous dire. Il faut que vous veniez accompagné samedi. Sur ce ! »

Et il sortit du pub. Liz jeta un coup d’œil au Préfet-en-Chef qui regardait Léna. Elle semblait avoir l’espoir qu’il l’invite à l’accompagner à cette soirée. Léna, elle, était heureuse d’aller à cette soirée au début mais lorsqu’elle sut qu’il fallait venir accompagné, un sentiment amer la submergea. Tom Jedusor paraissait avoir remarqué le mal être de Léna.

-       « Léna, tu vas bien ? »

Ce n’était pas la première fois qu’il lui posait cette question. Parfois, elle avait l’impression qu’il parvenait à lire en elle. Cependant, la jeune fille savait que toutes les émotions qu’elle éprouvait s’affichaient désormais instantanément sur son visage.

-       « Tout va bien, merci » répondit la jeune fille en s’efforçant de sourire.

Un silence s’était installé. Tout le monde s’était presque arrêté de respirer.

-       « Je vais bien » Ajouta Léna en voyant que cela ne les avait pas rassurés.

Toujours le silence.

-       « Habituellement, où se déroule les soirées de Slughorn ? demanda-t-elle pour changer de sujet.

-       Dans son bureau, répondit Tom Jedusor.

-       Tu verras, tu vas bien t’amuser. En plus, on y mange bien, dit Liz, en essayant de la réconforter.

-       Tu m’invites ? Je me déguiserai en garçon ! Lança Carla à Léna, ce qui la vit rire.

-       Tu y vas avec qui, Tom ? Demanda Liz dont les yeux brillaient d’espoir.

-       Je ne sais pas encore. On a encore une semaine pour se décider ! ».

Liz déçut reprit une gorgée de bière-au-beurre. Pendant cet échange, Carla s’était levée et serrait dans ses bras Léna qui étouffait. Elle la suppliait de l’inviter. Toute la tablée était morte de rire.

Lorsque le Préfet-en-Chef prit congé, Carla se précipita sur Liz.

-       « Vas-y crache le morceau ! Tu es amoureuse de lui »

Les rougeurs sur les joues de la jolie blonde confirmèrent ses dires. La Serpentard s’excusa pour ses histoires sur la soit dit en relation secrète de Léna et Tom et lui promit qu’elle lui apportera son aide à l’inviter à la soirée de Slug’.

Chapitre 21 by Maggie31

Chapitre 21


Depuis la fête de Noël, Léna n’avait plus de nouvelle de Lucy. Il fallait dire que Lucy l’évitait le plus possible. Léna l’avait seulement aperçu de loin lors d’intercours ou lors des repas et n’avait jamais eu l’occasion de l’approcher.


Le ventre de Lucy prenait de plus en plus d’ampleur. Elle atteignait bientôt six mois de grossesse et jeter le sort de dissimulation tous les jours 24 heures sur 24 était épuisant. Et, même si la jeune fille mangeait davantage, elle était très fatiguée.


Ainsi, un soir au début du mois de Décembre, alors qu’elle se croyait seule, elle s’était changé en pyjama dans sa chambre avant d’aller se coucher sans dissimuler son ventre. Une de ses amies, Lesley, l’avait découverte et l’avait immédiatement raconté au reste du groupe de filles, Hannah, Emma et Jenny. Elles s’étaient toutes mises d’accord pour ne rien dire mais elles lui avaient bien fait remarquer que sa situation était un véritable déshonneur et que si cela devait se savoir sa réputation en serait salie.  Au fur et à mesure que les semaines s’étaient déroulées, les amies de Lucy s’étaient éloignées d’elle. Elles ne supportaient plus leur amie qui pour elle avait commis une erreur irréparable. Elles ne la regardaient plus dans les yeux et ne lui parlaient presque plus. Lucy était blessée par leur comportement.


Jenny, l’une des filles, s’était rapproché du père de son enfant. La jeune fille savait que c’était pour lui donner une leçon. Que c’était cruel !! Cependant, sa punition ne s’arrêtait pas là. Non, loin de là. Ses « amies » la traitaient comme de la vermine et lui faisaient faire les tâches qu’elles ne souhaitaient pas faire comme aller chercher un livre à la bibliothèque alors qu’elles se trouvaient à l’autre bout du château. Parfois, alors qu’elles discutaient avec d’autres camarades, ses « amies » lui demandaient si elle était fatiguée lorsqu’elle venait de faire un effort comme monter les escaliers. Elles lançaient des piques en faisant allusion à sa grossesse. Les autres élèves avaient remarqué que les relations entre ses filles avaient changé mais ne connaissaient pas la raison. S’ils savaient !!


Durant le mois de Janvier, épuisée physique et psychologiquement, Lucy avait craqué et s’était rebellée. Cependant, Hannah, Lesley, Emma et Jenny s’étaient fâché et avaient lancé une rumeur. Ainsi, tout le château savait désormais qu’une fille était tombé enceinte.


Les professeurs ne savaient s’ils devaient prendre au sérieux cette rumeur. Toutefois, le directeur leur avait demandé de surveiller cette potentielle grossesse. Lorsque la nouvelle vient jusqu’aux oreilles de Léna, celle-ci fut outrée. Elle avait essayé d’entrer en contact avec la jeune fille mais celle-ci s’évertuait à garder ses distances.


***


Les séances d’aide aux devoirs reprirent normalement même après l’altercation entre Edward et Tom Jedusor. Toutefois, Edward restait encore froid avec le Préfet-en-Chef. Pour sa part, Rubeus Hagrid commençait tout doucement à prendre confiance en lui et remplissait parfaitement son rôle de « professeur ». Léna l’aimait bien. Il lui faisait penser un peu à son petit frère. Dès qu’elle le croisait dans les couloirs ou n’importe où, elle venait le saluer et lui parler. Le jeune garçon n’avait pas beaucoup d’amis ce qui faisait un peu de peine à la jeune fille qui avait pu remarquer qu’il se faisait parfois chahuter en raison de sa taille par des élèves de sa maison et de Serpentard. Elle le défendait souvent et il lui en était reconnaissance. Il était très timide et avait du mal à s’exprimer devant des élèves en nombre ou qu’il ne connaissait pas.


Le jeune garçon et Léna étaient devenu très proche. A tel point qu’il lui avait avoué son secret. Il lui avait parler d’Aragog, une acromentule qu’un voyageur lui avait donnée et qu’il cachait dans le château. Léna l’avait vu. Oui … Mais de loin. Elle n’était pas trop confiante à côté d’une araignée qui atteignait déjà la taille d’un petit chien. La jeune fille ne voulait pas que Rubeus se rende compte qu’elle avait peur mais elle s’était trahi lorsqu’Aragog s’était approché d’elle et qu’elle avait reculé de deux bons pas. Léna s’était excusée auprès de lui … et de son araignée … Ce qui lui parut très bizarre d’ailleurs ! Rubeus l’avait fait revenir plusieurs fois. Pour lui faire plaisir, Léna l’avait suivi jusqu’à un coin des cachots de l’école cependant contre toute attente, la jeune fille s’était habituée à cette petite (grosse) bête. Bon, elle ne s’était PAS attachée à elle mais la jeune fille arrivait à être dans la même pièce qu’Aragog sans pour autant regarder dans tous les coins toutes les cinq secondes pour savoir si elle n’allait pas l’attaquer. Rubeus lui avait assuré qu’elle ne ferait jamais une chose pareille. Léna émettait une réserve sur ce point-là mais elle ne lui avait pas dit. Si ses amies savaient qu’une énorme araignée se cachait dans le château, elles en feraient une syncope.


Edward était devenu en quelque sorte son meilleur ami, Rubeus son ami et Tom Jedusor … la jeune fille s’entendait bien avec le Préfet-en-Chef et commençait à le connaitre mais pour elle, il n’était pas question d’amitié pour l’instant. Cependant, grâce à tout cela, elle pouvait penser à autre chose qu’à sa rupture d’avec David. D’ailleurs, elle arrivait désormais à regarder les fiancés sans que son cœur se brise en mille morceaux. Léna arrivait à sourire normalement. Bien sûr, elle n’oubliait pas la douleur qui venait à apparaitre lorsqu’elle voyait Kiera et David, proches, cependant, elle était beaucoup moins forte qu’auparavant.


***


Le samedi matin, Léna mangeait tranquillement son petit-déjeuner avec Liz. La jeune fille avait l’habitude de prendre son petit déjeuner avec ses amies. Carla venait les rejoindre comme le matin il n’y avait pas beaucoup d’élèves. Cette fois, Léna et Liz s’était retrouvées à prendre leur petit déjeuner toutes les deux. Les autres avaient toutes quelque chose à faire, soit se reposer un peu, soit réviser ou voir son (nouveau mais qui ne le restera pas longtemps) petit ami pour Carla.


Les hiboux arrivèrent par vague. A la deuxième vague, Léna reçu son journal moldu qui annonçait en première page un carnage dû à un obus qui avait explosé dans une ville en France. Elle ne fit pas plus attention puisqu’il y avait une lettre de sa mère. Avec appréhension, elle la lut bout à bout, croyant qu’elle allait lui annoncer une mauvaise nouvelle comme la mort de son père. Non, sa mère lui demandait simplement des nouvelles puisqu’elle s’inquiétait du moral de sa fille et lui faisait parvenir les gâteaux d’Agatha. La jeune fille en proposa à Liz qui gouta avec plaisir. Elle lut le gros titre du journal de Liz. Le sorcier Grindelwald dont tous les sorciers craignaient faisait lui aussi des ravages. Décidément, du côté moldu ou du côté sorcier, les humains étaient décimés par leurs semblables.


Un hibou vient quelques minutes plus tard et apporta une lettre à Liz. Celle-ci la lut attentivement. Léna la regarda du coin de l’œil.


-       « Une lettre de tes parents ? » Demanda la jeune fille.


Liz hocha la tête en gardant les yeux fixés sur le parchemin. Ses parents étaient très stricts et froids avec elle et son frère. Celui-ci travaillait au ministère et était marié à une héritière très riche et faisait la fierté de ses géniteurs. Il avait eu d’excellentes notes lors de sa scolarité à Poudlard et était le meilleur élève de l’école. Ses parents, même s’ils restaient froids avec leur fils, vantaient ses exploits à qui voulaient l’entendre. Ainsi, la cadette devait le suivre dans cette voie. Ses parents souhaitaient qu’elle choisisse son futur mari d’ici la fin de l’année. Elle avait réussi à repousser l’échéance puisqu’au départ, il était question de fiançailles pendant les vacances d’hivers. Cependant, la jeune fille n’arrivait pas à trouver le bon parti que ses parents voudraient tant. Liz était de nature timide et n’osait pas approcher les garçons mais grâce à son travail de préfète, elle s’était rapproché de quelques jeunes hommes. Léna savait qu’elle avait quelqu’un de précis en vue mais elle n’osait pas lui en parler.


Chloé, bien que sa famille soit stricte, n’avait pas d’obligation de se marier avec un bon parti. Son frère n’avait pas eu le choix puisque c’était la famille Tames qui avait fait pression sur les parents des jumeaux. La famille Carter n’était pas une famille très célèbre ni très riche mais elle avait une bonne réputation. Aussi, son influence n’égalait pas celle des Tames et les parents avaient dû accepter leur « proposition ».


Carla, elle, savait déjà avec qui elle allait passer le reste de sa vie. Elle était fiancée depuis son enfance à un homme de 25 ans qui travaillait au ministère de la magie Ils avaient passé un accord. Ils pouvaient fréquenter qui ils voulaient avant le jour fatidique du mariage. Ses parents n’étaient pas au courant de cet accord et donc ne savaient pas que leur fille unique fricotait un peu partout.  


Rose venait d’une famille de sang mêlé. Son père était moldu et sa mère, une sorcière. Ils souhaitaient que leur fille vive sa vie comme elle l’entendait pour le plus grand bonheur de celle-ci. La jeune fille avait deux frères et une petite sœur. Ses deux frères avaient eux aussi terminés leurs études et la petite dernière allaient faire sa rentrée à Poudlard l’année d’après.


Soudain, Liz posa violement la lettre sur la table et regarda Léna dans les yeux.


-       « Hier, il y a eu encore une attaque, lança la jeune fille.


-       Une attaque de quoi ? Demanda Léna, complètement absorbée par la lecture de son journal.


-       Un élève a encore été pétrifié. Je ne comprends pas pourquoi l’école ne fait rien.


-       Le couvre-feu a été avancé et les élèves sont encore plus opprimés, répondit Léna sans lever les yeux.


-       Opprimés ? Ne confonds pas avec les séances d’aide aux devoirs, sourit Liz. Mais, tu as un peu raison. Nous sommes beaucoup plus …


-       Emprisonnés ?


-       Léna ! s’exclama la jeune fille blonde.


Homme Court Baskets Pu Star Baskets Cuir Homme -       Qu’est-ce qu’il y a ? s’étonna la dénommée en levant enfin les yeux de son journal.


-       Nous ne sommes pas emprisonnés non plus mais la surveillance est plus élevée, répondit Liz. C’est pour notre sécurité, coupa la jeune fille en voyant que Léna allait ajouter quelque chose. J’ai entendu dire que le professeur Dippet veut arrêter les soirées de Slughorn.


-       Ça ne me manquera pas ».


Un préfet vint à la rencontre des deux jeunes filles. Liz s’excusa auprès de Léna et suivit le garçon hors de la salle. Léna se retrouva seule. Cependant, elle ne trouvait pas cela déplaisant. La présence de son amie ne lui était pas désagréable mais elle aimait la solitude parfois. Ainsi, elle retourna tranquillement à sa lecture. Elle trempait ses tartines dans son chocolat chaud tout en faisant attention de ne pas mettre de miettes sur le journal.


L’article qu’elle lisait racontait les circonstances du drame. Une bombe avait rasé la ville de la carte. Les seuls survivants étaient ceux qui avaient réussi à s’enfuir avant que l’obus soit lâché. Cela l’affligeait. Son père était toujours porté disparu. Sa gorge se serra. Elle avait peut-être retrouvé le sourire mais le moral était encore bas. Son inquiétude lui faisait faire des nuits blanches.


***


A midi, alors que tout le monde avait entamé le repas, le professeur Dippet prit la parole. 


-       « Je suis désolé d’interrompre votre repas mais j’ai une annonce importante à vous faire. Une rumeur est arrivée jusqu’à mes oreilles. Et, comme il n’y a jamais de fumée sans feu comme on dit, j’ai préféré y prêter attention ».


Un silence pesant s’installa. Les professeurs s’agitèrent un peu derrière le directeur. Ils avaient l’air mécontent. Le directeur s’éclaircit la gorge.


-       « Une élève de l’école serait tombé enceinte ».


Un brouhaha s’éleva alors dans la salle.


-       « S’il vous plait, un peu de calme ! Je vous annonce cela mais il ne s’agit pas là d’une dénonciation. Je m’inquiète pour la santé de cette jeune fille et j’aimerai qu’elle vienne me voir pour que nous discutions un peu … »


Il ne put terminer sa phrase. Les élèves parlaient très fort. Léna entendait à peine ce que disait ses amies.


-       « Bon sang ! Mais qu’est-ce que c’est encore ! s’exclama Rose.


-       Il n’a pas le droit de dire une chose pareille devant l’école entière. C’est une humiliation pour la fille » Dit Chloé, outrée.


Liz ne disait rien mais elle était d’accord avec Chloé puisqu’elle hocha la tête. Léna aussi. La jeune fille osa jeter un coup d’œil à Lucy qui était assis un peu plus loin. Celle-ci se faisait fusiller du regard par ses anciennes amies. Elle avait les épaules voutées et regardait son assiette. Léna la vit trembler. Elle crut voir des larmes couler sur ses joues. Soudain, elle leva les yeux qui ne pleurait pas vers Léna. Celle-ci fit non de la tête pour lui intimer de ne rien faire. Elle parut comprendre.  Mais à la fin du repas, Lucy sortit en courant de la Grande-Salle. Quelques élèves s’en étaient aperçut et comprirent ce qu’il se passait. Cependant, les professeurs ne virent rien au plus grand soulagement de Léna. La jeune fille s’excusa auprès de ses amies en prétextant vouloir aller aux toilettes avant de retourner en cours et suivit Lucy. Elles ne savaient pas que Léna connaissait Lucy et ne pouvaient donc pas comprendre qu’elle la suivait.


La jeune fille retrouva Lucy dans les toilettes du premier étage là où elles s’étaient rencontrées lors de la fête de Noël. Lucy se mouillait le visage. Elle se retourna vers Léna avec le visage dégoulinant d’eau. Lorsqu’elle la reconnut, Lucy s’essuya rapidement le visage. Léna s’approcha lentement d’elle.


Soudain, la porte s’ouvrit. Lucy et Léna écarquillèrent les yeux de peur. L’homologue de Tom Jedusor était ici avec une autre préfète. Helen Gregor, Gryffondor de maison, chuchota quelque chose à l’oreille de la préfète qui sortit prestement des toilettes. Face à Helen, les deux jeunes filles avalèrent difficilement leur salive.


-       « Vos noms et votre maison, s’il vous plait, demanda la Préfète-en-Chef.


-       Je m’appelle Selena Jones et je viens de la maison Serdaigle, répondit Léna en essayant de garder son calme. Et voici, Lucy Clarkon … Euh … Même maison, poursuivit-elle en voyant que son amie était devenue muette.


-       Bien, maintenant, l’une de vous pourrait me dire si le fait que vous vous êtes enfuit aussi rapidement de la Grande Salle ait un rapport avec l’annonce du professeur Dippet ? »


Un silence s’installa. Lucy regardait ses pieds et Léna avait les yeux rivés sur la porte derrière la Préfète-en-Chef. Cette dernière ne bougeait pas d’un cil. Elle les observait l’une l’autre patiemment. Pendant les quelques minutes qui passèrent, elle ne montra aucun signe d’agacement.  Soudain, Léna leva les yeux vers Helen Gregor.


-       « Je suis enceinte ».


Léna avait dit ça sans réfléchir. Elle se rendit compte de la bourde qu’elle avait faite lorsqu’elle aperçut l’expression du visage de Lucy. Celle-ci était horrifiée. La porte derrière Helen Gregor se referma. Léna n’avait pas entendu que quelqu’un était entré. Ainsi, elle eut la surprise de voir Tom Jedusor apparaitre aux côtés de son homologue. Les expressions des deux Préfet-en-Chef étaient neutres. L’angoisse de Léna monta d’un cran.  


-       « Nous sommes obligés de t’emmener dans le bureau du directeur, Léna » Dit le jeune homme après quelques secondes de silence.


La jeune fille hocha la tête. Helen Gregor lui fit signe de les suivre. Ils laissèrent Lucy seule. Léna était sonnée. Ses pensées tournaient à mille à l’heure dans son cerveau. Elle n’arrivait plus à saisir l’une d’elles. La jeune fille était comme déconnectée. Les deux élèves devant elle restaient silencieux. Lorsqu’ils arrivèrent devant l’escalier qui menait au bureau, ils s’arrêtèrent net. Léna faillit foncer dans leur dos.


-       « Léna, c’est ça ? Tu n’es pas obligé de faire ça, tu sais, laissa tomber Helen Gregor, sous le regard toujours neutre de son homologue. Tu vas te faire renvoyer et ta réputation va en pâtir. Personne ne voudra se marier avec toi ou même t’embaucher, poursuivit-elle. Es-tu prête à subir cela pour protéger ton amie ? »


Comment savait-elle qu’elle mentait ? S’était-elle trahi ? La question de la Préfète-en-Chef resta sans réponse puisque le professeur Dumbledore arriva à ce moment-là. Il avait l’air de les attendre.


***


David était assis à la table des Serpentards pour prendre son petit déjeuner. Toujours à la même place, le jeune homme gardait un œil sur son ancienne petite amie assise en face de lui à l’autre bout de la pièce. Il ne voulait laisser cette place pour rien au monde. Celle-ci lui permettait d’observer Léna à son insu ainsi qu’à celui de sa fiancée. Cette dernière le collait tout le temps. Il n’était plus libre de ses mouvements, si bien, qu’il ne pouvait ni regarder ni parler à Léna sous peine de punitions de la part de Kiera et de sa famille. Il savait que s’il faisait un pas de travers les personnes qui lui étaient chers en paieraient le prix fort.


-       « Tu ne manges pas ? Demanda Kiera de sa voie mielleuse.


-       Je n’ai pas faim ».


Le jeune homme assis à sa droite se jeta sur son assiette et mangea ses œufs en riant à une blague de son acolyte en face de lui. Les deux garçons étaient, comme dirait Léna, les gros « lourdauds » de la promo. David n’était pas ami avec eux mais devait les supporter puisqu’il s’agissait des jeunes frères de sa chère fiancée. Celle-ci lui sourit et embrassa sa joue. Il se força à lui sourire et elle le laissa tranquille en reportant son attention sur ses amies qui discutaient des derniers potins de l’école.


-       « Ecoutez ça ! Grindelwald a assassiné un village entier de moldus ! Interpella son ami de toujours, Jordan Griffith. Mieux encore, il promet d’éradiquer de la Terre tous ces sangs de bourbe !


-       Génial ! Lança une amie de Kiera.


-       Je veux rejoindre ses rangs, dit un garçon de deuxième année.


-       Taisez-vous ! Les rabroua Kiera. Il ne faut pas que les professeurs vous entendent. Vous allez être renvoyé de l’école ! ».


Tout le monde se tut. Kiera avait de l’influence sur les élèves de sa maison. Autant que Carla. Ainsi, elles se crêpaient souvent le chignon pour savoir qui était la plus populaire ou la plus forte des deux. Bon, elles n’avaient pas la même influence sur leurs camarades que Tom Jedusor qui lui inspirait une franche terreur chez la plupart. Des rumeurs couraient chez les Serpentards à son propos. Il serait capable d’infliger un châtiment terrible si un élève ne lui obéissait pas. Il était question de sortilèges impardonnables tel que le Doloris ou l’Imperium pour l’obliger à se mutiler lui-même. Bref, tout ceci filait la chair de poule aux Serpentards. Bien sûr, les professeurs n’avaient jamais eu vent de cette rumeur et peu d’élèves des autres maisons le savaient. David faisait partie des élèves qui le craignait, mais pour une autre raison. Le Préfet-en-Chef avait trié sur le volet certains de ses camarades et leur avait confié son désir d’étendre son pouvoir sur le monde entier pour le contrôler. Cinq garçons dont David et son ami Jordan avait prêté serment et s’était joint à lui. Lors des réunions secrètes, ils l’appelaient Lord Voldemort et lui montraient un grand respect comme s’il s’agissait d’un roi.


Kiera ni les autres n’étaient au courant de ce petit groupe. David savait que si Léna savait cela et qu’ils étaient encore ensemble, elle l’aurait empêché de rejoindre les rangs du futur mage noir. Mais, même s’il connaissait le vrai visage de Tom Jedusor, l’idée de faire partie de ses partisans et de pratiquer la magie noire lui plaisait. Il lui arrivait de se demander comment il arrivait à gérer ses devoirs de Préfet-en-Chef, de professeur, d’élève modèle et de futur mage noir et il l’admirait pour cela. Ce jeune homme avait de multiples facettes, ce qui le rendait très dangereux mais aussi très intéressant.


David savait qu’il était le professeur de Léna et qu’ils étaient amenés à se côtoyer souvent. Il n’aimait pas vraiment cette idée mais il faisait avec. Il savait que Tom Jedusor avait un œil sur la jeune fille puisqu’elle présentait des talents qu’ils appréciaient et qu’il voulait garder près de lui au même titre que la collection de sorciers célèbres de Slughorn. S’il voulait la recruter, il allait devoir y mettre du sien. Aussi, il n’acceptait pas les refus et David savait que Léna était têtue comme une mule et que cela pouvait lui nuire. 

End Notes:

A suivre ...

Chapitre 22 by Maggie31

Chapitre 22


 


Avec le cœur lourd, la jeune fille prépara sa valise et jeta un regard circulaire sur son dortoir qu’elle voyait pour la dernière fois de sa vie. Elle ressentit un vertige qui l’obligea à s’asseoir. Une main sur la valise et l’autre sur son cœur, la jeune fille resta assise sur son lit quelques minutes. Son regard glissa vers la fenêtre. Levé depuis maintenant deux heures, le soleil éclairait le jardin de sa douce lueur matinale. La rosée faisait briller l’herbe fraîchement tondue. 


Soudain, quelqu’un frappa à la porte. Helen Gregor ouvrit le panneau de bois et resta sur le pas de la porte silencieuse comme une tombe. Le regard grave, elle l’attendait. La jeune fille se leva du lit et suivit la Préfète-en-Chef. Lentement, elles traversèrent la salle commune vide d’élèves à cette heure-ci puisque les cours avaient commencé. A la sortie, Tom Jedusor les attendait, droit comme un I. Il prit la valise des mains tremblantes de la jeune fille qui était sur le point de s’évanouir. Celle-ci n’osait pas croiser le regard de quiconque. Elle fixait ses pieds qui avançait d’une démarche peu confiante. Son cœur battait la chamade. En descendant les escaliers, la jeune fille du se tenir à la rampe, incapable d’aligner trois pas sans manquer de s’effondrer sur les marches.


Arrivée dans le hall, elle ne put retenir ses larmes. L’infirmière, qui l’attendait aux côtés du directeur près de la porte d’entrée, la prit dans ses bras. Elle la serra très fort et recula lentement. Le directeur lui tapota l’épaule pour la réconforter et la conduisit en transplanant avec les autres à la gare de Pré-au-Lard.


-       « Bon voyage, Miss. Prenez soin de vous » Dit le directeur.


Les autres lui fit un signe de tête et Tom Jedusor lui rendit sa valise. La jeune fille leur jeta un regard avant d’entrer dans le train qui la ramenait chez elle.


-       « Merci ».


๑๑๑


Léna attendait depuis quelques minutes déjà dans le bureau du directeur. Elle était assise devant le meuble ensevelis sous des piles de parchemins. Les jambes et les bras croisés, la jeune fille commençait à s’impatienter. En effet, lorsqu’elle était arrivée, le directeur avait demandé aux deux Préfet-en-Chef, au professeur Slughorn et au professeur Dumbledore de se rassembler dans la pièce à côté afin de discuter de son sort. Léna se rongeait les ongles tellement elle angoissait. Elle agitait nerveusement ses jambes et changeait régulièrement de position sur sa chaise. Alors que la jeune fille se remettait au fond de sa chaise, un Elfe de Maison apparu. Léna sursauta. L’elfe lui intima le silence.


-       « J’ai appris que vous avez des ennuis alors je suis venue aussi vite que j’ai pu ».


Etonnée mais néanmoins émue par son geste, Léna en resta bouche bée.


-       « Miss Jones ? Qu’est-ce qui se passe ? »


La gorge serrée, Léna lui raconta ce qui s’était passé.


-       « Vous avez le cœur noble, Miss. Mais vous allez en payer le prix fort. Il y aura des conséquences à court terme mais aussi à long terme !


-       Je sais, Kalyna. Je … Je … commença la jeune fille qui commençait à pleurer.


-       Oh ! Je suis désolée, Miss Jones » S’excusa l’elfe en lui caressant le dos de la main.


Elle tendit l’oreille et fixa ses yeux globuleux vers la porte d’à côté. Puis, elle retourna son attention vers Léna qui, maintenant, pleurait à chaudes larmes. L’Elfe de Maison resta un moment à lui tenir la main. Puis, lorsque le débat de l’autre côté de la porte se termina, elle lui souhaita bon courage et s’éclipsa. La jeune fille eut juste le temps de s’essuyer les yeux et le directeur entra dans la pièce.


๑๑๑


Rose, Chloé et Liz étaient retourné en cours. Elles se demandaient où était passé Léna et elles commençaient à s’inquiéter. A part Hannah, Lesley, Emma et Jenny, les anciennes amies de Lucy, personne ne s’était rendu compte de l’absence de Lucy et aucun élève n’avait fait le rapprochement avec la nouvelle que le directeur avait annoncé lors du repas. Les ex-amies à Lucy n’arrêtaient pas de jeter des coups d’œil au père de l’enfant de Lucy. Celles-ci savaient de qui il s’agissait puisqu’ils avaient été en couple jusqu’au début du mois de Septembre et que Lucy l’avait laissé entendre. Cependant, elles n’étaient pas sûres que le père soit au courant de la grossesse de la jeune fille …


๑๑๑


Helen Gregor avait la mine déconfite et le professeur Slughorn s’épongeait le front avec un mouchoir et fuyait le regard de Léna. Tom Jedusor et le professeur Dumbledore avaient l’expression du visage neutre. Le directeur, déterminé, s’avança et se plaça derrière son bureau. Lentement, il s’assit sur son fauteuil et posa ses mains sur le bois. Le professeur Dumbledore se plaça derrière le directeur pendant que les autres se postait derrière la jeune fille. Celle-ci se sentit encore plus mal à l’aise.


-       « Nous avons longuement discuté et nous en avons conclu à votre renvoi de l’école. Comprenez que dans cette situation, vous ne pourrez assister aux cours ».


Léna retenait sa respiration. Elle se sentait défaillir. Sa pâleur inquiéta l’homme assis en face d’elle.


-       « Vous allez bien ? Voulez-vous que nous appelions l’infirmière ? »


Elle fit non de la tête et se contenta de le fixer droit dans les yeux, attendant la suite.


-       « Miss Jones, vous saviez que vous ne pourriez dissimuler cette grossesse indéfiniment. Vous avez fait preuve d’immaturité et surtout d’irresponsabilité. Comment auriez-vous fait pour élever cet enfant dans le château ? Je n’aurai jamais cru cela de vous. J’avoue que vous me décevez énormément ».


Léna encaissa le choc. Elle n’agitait plus les jambes et restait aussi immobile qu’une statue. Le directeur reprit sa respiration et joignit ses mains sous son menton. Ses yeux la transperçaient. Ils ne lançaient pas d’éclair mais Léna avait l’impression qu’il essayait de la sonder pour savoir si c’était vraiment elle qui se tenait en face de lui.


-       « Je ne reconnais pas là le comportement de la brillante élève que nous connaissions. Malgré vos quelques écarts de conduites, je voyais pour vous un grand avenir ».


Le directeur était très dur avec Léna. Il semblait choqué. La jeune fille était devenue à ses yeux une dépravée. Devant le silence de Léna, l’homme se tut. Il jeta un œil à son collègue derrière lui. Celui-ci lui lança un regard indéchiffrable. Léna brisa le silence.


-       « Quand est-ce que je dois quitter Poudlard ? ».


Sa question eu l’air de surprendre tout le monde puisqu’un silence pesant s’installa. Son audace avait cloué le bec du directeur.


-       « Il serait mieux que vous partiez demain matin pendant que vos camarades … enfin … les élèves sont en cours ».


Il ne la considérait déjà plus comme élève de l’école. Elle fut déçue par le comportement du directeur. Si Lucy avait été à sa place, Léna était sûre que la jeune fille aurait fondu en larmes. Cependant, Léna avait envie de pleurer mais se retenait. C’était dans ce genre de situation que l’on découvrait le vrai visage des gens.


-       « Vous allez annoncer aux élèves que c’est moi qui suis tombée enceinte ? »


La jeune fille n’avait plus envie de pleurer. Elle était en colère.


-       « Non, Miss. Nous saurons nous montrer discrets, répondit le professeur Dumbledore.


-       Oui, nous saurons nous montrer discrets, répéta le directeur. Néanmoins, je pense que le père de l’enfant devrait être mis au courant.


-       Je ne suis pas sûre que ce soit de notre ressort, Monsieur le directeur. Je pense qu’il s’agit là de sa décision » Intervint le professeur de Métamorphose.


Pendant qu’ils débâtaient dans la pièce voisine, Léna avait réfléchi à l’éventuel père de son enfant. Ainsi, s’ils lui posaient la question, elle dirait simplement que c’était un jeune homme rencontré pendant les vacances d’été et qu’il n’étudiait pas à Poudlard. 


๑๑๑


Lucy regarda les deux Préfets-en-Chef emmener son amie. Elle était terrifiée à l’idée que tout le monde sache pour sa condition. Néanmoins, elle se blâmait pour sa lâcheté. Elle n’était pas Gryffondor, ça c’était sûr !


Derrière la porte, Lucy entendait ses camarades rejoindre leur classe respective. Les bras ballants, elle écoutait le chahut. Elle se sentait loin des élèves de l’école comme si elle était dans un autre monde. Depuis un moment, la jeune fille n’avait plus les mêmes préoccupations que les autres de son âge. Elle ne se sentait plus vraiment à sa place parmi eux.  Lucy resta un long moment au milieu de la pièce pendant que Léna se faisait punir à sa place.


๑๑๑


A la fin du cours, Jenny rejoignit le père de l’enfant de Lucy. Elle lui révéla le secret de son ancienne amie. Celui-ci, sur le point de s’évanouir, s’assit quelques instants. Il comprit enfin le comportement de ces derniers mois de la jeune fille. Son cœur se serra. Il s’en voulait. Soudain, il se leva et courut dans les couloirs. Il ne savait où il allait la trouver mais son instinct le guidait bien puisqu’il tomba sur elle alors qu’elle sortait des toilettes des filles.


๑๑๑


Lucy leva les yeux vers le garçon qui venait de lui attraper les mains pour qu’elle ne s’enfuit pas. Colin Dawlish la regardait tristement.


-       « Pourquoi tu ne me l’as pas dit ? »


La jeune fille n’avait pas envie de lui parler. Elle essaya de partir. Elle voulait rejoindre Léna et dire la vérité. Lucy était décidé.


-       « Lucy, s’il te plait !


-       Laisse-moi, Colin. Je dois aller voir le directeur.


-       Mais, il faut qu’on parle ! s’exclama le jeune homme.


-       Je dois vraiment y aller. Une amie s’est accusée à ma place et je dois rétablir la vérité, répondit Lucy, en le repoussant doucement. Excuse-moi, Colin. J’aurai du te le dire mais je n’en ai pas eu le courage. Je n’ai pas arrêté de faire des erreurs. Mais, maintenant, je suis déterminée à changer ! Je vais être expulsée de Poudlard et sûrement jetée à la rue par mes parents. Alors je te dis adieu, Colin. Je t’aimerai toujours » Poursuivit-elle en terminant sa phrase par un baiser.


Elle recula lentement en l’observant dans les moindres détails et elle se mit en chemin pour retrouver le bureau du directeur, laissant le jeune homme en plan dans le couloir.


๑๑๑


Au bout d’une heure de remontrances, Léna n’en pouvait plus. Elle se demandait quand cela allait se terminer. Cependant, le directeur ne semblait pas en avoir fini avec elle.


Une demi-heure plus tard, Léna était assise sur sa chaise droite comme un I. Elle ne supportait plus sa chaise mais la jeune fille n’osait pas bouger.


-       « Voilà, je pense que nous pouvons nous arrêter là. Je vous laisse retourner à votre dortoir. Soyez prête à partir demain à 9 heures ».


Homme Baskets Court Cuir Baskets Pu Star Homme Sur ces mots, il lui tendit la main et la lui serra. Le professeur Dumbledore lui fit un signe de tête. Léna passa devant le professeur Slughorn. Il lui jeta un regard perdu.


-       « Au revoir, professeur » Dit simplement Léna en se forçant à sourire.


En sortant du bureau, elle entendit la voix tremblante du professeur lui répondre. Léna descendit les escaliers en compagnie des deux Préfets-en-Chef qui ne pipèrent mot. Elle eut juste le temps de poser le pied sur la dernière marche lorsqu’une tornade blonde arriva sur elle. Léna recula d’un bon pas et trébucha en arrière. Tom Jedusor la réceptionna à temps.


-       « Léna, tu n’as pas à te sacrifier à ma place ! De toute façon, je n’ai plus rien à faire ici, je n’aurais pas pu le cacher jusqu’à la fin de l’année ».


๑๑๑


Le directeur fut surpris par ce retournement de situation. Il blâma Lucy d’avoir menti et d’avoir laissé Léna porter le chapeau. Léna en prit également pour son grade. Elle avait menti aussi.


-       « Miss Jones, vous venez de faire perdre 100 points à votre maison et vous venez de gagner un mois de retenus tous les soirs. Vous êtes satisfaite ?


-       Non, professeur. Je suis désolée ».


Elles ne pouvaient pas le contredire alors elles se taisaient et encaissaient la colère du directeur. Helen Gregor intervint.


-       « Que va-t-on dire aux élèves ?


-       Nous allons leur dire que c’était un malentendu et que Miss Clarkson est tombée malade et ne peut plus suivre sa scolarité à Poudlard » Répondit le directeur.


Lucy remercia ce qu’elle prenait pour de la clémence de la part du directeur. Léna savait qu’il voulait éviter le scandale. Il avait déjà l’affaire des pétrifications sur le dos. Les parents d’élèves étaient très inquiets et le lui rappelaient souvent.


Cette fois, le directeur serra la main de Lucy. Celle-ci sortit de la pièce et fut escorté par les Préfet-en-Chef. Le directeur congédia les autres pour envoyer un hibou aux parents de la jeune fille. Ils sortirent à leur tour. Le professeur Slughorn s’excusa et partit de son côté. Ainsi, Léna et le professeur Dumbledore se retrouvèrent seul.


-       « Vous avez fait preuve d’une grande bravoure, Miss Jones. Je vous en félicite.


-       Beaucoup d’élèves l’auraient fait pour leurs amis, dit Léna avec modestie.


-       Non, Miss. Peu d’élèves aurait eu votre courage. Vous avez le cœur noble. Vous auriez eu votre place à Gryffondor.


-       Les Serdaigle sont aussi courageux que les Gryffondor, répondit la jeune fille avec malice.  


-       Je n’en doute pas » Répondit le professeur Dumbledore en souriant.


Ils s’arrêtèrent de marcher. Par-dessus ses lunettes en forme de demi-lune, le professeur observa Léna.


-       « Nous avons failli perdre une brillante et courageuse élève.


-       Vous avez perdu une élève brillante et courageuse » Dit Léna avec tristesse.


Le professeur se contenta de hocher la tête. Puis, ils se séparèrent.

Chapitre 23 by Maggie31
Author's Notes:

Boujour à tous ! Je souhaiterais vous demander votre avis à propos du titre. En' effet, j'avais mis ce titre en me disant que je voulais changer en cours de route, n'ayant pas vraiment d'idées. Sauf que la j'en ai plusieurs donc j'aimerai que vous m'aidiez à trouver le bon !


Ainsi, j'hésite entre L'étoile qui brille au firmament illumine sa destinée, Le papillon attiré par la lumière des ténèbres ou encore L'insoumise face à son destin. Ou aucun des trois. Si vous avez une idée, faites le moi savoir !

Chapitre 23

 

 

 

Léna était allongée dans son lit ce mardi matin. Il était six heures du matin et elle n’arrivait plus se rendormir. La jeune fille regardait le plafond en comptant les moutons mais rien n’y faisait, ses paupières ne voulaient pas se fermer. Comme son lit était placé le plus à gauche de la chambre, elle pouvait voir toutes ses amies dormir. Ainsi, elle se tourna sur le côté et les observa un instant. Leur respiration régulière l’apaisait.

 

Soudain, elle entendit un bruit au pied de son lit. Léna repoussa ses couvertures et se pencha par-dessus son lit. Prise sur le fait, Mela recula légèrement et s’assit lentement tout en regardant sa maitresse avec un air coupable. Léna se leva et ramassa les cadavres de paquets de friandises. Le chaton observa la jeune fille en se léchant les babines et la suivit jusque dans la salle-de-bain. Apparemment, elle en voulait encore.

 

-       « Non, Mela ! »

 

Un miaulement lui répondit. Léna jeta dans la poubelle le paquet vide. La boule de poils sortit de la pièce et courut se blottir dans les couvertures du lit de la jeune fille. Celle-ci la suivit et poussa le chaton pour qu’il lui fasse de la place étant donné qu’il s’était installé au milieu du lit.

 

Léna l’avait reçu le jour de la Saint Valentin. Elle en avait eu un petit nombre et les avait gardés dans un coin de sa chambre afin de les manger petit à petit. Mais c’était sans compter sur Mela qui avait tout mangé. La gourmande !

 

En effet, Cupidon ou plutôt les cupidons étaient venus au château quelques semaines auparavant. Tous les élèves de Poudlard, en effervescence, avaient oubliés l’espace d’une journée les évènements morbides qui se déroulaient partout dans le monde et dans cette école. Les petits anges avaient distribué les chocolats et les déclarations d’amour aux élèves. Certaines avaient surpris plus d’un. Liz avait reçu une lettre et une boite de chocolats d’un élève timide qui ne voulait pas dévoiler son nom et souhaitait rester anonyme. Léna était sûre qu’elle souhaitait secrètement que ce soit le Préfet-en-Chef.

 

Carla avait reçu une tonne de chocolats et quelques déclarations de la part d’un certain nombre de Serpentard et quelques courageux des autres maisons. Chloé et Rose n’avaient rien reçu mais elles s’en fichaient. Elles s’étaient amusé à ouvrir les lettres et les paquets de ses amies dont Léna qui en avait eu quelques-unes ainsi que du chocolat. Cette dernière avait remarqué que le nombre de déclarations avait augmenté depuis l’année précédente puisqu’elle était désormais un cœur prendre.

 

D’ailleurs, lorsque Léna recevait les friandises et qu’il était dans le coin, David lui avait lancé un regard qui en disait long sur ses envies de meurtre. Cette réaction avait agacé Léna. Après tout, ils n’étaient plus ensemble et il allait bientôt se marier. Il était très, trop possessif ! ...

 

Quelques élèves de Gryffondor s’étaient moqués de Rubeus puisque pour eux il n’en recevra jamais de sa vie. Léna était intervenu et avait remonté le moral du jeune garçon en lui offrant une partie de ses chocolats qu’ils avaient mangé ensemble lors de la pause l’après-midi. Tom Jedusor était venu ensuite pour leur annoncer que la séance d’aide aux devoirs était annulée le soir même puisque lui et les préfets avaient une réunion avec les professeurs. Il avait été étonné de voir la quantité de chocolats que Rubeus avait dans les mains. Le jeune garçon avait ri et lui avait avoué qu’il s’agissait des friandises de Léna. Le Préfet-en-Chef avait alors montré ses chocolats et leur avait proposé les siens. Le nombre de chocolats du jeune homme dépassait largement celui de Léna. Ils avaient refusé sous les regards outrés et jaloux des filles qui devaient lui avoir offert les friandises. Le jeune homme avait remarqué la vague de colère qu’il avait provoqué et comme pour s’excuser, il avait croqué dans un des chocolats. Toutes les filles s’étaient mises à s’agiter et avaient demandé de qui venait le chocolat.

 

La journée s’était terminé sans trop de larmes, ni débordement. Tout le monde s’était amusé et avait passé une bonne journée, malgré le fait que les cupidons avaient hantés leurs rêves pendant les quelques jours qui suivirent puisqu’ils en avaient tellement vu.

 

A ce souvenir, la jeune fille sourit. Elle se tourna vers son chaton et s'endormit quelques minutes plus tard.

 

๑๑๑

 

Concernant la grossesse de Lucy, le directeur avait annoncé aux élèves qu’il y avait eu un malentendu et s’excusait du désagrément causé. Il avait ajouté que pour des raisons médicales, Lucy ne pouvait plus poursuivre ses études à Poudlard et qu’il regrettait sincèrement ce départ. Ensuite, personne n’en avait plus parlé pensant que le Professeur Dippet délirait au vue de son grand âge et devenait trop suspicieux à cause de tout ce qui se passait à l’école. Par ailleurs, les pétrifications se poursuivaient au rythme d’une tous les mois ou les deux mois environ. Les mesures de sécurité étaient maintenues. Cependant, un mouvement important venant du corps professoral proposait de fermer Poudlard le temps de trouver le responsable de ces actes. Qui plus est, le fait que le Professeur Dumbledore s’était absenté pour une durée indéterminée d’après le directeur de l’école rendait les professeurs plus anxieux encore. Cela renforçait l’idée d’insécurité qui régnait dans le château, malgré la présence du Professeur Dippet. A plusieurs reprises, tous les professeurs et le directeur s’étaient entretenue et avaient débattu à ce sujet. Cependant, aucune décision n’avait encore été prise. Le Ministère de la Magie commençait déjà à fourrer leur nez dans cette affaire. Et, ça, ça ne sentait pas du tout bon !...

 

La soirée que souhaitait organiser le Professeur Slughorn le samedi suivant était compromis pour le moment. Les Professeurs Têtenjoie et Bailey s’étaient proposées pour chaperonner la soirée en plus du professeur des potions. Cependant, leurs collègues s’étaient opposés catégoriquement. Ils souhaitaient tout simplement annuler la fête car ils ne voulaient pas mettre en danger les élèves.  

 

Le samedi arrivait à grands pas puisqu’ils étaient déjà à plus de la moitié de la semaine et aucune décision n’avait été prise pour le moment. Décidemment, ils n’arrivaient vraiment pas à se mettre d’accord. Léna n’avait pas du tout envie d’y aller. Elle devait se trouver un cavalier rapidement si la soirée avait lieu.

 

Le soir, lors de la séance d’aide aux devoirs, Edward se pencha vers Léna et lui demanda discrètement si elle avait été invitée à cette soirée.

 

-       « Bien sûr, Monsieur Ronson, que crois-tu ? Chuchota-t-elle avec un sourire moqueur.

 

-       Ah bon ? Mais, je croyais que les élèves qui participent aux séances d’aide aux devoirs n’étaient pas appréciés par le Professeur Slughorn ! s’indigna le jeune homme.

 

-       Il faut croire que non, haussa les épaules Léna. Je ne sais pas quoi te dire. Je ne suis pas dans sa tête. D’ailleurs, il ne vaut mieux pas ! Ça doit être un sacré bazar là-dedans !!

 

-       Tu es méchante, sourit tout de même Edward.

 

-       Edward, Léna, soyez attentif je vous prie » Intervint le Préfet-en-Chef.

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Le lendemain, c’est-à-dire, la veille de la soirée, une note fut affichée. Celle-ci annonçait que la soirée avait bien lieu. Les consignes de sécurité étaient renforcées pour l’occasion. Léna avait espéré qu’elle soit annulée. Mince ! Pas de chance … Désormais, elle devait se trouver un cavalier. Cela n’allait pas être une mince affaire encore. Elle avait demandé à Liz avec qui elle avait décidé d’y aller. La petite blonde lui avait répondu tout naturellement qu’elle avait été invitée par Tom Jedusor. Devant la mine surprise de Léna, elle s’était empressée de se corriger et dire qu’il s’agissait d’une blague. Léna avait souri, elle savait au fond d’elle que c’était ce qu’elle espérait le plus au monde.

 

Lorsque les cours se terminèrent, Léna décida de s’isoler et d’aller à la bibliothèque. Elle croisa Mimi qui se faisait encore harceler par trois garçons de Serpentard. La jeune fille les fit partir et s’installa confortablement sur un fauteuil pour lire un livre. Lorsqu’elle l’eut terminé, Léna se leva et alla en chercher un autre. Ses doigts effleurèrent bon nombre de reliures avant de trouver l’ouvrage qui lui convenait. Cependant, lorsqu’elle voulut prendre le livre qu’elle avait choisi, plusieurs bouquins suivirent le mouvement et ils chutèrent tous à terre. Léna grimaça. Elle se pencha pour ramasser les livres et les empila dans ses bras. Cependant, la jeune fille se retrouva rapidement débordée. Elle ne pouvait plus les poser sur le rebord de l’étagère pour les ranger sans les faire tomber à nouveau. Et, son champ de vision était bloqué.

 

Soudain, les livres se soulevèrent. Son champ de vision libéré, Léna aperçut son professeur des séances d’aide aux devoirs par-dessus la pile de livres. Il lui sourit et posa les ouvrages sur le rebord devant la jeune fille.

 

-       « Je t’ai demandé d’étudier en dehors des séances mais pas d’emporter toute la bibliothèque dans ton dortoir, se moqua gentiment le jeune homme.

 

-       Merci pour ton aide, répondit Léna en souriant. Décidemment, tu es toujours présent quand il le faut !

 

-       Je te rappelle que je suis ton professeur et que je suis sensé te surveiller, répondit-il en penchant la tête avec un sourire mystérieux.

 

-       Surveiller ? Mais, je croyais que les Professeurs avaient dit que c’étaient terminer … S’étonna la jeune fille.

 

-       Je plaisante ! Il s’agit de coïncidences, répondit Tom Jedusor en éclatant de rire. A moins que ce soit toi qui me suit, poursuivit-il en se rapprochant de la jeune fille en la regardant dans les yeux, ce qui la fit reculer.

 

-       Ne t’inquiète pas, je ne suis pas une de tes fans ! Je n’épie pas tous tes faits et gestes » Se défendit Léna en souriant malgré l’embarras que lui causait ce rapprochement soudain.

 

Leurs têtes n’étaient plus qu’à quelques centimètres l’une de l’autre. La jeune fille sentait le souffle chaud du garçon sur sa joue. Ils restèrent quelques instants à se regarder sans bouger. La proximité entre les deux jeunes gens mettait mal à l’aise Léna qui n’avait jamais vu le Préfet-en-Chef d’aussi près. Ainsi, elle recula mais rencontra l’étagère, le coin des livres dans son dos lui faisait mal.

 

Sans rompre le contact visuel, le jeune homme posa ses mains de chaque côté de Léna tout en se rapprochant davantage. Il ne souriait plus. Elle ne l’avait jamais vu comme cela. Elle découvrait une autre facette de lui et cela lui faisait peur. Dans son regard, il y avait quelque chose d’étrange qu’elle n’arrivait pas à déchiffrer. Léna comprit alors qu’elle ne connaissait pas du tout Tom Jedusor et qu’il semblait cacher énormément de choses. Ses sourires et son air aimable n’étaient peut-être qu’une façade finalement.

 

Au bout d’un moment, il se recula et sourit. Léna le regarda d’un air interrogateur. Elle avait l’impression d’avoir été une proie prise au piège tel une souris qu’un chat avait attrapé entre ses pattes. Des frissons lui parcourut le corps.

 

Soudain, quelque chose tomba du haut de l’étagère. En un éclair, Léna sortit sa baguette et créa un bouclier. Dévié de sa trajectoire, la boîte tomba parterre à quelques mètres d’eux. Tom Jedusor la regarda un instant impressionné puis il reprit contenance.

 

-       « Intéressant ».

 

Et, il s’en alla, laissant Léna pantoise. La jeune fille avait comme qui dirait l’impression de s’être faite manipulée. La boite n’était pas tombée par hasard, elle en avait la certitude. Est-ce pour la tester dans le cadre des séances d’aide aux devoirs ? Cependant, Léna trouvait cela trop vicieux pour que ce soit le cas …

 

๑๑๑

 

Le samedi matin, la jeune fille reçut une lettre de sa mère. Enroulée dans le parchemin, une enveloppe glissa sur la table. Léna la prit dans ses mains. Une enveloppe blanche tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Devant, son nom et l’adresse de chez elle et de sa mère étaient écrit à la main. L’écriture était féminine, très élégante. Elle tourna l’enveloppe et l’ouvrit.

 

Londres, 12 Mars1945

 

Chère Miss Selena Judith Jones,

 

Je suis au regret de vous informer que la précédente directrice de l’Orphelinat Wool, Madame Cole est décédée, il y a de cela quatre ans. De plus, certains dossiers, dont le vôtre, ont été détruits suite à un incendie mineur qui s’est déclaré dans son bureau peu de temps après votre adoption. Ainsi, je suis dans l’impossibilité de répondre à votre requête. Cependant, je vous invite à prendre contact avec Madame Elisabeth Smith, une ancienne employée qui a travaillé durant la période de Juillet 1926 à Janvier 1932. Vous trouverez ci-joint son adresse postale.

 

En espérant que vous trouverez toutes les réponses à vos questions, je vous souhaite une bonne continuation.

 

Directrice de l’Ophelinat Wool, Madame Jocelyn Aimee Peters

 

Léna lut attentivement la missive. Elle ne put s’empêcher d’être déçue. Son hibou lui mordilla affectueusement la main. La jeune fille lui donna un morceau de pain qu’il mâchouilla pendant un moment. Elle lut la lettre de sa mère qui lui disait qu’elle n’avait pas pu l’envoyer plus tôt et qu’elle était désolée. Léna répondit à sa mère et lui pria d’envoyer la missive qu’elle venait de rédiger à Elisabeth Smith puisqu’il fallait utiliser des moyens moldus. La jeune fille accrocha le tout à la patte de son hibou qui partit aussitôt. Elle le regarda partir avec le sentiment que cette fois, elle allait enfin avoir une réponse.   

 

 

End Notes:

A suivre ...

Chapitre 24 by Maggie31
Author's Notes:

Bonjour ! 

Je suis désolée pour l'attente si longue. Je viens de terminer d'écrire mon mémoire de fin d'étude et ça m'a pris beaucoup de temps. Du coup, je vais pouvoir me remettre à écrire cette fanfiction. Ce chapitre est plus court, désolée ... 

Bonne lecture !!

 

MODIFIE !

Chapitre 24


Le mardi 8 mai 1945 marqua officiellement la fin de la deuxième guerre mondiale. La jeune fille reçut le lendemain une lettre de sa mère accompagnée du journal de la veille. Les articles ne parlaient que de cela. Sa mère lui écrivait qu’elle avait reçu une missive quelques mois plus tôt qui lui annonçait que le père de Léna était porté disparu. Elle voulait lui annoncer cette mauvaise nouvelle de vive voix après la fin de ses examens mais comme la guerre était désormais terminé, elle savait que la jeune fille allait tôt ou tard lui demander pourquoi son père ne donnait plus signe de vie.

Léna n’en fut pas surprise. Cependant, cette lettre rendait réel ce qu’elle pensait tout bas. Cela la rendit très triste. Pour elle, c’était comme s’il était mort.

Le samedi matin, Léna et ses amies se levèrent vers neuf heures et demi et prirent leur petit déjeuner tranquillement. Elles discutèrent des dernières rumeurs qui couraient dans le château. En milieu de matinée, elles s’installèrent dans la salle d’étude pour terminer leurs devoirs afin de profiter de l’après-midi ensuite. Pour son devoir de Potion, Léna alla chercher un livre à la bibliothèque pour s’aider. Sur le chemin, elle entendit des pas la suivre. Elle ne s’en était pas tout de suite rendu compte. La jeune fille jeta un coup d’œil derrière elle mais elle ne vit rien. Étonnée, elle continua son chemin et accéléra le pas. Enfin arrivée devant la porte de la bibliothèque, elle risqua un autre coup d’œil derrière elle. Un groupe de garçons discutaient tout en passant devant elle. Lorsqu’elle voulut se tourner pour ouvrir la porte, un garçon blond aux yeux bleu foncé se tenait à côté d’elle. Son écusson vert témoignait qu’il venait de la maison Serpentard. Face à l’air effrayé de la jeune fille, le garçon à l’air je-m’en-foutiste recula légèrement en levant les mains.

-       « Pardon, je ne voulais pas te faire peur » Dit-il.

Léna lui répondit que tout allait bien et entreprit d’entrer dans la pièce. Cependant, le garçon ajouta :

-       « Au fait, je m’appelle Nathanaël, Nathanaël Powell ».

Devant la surprise de la jeune fille, il poursuivit en se grattant la tête, un peu hésitant et peut être aussi gêné par sa maladresse :

-       « J-je suis en sixième année. Tu ne me connais pas mais … Euh …

-       Je m’appelle Léna Jones, dit la jeune fille voyant qu’il ne savait plus quoi dire.

-       Je sais ! s’exclama-t-il. Je veux dire … Enfin … Tout le monde te connait, tu vois » Ajouta-t-il penaud.

Léna sourit et l’enjoignit d’entrer dans la bibliothèque. Puis, ils se séparèrent. Chacun vaqua à leurs occupations. La jeune fille fila au rayon des livres sur les potions quant à Nathanaël, il se dirigea vers l’Arithmancie. Elle ne mit pas longtemps à trouver l’ouvrage qui lui serait utile. Léna alla enregistrer son prêt auprès de la bibliothécaire qui ne lui adressa même pas un regard. La jeune fille grimaçait devant la froideur de cette femme. Elle n’était pas mécontente de s’en éloigner. Elle sortit donc de la pièce et partit rejoindre ses amies. Au détour d’un couloir, Léna croisa à nouveau le garçon qu’elle venait de rencontrer, Nathanaël. Il lui sourit. Elle lui rendit son sourire. Mais alors qu’elle allait continuer son chemin, il ouvrit la bouche en hésitant. Comme il ne disait toujours rien, la jeune fille l’encouragea :

-       « Oui ? ».

Nathanaël regarda un instant ses pieds comme pour trouver de l’aide ou une réponse.

-       « Nathanaël ? ».

Il releva la tête lentement. Il semblait en proie avec ses pensées. Léna avait l’impression qu’elle le mettait dans l’embarras. Elle sentait qu’il ne s’agissait pas d’attirance. Mais pourquoi le rendait-elle aussi mal à l’aise ?

-       « Tu voudrais m’accompagner à la soirée de Slughorn, ce soir ? ».

Il venait de prendre la parole brusquement, ce qui surpris énormément Léna. Elle cligna plusieurs fois des yeux.

-       « Enfin si tu n’as personne d’autre, bien sûr » Ajouta-t-il.

Léna ne savait plus quoi dire. Son attitude l’étonnait de plus en plus. Qu’avait-il en tête ? Nathanaël attendait sagement sa réponse. Elle le détailla un instant. Il était un peu plus grand qu’elle. Ses cheveux blonds un peu en bataille brillaient sous les lueurs du soleil. Une mèche de ses cheveux retombait sur ses yeux bleus qui n’avait pas d’expression particulière, malgré sa nervosité évidente. Il fourra ses mains dans les poches de son pantalon. Léna remarqua sa chemise blanche qu’il n’avait pas rentré dans son pantalon dépasser de son pull. Cela la fit sourire. 

-       « Je dois te laisser. Tu me donneras ta réponse plus tard ».

Et il s’en alla. Léna le regarda avancer de sa démarche flegmatique. Il était un paradoxe à lui tout seul. C’était difficile à décrire. Il démontrait un flegme évident mais une grande nervosité émanait de lui alors qu’il lui faisait face. Il était fort lui !

Alors que Léna, planté au milieu du couloir, était plongée dans ses pensées. Quelqu’un l’interpella. Jordan Griffith, le meilleur ami de David, s’avançait vers elle. Lui et Léna s’entendaient plutôt bien. Cependant, cela faisait un moment qu’ils ne s’étaient pas parlé.

-       « Comment vas-tu, Jordan ? Demanda la jeune fille.

-       Très bien et toi ?

-       Je vais bien aussi, répondit-elle.

Homme Cuir Court Baskets Pu Homme Baskets Star -       Mieux qu’il y a une semaine à ce que je vois. Je suis désolée pour votre rupture. Si ça peut te consoler, David n’est pas dans son assiette, non plus. On dirait un véritable zombi, dit Jordan.

-       Ah.

-       Ça a l’air de ne te faire ni chaud ni froid ! Enfin, tu vas me dire qu’après tout ce qu’il t’a fait tu as le droit d’être impassible face à son état émotionnel, rit l’ami de David. Au fait, tu t’es trouvé un nouveau petit copain ?

-       Non, pourquoi ? Qu’est-ce qui te fait dire ça ? Demanda Léna, surprise.

-       Nathanaël.

-       Ah ! Lui ! Je viens de faire sa connaissance aujourd’hui, répondit la jeune fille, en souriant.

-       Eh bien ! Il ne perd pas de temps celui-là ! s’exclama Jordan, hilare, puis il ajouta devant l’air étonnée de son interlocutrice : Je l’ai entendu t’inviter à la soirée de Slug’. Tu vas accepter ?

-       Je ne sais pas, répondit honnêtement Léna.

-       Je ne te jugerais pas. Après tout, c’est seulement pour une soirée.

-       Tu y vas ? Demanda la jeune fille avec espoir.

-       Dit donc ! Qu’est-ce que tu me fais toi ? Tu vas m’inviter pour éviter d’y aller avec lui, petite vilaine ! En déduisit le jeune homme en souriant.

-       Pas du tout, voyons. Je ne suis pas comme ça ! rit Léna.

-       J’y serais avec ma copine, dit Jordan. Je ne veux pas te saper le moral mais il y aura David et Kiera aussi, poursuivit le jeune homme.

-       Je sais » Répondit tristement la Serdaigle.

Il lui tapota la tête affectueusement et s’en alla. Léna poursuivit son chemin et rejoignit enfin ses amies. Elle leur raconta ce qui s’était passé avec Nathanaël. Ses amies la poussèrent à accepter pour lui changer les idées et ne plus penser à David. Léna répliqua que c’était mesquin. Elle ne voulait pas se servir du sixième année mais, à vrai dire, elle n’avait plus vraiment le choix puisqu’elle était sensée venir accompagnée le soir même, c'est-à-dire, dans exactement sept heures.

***

Après le repas de midi, Léna partit à la recherche de Nathanaël. Elle n’avait pas eu le temps de l’intercepter lorsque le repas s’était terminé et avait parcouru toute l’après-midi le château à l’exception des cachots où elle n’avait aucune envie de mettre les pieds. Cependant, elle dut s’y résoudre à 17 heures. Lorsque la jeune fille se retrouva devant la porte, elle ne sut que faire. Les alentours étaient déserts. Elle ne connaissait pas le mot de passe mais elle connaissait quelqu’un qui pouvait l’aider. Ainsi, Léna retourna sur ses pas et alla trouver Carla en train de flâner sur la pelouse du parc du château.

-       « Carla, j’ai besoin de toi ! »

Celle-ci était allongée sur l’herbe entourée de quelques-uns de ses amis de Serpentard. Parmi eux, elle vit Tom Jedusor. Cela l’étonna de le voir ainsi prendre du bon temps dehors. Lorsqu’il l’aperçut, il lui sourit. Léna, se rappelant de la dernière fois qu’elle l’avait vu, lui rendit son sourire sans conviction et tourna son attention rapidement sur Carla. Celle-ci se redressa.

-       « Qu’est-ce qui t’arrive ? Demanda la jeune fille sur un ton qui montrait qu’elle n’avait pas envie qu’on la dérange.

-       Je ne l’ai pas trouvé » Répondit simplement Léna, ne voulant pas que tout le monde sache de quoi elle voulait parler.

La Serpentard comprit immédiatement le message codé.

-       « Quoi ? Mais il n’a pas pu disparaître comme ça ! »

Les autres étonnés se regardèrent pendant qu’elles continuaient leur conversation.

-       « J’ai cherché dans le château toute l’après-midi, se lamenta Léna.

-       Et, en quoi puis-je t’être utile dans ce cas ? »

La Serdaigle prit le bras de Carla pour l’aider à se relever et l’emmena plus loin.  

-       « Le seul endroit où je n’ai pas cherché se sont les salles communes. Et donc celle des Serpentard.

-       Tu veux entrer dans ma salle commune ? demanda Carla, surprise. Bah dit donc, tu tiens vraiment à ce qu’il t’accompagne ce soir ! Sourit-elle.

-       Carla, ça ne me fait pas rire. Aide-moi s’il te plaît ! dit Léna, en jetant un coup d’œil par-dessus l’épaule de son amie où elle vit le Préfet-en-Chef la fixer. Bon, si tu ne veux pas, je vais me débrouiller, ajouta-t-elle en tournant les talons puisqu’elle ne se sentait pas très à l’aise à cause de Tom Jedusor. 

-       Attends, Léna ! ».

Elle entendit son amie la suivre en courant. Lorsque celle-ci arriva à sa hauteur, elle lui adressa un regard interrogateur. Léna secoua la tête négativement pour lui signifier qu’elle lui en parlerait plus tard. Elles parcoururent le chemin jusqu’aux cachots et Léna lui expliqua que depuis quelques temps, elle n’était pas très à l’aise lorsque Tom Jedusor était à proximité d’elle.

-       « Ah bon ? Tu dois bien être la seule ! s’exclama Carla.

-       Je ne suis pas sûre de ça. J’ai remarqué que certains Serpentard ont l’air de craindre ton cher Préfet-en-Chef, répondit Léna en regardant autour d’elles pour voir si personne ne les suivait.

-       MON Préfet-en-Chef ? Qu’est-ce qui t’a fait changer d’avis sur lui ?

-       Rien … C’est juste que je le trouve bizarre et ça fait un moment que je pose des questions sur lui. Qui est-il vraiment ? Pourquoi tant de personnes sont-elles en admiration devant lui ? S’expliqua Léna.

-       Si tu veux faire plus ample connaissance avec lui, il fallait le dire plus tôt ! En plus, je suis sûre qu’il ne serait pas contre …

-       Enfin, Carla ! Ne fais pas des suppositions aussi saugrenues ! s’indigna la jeune fille.

-       C’était pour rire, Léna, dit la Serpentard, pliée de rire. A vrai dire, je ne me souviens pas qu’il soit sorti avec une fille depuis le début de notre scolarité ici, répondit Carla en réfléchissant. Tu seras donc la première ! » La taquina-t-elle.

Léna lui lança un regard noir.

-       « D’accord, j’arrête ! Capitula Carla. Mais tu avoueras qu’il est séduisant quand même » ajouta-t-elle en riant sous le regard foudroyant de son amie.

La Serpentard ouvrit la porte et laissa passer Léna qui découvrit la pièce avec de grands yeux.

-       « C’est à votre image. Il n’y a pas de doute, dit simplement la jeune fille.

-       Ça veut dire quoi, ça ? s’indigna Carla.

Léna se contenta de sourire tout en continuant son observation. La pièce était sombre. Cela pouvait s’expliquer par le fait qu’elles se trouvaient dans les sous-sols du château ou plus exactement sous le lac et la couleur vert foncé de tous les tissus présents.

Carla l’interpella ce qui lui permit de se reconcentrer sur son objectif premier. La Serpentard se trouvait devant la cheminée et l’enjoignit de venir. Ainsi, elles purent avoir une vue d’ensemble sur la salle commune afin de repérer le sixième année.

-       « Tu crois qu’il se cache parce qu’il regrette de m’avoir invitée ? demanda Léna soudain craintive.

-       Mais non, ne dis pas n’importe quoi ! Dit Carla tout en continuant de chercher le jeune homme. Ne t’inquiète pas, Léna, ajouta-t-elle en jetant un coup d’œil à son amie.

La Serdaigle resta silencieuse un instant. Puis, elle dit tout haut ce qu’elle pensait.

-       « Carla arrête de chercher. Il n’est pas ici ».

Elles attendirent néanmoins quelques instants puis d’un commun accord, les deux amies sortirent de la salle commune. Cependant, alors qu’elles commençaient à remonter le couloir, un groupe de jeunes hommes sortis de la salle commune à leur suite.

-       « Enfin ! s’exclama Carla. Tu vois, il ne fallait pas baisser les bras aussi rapidement ».

La Serpentard attendit que le groupe passe devant elle puis elle interpella Nathanaël qui, semble-t-il, ne les avait pas aperçues. Le jeune homme leva les yeux vers elles. Il dit quelque chose à ses amis et s’approcha d’elles.

-       « Bon, je vous laisse » Dit Carla en s’éloignant.

Léna et Nathanaël se regardèrent un moment en silence. La jeune fille ne savait pas comment l’aborder. Son cerveau tournait à mille à l’heure. « Tu réfléchis trop » Lui aurait dit Carla.

-       « Tu as réfléchis à la proposition que je t’ai faite ?

-       Oui.

-       Alors ? Demanda le jeune homme.

-       J’accepte » répondit simplement Léna.

L’expression surprise du jeune homme fit sourire Léna.

-       « Je viens te chercher à huit heures ?

-       Nous sommes invités pour sept heures, répondit le Serdaigle en riant.

-       Ah mince … Donc je viens te chercher avant sept heures, dit Nathanaël confus.

-       D’accord ».


End Notes:

A suivre ...

Chapitre 25 by Maggie31
Homme Baskets Court Homme Baskets Star Cuir Pu Author's Notes:

Bonsoir à tous ! Je suis vraiment désolée pour l'attente mais il fallait que je passe des examens pour terminer enfin mes études ! Enfin bref, je vous laisse à votre lecture. Bonne lecture !

Chapitre 25



Lorsqu’ils arrivèrent devant la porte du bureau de Slughorn, Léna sentit son angoisse augmenter d’un cran. Elle serra sa main droite libre et se força à adopter un visage souriant. À côté d’elle, son cavalier, étonné par son petit manège, lui jeta un coup d’œil. Il attendit quelques secondes en la regardant puis toqua à la porte. Léna, sa main gauche posée sur le bras de Nathanaël, prit une grande inspiration et suivit le mouvement du jeune homme. Le professeur Slughorn les accueillit avec un grand sourire et une tonne de compliments. Il les laissa entrer et vient à la rencontre d’un autre couple qui venait d’arriver derrière eux.

La Serdaigle restait figée sur place au milieu de la pièce, les sens en alerte comme si un danger était imminent. Ce danger était, en fait, son ex petit ami. La jeune fille le cherchait des yeux. Quand elle le trouverait, elle serait en mesure de l’éviter du mieux qu’elle le pouvait. Toutefois, il ne semblait pas être encore arrivé puisque Léna ne le voyait pas. Nathanaël tira légèrement sur son bras pour la faire revenir sur terre. Il l’interrogea du regard. Elle lui sourit pour lui signifier qu’elle allait bien et il l’emmena vers un groupe de personnes au fond de la pièce assis autour d’une table ronde.

Lorsqu’ils se postèrent devant, les élèves attablés se tournèrent dans un même mouvement et saluèrent joyeusement Nathanaël. Celui-ci présenta Léna qui devint soudain nerveuse face aux regards des huit Serpentards de sixième année qui la scrutaient. Tous savaient qui elle était. La jeune fille aperçut certaines filles dont les yeux lui lançaient des couteaux. La haine qu’elle leur inspirait lui donna des frissons. Léna resta statique et ne montra rien, mais elle n’en menait pas large. Elle ne se sentait vraiment pas à l’aise ici. Ils s’installèrent avec eux. Sa voisine ne l’aimait guère apparemment. Elle ne lui accorda pas un regard et se décala un peu sur le côté pour s’éloigner d’elle. « Je sens que la soirée va être longue … » Pensa Léna. Les amis garçons de Nathanaël et lui-même l’inclurent dans la conversation jusqu’à ce que le professeur de potions les interrompt.

-       « Bonsoir à tous ! Je suis ravie de voir tout ce beau monde réuni autour de moi, dit-il tout émoustillé. J’espère que vous vous amusez et … Oups ! Désolé, Monsieur Lange.

-       Ce n’est rien, Professeur, répondit poliment un garçon sur lequel Slughorn avait fait tomber la moitié du contenu de sa coupe.

-       Bon … Qu’est-ce que je disais ? … » Poursuivit le professeur.

Un élève se pencha à son oreille et lui chuchota quelque chose. Son visage s’éclaircit.

-       « Ah oui ! Merci, Monsieur Grey. Je disais donc … »

Léna n’écoutait déjà plus. Sa voisine lui avait donné un coup de coude et lui enjoignait de se rapprocher d’elle.

-       « C’est bien toi la copine, enfin, l’ex de David ?

-       Pourquoi cette question ? » Demanda Léna, blasée.

La fille ne répondit pas et se pencha vers une autre Serpentard. Elles se mirent à rire en la regardant. Léna soupira et reporta son attention sur le professeur. Elle avait de la chance que les élèves ne connaissent pas son implication dans l’affaire « Lucy ». Léna aurait eu d’autres soucis à se faire. Cette minable moquerie sur sa liaison avec David n’était rien par rapport à cela ... Par ailleurs, elle se demandait si le professeur lui en voulait toujours pour avoir mentit et s’être accusée à la place de Lucy. Il l’avait invitée à sa fête très sélecte. Cependant, elle reconnaissait qu’il était superficiel et que la raison de son invitation n’était autre que son soi-disant avenir brillant qui l’attendait (dixit le professeur lui-même). Tout le monde savait que le professeur de Potions repérait les élèves destinés à de grandes choses, il avait un don pour cela. Et, il était décidé à y contribuer et à en profiter aussi. Léna ne savait pas si elle avait un brillant avenir devant elle. En tout cas, elle en serait grandement ravie.

Soudain, la jeune fille aperçut Liz dans la foule d’élèves. Elle l’avait complètement oublié ! Finalement, la soirée n’allait pas être si longue que cela. Léna ne vit pas qui était son cavalier. Elle étendit son cou, mais elle ne distingua aucun visage familier en tout cas.

Le long discours du professeur Slughorn ennuyait les élèves. Ils commençaient à parler entre eux et un brouhaha apparaissait progressivement. Soudain, un plateau transportant plusieurs coupes de boissons se glissa devant le visage de Léna.

-       « Voulez-vous du champagne, Miss ? » Demanda une voix théâtralement polie.

Léna leva les yeux.

-       « Nathan ? Mais qu’est-ce que tu fais là ?! s’exclama la jeune fille.

-       Je voulais absolument voir ce que c’était, les soirées de Slughorn, alors je me suis proposé pour le service, répondit Nathan avec un grand sourire.

-       Tu as trouvé ta voie en tout cas ! Le costume te va comme un gant. Servir les gens qui ont plus d’importance que toi est le métier qu’il te faut. Je te vois bien me servir dans mon manoir quand nous aurons terminé nos études à Poudlard, s’exclama la voisine de Léna qui se tourna vers son amie en éclatant de rire.

-       George ! interpella cette dernière un jeune homme qui s’était levé pour montrer un bout de parchemin à deux garçons dont Nathanaël de l’autre côté de la table. Nous avons trouvé votre serviteur quand vous allez vous installer, toi et Mira.

-       Qui ? demanda le dénommé George.

-       Le gars habillé en pingouin, là, dit la fille avec dédain en le montrant du menton.

-       Il ne paie pas de mine, ton serviteur, dit méchamment George. Tu aurais pu trouver mieux »

Le Serpentard reporta son attention sur le parchemin et retourna à sa conversation avec les garçons qui avaient continué de parler entre eux. Léna entendit des ricanements à sa gauche. Elle n’eut pas besoin de se retourner pour savoir de qui il s’agissait. Ses poings se serrèrent. Elle n’avait pas le courage de regarder Nathan. Sa colère monta d’un cran. Qu’on l’insulte elle, d’accord, mais qu’on insulte son ami, il en était hors de question.

-       « Bon, alors, tu nous serres une coupe ? s’énerva la voisine de Léna.

-       Il ne sert à rien finalement. Il ne sait même pas remplir son rôle de serveur » Enchérit son amie. 

Léna sentit quelqu’un passer derrière elle et vit le plateau remplit de coupes de boisson se mettre à la hauteur des filles.

-       « Voici des rafraichissements, Mesdemoiselles, dit Nathan d’une voix polie.

-       Ce n’est pas trop tôt » Répondit la voisine sur ton dédaigneux.

Léna lui lança un regard noir. Nathan posa sa main sur l’épaule de son amie et lui adressa un sourire pour lui assurer qu’il allait bien. Sa colère ne diminua pas pour autant. Le jeune homme partit servir d’autres invités sous les yeux de Léna. Elle ne se sentait vraiment pas à sa place entre les bécasses qui piaillaient à côté d’elle et les garçons qui parlaient de politique ou des carrières brillantes qu’ils auront à l’avenir.

Son regard parcourait lentement la salle. La Serdaigle observait les autres élèves s’amuser. Elle voyait au loin Liz avec un groupe de personnes qu’elle connaissait de vue. La jeune fille voulait la rejoindre. Elle commença à se lever de sa chaise mais son cavalier se tourna vers elle.

-       « Où vas-tu ? »

Il surprit son regard et comprit. Ainsi, Léna s’éloigna en direction de Liz et de ses amis. Cependant, elle s’immobilisa au milieu de la pièce. Kiera et David venaient de s’intégrer au groupe. La jeune fille s’arrêta de respirer. Oh non, pas eux … Elle tourna la tête dans tous les sens et sortit rapidement s’aérer sur le balcon.

Le petit espace était investi seulement par un couple qui partit lorsqu’il l’a virent arriver. La fille s’enquérra de son état avant de partir la mine inquiète. Même si elle ne la connaissait pas, cette fille avait fait preuve d’une empathie que peu de personnes dans cette pièce en était pourvu. Cela fit un peu de bien à Léna mais le maelström de sentiments et d’émotions qui la submergeait n’en fut pas réduit. Dans sa tête, ses idées noires et ses pensées négatives l’envahissaient totalement. Tant et si bien que la jeune fille tremblait de tous ses membres. Sa respiration était rapide. Elle avait chaud. Des gouttes de sueurs perlaient sur son front. Elle ne voyait plus rien autour d’elle. Un vertige l’obligea à se cramponner à la rambarde en pierre blanche. Ses mains moites s’agrippa dessus de toute leur force. Un autre vertige. Léna porta sa main droite à sa gorge. Elle n’arrivait plus à respirer. Sa bouche grande ouverte, elle tentait de reprendre sa respiration. Ses yeux se fermaient doucement. Son visage d’abord rouge devint blanc tirant vers le bleu. Son épaule lui faisait mal mais elle ne savait pas pourquoi. Puis soudain elle leva les yeux vers un visage qui semblait l’appeler.

-       « Léna ! Tu m’entends ? »

Ça suffit. J’en ai assez. Pourquoi continuer à vivre ?

-       « Parce que des personnes qui t’aiment ne veulent pas te voir mourir ! »

Comment ? Des gens qui m’aiment ? Mais qui me parlent ?

-       « C’est Nathanaël ».

Brusquement, Léna émergea. Ses yeux s’ouvrirent doucement. Elle découvrit le visage doux de son cavalier. Sa mine inquiète lui fit prendre conscience que quelque chose d’anormal venait de se passer. Elle sentit ses genoux contre le sol en pierre, sa main gauche sur la rambarde, sa main droite sur sa gorge. Elle se rendit compte que sa respiration était rapide. Ses poumons lui faisait mal ainsi que sa gorge. Une légère brise souleva quelques-uns de ses cheveux. Les autres étaient collés contre son visage en sueur. Elle voulut se relever mais elle chancela. Son cavalier pressa son épaule et passa son bras dans son dos pour l’aider à se remettre debout. Il la fit s’asseoir contre la rambarde et s’éloigna lentement d’elle pour prendre place à côté de la Serdaigle. Léna tremblait encore. Elle se tourna vers Nathanaël.

-       « Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

-       A toi de me le dire, répondit le jeune homme. Je t’ai trouvé … comme ça » Ajouta-t-il ne sachant pas trop quoi dire.

Un silence s’installa entre eux pendant quelques instants. Le jeune homme se décolla de la barre en pierre et retira sa veste pour la mettre sur les épaules de Léna. Surprise mais néanmoins agréablement, elle resserra contre elle le tissus.

-       « Je vais te chercher un verre d’eau.

-       Merci, Nathanaël »

Seule, Léna se remémora ce qui s’était passé. Le fait d’avoir vu David et Kiera avait fait écho à la tristesse qu’elle avait ressenti auparavant. Aussi, mais Léna avait quelques difficultés à se l’avouer, cela l’avait mis face à la réalité. Elle était désormais seule. Ses amies étaient encore présente auprès d’elle mais ce n’était pas la même chose. Sa famille était loin d’elle, surtout son père qui était porté disparu, ce qui l’inquiétait davantage chaque jour. David savait tout d’elle. Il la connaissait par cœur.

Seule. Ce mot raisonna en elle. Ses yeux lui brûlait mais elle ne voulait pas pleurer. Son cœur lui faisait terriblement mal. Un verre d’eau apparu dans son champ de vision. Elle se força à lui sourire pour remercier son cavalier mais elle ne réussit qu’à lui faire une grimace. Silencieux, le jeune homme attendait patiemment à côté d’elle. Au bout d’un moment, elle lui dit qu’il pouvait aller rejoindre ses amis mais il refuse et préféra rester avec elle parce qu’il s’inquiétait. Elle but doucement le verre d’eau. Le calme l’envahissait lentement. Étrangement, le silence qui s’était installé entre eux ne la mettait pas mal à l’aise mais semblait l’apaiser. Elle se sentait mieux. Léna observa les autres élèves à travers la porte fenêtre. Certains mangeaient, d’autres dansaient. Un groupe riait aux blagues du professeur de potions. Son regard fut attiré par un visage tourné vers elle. Leurs yeux se croisèrent et ne se lâchèrent plus, comme hypnotisé l’un par l’autre. Yeux marrons contre yeux verts.

-       « Mince ! »

Léna reporta son attention vers son cavalier qui venait de faire tomber quelque chose. Il ramassa un bracelet en argent. Nathanaël capta le regard curieux de la jeune fille qui lui sourit prise en flagrant délit.

-       « C’est un bijou de famille, répondit le jeune homme à la question silencieuse de la Serdaigle. Il passe de génération en génération.

-       Il est très joli ! Qu’est-ce qu’il y a écrit dessus ? »

Il le lui tendit et elle le prit avec précaution. Elle le tourna dans sa paume et lut l’inscription. Powell. Léna se rappela qu’il s’agissait du nom de famille de son cavalier. Elle lui rendit le bijou.

-       « Nathanaël Powell. Tu viens d’une grande famille, dit Léna.

-       Oui, je porte le nom d’une famille assez connue, répondit le jeune homme en toute modestie. Et toi ? Parles moi un peu de ta famille.

-       Eh bien, je ne viens pas d’une famille illustre. Si je t’en dis plus, tu vas prendre tes jambes à ton cou !

-       Tu en as honte ? Demanda Nathanaël surpris.

-       Non pas du tout ! En fait, certaines personnes n’apprécient pas … Enfin, elles ne sont pas forcément ouverte d’esprit.

-       Mais encore, l’encouragea-t-il.

-       Ma famille est moldue »

Un silence s’installa. Léna attendait la réaction du jeune homme qui ne venait pas. De son côté, le Serpentard semblait attendre aussi mais elle ne savait pas quoi. Ses mains se tordaient devant elle avec appréhension. La jeune fille se demandait pourquoi la réaction de Nathanaël était si importante pour elle alors qu’elle ne le connaissait à peine. Léna avait peur qu’il ait le même comportement que ses amis.

-       « Mes parents et mon petit frère sont moldus, insista la jeune fille pour essayer de le faire réagir.

Pu Cuir Baskets Star Homme Court Homme Baskets -       Ce n’est pas parce que certains élèves dénigrent les moldus que tu dois appréhender les réactions d’autrui par rapport à ta famille, dit enfin le jeune homme.

-       Je les aimes beaucoup mais je n’en parle pas forcément … aux …

-       Aux Serpentards » Compléta Nathanaël.

Un autre silence s’installa.

-       « Pour tout avouer, c’est depuis que j’ai compris que mon ancien petit ami souhaitait ardemment que je sois l’héritière d’une famille de sang pur. En fait, je suis un enfant adopté. Les liens avec ma famille adoptive ne sont pas forcément biologiques mais c’est comme si cela l’était. Toutefois, il m’arrive de me demander pourquoi mes parents biologiques m’ont abandonnés dans cet orphelinat de Londres. L’orphelinat Wool »

Elle fit une pause.

-       « Est-ce qu’ils sont mort ? M’aiment-ils ? Ont-ils honte de moi ? Ai-je des frères et des sœurs ? Je ne connaitrais peut être jamais ma famille biologique mais j’ai mes parents et mon petit frère »

Après quelques minutes à scruter ses pieds, Léna décida d’enlever la veste du jeune homme et de lui rendre. Elle sourit.

-       « Bon, assez parlé de moi. Nous devrions rejoindre les autres, nous sommes tout de même invités à la super fête du professeur Slughorn.

-       Tu as raison, allons danser » Rit Nathanaël.

Le Serpentard partit devant et la Serdaigle suivit ses pas. Cependant, Léna fut arrêtée par quelqu’un qui l’avait tiré par le bras. Elle se tourna alors vers la personne. Son regard rencontra celui qu’elle avait capté quelques instants plus tôt. Les yeux marrons contre les yeux verts.

-       « Tom ?

-       Alors comment trouves-tu la fête ? demanda-t-il avec un ton charmeur en s’approchant d’elle toujours en tenant son bras.

-       Très bien, répondit la jeune fille tout en reculant légèrement, gênée par la proximité entre eux. Et toi ?

-       Intéressante » Dit simplement Tom Jedusor.

Devant l’air dubitatif de Léna, le Serpentard souleva un sourcil et pour plus de mystère, ajouta :

-       « C’est dans ce genre d’occasion que nous apprenons à connaître les personnes qui nous entourent »

Il lâcha enfin son bras et lui sourit. Cela lui confirma que la jeune fille n’aurait peut-être aucune chance de comprendre un jour ce jeune homme. Nathanaël l’appela et elle le rejoignit. Ils parlèrent avec ses amis un peu et dansèrent ensemble la fin de soirée. Léna se sentait vraiment bien avec lui. Elle avait l’impression qu’avec lui les choses était plus simple. Cela faisait du bien. Le jeune homme ne ressemblait vraiment à aucune personne qu’elle a pu rencontrer jusqu’alors. Sa personnalité était unique en son genre. Sur ces dernières pensées, la jeune fille s’endormit dans son lit.

 

End Notes:

A suivre ...

Chapitre 26 by Maggie31
Author's Notes:

Bonne lecture !

Chapitre 26  



Londres, 23 Mai1945

Chère Miss Selena Judith Jones,

En effet, j’ai travaillé à l’Orphelinat Wool durant la période de Juillet 1926 à Janvier1932, Je me souviens de vous.Vous étiez la seule fille de l’orphelinat, faute de places dans les autres établissements adéquats, conséquences directes de la première guerre mondiale.La directrice, MadameCole, s’était déplacée elle-même pour vous ramener à l’orphelinat. Quelqu’un lui avait donné rendez-vous à un endroit précis.Cependant, elle n’a jamais voulu m’en parler davantage.

Concernant la vie au quotidien, vous vous êtes rapidement adaptée à votre nouvel environnement. Vous vous entendiez bien avec vos camarades et vous sembliez heureuse avec eux. Lorsque vous avez été adoptée, cela a créé un grand vide pour tout le monde, orphelins comme employés. Malheureusement, je ne peux vous en dire plus. Peut-être trouverez-vous plus d’informations dans votre dossier, s’il n’a pas été détruit il y a quelques années dans l’incendie qui a ravagé le bureau de la directrice. Vous pouvez demander à l’actuelle directrice de vous le parvenir s’il existe toujours.

Je m’excuse de ne pas pouvoir vous aider davantage dans votre quête. Bonne continuation à vous,

Madame Elisabeth Smith

Léna rédigea une lettre de remerciement à Elisabeth Smith et une autre pour demander de l’aide à Agatha. Peut-être avait-elle une solution pour retrouver ce dossier que l’actuelle directrice n’avait pas vraiment cherché ?

Quelques jours plus tard, la réponse d’Agatha arriva en même temps que l’annonce de la défaite de Grindelwald contre Dumbledore. Ce dernier s’était absenté pendant quelques temps mais personne ne savait la raison. Avec cette annonce, désormais tout le monde était au courant des exploits de ce cher professeur de Métamorphose. Certains élèves de Serpentards avaient, semblait-il, été déçu par la chute du mage noir et vouaient désormais une haine contre leur professeur. Les autres, pour leur part, vouaient une admiration pour l’homme qui avait amené à la défaite le criminel. Concernant la lettre d’Agatha, Léna la lut rapidement. La jeune femme lui expliquait simplement qu’elle avait bien reçu son courrier et qu’elle allait se renseigner sans savoir si elle allait trouver des réponses à ses questions.

Aussi, les professeurs leur avaient annoncé que les examens approchaient et qu’il était maintenant temps de se mettre aux révisions. Ainsi, le mois fila à une vitesse hallucinante tandis que les élèves concernés par les ASPIC et les BUSES bossaient. Les jours passèrent sans que la routine à Poudlard ne soit rompue. Cependant, le premier jour du mois de juin, il se produisit une agression qui mit les feux aux poudres. En effet, une nouvelle agression eut lieu et provoqua une vague de panique. Tout le monde s’était reposé sur ses lauriers pendant l’accalmie et a été donc surpris par cet évènement. Un autre élève né moldu avait été attaqué et Léna avait maintenant des difficultés à se concentrer sur ses révisions. Et si elle était la prochaine ?

Il y avait eu des fuites et la presse s’était emparé de la nouvelle. Désormais, toute la population sorcière savait ce qui se passait à l’école. Le directeur n’avait pas réussi à étouffer l’affaire. Toutefois, il avait négocier avec le ministère afin de ne pas fermer l’école contre l’arrivée de plusieurs aurors qui avaient été posté dans tous les coins du château. Cependant, si une nouvelle agression avait lieu, Poudlard fermerait ses portes pour une durée indéterminée. Le couvre-feu avait été maintenu et les élèves qui tentaient de braver l’interdit étaient encore plus sévèrement punis. Tous les rassemblements tel que les soirées de Slughorn, les entrainements de quidditch ou encore les séance d’aide aux devoirs avaient été soit suspendu pour le premier soit modifié pour les autres. Les retenues se déroulaient désormais le samedi matin sous étroite surveillance. Aussi, si les élèves avaient déjà l’obligation de se déplacer au minimum par deux, il leur avait été plus que conseillé de rester en groupe de quatre cinq élèves et au maximum à proximité d’un adulte -professeur ou auror. Aussi, beaucoup de parents inquiets avaient envoyé des hiboux au directeur. Certains avaient retiré leur enfant de l’école. D’autres élèves étaient parti de leur propre chef. Pour leur part, les Serpentard faisait profil bas. Ils savaient que s’ils disaient quelque chose de travers, ils allaient le payer cher. 

Un jour, à l’intercours, alors que Léna retournait dans son dortoir chercher un livre qu’elle avait oublié, elle rencontra David dans la salle commune de Serdaigle en descendant les escaliers menant au dortoir. La jeune fille se figea sur place. Elle ne trouva pas les mots tellement elle était surprise. Le jeune homme s’avança doucement vers elle en gardant le visage crispé et lui dit simplement :

-       « J’ai besoin de te parler ».

Stupéfaite, Léna le fixa et dit la première chose qui lui vint venu à l’esprit.

-       « Tu ne devrais pas être en cours ? ».

David leva un sourcil. Il semblait être pris de court. La jeune fille l’étudia plus plus en détails. Son teint pâle et les cernes sous les yeux bleus qu’elle avait admiré auparavant, trahissaient sa fatigue. Elle vit sa pomme d’Adam remonter doucement le long de sa gorge traduisant l’anxiété du Serpentard. Ses yeux exprimaient différentes émotions. Tristesse, inquiétude ?

-       « Euh … répondit le jeune homme, hébété. J’y vais justement mais … Je voulais … te parler avant, poursuivit-il en se grattant la tête visiblement mal à l’aise.

-       Ah » dit Léna, ne sachant pas quoi dire d’autre.

L’expression du visage du jeune homme se modifia.

-       « Tu ne devrais pas trouver seule ici.

-       Si tu es venu pour me dire ça, tu peux t’en aller ! s’insurgea la jeune fille en esquissant un pas en avant.

-       Léna … murmura le jeune homme, ce qui arrêta la Serdaigle.

-       Pour ton information, j’étais seulement partie chercher mon livre de cours. Je n’en avais pas pour longtemps » Le coupa-t-elle en le toisant avec mépris.

Un silence de plomb s’installa entre eux. Le regard brillant de colère affrontait celui blessé du jeune homme.

-       « Et puis, tu es mal placé pour me dire une chose pareil ! Toi aussi, tu es venu seul je te signale, réalisa Léna. Maintenant, si tu veux bien m’excuser mais j’ai cours alors à plus tard ».

La Serdaigle le contourna mais le jeune homme la retint par le bras. Il la força à le regarder dans les yeux.

-       « Je m’inquiète pour toi ».

Un maelstrom de sentiments la submergea. Ce qu’ils lui avait dit l’avait davantage bouleversée que ce qu’elle voulait admettre.

-       Laisse-moi ! s’écrit Léna, les larmes aux yeux. Tu n’as pas à me dire ce genre de chose alors que c’est toi qui m’a quitté.

-       Écoute-moi, s’il te plaît, supplia le Serpentard, le visage triste.

-       Non ! » Cria la jeune fille en se débattant.

David l’attrapa par les épaules et la força à s’asseoir sur l’un des fauteuils les plus proches. La jeune fille, toujours maintenu par son ex petit ami, pleurait maintenant.

-       « Je voulais seulement te demander de faire attention à toi, commença le Serpentard d’une voix douce. Au vu des évènements qui se déroulent en ce moment …

-       Tu veux parler des élèves pétrifiés.

-       Oui, répondit-il en cherchant ces mots, sachant très bien qu’il marchait sur des charbons ardents. Tu … Je pense que tu devrais faire plus attention que … Enfin …

-       Je devrais plus attention que les autres, soit pour toi, les sang purs. Oui, David ! Je suis plus en danger que toi parce que j’ai peut-être des origines moldues. Quelle tare ! Être née moldue est-ce aussi horrible que toi ou l’agresseur semble le croire ? Est-ce une raison pour mourir ou encore d’être traité comme un moins que rien ? »

Homme Homme Cuir Star Pu Court Baskets Baskets Elle ne lui laissa pas le temps de répondre.

-       « A l’époque, je croyais que rien ne pouvait nous séparer. Je croyais que tu m’aimais réellement pour qui je suis. Mais j’avais tort.

-       Attends, Léna. Je ne veux pas que tu penses cela de moi.

-       Que je pense quoi de toi ? Que tu juges les autres sans … commença Léna.

-       S’il te plait, laisse-moi parler. Je suis venu te demander de faire attention, c’est tout. Ne confonds pas tout. Je ne te considère pas comme une moins que rien. Nous ne savons rien à propos de tes origines. Et si tu es une née moldue alors je t’accepte telle que tu es, la coupa-t-il. J’ai enfin compris ».

Il fit une pause, cherchant ses mots. Déterminé, ses mains se resserrèrent sur les épaules de la jeune fille.

-       « J’ai enfin compris que tu es comme tu es, que les autres sont comme ils sont et qu’être né moldu n’est pas mauvais. Je suis désolé pour ce que j’ai pu te dire, reprit David.

-       J’ai un peu du mal à te croire, dit Léna, acerbe.

-       Depuis que nous ne sommes plus ensemble, j’ai beaucoup réfléchit. Je vois les choses différemment. J’ai ouvert les yeux grâce à toi.

-       Et c’est après avoir mûrement réfléchi, tu t’es dit : ‘Tiens ! Et si, j’allais prévenir Léna la née moldue ambulante, une sang de bourbe – comme le disent certains’ ! » ironisa la jeune fille, furieuse.

Cette dernière se leva d’un bond, ce qui surpris David qui lâcha prise et mit le plus de distance possible entre eux. Ses larmes avait séchés sur ses joues devenues rouge de colère. Elle le fixait avec rage.

-       Laisse-moi maintenant et pour toujours. Nous n’avons plus rien à se dire, ni à voir ensemble.

-       Mais je t’aim …

-       Non ! Stop, je ne veux plus t’entendre, s’exclama Léna en se bouchant les oreilles et en reculant davantage.

-       Léna ! » l’appela David.

La jeune fille parcourut la distance qui la séparait de la sortie. Cependant, elle ne put ouvrir la porte. La main du jeune homme posée dessus l’en empêchait. Elle sentit dans son dos David se rapprocher d’elle. Son souffle chaud souleva une mèche de cheveux dans son cou. Le torse du Serpentard se colla à son dos. Le bras, qui maintenait fermé la porte, glissa doucement sur le panneau de bois. Le jeune homme serra Léna contre lui. Sa tête tomba sur l’épaule droite de la jeune fille. Il restèrent un moment dans cette position. Elle ne bougeait plus. Trop d’émotions se bousculaient en elle. Pourtant, elle était sûre qu’elle n’était plus amoureuse de lui …

Au bout d’un moment, Léna entendit un long soupir. Elle n’osa esquisser un geste vers son ex petit ami.

-       « La vie est injuste ».

Léna ne répondit pas. Elle savait où il voulait en venir. Les minutes passaient sans que l’un ou l’autre n’ajoute quoi que ce soit. La Serdaigle se sentait bien dans ses bras. Cette sensation familière lui avait manqué. David releva la tête et desserra ses bras autour de la jeune fille qui se tourna machinalement vers lui, légèrement déçue. Leurs yeux se croisèrent une nouvelle fois. Ils n’arrivaient pas à détacher leur regard – si bien que la distance entre eux se réduisait doucement. Léna ne sut dire qui avait fait le premier pas. Cependant, à ce moment-là, ils étaient tous les deux collé l’un à l’autre en train d’échanger un doux baiser.

Léna savourait cet instant. Les caresses de David sur ses joues lui procurèrent des frissons. L’une des mains du Serpentard descendit du visage de la jeune fille pour se placer dans son dos, l’obligeant à se rapprocher davantage de lui. La Serdaigle approfondit le baiser. La chaleur monta. Et le désir aussi. David la plaqua contre la porte. Ses caresses se firent plus pressantes.

Soudain, une alarme s’enclenchant dans la tête de Léna. Elle reprit conscience de la réalité et repoussa doucement le jeune homme.

-       « On ne devrait pas faire ça » dit-elle avec regrets et tristesse contre les lèvres du garçon.

David, essoufflé, la regarda sans rien dire puis hocha la tête. Il caressa les cheveux de Léna et déposa un baiser sur son front.

-       « Je suis désolé, dit-il.

-       Je le suis aussi. J’aurais voulu un autre avenir pour nous deux.

-       Alors c’est vraiment terminé ? murmura le jeune homme contre le front de la jeune fille. Je n’arrive pas à le croire. Parfois, je me réveille la nuit et je me demande si tout cela est un rêve ou plutôt un cauchemar. Mais je reprends vite conscience que je vais devoir faire ma vie avec Kiera et non avec toi.

-       Je ne sais pas si je me marierais un jour. Je ne vois personne d’autre avec qui faire ma vie » Sanglota Léna.

David la prit dans ses bras.

-       « Il faut que tu trouves quelqu’un, Léna. Je veux que tu sois heureuse ».

Cela lui brisa le cœur. Elle éclata en sanglots.

-       « Je t’aimerais toujours, Selena Judith Jones ».

 

Quelques minutes plus tard, Léna et David, ayant repris leurs esprits, décidèrent de repartir en cours. La jeune fille jeta un coup d’œil au jeune homme et se sentit plus légère. Ils avaient besoin de cette conversation pour dire adieu à leur relation amoureuse. Désormais, ils n’étaient plus rien l’un pour l’autre. Ou en tout cas, ils étaient sur la bonne voie. Ils savaient qu’une relation entre eux était impossible. Ainsi, ils sortirent de la salle commune.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsque la jeune fille découvrit un groupe d’élèves un peu plus loin dans le couloir qui visiblement attendait son ex petit ami. Ceux-ci ne les avaient pas encore remarqué. David les interpella. Ils se retournèrent et remarquèrent les yeux rougies de Léna. Gênée, elle détourna le regard. Au fond d’elle, la jeune fille espérait que Kiera n’était pas présente. Elle ne se sentait pas prête à l’affronter. David invita tout le monde à rejoindre leur classe respective. Soulagée, Léna suivit le mouvement mais resta en arrière. Elle ne releva pas les yeux. Ses pas ralentirent pour mettre un peu de distance avec les autres qui ne lui prêtèrent plus attention. La Serdaigle put alors les observer à la dérobée. Ainsi, elle put constater avec soulagement que Kiera brillait par son absence.

Baskets Court Pu Homme Star Cuir Homme Baskets -       « Alors ces retrouvailles ? ».

Léna sursauta. Elle ne s’était pas aperçut que quelqu’un marchait à côté d’elle. Son regard capta un mouvement à sa droite. Tom Jedusor. Il lui sourit.

-       « Je suis désolé. Je me mêle de ce qui ne me regarde pas » S’excusa-t-il.

La jeune fille darda son regard dans celui du Préfet-en-Chef. Elle essayait d’analyser le Serpentard. Mais rien ne lui parut suspect. Il était trop parfait dans sa manière d’être.

-       « Léna ? ».

Ils s’étaient arrêté. La jeune fille continuait de l’observer sans répondre. Puis, soudain, elle reprit contenance.

-       « Oh ! Pardon, je suis dans la lune.

-       Il n’y a pas de mal » Répondit Tom Jedusor en souriant.

Nouveau silence.

-       « Est-ce que tu vas bien ? ».

La question qu’il ne fallait pas poser. Malgré le fait qu’elle s’était senti apaisée après ses adieux avec David, cela lui faisait mal, terriblement mal. Tom Jedusor leva sa main et caressa la joue  de la Serdaigle. La jeune fille se rendit alors compte qu’elle pleurait à nouveau. Elle recula et s’essuya les yeux énergiquement.

-       « Nous devrions aller en cours maintenant ».

Elle avança de quelques pas et se rendit compte que le Préfet-en-Chef ne la suivait pas alors elle se retourna. Le jeune homme s’approcha alors d’elle.

-       « Tu peux me parler, tu sais ? Je vois bien que tu ne vas pas bien.

-       Ca va aller. Je me sens triste à cet instant mais plus tard, je me sentirais mieux, répondit Léna luttant contre l’envie de pleurer.

-       Je suis là si tu as besoin » Insista Tom Jedusor en posant une main sur l’épaule de la jeune fille.

Son envie de pleurer eut raison d’elle. Léna éclata en sanglots contre l’épaule accueillante du Préfet-en-Chef.

End Notes:

A suivre ...

Chapitre 27 by Maggie31
Author's Notes:

Bonjour ! Désolée pour l'énième longue attente ... Bonne lecture !

Chapitre 27


13 juin 1943. Une date gravée dans toutes les mémoires. Cette journée-là avait débutée normalement. Tous les habitants du château s’étaient levé vers sept heures et s’étaient rendu en cours. La journée s’était déroulée sans encombre. Personne n’aurait pu prévoir ce qui s’était passé.

Léna avait rejoint ses amies à l’heure du déjeuner. Celles-ci l’avaient accueilli avec enthousiasme et l’avaient incluse dans leur conversation à propos de leur avenir proche, c’est-à-dire, de l’ « après-étude ». Léna ne savait pas encore ce qu’elle souhaitait faire contrairement à ses amies. Cela angoissait la jeune fille puisque la fin de leurs études était proche. Les professeurs insistaient pour connaitre leur(s) vœu(x) afin de les aider au mieux, les orienter, ce qui ajoutait une pression supplémentaire.

Entre les révisions, ses projets d’avenir qu’elle ne trouvait pas, David qu’elle s’efforçait désormais de le considérer comme un ami et son nouvel « ami » Tom Jedusor, Léna était très occupée. Oui, Tom Jedusor était devenu un peu son confident et surtout son ami de révisions depuis quelques jours. Celui-ci l’avait prise sous son aile depuis l’épisode des larmes de crocodile suite à sa conversation avec David. Cela faisait plaisir à Léna qui se sentait moins seule. Sa méfiance envers lui avait disparue. Une complicité les liait désormais. Cela s’était passé très rapidement, sans que la jeune fille ne s’en rende vraiment compte. Sa relation avec le Préfet-en-Chef faisait beaucoup de bruit au Château, surtout avec ses amies qui ne manquait pas de se moquer gentiment d’elle. Mais elle n’en avait cure. Certains élèves de l’école disaient qu’ils sortaient ensemble. Ni l’un ni l’autre n’avait démenti ou affirmé cette prétendue relation amoureuse alors les rumeurs allaient bon train. 

En sortant de table, Léna et ses amies étaient reparti en cours en compagnie des Serpentards dont le Préfet-en-Chef qui s’était posté à côté de la jeune fille.

-       « On se rejoint après les cours pour réviser à la bibliothèque ? » Avait-il demandé en souriant d’un air charmeur.

La jeune fille avait hoché la tête et ils s’étaient engouffré dans la salle de cours pour suivre la longue et difficile leçon du professeur de Sortilèges. Venait ensuite le cours de Métamorphose et la journée de cours était terminée. Les deux amis s’étaient retrouvés à la bibliothèque avec leurs amis respectifs, ne comprenant pas David et Kiera. Cette dernière agaçait désormais les Serpentard qui avaient, pour Carla, mis beaucoup de temps à réaliser qu’il s’agissait d’une garce. Ils avaient révisé jusqu’au dîner. Sur le chemin, les deux nouveaux amis avaient discuté entourés de leurs amis qui parlaient entre eux.

-       « Tu as vécu à l’Orphelinat Wool à Londres ? » Avait demandé Tom Jedusor, très surpris.

Cette révélation était venue au hasard dans la conversation. La réaction du jeune homme avait étonné Léna.

-       « Oui, pourquoi ? Tu le connais ? Avait répondu la Serdaigle.

-       En effet, puisque j’y vit toujours, avait dit le Préfet-en-Chef. Enfin, plus après la fin des études.

-       Qu’est-ce que tu as prévu de faire après Poudlard ? » Avait rebondit Léna, très intéressée.

En effet, dès que ce sujet était abordé lors d’une conversation, la jeune fille posait beaucoup de questions à la personne comme si cela pouvait l’inspirer pour son propre avenir. Cependant, Tom Jedusor ne lui avait pas donné ce loisir.

-       « Je vais voyager afin d’apprendre d’approfondir mes connaissances en magie, avait déclaré le jeune homme. Alors tu viens du même orphelinat que moi, ajouta-t-il en ayant l’air de ne toujours pas en revenir.

-       Mais je croyais qu’il n’y avait que des garçons dans cet orphelinat, était intervenu un Serpentard du nom de Thomas.

-       En effet, il n’est pas censé accueillir de filles mais comme il n’y avait plus de place disponible dans les orphelinats pour filles, j’ai atterri dans celui de Tom, avait expliqué Léna.

-       Je n’arrive pas à y croire ! s’était exclamé Thomas. En fait, vous vous connaissiez déjà avant Poudlard mais sans le savoir. Le monde est vraiment petit !

-       Thomas, laisse-les faire connaissance. Tu déranges les deux tourtereaux » Avait dit Carla en attrapant le jeune homme par les épaules et en adressant un clin d’œil à Léna qui lui lança un regard noir.

La Serdaigle avait poussé un soupir qui n’avait pas échappé au Préfet-en-Chef. La jeune fille s’était défendu en levant les mains.

-       « Ce n’est pas contre toi, ne t’inquiète pas !

-       Pas de problème, je comprends, Léna » Avait souri Tom Jedusor.

A ce moment-là, ils arrivèrent devant la Grande Salle. Léna avait pu entendre des éclats de voix par-dessus le brouhaha ambiant de la pièce.

-       « Elles sont moches tes lunettes ! s’était moqué méchamment une voix de fille.

-       Laisse-moi tranquille, Olive » Avait pleurniché une autre voix de fille.

Léna n’avait pas pu entendre la suite de la dispute. Mais lorsqu’elle était entré dans la Grande Salle, quelqu’un l’avait bousculé. Quand elle se retourna, la jeune fille avait reconnu Mimi qui courait dans le sens inverse. Léna ne l’avait pas suivie puisqu’elle savait que la petite n’aimait pas qu’elle vienne la voir quand elle pleurait. Alors la Serdaigle s’était tourné vers Olive Hornby et l’avait sermonné avec le Préfet-en-Chef.

Cependant, après le dîner, Mimi n’était toujours pas revenue. Ainsi, Léna avait décidé de partir à sa recherche en compagnie de Tom Jedusor, mais celui-ci aussi demeurait introuvable. Comme elle n’avait pas le droit de se déplacer seule dans le Château, la jeune fille avait demandé à Carla de venir avec elle ou plutôt l’avait embarquée de force avec elle. Les deux amies avaient fait le tour de l’école mais comme elles ne la trouvaient toujours pas, elles avaient fait appel aux professeurs. Le Professeur Dippet avait exigé d’Olive Hornby qu’elle parte à sa recherche. Une heure plus tard, personne n’avait encore trouvé Mimi. Léna avait commencé sérieusement à s’inquiéter. Et si la jeune fille s’était faite attaquée par le mystérieux agresseur qui sévissait depuis des mois déjà ?

Chloé, Rose, Liz, Carla et Léna s’étaient toutes retrouvée dans le hall d’entrée pour se concerter. Qu’allaient-elles donc faire ? Cependant, un professeur et un auror étaient allé à leur encontre pour leur dire de retourner dans leur salle commune au vue de l’heure tardive. En se rongeant les ongles, Léna avait monté les escaliers qui conduisait au deuxième étage. Ses amies autour d’elle avait discuté de la pauvre Mimi Geignarde. Mais Léna était restée muette comme une carpe. Elle avait eu un mauvais pressentiment. Son instinct lui avait dit que cette situation n’était pas normale. En effet, lorsque Mimi se faisait moquer par ses camarades, elle allait pleurer dans son coin et revenait une heure plus tard. Cependant, il s’était écoulé plus de deux heures et demi.

Soudain, il y avait eu un cri perçant qui avait résonné dans les oreilles de Léna réveillant ses sens désormais en alerte. Les élèves encore dans les couloirs s’étaient tous précipité vers les toilettes du deuxième étage. Léna s’était frayé un chemin parmi les quelques élèves. Les deux Préfet-en-Chef barraient la route aux curieux qui voulaient voir ce qui se passait dans les toilettes. Puis, le Professeur Dippet sortit avec d’autres professeurs en s’épongeant le front.

-       « Que devenons-nous faire, Professeur Dippet ? Avait demandé le Professeur de Métamorphose.

-       Nous devons informer les parents de la petite sur le champs et par la même occasion, le ministère.

-       Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il se passe, Monsieur ? » Avait tenté un élève, paniqué.

Son intervention avait eu l’air de faire prendre conscience au Directeur de la présence d’élèves autour de lui. Cependant, alors qu’il allait dire quelque chose, le professeur des potions était arrivé devant lui en catastrophe.

-       « On vient de m’informer qu’une élève est morte ... Oh mince ! »

Les mains devant la bouche, le professeur Slughorn s’était rendu compte de sa bourde. Il avait ouvert de grands yeux horrifiés face aux élèves qui n’en croyaient pas leurs oreilles. Avaient-ils bien entendu ? Quelques secondes de silence avaient accueilli sa révélation avant qu’un grand brouhaha n’éclate. Des questions avaient fusés de tous les côtés. Des filles avaient pleurés et des garçons avaient criés ou parlés forts.

Pour Léna, le monde s’était arrêté. Ses jambes avaient tremblés et sa respiration s’était accéléré. Ses mains moites s’étaient serrés à tel point que ses ongles avaient percés sa peau. Plus aucun son n’était parvenu à ses oreilles. Ses amies étaient trop occupé à exprimer leur désarrois entre elles pour prendre conscience de l’état dans lequel se trouvait la jeune fille.

Le Professeur Dippet avait lancé un regard furieux au professeur de Potions et avait ordonné le silence. Ses paroles autoritaires avaient calmé tout le monde. Les élèves avaient été prié de regagner leur dortoir respectif.

Mais Léna n’avait pas entendu. Elle était resté immobile à fixer la porte qui cachait désormais le cadavre de sa jeune amie. Sous le choc, la Serdaigle n’avait pas vu que le professeur de Métamorphose lui parler. Elle n’avait pas vu non plus ses amies impuissantes et très inquiètes attendre derrière Dumbledore. Visiblement, elles avaient tenté de la reconnecter à la réalité, en vain. Elle n’avait pas senti non plus les mains des Préfet-en-Chef, postés de part et d’autre d’elle, presser ses épaules. La jeune fille avait été trop occupée à se dire que si elle avait suivie Mimi quelques heures plus tôt, elle ne serait pas morte. Même si le professeur de Potions n’avait pas prononcé le nom de l’élève qui était morte, Léna savait pertinemment qu’il s’agissait de Mimi, la petite Mimi qui avait tant de choses à vivre encore. La petite Mimi ne pourrait plus ni entendre, ni ressentir, ni parler … Elle n’était plus. Elle était morte. Morte. Ce dernier mot avait résonné tel un écho dans sa tête. Mimi Elisabeth Warren, aussi appelée, Mimi Geignarde était morte.

Les deux Préfets-en-Chef et le professeur de Métamorphose l’avaient emmené à l’infirmerie devant les mines inquiètes de ses amies. Il fallut quelques heures avant que Léna reprennent ses esprits. Le professeur avait dû s’absenter pour accueillir les parents de Mimi avec le directeur. Ainsi, elle s’était trouvé qu’avec les deux Préfet-en-Chef. Helen caressait les cheveux de Léna alors que celle-ci reprenait peu à peu conscience de la réalité. Elle avait cligné des yeux et avait observé ses deux camarades. Ainsi, la jeune fille s’était rendu compte qu’elle était allongé sur un lit. La Serdaigle avait voulu se redresser mais sa tête tournait et était lourde à porter.

-       « Je vais prévenir l’infirmière » Avait dit simplement Helen en se levant.

Léna l’avait suivi des yeux et avait fixé la porte par laquelle la Préfète-en-Chef s’était engouffrée. Cette dernière était revenue une minute plus tard avec une femme en blouse blanche. Celle-ci lui avait souri gentiment et lui avait tendu un verre d’eau. La jeune fille avait  pris conscience que sa bouche était sèche et prit volontiers le récipient. Cependant, elle avait dut s’y prendre à deux fois puisque ses mains tremblaient et son corps ne voulait pas lui obéir. Avec l’aide de Tom Jedusor, elle s’était redressée sur son lit et avait bu l’eau fraîche. Le liquide avait empli sa bouche et avait dévalé sa gorge en même temps qu’elle avait observé son environnement. Elle n’avait pas vu l’auror posté à côté de la porte d’entrée de l’infirmerie. Cela lui avait donné un sentiment de sécurité. Léna s’était rallongé contre ses oreillers et avait soupiré. L’infirmière avait regardé l’heure et avait prié les deux camarades de Léna de retourner à leur dortoir. Helen s’était levé et avait souhaité une bonne nuit à la jeune fille. Cependant, Tom Jedusor ne l’avait pas suivi. Il avait rapproché sa chaise du lit de Léna et avait dit qu’il veillerait sur elle. L’employée en blanc avait négocié avec le jeune homme pour qu’il rentre se coucher avant le lever du jour et qu’elle prendrait le relais à ce moment-là. Ainsi, Helen et l’infirmière était parti se coucher, laissant l’auror, Léna et Tom seuls. Ce dernier s’était levé et avait tiré le rideau pour que la jeune fille ait plus d’intimité. Elle l’avait remercié en hochant la tête.  

-       « Maintenant, tu ne crains plus rien, avait chuchoté le jeune homme.

-       Tu crois ? Avait demandé Léna d’une voix rauque.

-       J’en suis sûr ».

Elle avait fermé les yeux. Des larmes avait coulé sur ses joues. La jeune fille avait senti la main de Tom Jedusor sur son épaule pour la réconforter.

-       « Merci d’être toujours là ».

Plusieurs minutes s’étaient écoulée. Elle avait rouvert les yeux et avait observé le visage de Tom Jedusor qui regardait droit devant lui. Il semblait en pleine réflexion.

-       « Et toi, tu vas bien ? Avait questionné Léna.

Le Préfet-en-Chef avait tourné la tête vers elle.

-       « Oui ».

Devant l’air dubitatif de sa nouvelle amie, le jeune homme avait souri et lui avait caressé les cheveux. Non convaincue mais sachant qu’elle n’en saurait pas davantage, Léna avait fermé les yeux pour s’abandonner au sommeil. Quelques minutes ou quelques heures plus tard, Léna n’aurait su le dire, elle avait ouvert les yeux et avait vu partir le Préfet-en-Chef de l’infirmerie.

 

Le lendemain, Léna se réveilla grâce aux doux rayons du soleil qui passaient par la fenêtre. La chaleur du mois de juin lui permettait de ne pas avoir froid en chemise de nuit hors de ses couvertures. Tiens ? Elle n’avait pas le souvenir de s’être changé la veille. La mémoire peut être cruelle parfois puisque les souvenirs, ceux négatifs de la veille, refirent surface. Des larmes lui brouillèrent la vue. Elle essaya de pleurer en silence pour ne pas alerter l’infirmière et par pudeur par rapport à la présence de l’auror dans la pièce.

La jeune fille regarda la chaise vide à côté d’elle. Tom Jedusor avait eu l’air préoccupé la veille. Il était si mystérieux. Elle ne savait jamais ce qu’il pensait. La jeune fille se demanda où il était. Sûrement dans son dortoir, se dit-elle. 

La jeune fille se redressa sur son lit et posa son dos contre ses oreillers. Elle observa la pièce en essayant de chasser les images des visages horrifiés et terrifiés des professeurs et des élèves qui lui revenaient sans cesse en tête. Les paroles du professeur des Potions résonnait encore dans son esprit. Elle éclata en sanglots jusqu’à ce qu’elle se rendorme.

Lorsque Léna se réveilla la deuxième fois, les rayons du soleil avaient laissé leur place à la pluie à l’image de son humeur. Son ventre gargouilla. Son petit déjeuner l’attendait sur une table à côté d’elle. Elle le mangea lentement en pensant que la fermeture définitive de l’école était désormais imminente. Une demi-heure plus tard, Léna s’était habillé et quittait l’infirmerie pour rejoindre la tour de Serdaigle en compagnie de Helen qui avait été la chercher.

 

Léna écoutait d’une oreille le discours du directeur de Poudlard dans la Grande-Salle. Des rangées de chaises où étaient installés les élèves et le personnel de l’école remplaçaient les longues tables habituellement disposées dans la pièce. Depuis que la jeune fille était arrivé dans le Château, elle avait toujours connue la Grande-Salle, bruyante et lumineuse. Seulement là, les circonstances faisaient qu’un silence presque religieux régnait entre les murs de pierre. Personne n’osait plus parler. Les mines tristes et désemparées des élèves et des professeurs s’exprimaient pour elles-mêmes. Seule, la voix du Directeur brisait ce silence si pesant pour Léna. Celle-ci observait Olive Hornby assise loin devant elle. Ses épaules voutées et ses cheveux qui lui cachaient le visage témoignaient de l’état émotionnel dans lequel se trouvait la jeune fille. Léna pensait qu’elle se sentait coupable de ce qui était arrivé à Mimi. Elle ne lui en voulait pas. Toutefois, elle ressentait de la peine pour elle. Léna avait entendu dire qu’elle avait essayé de parler aux parents de Mimi mais cela lui avait été refusé. Qu’aurait-elle pu leur dire de toute manière ?

Par ailleurs, les parents de Mimi n’étaient pas présents. Ils étaient trop occupé à enterrer leur fille dans un petit village quelque part près de Londres, après avoir reconnu le corps de Mimi la veille. A cette pensée, le cœur de Léna se serra. Elle aurait voulu y assister puisqu’il s’agissait de son amie. Cependant, elle n’avait pas osé demander cette faveur au directeur. Il aurait sûrement refuser.

Ses amies étaient assises à côté d’elle. Celles-ci avaient été très inquiètes pour elle à cause de ce qui s’était passé lorsqu’elles avaient appris la mort de Mimi. Mais Léna les avait rassurée. En sortant de l’infirmerie, la jeune fille avait repris du poil de la bête. Elle ne voulait pas s’apitoyer sur son sort. Plus déterminée que jamais, Léna s’était juré de ne plus pleurer. Pourtant, dans la Grande-Salle, entourée des mines tristes de tout le monde, elle avait les larmes aux yeux. Contaminée par l’émotion collective qui régnait, une larme coula le long de sa joue qu’elle essuya avant que quelqu’un ne l’aperçoit. Son mouvement alerta Chloé assise à sa gauche qui darda son regard interrogateur dans celui fuyant de Léna. Celle-ci hocha la tête négativement pour lui signifier qu’elle ne pleurait pas et retourna vite à la contemplation du plafond. Ce dernier avait été décoré des drapeaux aux armoiries de Serdaigle. Le fond vert habituel avait laissé la place à la couleur du deuil.

Lors du dîner qui suivit quelques heures plus tard, sans surprise, le directeur annonça la fermeture de l’école. Ainsi, tous les élèves et le personnel de Poudlard étaient priés de rassembler leurs affaires et de dégager fissa du Château. Personne ne broncha. Les élèves terminèrent leur repas en chuchotant. Léna et ses amies sortirent de table et allèrent se promener à l’extérieur sans trop s’éloigner du Château. La pluie s’était tarie ce qui leur permirent de marcher dans l’herbe un petit moment. Elles discutèrent de tout et de rien en évitant les sujets tels que la fermeture de Poudlard ou encore la mort de Mimi Geignarde. Le poids sur les épaules de Léna se délesta un peu. Elle retrouva un petit sourire lorsque Carla sortit une blague. Au bout d’un moment, Rose proposa de retourner dans la salle commune où les garçons devaient déjà se trouver. Ainsi, elles traversèrent le hall d’entrée et montèrent les escaliers. Elles croisèrent d’autres élèves qui avaient eu la même idée qu’elles. L’ambiance était encore morose mais elle s’était améliorée depuis le repas. Certains de leurs camarades s’étaient aérer eux aussi ce qui leur avaient permis de se détendre.

Quelqu’un la bouscula. Elle se retourna vers un premier année qui s’excusa platement et s’éclipsa en un éclair. En regardant plus loin derrière, Léna aperçu Tom Jedusor marcher seul dans le hall. La jeune fille avait envie de lui parler. Ainsi, elle s’excusa auprès de ses amies et suivit le jeune homme en se frayant un chemin en sens inverse parmi le flot d’élèves. Elle le vit s’arrêter devant une porte en bois et disparaître derrière elle pendant que les élèves rejoignaient les autres pour monter dans les étages. En bousculant quelques premiers années, Léna arriva enfin devant ladite porte. Cependant, elle avait perdu le Préfet-en-Chef. Le couloir sombre qui se trouvait derrière était éclairé par la faible lueur de la lune à moitié cachée par les nuages menaçants de pluie. Ses yeux peinèrent à s’habituer à la pénombre. Elle jeta un coup d’œil derrière elle pour voir les élèves continuer d’avancer dans le corridor éclairés par les torches enflammées qui ornaient le mur. La jeune fille cligna des yeux et s’efforça de parcourir la distance qui la séparait de l’autre porte à l’autre bout du couloir. Elle découvrit un autre corridor perpendiculaire à elle qui l’obligeait à tourner soit à droite soit à gauche. En voyant une porte entrebâillée où une lumière filtrait à sa droite, Léna s’y rendit et la poussa doucement.

Brusquement, elle prit conscience qu’elle ne connaissait qu’une infime partie de Poudlard alors qu’elle devait le quitter le lendemain. Sur cette pensée, la jeune fille accéléra le pas et prit un escalier, un autre couloir puis à nouveau un petit escalier. Finalement, elle arriva dans un autre corridor. Une porte était grande ouverte. Des éclats de voix se firent entendre. Léna se rapprocha à pas de loup et colla son dos au mur à côté de l’encadrement de porte.

Pendant que son cœur reprenait une allure correcte, ses yeux fixaient d’un air perplexe le grand rectangle de lumière à ses pieds.

-       « … un monstre … ».

Léna ne perdit pas une miette de la conversation. Elle tendait l’oreille et celle-ci capta deux voix qu’elle connaissait très bien. Son cœur rata un battement lorsqu’elle entendit les mots « meurtre » et « Azkaban ». La jeune fille ne comprenait plus rien.

Soudain, une masse noire surgit à côté de Léna et courut le long du couloir en fuyant les assauts lumineux de la baguette de son assaillant qu’elle devina être le Préfet-en-Chef. Alors que celui-ci sortait de la pièce, elle se planta devant lui. Léna voulut dire quelque chose mais les mots restèrent bloqués au fond de sa gorge. Elle bégaya quelques mots incompréhensibles puis regarda le jeune homme la bouche ouverte, lui donnant l’air idiot.

-       « Léna, laisse-moi passer ».

Esquissant un pas en avant, Tom Jedusor s’arrêta devant la jeune fille qui avait repris contenance et s’était approchée pour l’empêcher d’avancer. Rubeus Hagrid apparut à ce moment-là dans l’encadrement de la porte. Il pleurait. De sa grosse main, il tenait un mouchoir de la taille d’une taie d’oreiller.

-       « Léna ? fut-il surpris. Qu’est-ce que tu fais là ? ».

Il n’obtint pas de réponse. Léna avait les yeux rivés sur le Préfet-en-Chef qui lui rendait son regard.

-       « Il ne peut pas avoir fait ça ! C’est impossible, Tom », dit-elle d’une voix calme, ce qui l’a surpris elle-même.

Une ombre passa dans le regard du jeune homme. Léna ne vit pas ses poings se serrer.

-       « Léna, ne te mêle pas de ça ».

Son regard était dur. Léna recula d’un pas mais ses yeux étaient toujours fixés à ceux du Préfet-en-Chef. Elle ne voulait pas rompre le contact visuel. Aussi, lorsque la jeune fille s’adressa à Rubeus, Léna regardait toujours Tom Jedusor.

-       « Rubeus ? Explique-moi ce qu’il se passe, s’il te plaît, demanda-t-elle d’une voix douce et toujours aussi calme malgré la nervosité qui la gagnait.

-       J’ai … araignée … Aragog … Marmonna le demi géant derrière son mouchoir.

-       Eh bien quoi ? » Insista la jeune fille en regardant maintenant les deux jeunes hommes tour à tour. 

Le demi géant se moucha.

-       « Bon, ça suffit, Léna. Ne fais pas l’enfant, le Préfet-en-Chef. Je vais de ce pas prévenir le directeur de ton crime abominable » Ajouta-t-il en s’adressant au troisième année qui se tassait sur lui-même.

Sur ces mots, il dépassa Léna et disparut du couloir. La jeune fille courut à sa suite.

-       « Non, Tom ! Ne fais pas ça ! Ce n’est pas lui !

-       Comment peux-tu en être sûre ? Répondit le jeune homme tout en continuant son ascension.

-       Parce que je le connais. Il ne ferait jamais de mal à qui que ce soit, lança Léna du tac au tac. As-tu au moins une preuve ?

-       L’araignée que tu as vu tout à l’heure ne t’a pas suffi ?

-       Mais … commença la jeune fille essoufflée qui se faisait distancer par Tom Jedusor. Tu ne peux pas t’appuyer sur un seul fait ! ».

Il fit mine de ne pas entendre et continua sa route.

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-       « Noooooon !!! Tooom, tu ne peux pas faire çaaaaaa !! » Hurla Léna de toutes ses forces.

Dans le couloir obscur, elle n’entendait plus que le battement sourd de son cœur contre sa cage thoracique. La silhouette immobile de Tom Jedusor se découpait dans la pénombre. Elle devina qu’il lui tournait toujours le dos. Lorsqu’il prit la parole, Léna sentait dans sa voix une colère mal maîtrisée.

-       « Et pourquoi devrais-je laisser filer le meurtrier d’une élève de Poudlard ? ».

Les derniers mots placés dans la même phrase eurent l’effet d’un coup de poignard dans la poitrine de Léna. « Le meurtrier d’une élève de Poudlard ». Ils résonnèrent quelques instants dans la tête de la jeune fille. Cette dernière reprit difficilement sa respiration.

-       « Le protègerais-tu ? ».

Là, ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase.

-       « Je veux seulement que tu réfléchisse bien avant de le rapporter au directeur ! Ce n’est pas anodin !! Tu vas l’envoyer à Azkaban. Tu vas lui gâcher la vie !!! … S’énerva-t-elle.

-       Comme il a gâché la vie de Mimi Warren » Trancha le jeune homme. 

Pendant que Léna parlait, ce dernier s’était retourné et s’était rapproché d’elle lentement. Les lueurs de la lune lui donnait un air menaçant – à moins que ce ne soit pas la lune ? Plus il avançait, plus elle reculait. Cependant, Léna ne put aller plus loin puisqu’elle rencontra le mur de pierres froides. Elle mit sa main sur sa baguette. Tom Jedusor vit son mouvement et posa sa main sur la sienne pour lui signifier qu’elle n’en avait pas besoin ou peut-être pour lui signifier qu’elle n’était pas de taille contre lui. Léna pensa à la deuxième solution qui pour elle était vrai mais elle ne l’admettrait jamais en face de lui.

-       « Le protèges-tu ? » réitéra-t-il en approchant son visage du sien en fixant son regard dans celui de son interlocutrice.

Léna ne répondit pas, trop intimidée par ce changement d’attitude de la part de son nouvel « ami ».

-       « Jusqu’où serais-tu prête à aller pour le protéger ? ».

Sa question l’ébranla. Elle la trouvait complètement hors de propos. Où voulait-il en venir ? En soulevant un sourcil, la jeune fille lui fit comprendre son étonnement malgré son malaise. Cependant, le jeune homme continuait de s’approcher d’elle. Sa colère n’était plus visible sur les traits de son visage qui arborait un air neutre à présent. Léna sentait maintenant son souffle sur sa joue droite. Elle retint sa respiration. Tous ses muscles étaient contractés. Mais qu’est-ce qui lui prenait ? Il croyait vraiment qu’elle était une de ses bécasses qui craquaient pour lui ? C’était lui qui craquait complètement !

La jeune fille le repoussa doucement. Elle le regarda sans comprendre. Tom Jedusor ne changea pas d’expression. Il se contenta de la fixer sans montrer la moindre émotion pendant quelques secondes. Il lâcha la main de Léna qui tenait sa baguette et posa ses deux mains sur le mur derrière elle, l’encadrant de ses bras. Son visage était de nouveau proche de celui de la jeune fille qui ne broncha pas, trop ahurie par ce qui se passait. Soudain, il s’arrêta à quelques millimètres de ses lèvres et se recula lentement sans trop s’éloigner. Les traits de son visage prit un air désolé.

-       « Je dois vraiment dénoncer Rubeus. Il le faut, Léna », murmura le Préfet-en-Chef.

Il lui posa une main sur son épaule. Et il partit sans rien ajouter de plus.   

End Notes:

A suivre ...

Chapitre 28 by Maggie31
Author's Notes:

Bonsoir ! Voici le chapitre suivant avec de l'avance donc ca change de mes habitudes ! (je suis en vacances ... bref) Bonne lecture !!

Chapitre 28 

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Léna resta un long moment à pleurer allongée sur le sol de pierres froides. Elle avait déjà vu l’araignée de Hagrid. Même si, elle n’aimait pas ces créatures, elle savait que comme Rubeus l’avait éduquée, elle ne ferait de mal à personne. D’ailleurs, la jeune fille s’était demandé si une araignée avait vraiment le pouvoir de pétrifier les personnes, à moins que le Préfet-en-Chef n’accuse Rubeus de ce méfait. Pourtant, il devait savoir que le jeune garçon était quelqu’un de très gentil qui n’avait aucune haine contre les nés moldus. Léna savait qu’il allait y avoir une enquête et elle espérait que Rubeus serait mis hors de cause.

 

Cependant, il n’y eu pas d’enquête. Rubeus ne fut pas envoyé à Azkaban. Toutefois, sa baguette lui fut confisqué, il lui était donc interdit d’utiliser la magie. Il ne pouvait plus non plus étudier à Poudlard mais grâce à l’intervention du professeur Dumbledore, le demi géant pouvait toujours y résider en tant que garde-chasse puisqu’il n’avait nulle part où aller.

Tom Jedusor avait reçu la récompense pour services rendus à l’école. Beaucoup d’élèves et de professeurs l’avaient félicité et sa côte auprès de tout le monde avait augmenté, passant de l’élève le plus intelligent et le plus beau (pour les filles) à l’élève le plus intelligent, le plus beau, le plus fort … et le plus parfait quoi. Presque le Superman de Poudlard ! Bref ...

Léna était verte. Elle n’avait pas pu défendre Rubeus et était très en colère contre le jeune homme qui récoltait les lauriers au dépens du nouveau garde-chasse. Deux semaines s’étaient écoulée durant lesquelles Léna ne pu lui rendre visite. Seulement les professeurs en avaient eu le droit. Pendant ce temps, des élèves étaient venus lui jeter des objets sur sa cabane. Une fois, quelqu’un y avait mis le feu mais heureusement, celui-ci avait été rapidement maitrisé. Tout le monde pensait qu’il était un meurtrier alors forcément personne n’était clément avec le pauvre Rubeus qui restait reclus dans son nouveau chez lui.

Lorsque Léna put enfin lui rendre visite, la jeune fille avait hésité. Un sentiment de culpabilité l’empêchait d’y aller. Mais un dimanche après-midi elle se décida à y aller malgré la désapprobation de ses amies qui croyaient comme tous les autres que Rubeus était un meurtrier. Elle traversa le parc de Poudlard en se demandant ce qu’elle allait lui dire. Des élèves la suivirent du regard et chuchotaient à son passage. Elle ne croisa pas ses amis dans le parc mais vit des visages familiers qui la regardaient d’un air perplexe. Léna continua tout droit en essayant de ne pas y prêter attention. Mais lorsqu’elle aperçut au loin la cabane qui servait de maison au demi géant, son cœur se serra. Elle était dans un coin du parc totalement isolée du reste. La solitude qui émanait de cet endroit l’ébranla. Léna ne put s’empêcher de s’arrêter un instant pour observer sa future destination. Puis, ses pas la menèrent doucement jusqu’à la porte d’entrée. La jeune fille toqua et attendit en serrant ses bras autour d’elle comme pour se rassurer. Rubeus lui ouvrit quelques secondes plus tard et resta un instant sur le pas de la porte. Il semblait surpris de la voir. La jeune fille le scruta. Son visage d’enfant avait l’air d’avoir muri. Ses traits étaient tirés témoignant sa fatigue. L’expression sur son visage toucha en plein cœur la jeune fille. La tristesse avait remplacé son optimisme habituel. Malgré cela, Léna ne put s’empêcher de ressentir de la joie en le voyant. Il lui avait manqué.

-       « Bonjour, Rubeus » dit simplement Léna en esquissant un petit sourire.

Le jeune garçon ne réagit pas.

-       « Je peux entrer ? » demanda la jeune fille soudain inquiète qu’il ne veuille plus la voir.

Cela eu l’effet escompté. Rubeus se reprit et porta sa main droite derrière son crâne, l’air gêné.

-       « Désolé, répondit-il d’un ton bourru. Je croyais qu’aucun élève ne voulait me voir. Surtout toi » Ajouta-il dans un murmure avec une moue coupable.

Léna se jeta dans ses bras et le serra contre elle de toutes ses forces. Rubeus fut surpris par cet élan d’affection mais la serra contre lui à son tour. Lorsqu’elle se recula, la jeune fille put apercevoir des larmes couler le long des joues du jeune garçon. Elle posa une main sur son épaule pour le réconforter.

-       « Je suis là maintenant. Je ne te laisserais pas tomber ».

Baskets Homme Baskets Homme Court Star Pu Cuir Léna passa l’après-midi chez Rubeus. Le jeune garçon n’arrêtait pas de pleurer. Il n’avait plus personne et remerciait le professeur Dumbledore pour sa sollicitude. Elle essaya de le réconforter au mieux tout en essayant de ne pas montrer son propre chagrin. Sitôt la porte s’était refermée derrière, la jeune fille étouffa un sanglot. Cependant, elle ne voulait pas qu’il la voit ou l’entend pleurer alors elle se dépêcha de remonter le chemin en sens inverse. Puis, lorsqu’elle fut assez loin, elle s’asseya sur un banc en bois en dessous d’un arbre. Aucun élève ne se trouvait à proximité. Ainsi, Léna put pleurer tout son soûl.

Lorsqu’elle se sentit mieux, la jeune fille retourna au château. Elle croisa David et Kiera parmi un groupe de Serpentard. Depuis l’accusation de Rubeus, Kiera avait retrouvé sa popularité au grand dam de Carla.

-       « D’après ce qu’on dit, tu es allée fraterniser avec l’ennemi, enfin, je devrais dire, le meurtrier, l’interpella Kiera.

-       C’était mon professeur, se défendit Léna, sentant les larmes revenir.

-       Tom aussi était ton professeur » Répliqua son interlocutrice en désignant l’intéressé à côté d’elle.  

Léna ne l’avait même pas remarqué.

-       « A moins que tu ne sois sa complice, laissa tomber la fiancé de David avec un sourire provocateur.

-       Kiera, arrêtes de dire n’importe quoi, s’interposa David.

-       Et toi, arrêtes de la défendre ! s’énerva Kiera, en se détournant de son ennemie jurée. Ce n’est plus ta petite amie à ce que je sache ! ».

Léna n’avait aucune envie d’assister à la scène de ménage qui allait suivre alors elle tourna les talons.

-       « Attends, je n’en ai pas fini avec toi, Léna ! l’interpella à nouveau Kiera.

-       Et moi, je n’en ai rien à faire de toi » Répondit Léna en continuant son chemin.

Mais alors qu’elle atteignait les marches de l’escalier, Kiera l’obligea à se retourner. Léna, surprise, trébucha sur ses pieds mais réussit à se redresser avant de tomber. La Serpentard la toisait avec mépris.

-       « Tu devrais faire attention à ce que tu fais, Léna, la menaça-t-elle.

-       Je te remercie de te soucier autant de moi, ironisa la jeune fille.

-       Ferme-là ! ».

Les deux filles se défiaient du regard. Plusieurs élèves les observaient maintenant. Léna aperçut derrière Kiera le Préfet-en-Chef se frayer un chemin parmi les élèves dans le hall pour intervenir. Cependant, il n’en eu pas le temps. Nathan venait de s’interposer.

-       « Viens, nous avons un devoir de Potions à terminer, dit le jeune homme en prenant Léna par le bras pour l’emmener avec lui.

-       Tiens ! Voilà le garde du corps attitré de cette chère Léna. Décidément, il te les faut tous !

-       Tiens, tiens ! Mais qui vois-je ? intervint une nouvelle personne. Kiera ! Qu’essaie-tu de faire ?

-       Je ne t’ai rien demandé, Carla !

-       Kiera, Kiera, Kiera … dit la jeune fille d’un ton faussement exaspéré. Tu devrais savoir que tu n’arrives pas à la cheville de Léna … de tout le monde, en fait. Arrêtes donc de t’en prendre aux autres sous prétexte que cela te rends plus importante qu’autrui. Combien de fois dois-je te le répéter ? poursuivit-elle sur le même ton.

-       Ferme-là, idiote ! Ne me parle pas, toi qui est du côté des ennemis.

-       Des ennemis, Kiera ? Je n’en ai pas contrairement à toi. Tu te créé des ennemis toute seule, ma grande. Et le résultat n’est pas folichon. La majorité de l’école te déteste, répondit Carla ce qui eut pour effet de faire reculer la fiancé de David. Alors arrêtes de caqueter ou va caqueter ailleurs loin de mes oreilles fragiles ».

Ajoutant le geste à la parole, Carla désigna ses oreilles et réussit à faire sourire Léna. Les élèves autour d’eux semblaient suivre la dispute comme s’il s’agissait d’un match de tennis. Désormais, ils avaient tous le regard rivé sur Kiera, attendant visiblement qu’elle renvoie la balle à Carla. Léna savait que ces deux filles étaient craints et respectées par tous les élèves de l’école. Ainsi, aucun ne pipait mot et attendait patiemment l’issus de la bataille verbale.

-       « Aller, ça suffit, les filles, dit enfin Nathan en tirant Léna et Carla vers les escaliers.

-       C’est ça ! Fuyez, bande de lâches !

-       Tu es vraiment à côté de la plaque, s’esclaffa Carla.

-       Tu viens de faire perdre 20 points à ta maison, Carla. Maintenant retourner à vos occupations en restant loin les unes des autres, intervint Tom Jedusor en regardant les filles tour à tour.

-       Tu enlèves des points à ta propre maison, je te ferais dire ! répliqua Carla.

-       Tais-toi, s’il te plaît. N’aggrave pas ton cas » Chuchota Nathan en emmenant les filles à l’étage.

Léna jeta un regard par-dessus son épaule. Parmi les élèves qui les observaient monter les marches, elle aperçut les yeux du Préfet-en-Chef la fixer. La jeune fille détourna rapidement la tête.

-       « Elle m’énerves celle-là ! s’exclama Carla alors qu’ils atteignaient le deuxième étage.

-       Laisse tomber, tu veux, répondit sèchement Nathan, ce qui surpris les filles.

-       Qu’est-ce qu’il y a ? C’est bien la première fois que je te vois en colère, dit la Serpentard.

-       Je ne suis pas en colère.

-       Si tu l’es, intervint Léna. C’est par rapport à notre altercation avec Kiera ?

-       Nathan ? insista Carla face au silence du jeune homme.

-       C’est vous qui m’agacez ! finit par répondre Nathan. Vous agissez toujours sans réfléchir et vous allez toujours au-devant des ennuis.

-       Ah parce que vous, les garçons, vous ne faites jamais un pas de travers, peut-être ? s’insurgea Léna.

-       Je ne dis pas cela. Mais vous, plus précisément, toi et Carla, vous n’arrêtez pas de vous faire remarquer.

-       Ce n’est pas ton problème, répondit Léna. Ce que nous faisons ne t’affecte pas outre mesure alors je ne vois pas ce que ça peut te faire.

-       Je suis d’accord avec Léna. En quoi nos agissements t’intéressent soudainement ?

-       Je suis votre ami. Je m’intéresse à ce que vous faites et je ne suis pas le seul, répondit le jeune homme. Gabriel, Alexander, Lucas et Adrian s’inquiètent pour vous aussi.

-       Vous vous inquiétez ? répéta Léna perplexe. Pourquoi ?

-       La question de ne se pose pas, après tout ce qui s’est passé, Léna.

-       Je vais bien, répondit la jeune fille un peu trop rapidement. Je vais bien » Répéta-t-elle plus naturellement devant les regards médusés de ses amis. 

Ils débouchèrent sur un couloir qui menait à la bibliothèque et s’y rendirent. La pièce était comble. Tout le monde révisait. Léna aperçut Nathanaël qui lui fit signe quelques mètres plus loin. Elle lui sourit et lui rendit son salut. Elle le connaissait à peine mais l’appréciait déjà. Même si parfois, il se comportait de manière étrange avec elle et lui posait souvent des questions sur elle. Ils discutaient lorsqu’ils se croisaient dans les couloirs et Léna aimait bien ces petits moments.

Les trois nouveaux arrivants rejoignirent leurs amis à une table. Léna s’assit entre Alexander et Lucas qui l’accueillirent chaleureusement. La jeune fille remarqua que Adrian et Chloé étaient en train de travailler sur un devoir. Ils avaient l’air très complice. Liz et Nathan aussi d’ailleurs. Léna eut un pincement au cœur. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas fait attention à ses amis. En fait, depuis sa rupture avec David, elle avait mis beaucoup de distance avec eux, surtout les garçons. Elle en prenait maintenant conscience. Au lieu de se tourner vers eux, la jeune fille s’était rapproché de Tom Jedusor alors qu’elle avait des amis en or sur qui elle pouvait compter. Face à cette prise de conscience, elle se promit de leur consacrer davantage de temps. Ainsi, la jeune fille se tourna vers ses voisins et fit ses devoirs avec eux tout en leur racontant des blagues qu’ils apprécièrent visiblement puisqu’ils rirent tout au long de la fin de journée.


End Notes:

A suivre ...

Chapitre 29 by Maggie31
Author's Notes:

Bonjour ! J'espère que vous allez bien et que la rentrée s'est bien passé pour vous :)

Bonne lecture et rendez-vous en bas !

Chapitre 29

Les examens se déroulèrent sans encombre. Léna était plutôt satisfaite d’elle. Dans l’ensemble, ses amis avaient aussi une bonne impression quant à leurs résultats. Sauf Rose. Elle avait eu des difficultés dans deux matières. Les filles avaient essayé de la réconforter mais elle leur avait rétorqué que « ce qui est fait est fait. On ne peut rien y changer ». Elles avaient bien compris que la jeune fille était déçue mais voulait passer à autre chose et surtout profiter de ces derniers instants ensoleillés avec ses amis au Château. Parfois, les réactions de Rose pouvaient être assez surprenante.

Deux semaines avant la fin officielle des cours, au cours d’un après-midi, les élèves se détendaient en discutant allongés sur l’herbe dans le parc à griller au soleil. Léna et ses amis ne faisaient pas exception à la règle. Ils étaient installés autour de Carla qui monopolisait une nouvelle fois la conversation. Elle racontait une de ces anecdotes vécue au cours de l’année. Ces amis riaient de bon cœur à ses pitreries. Des camarades de Serpentards s’étaient joint à eux et s’amusaient aussi des blagues de leur amie. L’ambiance était décontractée. Durant l’après-midi, Léna vit plusieurs visages familiers passer devant elle, dont Tom Jedusor qu’elle avait sciemment snobé et Ayati et Madison qui était revenue depuis un moment de St Mangouste. La jeune fille se demanda ce qu’était devenu le collier que Madison avait apporté en début d’année et qui les avait mises dans un état d’hystérie total. Mais, ses pensées furent interrompu par un cri suivit d’une longue plainte.

-        « Laisse-moi tranquiiiiiiiiiiiiiiille ! » Hurlait une petite élève blonde en passant en courant devant eux en se protégeant la tête.

Personne ne s’était retourné pour voir ce qu’il se passait puisque tout le monde savait qu’il s’agissait d’Olive Hornby et de Mimi Geignarde, le désormais nouveau fantôme de Poudlard. Cette dernière poursuivait Olive 24 heures sur 24 afin, semblait-t-il, se venger de sa méchanceté. Avant les examens, la pauvre victime, effrayée comme jamais, avait demandé à être transférée dans une nouvelle école mais ses parents préféraient qu’elle termine l’année à Poudlard, au grand dam de la petite. Ainsi, Olive Hornby était condamnée à subir le courroux de Mimi durant encore quelques jours.

Léna avait eu l’occasion de discuter avec Mimi. C’était comme si elles ne s’étaient jamais quittées. Cependant, Léna ne pouvait pas faire fi du corps translucide et flottant de sa jeune amie. Elle s’efforçait de faire avec, elle n’avait pas vraiment le choix. Et, Mimi non plus d’ailleurs.

Concernant l’affaire Hagrid, la jeune fille avait pu l’interroger sur l’identité de son meurtrier mais la petite brune n’avait pas put la renseigner. Elle semblait avoir pour seul souvenir la voix d’un garçon parlant un langage inconnu et les yeux de la personne ou de la créature. Jaunes. Est-ce qu’Aragog avait les yeux jaunes ? Non, certainement pas. Quant à la voix masculine, elle demeurait toujours un mystère …

Léna avait essayé de plaider la cause de Rubeus en lui racontant ce qui lui était arrivé. Ils ne se connaissaient pas et Mimi ne pouvait affirmer s’il était vraiment le meurtrier. Toutefois, depuis l’incident qui avait provoquer sa mort, elle tenait rancune à tous les garçons. Pour elle, le meurtrier était un garçon. Et, elle était très en colère d’avoir été assassinée et ainsi condamnée à errer dans l’enceinte du Château pour l’éternité.  D’un autre côté, Léna se demandait pourquoi elle ne cherchait pas l’identité du coupable, plutôt que de se contenter de poursuivre Olive Hornby. A chaque fois que la jeune fille abordait le sujet, Mimi semblait agacée et balayait ses questions du revers de la main puis partait à la chasse de sa victime.  

En fin d’après-midi, les élèves quittèrent peu à peu le parc à la pelouse verdoyante et regagnèrent le Château. Le groupe d’amis dont faisait partie Léna se leva et partit en direction de l’immense bâtiment en pierre tout en papotant tranquillement sous les rayons du soleil qui se couchait de plus en plus tard. Mais alors que les amis passaient devant des élèves de Serpentard, Léna fut interpellée par quelqu’un. Celle-ci tourna la tête vers eux mais ne vit pas tout de suite qui l’appelait. La jeune fille savait que c’était un garçon mais elle n’avait pas reconnue la voix. Elle espérait qu’il ne s’agissait pas de David, du Préfet-en-Chef ou encore de Nathanaël qui ne cessait de lui poser des questions sur elle et son enfance. Même si elle l’appréciait, ces derniers temps, la jeune fille essayait de l’éviter le plus possible pour échapper à sa nouvelle manie.

-       « Léna ! » Appela à nouveau la voix masculine qu’elle localisa à sa droite.

La jeune fille aperçut Nathanaël qui se levait et venait la rejoindre. Mince ! Raté, cette fois, elle ne pouvait pas s’enfuir.

-       « Nathanaël ! s’exclama-t-elle avec un enthousiasme feint. Tu veux encore me faire passer un interrogatoire ?

-       Ah ah ! Non, ne t’inquiètes pas, dit le jeune homme qui avait saisi l’ironie, en se grattant l’arrière du crâne témoignant sa gêne. Il faut que je te parle de quelque chose d’important ».

Face à sa mine sérieuse, le sourire de la jeune fille disparut. Elle se tourna un instant vers ses amis et leur fit signe.

-       « Je vous rejoins plus tard, annonça Léna tout en se détournant pour s’éloigner avec Nathanaël dans un coin désert. Bon, de quoi veux-tu me parler ?

-       Je suis désolé de t’avoir importunée avec toutes mes questions. Tu as dû me trouver intrusif et mal poli … Mais j’avais besoin de rassembler des informations.

-       Des informations ? Par rapport à quoi ? demanda Léna, de plus en plus intriguée. Bon sang, Nathanaël ! Qu’est-ce qu’il y a ? » Insista la jeune fille, de plus en plus inquiète à cause de son comportement qu’elle trouvait très étrange.

 

Il avait toujours su qu’un jour, il la retrouverait. Sa famille avait beau le décourager dans sa quête, il savait qu’il la retrouverait. Il ne pouvait en être autrement. Ses parents, son oncle et sa tante ne souhaitaient pas que sa recherche porte ses fruits. Il connaissait la raison. Mais il était convaincu qu’il allait trouver une solution pour empêcher que leurs craintes se réalisent. Il devait le faire. Il devait réunir sa famille – d’une part, parce qu’il les aimait et souhaitait rencontrer la disparue qu’il appréciait sans la connaitre – d’une autre part, parce qu’ils avaient besoin d’elle pour mettre enfin un terme au conflit familial qui régnait déjà depuis trop longtemps. Elle était la seule à pouvoir faire cela.

Seulement voilà, elle demeurait introuvable. Introuvable puisque ses parents l’avaient voulu ainsi – pour la protéger. Ils avaient tout fait pour la cacher. Ils l’avaient confiée à une moldue quelque part en Angleterre. C’était tout ce qu’il savait…

Jusqu’à il y a quelques mois – lors du mois d’août plus précisément – alors qu’il cherchait un quelconque indice dans une des demeures familiales, il trouva un certificat de naissance sous une latte de parquet dans le grenier chez son oncle et sa tante. Cependant, il était protégé par un sortilège très puissant. De ce fait, il ne put lire ce qui y était inscrit. En réalité, il s’agissait d’un certificat vierge mais il sentait l’œuvre de la magie sur le vieux parchemin sous ses doigts. Seul, il ne pouvait annuler le sortilège qui agissait dessus. Ainsi, il se tourna vers la seule personne qui pensait être capable de le faire dans son entourage hormis sa famille et ses professeurs.

Tom Jedusor.

Il avait attendu quelques semaines après la rentrée pour le solliciter. Cela n’avait pas été facile de lui demander une telle faveur sans lui expliquer la raison. Finalement, il réussit à se débrouiller pour lui faire croire qu’il s’agissait d’un devoir. Et grâce à la gentillesse de ce cher Préfet-en-Chef, il put enfin découvrir l’identité de sa cousine.

Mary Anna Jane Powell,

née le 14 Janvier 1926 à 11 heures à Blackburn

Ainsi donc, sa cousine s’appelait Mary et était née à Blackburn. C’était la ville où ils vivaient, lui, ses parents et son oncle et sa tante. Cependant, rien n’était moins sûr que le bébé ait été adopté dans cette ville. Par ailleurs, les parents de la petite avait dû préférer l’éloigner. Elle pouvait donc être n’importe où. Dans une autre ville, peut-être même dans un autre pays et/ou sur un autre continent. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin…

Le désespoir s’était emparé de lui à ce moment-là. Toutefois, il avait poursuivi ses recherches. Pendant les vacances d’hivers, il avait fait le tour des registres des habitants de toutes les villes aux alentours puis les plus grandes agglomérations plus lointaines. Il n’avait pas trouvé la moindre trace d’une Mary Anna Jane Powell. Néanmoins, plusieurs filles avaient la même date de naissance que sa cousine. Il avait donc gardé les noms, au cas où il pourrait s’en servir. Il était très probable que sa cousine ait changé de nom.

Cependant, quelque chose l’avait préoccupé. Comme lui et sa famille, elle devait aussi être une sorcière. A moins qu’elle soit une cracmol, elle était sûrement une élève de Poudlard comme elle avait été adoptée en Angleterre. Comment n’avait-il pas pensé plus tôt à cela ??? Ainsi, il avait poursuivi son investigation cette fois du côté sorcier. Il pensait que la réponse se trouvait précisement dans l’une des pièces dans laquelle il était impossible de fouiller – le bureau du directeur de l’école. Il avait décidé de la faire malgré tout.

Toutefois, une nuit, alors qu’il essayait d’ouvrir la porte discrètement sans réveiller le directeur qui dormait à l’intérieur, Peeves lui tomba dessus et fit le plus de bruits possibles exprès pour qu’il se fasse pincer. Le jeune homme s’était empressé de jeter un sort sur la porte pour que le Professeur Dippet n’entende rien à l’extérieur mais ce qu’il n’avait pas prévu, c’était l’arrivée du Préfet-en-Chef. Il dut lui expliquer en détail la raison de son méfait. A vrai dire, Tom Jedusor pouvait se montrer très persuasif et là il n’était pas question de son charme naturel. Non, il savait faire en sorte que les élèves de la maison Serpentard surtout lui obéisse. Ainsi, il s’était retrouvé à lui exposer tout de sa situation familiale et de la raison du conflit. Étrangement, ce fut ce dernier détail qui persuada le Préfet-en-Chef de ne pas le punir. Chose qu’il l’avait étonné davantage fut le fait qu’il lui proposa son aide. Il savait que sans l’intervention de Tom Jedusor, il n’arriverait pas à retrouver sa cousine. Et, il avait raison.

Deux mois plus tard, il savait enfin qui était sa cousine. Ils avaient fouillés dans les dossiers des élèves de l’école par rapport à la date de naissance. C’était une septième année, née un 14 janvier 1926. Trois filles avaient la même date de naissance. Le plus jeune les avait interrogé à tour de rôle en provoquant différentes occasions pour qu’elles se confient à lui. Au fur et à mesure, ils avaient éliminés les deux premières filles. Cependant, en Nathanaël persistait des doutes. Et s’ils se trompaient ? Comment être vraiment sûr qu’il s’agissait bien d’elle ? Et si ce n’était pas sa cousine et qu’il ne la trouvait jamais ?

Mais Tom Jedusor avait rapidement balayé ses incertitudes et avait cherché de son côté des informations sur la dernière jeune fille. Puis, au bout d’une autre semaine d’enquête, ils avaient enfin découvert qui était la cousine de Nathanaël. Il s’agissait bien de cette fille. Celle qui était en septième année à Poudlard, dans la maison de Rowena Serdaigle. Celle qui était née le 14 janvier 1926 et adoptée dans un orphelinat moldu à Londres, le même que Tom Jedusor, celui qu’il détestait mais qu’il devait rejoindre chaque été jusqu’à sa majorité, l’Orphelinat Wool.

 

Devant le regard insistant qui attendait avec impatience ce qu’il allait lui dire, Nathanaël prit son courage à deux mains et déclara :

-       « Tu t’appelles en réalité Mary Anna Jane Powell, déclara Nathanaël de but en blanc. Je fais partis de ta famille. Je suis ton cousin ».


End Notes:

Court ? Oui je sais ...

A suivre ...

Chapitre 30 by Maggie31
Author's Notes:

Bonne lecture !

Chapitre 30


Léna prit une bouchée de son assiette d’œufs brouillés et mâchonna tranquillement un morceau. Pendant ce temps, son regard parcourut la pièce dans laquelle elle se trouvait. Il s’agissait d’une immense salle à manger. La pièce, où la couleur blanc prédominait, était immaculée. Cette blancheur rendait la pièce totalement neutre et … vide malgré le grand nombre de meubles, de biblots et de tableaux. Les murs à la tapisserie de qualité, les épais rideaux qui encadraient les très grandes fenêtres, la décoration tout droit sortis d’un château de roi, le sol carrelé et tout le reste démontraient la taille du compte en banque du propriétaire des lieux.


Homme Court Star Pu Baskets Baskets Homme Cuir Une porte s’ouvrit derrière elle. Des pas raisonnèrent dans son dos et se rapprochèrent d’elle. Léna ne se retourna pas et continua à manger. Un homme d’une cinquantaine d’année se posta à côté d’elle et se pencha en avant en souriant.


-       « Le petit-déjeuner est-il à votre convenance ? 


-       Oui, merci.


-       Bien ».


Et il s’en alla, non sans s’incliner une dernière fois. La jeune fille poursuivit son repas dans le silence presque pesant. Elle coula un regard en direction de la fenêtre la plus proche. Il faisait beau. Le ciel était bleu, sans nuage. Les rayons du soleil parvenaient jusqu’à elle et lui réchauffaient la joue droite.


Lorsqu’elle eut terminé, Léna se leva et se dirigea vers une porte à double battant. Derrière elle, la jeune fille entendit le bruit de la vaisselle que l’on débarrassait sur la table. Le couloir était à l’image de la salle à manger ainsi que les autres pièces qu’elle vit défiler à travers les portes ouvertes devant lesquelles elle passa.


Au bout du couloir, Léna tourna à gauche et poursuivit son chemin jusqu’à ce qu’elle arrive devant une autre porte blanche à double battant qu’elle ouvrit. La jeune fille découvrit une jolie chambre décorée avec soin. Mais la couleur blanc était toujours omniprésente.


En s’avançant vers le lit, elle vit une lettre qui lui était adressée. Elle l’ouvrit et lut que sa famille devait revenir à la maison à 11 heures précises. L’horloge murale indiquait 10 heures 57. Léna sortit de la chambre et se dirigea vers le hall d’entrée. Au départ, le rythme de ses pas était plutôt lent puis, au fur et à mesure de son ascension, il se fut plus rapide. Elle n’y croyait pas ! Elle allait enfin rencontrer sa famille biologique !


Arrivée en haut de l’escalier, elle ne s’arrêta pas et les dévala. Un homme en costume à queue de pie et aux lunettes toutes aussi noires que sa tenue tenta de l’arrêter dans sa course puisque d’après ses dires, elle risquait de « se faire mal ». Mais la jeune fille n’en avait cure et continua son chemin jusqu’à la porte d’entrée qu’elle ouvrit à la volée. Et elle s’arrêta net.


Un groupe de personnes se tenait devant elle. Seul le visage de Nathanaël n’était pas flou. Celui-ci s’avança vers elle.


-       « Tu t’appelles en réalité Mary Anna Jane Powell. Je fais partis de ta famille. Je suis ton cousin ».


« Je le sais, ça. Tu me l’as déjà dit », avait-elle envie de lui dire. Mais déjà les personnes derrière son cousin disparaissaient.


-       « Attendez ! Ne partez pas, je n’ai pas pu faire votre connaissance ! ».


En vain. Ils s’étaient évanouis dans la nature. Léna descendit la marche du perron et rejoignit Nathanaël. Elle s’apprêtait à l’interroger quant à la disparition de leur famille cependant une voix derrière elle l’en empêcha.


-       « Tu n’as pas besoin de faire leur connaissance. Tu nous as nous. Nous sommes ta famille ».


La jeune fille se retourna et se figea. Son père, sa mère et son petit frère se tenaient sur le perron. Ils lui souriaient et lui tendaient la main. Cependant, alors qu’elle attrapait la main de son père, la jeune fille sentit quelqu’un la tirer en arrière. Nathanaël avait lui aussi disparut et se fut David qu’elle découvrit. Il la serra contre lui.


-       « Je t’aimerais toujours, Selena Judith Jones ».


Et il l’embrassa tendrement. Lorsqu’il se recula, Léna crut défaillir. Ce n’était plus David qui la tenait dans ses bras. Tom Jedusor avait pris sa place. Avec son air charmeur dont il avait le secret, il lui sursurra, son souffle caressant ses lèvres :


-       « Fais bien attention à toi, désormais ».


 


Léna émergea de son rêve en sueurs et tout essoufflée. Elle semblait avoir retenue sa respiration pendant un moment. Lorsqu’elle se redressa dans son lit, la jeune fille scruta la chambre pour voir si ses amies étaient réveillées mais elles dormaient à poings fermés. Elle n’avait donc pas crié. C’était une bonne chose. Elle n’aurait pas à se justifier.


En réalité, Léna ne leur avaient pas parlé de ce que Nathanaël lui avait révélé quelques heures plus tôt. Elle ne savait même pas si c’était vrai. Comment être sûr qu’elle était vraiment sa cousine et qu’elle était une Powell ? Le jeune homme lui avait expliqué comment il l’avait retrouvé, bien sûr, mais la jeune fille n’arrivait pas à le croire. Elle allait devoir envoyer un hibou à Agatha qui était en train d’enquêter de son côté. Elle saurait la conseiller.


Léna se rallongea sur ses oreillers et ferma les yeux. De nombreuses questions tournoyaient dans sa tête. Parmi celles-ci, l’une d’elles revenait sans cesse : s’il s’agissait vraiment de sa famille, pourquoi l’avoir abandonnée ? Nathanaël n’avait pas pu lui dire puisqu’il n’en avait pas eu le temps. En effet, le jeune homme lui avait expliqué la façon dont il s’y était pris pour la retrouver. C’était sa manière de la convaincre qu’il disait la vérité. Et, cela lui avait pris un bon moment et l’heure du diner était arrivé. Ainsi, Léna n’avait pas eu le temps de lui poser de questions.


Une petite truffe humide se colla sur sa joue gauche. Assise à côté d’elle, Mela la regardait avec ses yeux brillants. Sa maitresse lui caressa la tête. Son ronronnement la fit sourire. Le chaton, qui n’était plus un chaton d’ailleurs, se pelotonna contre Léna et continua à ronronner.


La jeune fille, un peu calmée grâce à l’intervention de Mela, tourna la tête en direction de la fenêtre. Les rayons du soleil matinal traversaient les carreaux baignant ainsi son visage et réchauffaient la pièce. Léna comprit que la chaleur qu’elle avait ressenti sur sa joue droite dans son rêve était bien réel.


Son rêve était en fait peuplé de ses appréhensions mêlés à quelques souvenirs. En effet, lorsqu’elle essayait de s’imaginer sa famille, la jeune fille ne pouvait s’empêcher de penser à des personnes sans visage dans une grande maison richement décorée. Au fond d’elle, Léna avait l’espoir qu’elle avait enfin trouvé sa famille, enfin, plutôt, dans la situation présente, que c’était sa famille, Nathanaël, qui l’avait retrouvée. Son cousin lui avait dit que ses parents biologiques ne savaient pas encore que son enquête avait eu enfin un résultat et il souhaitait prendre le temps d’annoncer la nouvelle à la famille. Donc leur rencontre n’était pas encore d’actualité. Il lui fallait attendre. Et Léna ne savait pas si elle avait envie ou non de les connaitre. Elle avait peur.


A ce moment-là, Mela éternua et cala son petit corps tout chaud et tremblant un peu plus contre sa maitresse qui, étonnée, se demanda si elle pouvait tomber malade. La jeune fille se promit de demander au nouveau garde-chasse qui était devenu un véritable expert en la matière. Sur cette pensée, elle se rendormie.


Quelques heures plus tard, la jeune fille se leva et partit en cours avec ses amies. Elle avait décidé de demander davantage de détails à Nathanaël avant de leur parler de sa famille biologique. Ainsi, lorsque les cours furent terminés, Léna se mit en tête de le retrouver coûte que coûte.


En marchant dans le Château, elle regardait partout et bousculait les autres élèves sur son passage. Certains râlaient et d’autres se tournaient vers elle la mine surprise. Mais la jeune fille n’y faisait pas attention et traçait sa route jusqu’à ce qu’elle percute quelqu’un violemment en tournant à une intersection. Léna fut projetée en arrière et se retrouva assise par terre face à un premier année pétrifié de trouille. Celui-ci, dans la même position qu’elle, la regardait avec les yeux écarquillés et la bouche ouverte. Il bafouilla quelque chose, se leva en vitesse et disparut dans la foule d’élèves.


Un jeune homme s’approcha de la jeune fille afin de porter assistance à Léna toujours à terre et qui fixait le gamin dans sa course effrénée. Mais d’un geste, le Préfet-en-Chef lui signifia qu’il s’en chargeait et les quelques élèves qui entouraient la jeune fille se dispersèrent. Cette dernière, inconsciente de ce qui venait de se passer, accepta la main que Tom Jedusor lui tendait sans voir à qui elle appartenait, visiblement encore sonnée par le choc. Elle se leva sans encombre grâce à son aide. Cependant, lorsqu’elle croisa son regard, elle eut un mouvement de recul. Face à sa surprise, le jeune homme sourit et s’enquit de son état.


-       « Je vais bien. Merci de m’avoir aidé, répondit simplement Léna sans le regarder et en tentant de se reculer.


-       Est-ce une façon de me remercier ? » Demanda le Préfet-en-Chef sans se départir de son sourire.  


Étonnée, la jeune fille le regarda bouche bée un moment puis dirigea son regard vers son bras qu’il tenait encore.


-       « Pourrais-tu me lâcher, s’il te plait ?


-       Drôle de façon de me remercier » Insista-t-il.  


La jeune fille évitait toujours son regard. Elle était en colère contre lui mais son comportement la mettait mal à l’aise. Elle se sentait prise en faute.


-       « Léna ? »


L’intéressée se mordit la lèvre. Comment sortir de se guêpier ? Elle décida alors de battre en retraite. Elle leva doucement les yeux vers lui et résignée, dit :


-       « Je te remercie, Tom ».


Sa réponse parut le satisfaire. Son sourire s’élargit. Mais, à nouveau face au silence de la jeune fille, il s’étonna :


-       « Eh bien, Léna. Que t’arrive-t-il ? As-tu perdu ta langue qui, habituellement, dois-je l’avouer, ne manque pas de répartie ? ».


Nouveau silence.


-       « Ah. Je vois. Tu es encore en colère parce que j’ai dénoncé Rubeus Hagrid ».


Léna tira sur son bras pour lui faire lâcher prise mais il avait plus de force qu’elle. Sa colère monta de plusieurs crans.


-       « J’ai quelque chose à faire alors laisse-moi partir !


-       Si je te lâche, tu vas t’enfuir. Or, nous devons parler, répondit Tom Jedusor, dont la maitrise de soi dépassait l’entendement.


-       Je te dis que je n’ai pas le temps, Tom. J’ai vraiment quelque chose à faire, dit plus calmement Léna qui disait la vérité finalement.


-       Ton attitude me fait de la peine, fit-il avec une mine triste. Alors que nous étions si proche il n’y a pas si longtemps …


-       Arrête … ! s’exclama Léna en sentant la colère monter davantage et le contrôle lui échapper. Tu … ! ».


Furieuse, elle plaqua ses mains contre son torse et le repoussa, souhaitant mettre le plus de distance possible avec lui. Pas assez fort apparemment. Elle baissa la tête pour ne pas le regarder en face. Comme elle avait envie de lui hurler dessus !


-       « Tu sais bien qu’il fallait arrêter le coupable, lâcha le jeune homme.


-       Mais Rubeus n’est PAS coupable. C’est un gamin de 13 ans. Il est incapable de faire du mal à autrui. Je le sais, je le connais ! Et toi aussi !!


-       Nous connaissons vraiment notre entourage que lorsqu’il montre son vrai visage, fit-il, sagace.


-       Bon sang, Tom ! Ne me dis pas que tu penses qu’il est capable de tuer quelqu’un de sang-froid !!! Tu l’as côtoyé toute l’année pendant les séances d’aide aux devoirs. Tu as pu constater que Rubeus n’est pas un meurtrier, répliqua Léna qui le regardait maintenant droit dans les yeux.


-       J’ai bien vu qu’il montrait une face timide et gentille mais … commença le Préfet-en-Chef en la prenant par les poignets pour enlever ses mains de son torse, ce qui la rapprocha davantage de lui.


-       Il n’a pas plusieurs façades. Rubeus est quelqu’un de gentil, d’authentique et d’honnête, le coupa-t-elle. 


-       Et toi, tu es obstinée.


-       C’est parce que je sais que Rubeus est innocent, rétorqua Léna, hors d’elle.


-       Cette conversation ne mène à rien, dit le jeune homme qui semblait pour la première fois perdre son habituel calme.


-       Pour une fois, je suis d’accord avec toi ».


Une lueur passa dans le regard de Tom Jedusor. Les traits de son visage se durcirent.


-       « Ah oui ?


-       Parfaitement » Le provoqua-t-elle.


Il serra les poignets de la jeune fille. Celle-ci se retint de grimacer. Ils se fixèrent un moment sans que ni l’un ni l’autre prenne la parole. Léna resta inflexible face au Préfet-en-Chef, qui quant à lui, garda un visage aux traits encore déformés par la colère. Puis peu à peu son expression redevint plus sereine, ses traits se détendirent, contrairement à son regard qui devint perçant.


-       « Peu de personnes me contredisent comme toi tu le fais, dit finalement le jeune homme en la contemplant lentement, la lueur dans ses yeux devenue menaçante. Tu fais preuve de beaucoup d’imprudence.


-       D’imprudence ? répéta Léna dubitative mais qui avait néanmoins perdu un peu de son assurance.


-       Exactement, répondit le jeune homme en retrouvant son sourire habituel. Je pense que nous pouvons en rester là ».


Un ange passe.


-       « J’ai dû te faire peur et je m’en excuse. Cependant, tu m’as mis en colère et j’aimerais que tu comprennes que j’ai agis pour le bien de l’école. Je n’avais aucunement l’intention de te faire du mal ».


Léna ne sut que répondre à cela. Elle se contenta de le regarder. Ils venaient de se disputer puis le jeune homme l’avait menacé et pour finir, il s’excusait et voulait qu’elle lui pardonne pour ce qu’il avait fait à coups de grands yeux de biches (bon OK pas vraiment) et de sourires charmeurs. Mais alors qu’elle allait dire quelque chose, il se pencha en avant et lui déposa un baiser sur la joue. Léger, chaste. Il se redressa en la regardant dans les yeux alors qu’elle s’était figée et lui lâcha lentement les poignets.


Soudain, des pas se firent entendre derrière eux.


-       « Tom ? ».


Les pas se rapprochèrent.


-       « Ah, tu es là. Je te cherchais » Dit une voix féminine que Léna ne reconnut pas.


Cette dernière se retourna et découvrit une fille s’avancer vers eux. Avec ses cheveux blonds et ses yeux verts, elle ressemblait à une poupée de porcelaine. Elle était vraiment belle. Léna ne l’avait jamais vu, ou en tout cas, elle n’y avait jamais fait attention. L’emblème de la maison Serpentard décorait son uniforme. La jolie blonde lui sourit en passant devant elle et s’accrocha au bras du Préfet-en-Chef.


-       « Nathanaël te cherchait, Léna » Lui dit la nouvelle venue.


Sa réputation la précédait apparemment.


-       « Il est dans la bibliothèque. Il pensait t’y trouver ».


Léna la détailla un instant. Elle la trouvait tout de suite sympathique. Au départ, la jeune fille avait pensée qu’elle allait se comporter comme Kiera, comme une Serpentard. Cependant, elle devait avouer qu’elle l’avait juger trop vite. Enfin, c’était la première fois qu’elle lui parlait et cela faisait seulement quelques secondes mais rien de malveillant n’émanait d’elle. Ainsi elle lui sourit avec gentillesse et la remercia avant de rejoindre la bibliothèque sans accorder un regard au Préfet-en-Chef.


Mais alors qu’elle se tournait comme poussée par l’instinct, la jeune fille fut surprise de les voir s’embrasser. Léna manqua de tomber mais se rattrapa de justesse et prit la poudre d’escampette aussi discrètement que possible avec le sentiment d’avoir violer leur intimité.

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Informations générales sur le produit
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Catégorie BASKET



Informations produit
Couleur principale Noir



Type de public Adulte



Genre Homme



Couleur(s) Noir



Dessus / Tige Cuir



End Notes:

A suivre ...

Bottes Color courtes Ta Pure bottes courtes bottes Rivetpais Yvqn8SSf6Chapitre 31 by Maggie31
Author's Notes:

Bonjour à tous ! Voici le chapitre suivant. Je vous met un lien pour voir l'arbre généalogique de la famille Powell. http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=629025ArbregnalogiquePowell.png

Je vous souhaite une bonne lecture !

Chapitre 31

 

 

 

Léna ne cessait de penser au Préfet-en-Chef et la poupée de Serpentard qui s’étaient embrassés, à tel point qu’elle en oublia de parler à Nathanaël et se dirigea directement vers la bibliothèque, son lieu de prédilection. Puis, la soirée passa rapidement sans que Léna ne voit Nathanaël.

 

Le lendemain matin au petit déjeuner, la jeune fille entourée de ses amis engloutissait une part de tarte à la pomme. Pendant que les garçons parlaient affaire, les filles échangeaient les derniers ragots croustillants qu’elles avaient entendus. Lorsque l’une d’elle racontait une histoire, les autres l’écoutaient attentivement. Même Liz aimait partager les rumeurs qu’elle apprenait grâce à son poste de Préfète. Sans parler de Carla qui était toujours de la fête. Elle désertait la table des Serpentards pour investir celle des Serdaigles. C’était leur petit rituel matinal (même si elles le faisaient le soir de temps à autre). Aujourd’hui, il était question d’un couple de Gryffondor qui avaient rompu. Tout le monde pensait qu’il était un couple solide et qu’ils ne se sépareraient jamais, comme Léna et David. Cela avait surpris beaucoup d’élèves.

 

Au bout d’une demi-heure, les amis terminèrent leur petit déjeuner et se dirigèrent vers leur salle de classe. Le racontage de potins avait pris fin. Les filles épargnaient cela aux garçons. Ainsi, la conversation abordait des sujets plus « communs ».

 

Les Serpentard et les Serdaigles avaient cours de Potions ensemble pendant deux heures. Même si les examens étaient passés, les élèves avaient encore des cours. Il s’agissait de cours qui les préparaient à l’année suivante sauf pour les septièmes années. C’étaient plutôt des « bonus » qui leur apportaient les billes pour être paré à la vie après Poudlard et qui abordaient des sujets qui n’étaient pas dans le programme. Par exemple, le cours de Potions portait sur des mixtures qui leur serviraient dans la vie courante ou en cas de danger, même si pour ce dernier cas de figure, il était peu probable que cela arrive maintenant qu’il était débarrassé de Grindelwald d’après leur professeur.     

 

Par ailleurs, l’ « après-Poudlard » avait posé beaucoup de soucis à Léna. En effet, cette dernière n’arrivait pas à choisir son orientation. Elle avait pensé d’abord à devenir auror ou encore professeur à Poudlard. Puis, un jour alors qu’elle lisait un article sur les métiers sorciers, elle sut enfin ce qu’elle voulait faire. Médicomage. Ses amies pensaient que cette profession lui allait comme un gant. Elle en avait parlé à sa mère et à Agatha et ces dernières furent du même avis que ses amies. Cela la confortait dans son choix. Une formation de quelques mois étaient nécessaire avant d’exercer la profession. Ses notes à Poudlard des années précédentes étaient plus que correctes ce qui lui permettait d’y accéder.

 

Soudain, Léna sentit une main sur son épaule interrompant ainsi le fil de ses pensées. Lorsqu’elle se retourna, elle vit Carla lui sourire.

 

-       « Ça va ?

 

-       Oui, pourquoi ? Répondit la Serdaigle. J’étais juste dans les nuages. Je pensais à ce que j’allais faire après Poudlard.

 

-       Hum, fit son amie, songeuse. Tu ne pensais pas à un garçon alors ?

 

-       Arrête avec ça, Carla !

 

-       Pourquoi donc ? C’est la vie ! S’exclama la Serpentard. Je ne veux pas te vexer mais si tu te renfermes à cause de ta rupture avec David, tu vas rester célibataire toute ta vie et devenir rapidement une vieille fille.

 

-       Une vieille bic avec pleins de chats, rit Léna.

 

-       Exactement ! Dit son amie puis redevenant sérieuse, elle ajouta : Il n’y a pas un garçon qui te plaît ?

 

-       Bon sang, Carla ! On en a déjà discuté … ».

 

L’ignorant, la jeune fille se pencha vers Léna en chuchotant :

 

-       « J’ai bien remarqué que tu es proche de certains garçons comme … Nathanaël ?... Tenta-t-elle.

 

-       Sûrement pas.

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-       Edward ? Proposa son amie.

 

-       Quoi ??? C’est comme un frère pour moi ! S’indigna la jeune fille.

 

-       Alexander ?

 

-       Qu’est-ce que tu racontes ? Nous sommes seulement amis … S’exaspéra Léna en levant les yeux au ciel.

 

-       Lucas ? Nathan ?

 

-       Carla, tu te rends compte de ce que tu dis ? Ils sont aussi mes amis ! Répondit-elle, en faisant la grimace.

 

-       Alors … Dit Carla en faisant mine de réfléchir. Lui » Désigna la jeune fille du menton.

 

Léna suivit son regard vers le garçon en question qui n’était autre que le Préfet-en-Chef et fut partagée entre deux réactions : rire ou se mettre en colère. Elle opta pour la première. Les autres élèves autour d’elle lui jetèrent un regard étonné. La jeune fille se tourna vers Carla. Mais lorsqu’elle vit son expression moqueuse, la colère remplaça l’hilarité.

 

-       « Quoi ? Demanda Léna qui n’aimait pas du tout son attitude.

 

-       Mais rien ! Fit la Serpentard, goguenarde.  

 

-       Carla ! »

 

Celle-ci se contenta de lui adresser un sourire railleur puis devant l’air en colère de la Serdaigle, elle éclata de rire.

 

-       « Tu en pince pour lui.

 

-       Absolument pas. Il n’y a rien qui m’attire chez lui, dit catégoriquement Léna.

 

-       Ah bon ? Pourtant, il m’a semblé vous avoir vu très proche. Il n’y a pas si longtemps que cela, vous n’étiez jamais l’un sans l’autre, répondit Carla qui, visiblement, ne la croyait pas.

 

-       Il est vrai que nous avons été proche et que nous nous entendions très bien. Mais cette période est révolue.

 

-       Pourquoi ? Demanda la Serpentard, surprise.

 

-       Simple divergence d’opinions, dit Léna, évasivement. Il s’avère que je me suis trompée. Nous n’avons pas grand-chose en commun et nous n’avons pas la même façon de voir les choses. C’est tout, ajouta-t-elle face à l’incrédulité de son amie.

 

-       Vraiment ?

 

-       Oui, Carla, s’exaspéra la Serdaigle.

 

-       Moi qui vous voyais déjà mariés et parents d’une tribut de marmots.

 

-       Désolée de briser tes rêves mais cela ne risque pas d’arriver » Fit Léna, inflexible.

 

Il y eu un silence pendant lequel elles continuèrent de marcher avec leur amis dans le couloir qui menait à la salle de classe.

 

-       « Eh bien … Il a dû te causer beaucoup de torts si tu réagis comme cela » Dit finalement Carla, battant en retraite.

 

Léna hocha la tête sans rien dire. Elle regardait droit devant elle. Malheureusement, dans son champs de vision, il y avait le Préfet-en-Chef. La jeune fille l’observa un moment. Léna n’avait pas raconté à ses amis la raison de leur éloignement. Elle savait qu’ils ne comprendraient pas parce que pour eux, Hagrid était coupable. Même Chloé avec qui elle était la plus proche ne savait rien.

 

Comme s’il avait senti son regard lui brûler l’arrière du crâne, le jeune homme tourna la tête dans sa direction et leurs regards se croisèrent quelques instants. Puis, il lui adressa un sourire avant de se retourner. Carla avait remarqué leur petit manège.

 

-       « Si les yeux pouvaient tuer, il serait mort transpercé par mille couteaux ».

 

Léna haussa les épaules.

 

-       « Tu dois être la seule personne de l’école à le détester.

 

-       Je ne le déteste pas. Et puis, il n’est pas apprécié par tout le monde, tu sais, répondit la Serdaigle.

 

-       Ah bon ? Donne-moi un exemple ?

 

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-       Eh bien … Réfléchit Léna.

 

-       Tu vois, il n’y a personne.

 

-       Les Gryffondors ! Répliqua la jeune fille, connaissant bien la rivalité entre les deux maisons.

 

-       Non, les élèves de cette maison l’apprécient et certaines filles sont en totale admiration devant lui. Il doit bien être le seul Serpentard à faire l’unanimité chez eux ».

 

Devant l’absence de réponse de la part de son amie, Carla insista :

 

-       « Allez, avoue que Tom n’a pas d’ennemi et qu’il est apprécié de tous.

 

-       Il y a bien quelqu’un qui doit le détester pour lui avoir gâcher la vie » Répliqua Léna avec une petite idée derrière la tête.

 

Mais elle n’eut pas le temps de continuer. Un groupe de filles se fraya un chemin et l’une d’elle bouscula la Serdaigle. La fille s’excusa et poursuivit sa route.

 

-       « Bonjour, Léna ».

 

La poupée blonde qu’elle avait rencontré la veille lui sourit et suivit le groupe de filles qui se dirigeait vers Tom Jedusor.

 

-       « Tiens ? Tu connais Evy ? Demanda Carla, visiblement très étonnée.

 

-       J’ai fait sa connaissance hier soir, on va dire » Répondit Léna.

 

Au loin, elle aperçut une des filles s’accrocher au bras du Préfet-en-Chef. La brune s’approcha de son oreille, chuchota quelque chose et éclata de rire. Leur proximité surprit Léna qui fronça les sourcils. Carla vit la réaction de son amie.

 

-       « C’est Beth, une des filles du fan club de Tom. Apparemment, aujourd’hui c’est son tour ».

 

Léna ouvrit des yeux ébahis. Elle n’était pas sûre de comprendre.

 

-       « Quoi ? Tu n’es pas au courant ? Bon sang, Léna ! Mais comment tu as fait ?

 

-       De quoi tu parles ? Demanda la jeune fille en fronçant davantage les sourcils.

 

-       De son fan club ! Ces filles sont toutes folles de lui. Elles sortent à tour de rôle avec Tom, expliqua Carla. Oui, Léna, tu as bien compris. Tom s’amuse avec une fille différente presque tous les jours. Et gare à la fille qui fricote avec lui et qui ne fait pas partie du club ! Ces filles sont de vraie furies … »

 

Sidérée, la jeune fille en resta bouche bée.

 

-       « Cela dure depuis peu de temps. Je ne me souviens plus si cela a commencé avant ou après votre séparation. Nonobstant, toute l’école le sait ! Je suis étonnée que tu n’en ai pas eu vent, surtout lorsque vous étiez si proche.  

 

-       Nous ne pouvons pas parler de séparation puisque nous n’étions pas un couple, Carla. Laisse tomber, tu veux ! Siffla Léna qui ne perdait pas le nord.

 

-       Ce n’est pas l’avis de tout le monde, répliqua la Serpentard sans se démonter.

 

-       Tu veux dire que tout le monde pensait que nous sortions ensemble, Tom et moi ? Demanda Léna, ébahie.

 

-       Bah oui, andouille. Enfin, ce n’est pas vraiment le sujet. Nous dévions un peu. Mais tout cela pour dire que Tom doit être sorti avec toutes les filles de son fan club, sans compter celles qui n’en font pas parti. En fait, je crois que cela concerne la moitié de l’école, dit Carla. Mais non, je rigole ! Il s’agit seulement des greluches du fan club et quelques filles en-dehors, donc environ une petite vingtaine, ajouta-t-elle en éclatant de rire.

 

-       Seulement ? Répéta la jeune fille en levant un sourcil.

 

-       Oui, je comprends ce que tu penses. Moi aussi, cela m’a fait bizarre ».

 

Les deux filles s’écartèrent pour laisser passer un premier ou un deuxième année.

 

-       « Tu devrais te dépêcher de renouer avec lui et prendre la place qui te reviens de droit.

 

-       Ma place ? Questionna Léna qui ne voyait pas où elle voulait en venir.

 

-       Un roi a toujours besoin d’une reine. Et tu en as l’étoffe, répondit Carla ce qui fit lever les yeux au ciel à son amie.

 

-       Tu nous mets tous les deux sur un piédestal. Je suis loin d’être une reine comme tu dis. Et lui aussi.

 

-       Normal, ce n’est pas une fille. Il ne peut pas être reine, fit la jeune fille à l’emblème vert et argent. Ne t’énerve pas ! J’arrête, ajouta-t-elle en levant les mains en signe de rédition. Mais tu peux quand même avouer qu’il est beau, intelligent et gentil.

 

Carla fit une pause et reprit :

 

-       « Même s’il sort avec la moitié de l’école ! Un vrai casanova !!

 

-       Ce n’est pas exactement le terme que j’aurais employé.

 

-       Ma parole ! Serais-tu jalouse ?! S’exclama Carla toute guillerette.

 

-       Non, je cerne davantage le personnage ».

 

Sur ces mots, les deux filles entrèrent dans la salle de classe à la suite de leurs camarades. La pièce avait été aménagée en trois rangées de tables de deux. Les élèves ne pratiquaient plus puisqu’ils recevaient maintenant plus que de la théorie en potions. Léna choisit sa place de façon stratégique afin d’éviter le couple Kiera-David. Ainsi, elle avisa une table au milieu de la rangée de droite et s’y assit. Carla et une de ses amies de Serpentard s’installèrent derrière elle. La jeune fille repéra Chloé qui venait d’entrer. Alors qu’elle esquissait un geste pour lui faire signe de s’asseoir à côté d’elle, quelqu’un tira la chaise voisine.

 

-       « J’espère que je ne te dérange pas ».

 

Léna dévisagea le Préfet-en-Chef qui s’asseyait tout en la jaugeant.

 

-       « Non » Répondit-t-elle à contre-cœur.

 

La jeune fille lança un regard éloquent à son amie derrière elle. Celle-ci esquissa une grimace et articula en silence : « Tout va bien se passer ». Non, tout ne va pas bien se passer ! Léna n’était pas contente du tout. Elle vit Chloé, Rose et Liz s’installer un peu plus loin. Frustrée, la jeune fille sortit sa plume et un rouleau de parchemin de son sac en soufflant discrètement. Elle vit le coup d’œil que lui lança son voisin et décida de l’ignorer pour se concentrer sur le cours que le professeur venait de débuter. Celui-ci portait sur les potions qui permettaient de rendre force et vitalité à la personne qui en buvait. A noter qu’elles avaient le même effet que les vitamines que prenaient les moldus. Léna écrivit la liste d’ingrédients et la recette à suivre en pensant à son frère qui aurait eu besoin d’une de ces potions lorsqu’il était tombé malade.

 

Sentant un regard sur elle, la jeune fille se tourna en direction de la personne qui la fixait depuis un bon moment. Evy, assise un rang à gauche et quelques tables plus loin devant, lui fit un petit sourire et se reconcentra sur le cours. D’après l’expression de son visage, Léna comprit qu’elle était déçue tout autant qu’elle que le Préfet-en-Chef ait choisi de s’asseoir à son côté. Elle souffla discrètement.

 

Inconsciemment, son regard dérivait sans cesse vers la cabane du demi géant qu’elle pouvait apercevoir à travers la fenêtre à sa droite. La jeune fille ne pouvait pas s’empêcher de penser à Rubeus. Au bout d’un moment, Léna jeta un coup d’œil à son voisin de table qui prenait des notes consciencieusement. Son écriture soigneuse noircissait la page. C’est de cette manière qu’elle se rendit compte qu’elle avait raté une recette de potion à cause de ses rêveries et se remit à écouter le professeur.

 

-       « Heureusement que tu ne peux pas tuer quelqu’un avec tes yeux, sinon je serais mort une bonne dizaine de fois aujourd’hui et certainement dans d’atroces souffrances ».

 

Le jeune homme avait parlé tout en continuant à écrire. Léna, pour sa part, préféra ignorer sa remarque et regardait le professeur qui leur montrait une fiole remplie d’un liquide rouge. Environ un quart d’heure plus tard, ils avaient déjà écrit les recettes de sept potions. Léna se demandait combien il y en avait, sachant qu’ils avaient encore une heure et demi de cours.

 

-       « Vas-tu m’ignorer encore longtemps ? Est-ce ta façon de me faire comprends que tu es en colère contre moi ? ».

 

Léna ne releva pas la tête tout de suite. Elle attendit quelques secondes pour lui lancer un regard interrogatif puis retourna presqu’aussitôt à la rédaction des potions.

 

-       « Je te préviens, je ne m’excuserais pas pour ce que j’ai fait », Précisa-t-il.

 

Léna sentit une pointe d’agacement qu’elle essaya d’enfouir pour ne pas se laisser submerger par la colère. Ses yeux avaient de nouveau rencontrés ceux du Préfet-en-Chef. La jeune fille prit sur elle lorsqu’elle parla.

 

-       « Écoute, Tom. Nous n’avons rien en commun. Nos façons de penser ou de voir les choses sont totalement différentes, commença-t-elle. T’ignorer est la meilleure méthode que j’ai trouvé pour éviter de me mettre en colère contre toi à chaque fois que je te vois.

 

-       Alors comme ça, tu ne peux plus me voir en peinture ? Interrogea le jeune homme en gardant les yeux fixés aux siens.

 

-       Ce n’est pas exactement ce que j’ai dit. C’est juste que je n’arriverais jamais à te pardonner pour ce que tu as fait, c’est tout, expliqua Léna. Oui, je sais. Tu l’as fait pour le bien de l’école, ajouta-t-elle voyant que Tom Jedusor allait lui servir encore cette réponse. Mais, ça ne change rien.

 

-       Bien sûr que si, cela change tout. Ce n’est pas comme si j’ai voulu te faire du mal intentionnellement.

 

-       Oui » Fit Léna sur un ton qui signifiait qu’elle voulait clore la conversation.

 

Un ange passa. Pendant qu’ils se défiaient du regard, le professeur Slughorn poursuivait son cours et interrogeait certains élèves pour qu’ils lui exposent leur théorie par rapport à l’intérêt d’utiliser telle potion plutôt qu’une autre.

 

-       « Léna ? ».

 

Carla lui tapota l’épaule.

 

-       « Qu’est-ce qu’il y a ? Demanda Léna en se retournant avec un sentiment de soulagement.

 

-       Tu comprends quelque chose au cours, toi ? ».

 

Elle avait vraiment des amis en or ! Carla essayait de lui sauver la mise. Elle avait dû voir que cela se présentait assez mal entre eux. En revanche, elles n’avaient pas prévue que le jeune homme se retournerait et s’inviterait dans la conversation.  

 

-       « C’est simple. Je vais t’expliquer … ».

 

Et il se lança dans des explications à mourir d’ennui. Léna les laissa là et reprit le train en marche. Mais, le professeur Slughorn remarqua le Préfet-en-Chef en pleine discussion avec sa camarade. Il fronça les sourcils. La jeune fille pensa qu’il allait faire comme s’il ne se passait rien puisque Tom Jedusor était son élève préféré. Toutefois, quelle ne fut pas sa surprise, lorsqu’il l’interpella.

 

-       « Tom ?

 

-       Oh, je vous demande pardon, professeur ! J’expliquais à Carla l’utilité de la poudre de mandragore, s’excusa aussitôt le jeune homme en prenant un air désolé, ce qui horripila Léna.

 

-       Et quelle est-elle ?

 

-       Eh bien, la poudre de mandragore est nécessaire pour toutes potions qui redonne force et vitalité à la personne qui en boit. Elle a de nombreuses propriétés telle que la sédation ce qui permet son utilisation en médecine, néanmoins, elle demeure dangereuse à forte dose. Concernant les potions de force et vitalité, cette poudre à faible dose, contrairement à son but initial, n'endort pas la personne mais majore les effets vitaminiques des autres ingrédients. Deux ingrédients valent mieux qu'un, en somme, expliqua le Préfet-en-Chef.

 

-       Bravo, Tom ! Je n'en attendais pas moins de toi. Vingt poins pour Serpentard ! Léna, vous êtes assise à côté d'un élève brillant. Il est promis à un très grand avenir, vous ne pensez pas ?

 

-       Euh ... Oui » Se sentit obligé de répondre la jeune fille.

 

Sa réponse parut le satisfaire et il retourna à ses moutons. Tom Jedusor la regarda et lui sourit comme pour la narguer.

 

-       « Laisse-moi tranquille, fit Léna, furieuse, en tournant la tête pour contempler le paysage à travers la fenêtre.

 

-       Jamais » Répondit le jeune homme ce qui eut le don de la surprendre.

 

Il avait réussi à attirer son regard et la tête posée sur sa main, il souriait maintenant à pleines dents. Pour sa part, la Serdaigle fronça les sourcils.

 

-       « Tu ne te débarrasseras pas aussi facilement de moi », reprit-il.

 

Le Préfet-en-Chef riait comme s’il s’agissait de la blague du siècle. Son rire était masqué par le brouhaha ambiant qui venait de s’installer. Quelqu’un venait de faire tomber plusieurs chaudrons en allant prendre un livre dans l’armoire au fond de la classe.

 

-       « Et si je n’ai pas envie que tu fasses partie de ma vie ? Questionna Léna sur un ton de défi malgré l’étrange impression que lui donnait le jeune homme.

 

-       Pourquoi voudrais-tu que je disparaisse de ta vie ? Franchement, Léna ! Je suis un élève brillant promis à un très grand avenir.

 

-       Je suis moi-même promise à un très grand avenir, vois-tu. Le professeur Slughorn me l’a prédit ! Ricana la jeune fille. Donc je n’ai pas besoin de toi.

 

-       Tu ne le réalises pas encore, c’est tout ».

 

Irritée mais aussi étonnée par sa dernière remarque et sa haute estime de lui-même, Léna le fixa dans les yeux en fronçant les sourcils. Décidément, elle n’arrêtait pas de les froncer. Si cela continuait, elle allait avoir des rides.

 

-       « Je suis indispensable pour tout le monde. C’est ce que tu vas me dire, c’est cela ? Demanda Léna, soudain blasée.

 

-       Oui mais surtout pour toi, ma chère.

 

-       Ne prends pas tes rêves pour des réalités, répliqua la jeune fille.

 

-       Mes rêves ? Je les réalise, rétorqua-t-il, sûr de lui.

 

-       Tant mieux pour toi, dit Léna. Bon, maintenant j’aimerais bien suivre le cours ».

 

Elle entendit le rire discret de son voisin de table mais elle ne tourna pas pour autant la tête vers lui. La jeune fille reprit la rédaction des recettes de potions. Le grattement de la plume de son camarade contre le parchemin lui parvint aux oreilles. Il allait enfin lui lâcher la grappe, du moins elle l’espérait. Cependant, le répit fut de courte durée puisqu’à environ une demi-heure de la fin du cours, le Préfet-en-Chef décida de reprendre la conversation.

 

-       « Qu’as-tu décidé de faire après ton diplôme ? ».

 

Bon sang, quand allait-il la laisser tranquille ?

 

-       « Il y a deux mois, tu m’as dit que tu ne savais pas encore ».

 

Il ne la regardait pas. Pourtant, elle avait l’impression que ses yeux perçants la dévisageaient à lui brûler la couanne.

 

-       « Médicomage ».

 

Un ange passa. Puis deux.

 

-       « Il y a une formation de quelques mois avant d’exercer, c’est cela ?

 

-       Neuf mois, précisa Léna du bout de lèvres.

 

-       Quand va-t-elle débuter ? Questionna le jeune homme.

 

-       Début septembre.

 

-       Tu pourras prendre soin de moi quand tu auras terminé alors !

 

-       Sûrement pas, je n’ai pas que cela à faire … Tu n’es pas le centre du monde. Il y en aura beaucoup d’autres avant toi, Dieu merci, répondit Léna, acerbe.

 

-       Certes ».

 

La jeune fille l’avait vexé. Quelques minutes s’écoulèrent pendant que les deux jeunes gens fixaient le mur devant eux. Puis, Léna risqua un coup d’œil vers lui. Elle remarqua sa mâchoire crispée. La pâleur de sa peau faisait ressortir ses cheveux de jais. Toute colère envolée, Léna pensa qu’elle était allée trop loin.

 

-        « Je suis désolée ».

 

Le jeune homme se tourna vers elle. Son visage se décrispa et se fendit d’un sourire.

 

-       « Il n’y a pas de mal ».

 

Toujours cette politesse.

 

-       « En tout cas, cette profession te convient parfaitement ».

 

Malgré elle, cela lui fit plaisir et flattée, elle ne put s’empêcher de sourire. Pour qu’il ne la voit pas, la jeune fille mit sa main devant sa bouche et tourna la tête vers la fenêtre en regardant l’environnement extérieur sans vraiment le voir. Cependant, ce fut inutile. Rien n’échappait au Préfet-en-Chef.

 

-       « Aaaah, enfin un sourire, dit assez fort le jeune homme. Cela faisait longtemps. Il m’avait manqué » ajouta-t-il plus discrètement.

 

Léna le regarda dans les yeux pour vérifier qu’il ne se moquait pas d’elle. Cela ne semblait pas être le cas. Un Serpentard du nom de Hopkins se retourna devant Tom Jedusor et l’observa d’un air interrogatif. Le Préfet-en-Chef sourit à la jeune fille.

 

-       « Il n’y a rien, répondit-il au garçon. Il n’y a rien à part le beau sourire de Léna », poursuivit-il, ce qui la fit rougir.

 

-       Eh bien, Tom ? Moi qui croyait que vous étiez encore en train d’exposer votre savoir à une de vos camarades de classe, intervint le professeur Slughorn qui s’était approché sans que ni l’un ni l’autre le remarque.

 

 

End Notes:

A suivre ... 

Chapitre 32 by Maggie31
Author's Notes:

Bonjour à toutes et à tous ! Je poste un nouveau chapitre aujourd'hui mais avant tout, je voudrais vous faire mes excuses. J'ai oublié de mettre un élément plus ou moins important dans les chapitres précédents. J'ai fait les modifs sur le chapitre 24 (un paragraphe ajouté au début). Je vous met le paragraphe ci-dessous, cela vous évitera de retourner le lire :

"Le mardi 8 mai 1945 marqua officiellement la fin de la deuxième guerre mondiale. La jeune fille reçut le lendemain une lettre de sa mère accompagnée du journal de la veille. Les articles ne parlaient que de cela. Sa mère lui écrivait qu’elle avait reçu une missive quelques mois plus tôt qui lui annonçait que le père de Léna était porté disparu. Elle voulait lui annoncer cette mauvaise nouvelle de vive voix après la fin de ses examens mais comme la guerre était désormais terminé, elle savait que la jeune fille allait tôt ou tard lui demander pourquoi son père ne donnait plus signe de vie. 

Léna n’en fut pas surprise. Cependant, cette lettre rendait réel ce qu’elle pensait tout bas. Cela la rendit très triste. Pour elle, c’était comme s’il était mort."

 

Voilà, maintenant vous pouvez lire le chapitre suivant (à noter, qu'il ne parle pas du tout du père de Léna). Bonne lecture !

Chapitre 32

 

 

-       « Aaaah, enfin un sourire, dit assez fort le jeune homme. Cela faisait longtemps. Il m’avait manqué » ajouta-t-il plus discrètement.

Léna le regarda dans les yeux pour vérifier qu’il ne se moquait pas d’elle. Cela ne semblait pas être le cas. Un Serpentard du nom de Hopkins se retourna devant Tom Jedusor et l’observa d’un air interrogatif. Le Préfet-en-Chef sourit à la jeune fille.

-       « Il n’y a rien, répondit-il au garçon. Il n’y a rien à part le beau sourire de Léna », poursuivit-il, ce qui la fit rougir.

-       Eh bien, Tom ? Moi qui croyait que vous étiez encore en train d’exposer votre savoir à une de vos camarades de classe, intervint le professeur Slughorn qui s’était approché d’eux sans que ni l’un ni l’autre le remarque.

Mortifiée, la jeune fille se tourna vers le professeur de Potions. Elle s’aperçut que tous les élèves présents dans la salle les regardaient. Livide, Léna jeta un coup d’œil à Carla qui lui répondit par une moue désolée.

-       « Je m’excuse d’avoir interrompu le cours une seconde fois, professeur » Dit le Préfet-en-Chef.

Le professeur Slughorn leva l’index droit en l’air et l’agita de droite à gauche pour lui signifier qu’il ne voulait pas de ses excuses.

-       « Si Miss Jones a besoin davantage de précisions quant à la préparation d’une potion, je ne vois pas pourquoi je vous empêcherais de répondre à ses questions. Cependant, il semblerait que le sujet de votre conversation ne concernait pas le cours … Non, loin de là ».

Léna baissa les yeux, ne sachant plus où se mettre.

-       « En tant que votre professeur, je suis obligé de vous rappeler à l’ordre. En effet, ce genre de discussion n’a pas lieu d’être dans une salle de classe » Poursuivit le moustachu.

Elle entendit des murmures autour d’elle. Ses camarades se demandaient ce que le Préfet-en-Chef et elle avaient bien pu se dire pour que le professeur de Potions intervienne.

-       « Je suis désolée, Professeur Slughorn. Nous ne le ferons plus, s’excusa Léna à son tour.

-       Je l’espère bien, Miss ».

Puis, il s’adressa à l’ensemble de ses élèves.

-       « Bien. Maintenant, j’aimerais que vous lisiez le premier paragraphe de la page 394 dans un premier temps puis dans, un deuxième temps, vous m’expliquerez pourquoi cette plante a un rôle fondamental lors de la préparation d’une potion vitaminique après avoir débattu avec votre voisin de table ».

Léna n’avait pas remarqué qu’il leur avait distribué des livres. A l’expression sur le visage du Préfet-en-Chef qui regardait le livre posé entre eux deux sur la table, elle comprit qu’il était aussi surpris qu’elle. Le professeur de Potions attendit que les élèves soient tous concentrés sur le livre en question puis il se tourna vers les deux fauteurs de troubles. Il attira leur attention en se penchant vers eux.

-       « Dites-moi vous deux, commença-t-il en chuchotant pendant que les premiers élèves, qui avaient déjà terminé de lire, échangeaient leurs idées entre eux. Serait-il possible que vous, mes plus brillants élèves, accordiez à partir de maintenant votre attention à mon cours au lieu de flirter ? ».

La fin de sa question fit de nouveau rougir la jeune fille. Si les autres élèves avaient entendus, ils ne laissèrent rien paraître. Léna espérait qu’avec le brouhaha qui s’était maintenant installé, personne d’autre n’avait compris ce qu’il venait de dire. Incapable de parler sans bégayer, c’est son voisin qui répondit.

-       « Bien sûr, professeur.

-       Bien, fit l’homme moustachu, satisfait. Pour tout vous avouer, cela m’a énormément surpris. Cependant, je pense que ce genre de choses commence à votre âge. Vous êtes bientôt des adultes, n’est-ce pas ? Poursuivit-il en baissant la voix de sorte que, seul, ses deux élèves l’entendent. En tout cas, vous faîtes un bien joli couple. Vos enfants auront seront magnifiques et intelligents, tout comme vous ».

Il leur fit un clin d’œil. Léna avait arrêté de respirer. Le malentendu lui avait aussi pris sa voix. Elle regarda son soi-disant petit ami qui eut un sourire en coin. Il riait sous cape, ce saligaud. Sa respiration revenue, la jeune fille lui balança un coup de coude discret. Tom Jedusor l’observait désormais avec un grand sourire.

-       « Oooh ! Mais quelle belle complicité ! S’extasia le professeur, sur un ton paternel. Bon nombre d’élèves doivent vous envier, l’un comme l’autre.

-       Je suis désolé de vous contredire, professeur, mais Léna me demandait de clarifier la situation. Nous ne sommes malheureusement pas un couple, dit finalement le jeune homme, au grand soulagement de la Serdaigle.

-       Malheureusement ? Tiqua le professeur Slughorn.  

-       Eh bien, oui, professeur. Que voulez-vous ? Léna est très appréciée par la gente masculine mais il est très difficile de lui plaire, répondit le jeune homme ce qui eut pour effet de faire rougir de nouveau l’intéressée.

-       Ah, je vois. Mais, il me semblait que, de votre côté, Tom, vous avez bon nombre d’admiratrices.

-       Comme on dit, nous voulons toujours ce que nous ne pouvons pas avoir, sourit le Préfet-en-Chef.

-       En tout cas, je peux vous dire que vous êtes sur la bonne voie, fit le professeur en remarquant les rougeurs sur les joues de Léna. Continuez comme cela, mon garçon ».

Il leur fit un nouveau clin d’œil et partit interroger les autres. La jeune fille se pinça l’arête du nez et ferma les yeux un instant, le temps de reprendre ses esprits. Elle n’en revenait pas. Tom Jedusor avait joué la comédie dans le but d’attendrir le professeur de Potions pour qu’il soit plus indulgent avec eux. Comment réussissait-il à rester aussi calme ?

La Serdaigle se rappela les paroles de Carla. « Tout va bien se passer ». Elle poussa une longue inspiration. Bon sang, elle avait du mal à digérer l’humiliation qu’elle avait subi lorsque le professeur les avait surpris et les paroles du Préfet-en-Chef tournait en boucle dans sa tête. Nouvelle inspiration.

Une fois calmée, Léna rouvrit les yeux et rencontra ceux du jeune homme.

-       « Tout va bien ?

-       Ce que tu as dit était très gênant, lui reprocha-t-elle.

-       T’ai-je incommodée d’une quelconque façon ? Vas-tu arrêter de me parler pendant les deux mois qui vont suivre car tu es en colère après moi ?

-       Non, répondit Léna. C’est seulement que je n’ai pas l’habitude d’entendre ce genre de discours me concernant.

-       Pourtant, avec tous les garçons qui te tournent autour, j’aurais pensé le contraire. Dans ce cas, souhaites-tu que je te flatte plus souvent ?

-       Comment ?! N-non, fit la jeune fille, désarçonnée. Non, bien sûr ! ».

Elle inspira.

-       « Je ne dis pas que je n’aime pas que quelqu’un me complimente. Je mentirais. Mais je préfère que ce soit … ».

« Un autre garçon ».

-       « Dans d’autres circonstances … » Reprit-elle en lançant un regard à la dérobée pour trouver de l’inspiration.

Il tomba quelques secondes sur un garçon en particulier. La Serdaigle tourna précipitement les yeux vers un point à l’opposé. Elle maudit son inconscient qui la trahissait. Pourtant, Léna était persuadée que c’était de l’histoire ancienne. Cependant, elle devait admettre qu’elle pensait encore à lui. Malheureusement, le Préfet-en-Chef s’aperçut de son manège.

-       « Tu préfères que cela vienne de David. Tu l’aimes encore. Je me trompe ? ».

-        Non, non ! Je ne suis plus amoureuse de lui. Je n’ai plus envie d’entendre parler de lui.

-       Tu mens, répliqua Tom Jedusor.

-       N-non, bégaya la jeune fille, surprise par le ton ferme du garçon.

-       Lorsque tu veux mentir, montre à ton interlocuteur que tu es convaincu par ce que tu avances.

-       Je suis sûr de ce que je te dis, Tom. Je ne l’aime plus. C’est vrai que j’ai des difficultés à l’oublier mais de là à souhaiter qu’il me dise ces choses-là … Je ne suis pas désespérée à ce point ! Répondit Léna, énervée. Et puis, tu ne peux pas savoir ce que je pense alors arrête de prétendre le contraire.

-       Je n’ai pas besoin de lire tes pensées pour te comprendre. Ton attitude traduit tout ce que tu ressens et tout ce que tu penses, ma chère, dit le jeune homme en croisant les bras et en s’enfonçant au fond de son siège, la mine contrariée.

-       D’accord, Monsieur le Préfet-en-Chef. Tu arrives à lire en moi comme dans un livre ouvert. Mais pour David, je suis sûre de ce que j’avance.

-       Léna, tu es tê…

-       Non, je t’arrête tout de suite. Toi aussi, tu es obstiné, le coupa-t-elle. Et puis, mince ! Cette conversation ne mène à rien. Tout cela pour dire que cela me gêne lorsque l’on tient ce genre de discours. Après, libre à toi de t’en servir avec Evy et les autres filles de ton fan-club.

-       En fait, tu es jalouse, c’est ça ?

-       Bon sang, souffla la jeune fille, blasée. J’arrête de te parler puisque nous nous disputons à chaque fois ».

Furieuse, Léna posa la tête sur sa main et regarda le professeur continuer son cours.

-       « Pour ma part, j’étais content lorsque tu m’as souri tout à l’heure, commença le jeune homme. Je n’aime pas que nous nous disputions et toi non plus. Alors, faisons la paix ».

La jeune fille le regarda quelques secondes puis battit en retraite et serra la main tendue du Préfet-en-Chef.

-       « Moi, cela ne me dérange pas que l’on me « tienne ce genre de discours », comme tu dis, dit ce dernier, taquin.

-       Tom …

-       De même, je ne serais pas contre quelques compliments de ta part. Cela changerait des disputes que nous avons souvent.

-       C’est vrai que je ne suis pas toujours gentille avec toi. Mais te complimenter te rendrait davantage … Comment dire ? Réfléchit Léna.

-       Parfait ? Proposa le jeune homme.

-       Imbus de toi-même » Riposta la Serdaigle, avec un sourire de défi.

Devant l’expression du Préfet-en-Chef, Léna éclata de rire.

-       « Dis donc, les tourtereaux, la cloche a sonné depuis deux minutes. Il serait temps de sortir de votre bulle rose et de rejoindre notre monde, maintenant » Intervint Carla.

Léna constata avec effarement que la plupart des élèves étaient déjà partis. Elle se leva en prenant ses affaires et suivit Carla et ses amies qui les avaient rejointes. La Serpentard se pencha près de l’oreille de Léna.

-       « Slughorn a raison. On dirait que vous êtes un couple, chuchota-t-elle. Bientôt, vous allez vraiment en devenir un ».

Avant que la jeune fille puisse répondre à son amie, elle sentit quelqu’un l’effleurer.

-       « Je suis sur la bonne voie donc cela ne devrait pas tarder ! » Lança le Préfet-en-Chef en lui adressant un clin d’œil avant de disparaître dans le flot d’élèves dans le couloir.

Carla jeta un regard d’incompréhension à la Serdaigle démontrant ainsi qu’elle n’avait entendu que ce qu’avait dit le professeur de Potions – laquelle lui répondit par un haussement d’épaules. Les deux filles rejoignirent Chloé et Liz qui les attendaient dans le couloir pour ensuite se diriger vers la Grande-Salle. Rose y était déjà. Lorsqu’elle les aperçut, elle leur adressa un signe de la main pour qu’elles viennent la rejoindre.

Après le repas, Léna réussit à attraper Nathanaël, toujours dans la lune, qui passait devant elle sans la voir. Mais ils n’avaient pas le temps de parler longtemps alors ils se fixèrent rendez-vous dans le hall après les cours.

L’après-midi, Léna avait un cours de Botanique. Cette fois, il se déroulait avec les Poufsouffles. Ainsi, elle s’assit non loin d’Edward qui amusa la galerie pendant que le professeur s’escrimait à leur prodiguer des conseils par rapport à des plantes qui n’intéressaient personne hormis le botaniste en herbe, dénommé Ernest Grass. Lorsque la cloche sonna, délivrant ainsi les élèves, Léna dit à ses amies qu’elle les rejoindrait plus tard et se précipita dans les escaliers. Dévalant les marches rapidement, elle dépassa un grand nombre de ses camarades. Cependant, quelqu’un la rattrapa.

-       « Eh bien ? Pourquoi es-tu aussi pressée, Miss ?

-       Encore toi ? Répondit la jeune fille. A force, je vais vraiment penser que tu me suis !

-       Je fais seulement mon devoir de Préfet-en-Chef, rétorqua le jeune homme. Il est interdit de courir dans l’escalier, demoiselle, lui rappela-t-il devant l’air interrogatif de Léna.

-       Je ne vois pas de quoi tu parles, dit la Serdaigle en ralentissant la cadence. Je ne vois personne courir ici !

-       Fais donc la maligne ! Attention, cela pourrait te coûter des points.

-       Tu ne ferais pas ça ? S’indigna Léna. D’accord, j’arrête, Monsieur le Préfet-en-Chef. Je ne le referais plus, reprit-elle face à l’expression sérieuse du jeune homme.  

-       Voilà qui est mieux ».

La Serdaigle poursuivit son chemin en essayant de semer le jeune homme. Peine perdue, il s’avérait qu’il pouvait se la jouer super glue.

-       « Plus sérieusement, je pourrais savoir pourquoi tu m’espionnes ? Demanda-t-elle après quelques minutes.

-       Je souhaitais seulement connaître la raison de ton empressement.

-       Tu peux me poser la question au lieu de me suivre comme tu le fais, tu sais, dit Léna en continuant à marcher en slalomant entre les élèves.

-       Non, je te connais. Tu ne me diras rien ».

Ils atteignirent d’autres marches et les descendirent. Léna se retourna pour le dévisager.

-       « Je vais voir Nathanaël. Il doit me parler de quelque chose d’important.

-       Je vois ».

La jeune fille voulu se retourner mais elle percuta un élève qui la rattrapa avant qu’elle ne s’écrase contre les marches glissantes. Elle reprit contenance et par la même occasion son chemin mais plus rapidement puisque le Préfet-en-Chef était dans son dos ou plutôt « SUR » son dos comme on dit. Cependant, deux marches plus loin, elle glissa sur le marbre et manqua de tomber une nouvelle fois. Ce fut le Préfet-en-Chef qui la réceptionna, cette fois.

-       « C’est pour cela qu’il est interdit de courir dans les escaliers ».

La jeune fille rougit de honte. Le Serpentard ne la relâcha pas. Il prit la main de Léna et la posa sur son bras.  

-       « Je vais t’escorter, ce sera plus prudent ».

Ils descendirent la fin des marches ainsi. Léna était toujours rouge de honte. Les élèves qui passaient avaient remarqués leur proximité et murmuraient à leur passage. Les deux jeunes gens se faisaient à nouveau remarquer et ce n’était pas du tout au goût de Léna, qui lorsqu’ils arrivèrent en bas de l’escalier, se libéra précipitamment de l’emprise du Préfet-en-Chef. Ce dernier la regarda avec étonnement. Cependant, elle n’eut pas besoin de répondre à sa question muette puisqu’il comprit ce qu’il se passait dans sa tête grâce au coup d’œil qu’elle jeta sur leurs camarades qui les observaient. Leur conversation lors du cours de Potions lui revint en mémoire. Léna voulait se montrer plus aimable avec lui alors, respectant sa nouvelle résolution, elle se força à lui sourire.

-       « Tom, je dois vraiment y aller. Je suis censée rejoindre Nathanaël dans … » Commença-t-elle, doucement.

La jeune fille s’interrompit lorsqu’elle vit son cousin descendre les escaliers. Le Préfet-en-Chef suivit son regard.

-       « Quand on parle du loup … ».

Nathanaël était arrivé au moment où le jeune homme avait parlé. Il leur lança un regard interrogatif.

-       « Je disais à Tom que je devais te rejoindre » Répondit simplement Léna.

S’en suivi un silence. Aucun d’eux ne prit la parole. Chacun semblait perdu dans ses pensées. Léna regardait maintenant les autres élèves continuer à descendre ou à monter l’escalier comme si c’était devenu la chose la plus intéressante du monde. Au bout d’un moment, sans que Léna ne s’aperçoit de rien, Tom Jedusor adressa un regard insistant à Nathanaël qui comprit le message et s’éclaircit la gorge.

-       « Léna ? ».

Celle-ci s’arracha à sa contemplation et se concentra sur son cousin.

-       « Tu es prête ?

-       Oui, allons-y » Dit la jeune fille qui sentit l’angoisse la gagner.

 Voyant que le Préfet-en-Chef les suivait toujours, elle lança un regard interrogatif à Nathanaël qui haussa les épaules.

-       « Il est au courant de tout ».

Surprise, Léna ouvrit de grands yeux. Alors comme ça, Tom Jedusor savait tout de sa vie alors qu’elle peinait à comprendre qui elle était et qu’elle devait quémander les informations à son cousin, maintes et maintes fois avant qu’il ne se décide à tout lui révéler ?! Indignée, elle ouvrit la bouche puis la ferma, repensant à sa résolution.

-       « Qu’est-ce qui ne va pas ? Demanda Nathanaël, avec son flegme habituel. Cela te dérange que j’ai tout raconté à Tom ?

-       Non, dit Léna, en s’efforçant à garder un visage neutre mais sans parvenir à contrôler le ton ferme de sa voix.

-       Ah … » Fit-il comprenant qu’elle venait de lui mentir et ne sachant visiblement pas ce qu’il devait dire ou faire.

Perdu, il la regarda, attendant vraisemblablement qu’elle parle. La jeune fille tourna les talons et les enjoignit de la suivre.

-       « On ne va pas rester comme deux ronds de flan ici ».

Mais alors qu’ils esquissaient un pas, Tom Jedusor prit la parole.

-       « Je vous vois plus tard, je vous laisse en famille ».

Et il partit sans demander son reste, les laissant en plan. Les deux cousins échangèrent un regard. Celui du jeune homme était empreint de reproches.    

-       « Bah quoi ? Répliqua Léna avec délicatesse. C’est juste que je ne comprends pas pourquoi il sait déjà tout alors que moi tu repousses à chaque fois le moment pour tout me raconter.

-       Il m’a aidé à te retrouver.

-       Sans blague ? Lâcha la jeune fille, de mauvaise foi.

-       Léna ! Essaye de comprendre. Je n’avais pas le choix. J’ai du tout lui expliquer pour qu’il me prête main forte. J’ai eu beaucoup de mal à te retrouver, tu sais ».

La Serdaigle réfléchit à ce qu’il venait de lui dire. Elle souffla et comprit qu’elle s’était comporté excessivement.

-       « D’accord, j’ai agis par jalousie. Je m’en excuse.

-       Ce n’est pas à moi qu’il faut que tu présentes des excuses, répondit Nathanaël. Bien. Maintenant, nous devrions aller parler ailleurs. Je ne souhaite pas que tout le monde nous écoute ».

La jeune fille le suivit jusque dans un coin du parc du Château sans broncher. Il faisait chaud alors elle enleva sa veste et l’étala par terre pour s’asseoir dessus. Son cousin s’installa directement sur la pelouse en s’allongeant. Il joignit ses mains derrière la tête et, malgré son attitude décontractée, son visage prit un air soucieux. Il semblait ne pas savoir par où commencer. Léna le laissa dans ses pensées, attendant sagement qu’il se mette à parler. Ses yeux parcouraient l’étendue d’herbes verdoyantes où plusieurs élèves les avaient imités.

Au bout de quelques minutes, Nathanaël brisa enfin le silence. Il commença par lui exposer l’arbre généalogique familial. Il était composé d’un certain George Powell qui avait épousé une certaine Amélia Longdon. Tous deux étaient leurs grands-parents décédés il y avait de cela quelques années. George travaillait au ministère en tant que chef des aurors. Il était dur, froid et ne détournait jamais les yeux de ses objectifs. Il avait à cœur la réputation de sa famille. George pouvait ressembler à tous ces hommes au « sang pur » qui prétendaient être supérieur aux autres. Cependant, il exécrait ce genre de comportement. Aussi, son caractère glacial ne l’empêchait pas d’aimer son prochain et de faire preuve de gentillesse avec sa famille. Son épouse, Amélia, était son exact opposé. Sa douceur et sa gentillesse n’avaient d’égal que son grand cœur. Elle faisait partie de ces personnes qui donnaient sans rien attendre en retour. Par ailleurs, Amélia avait créé une association avant-gardiste pour venir en aide aux plus démunis, aux femmes seules avec enfants, aux orphelins et d’autres personnes dans le besoin. Amélia et George avaient eu trois enfants, prénommés Richard, Nicholas et Meredith.

Richard, l’ainé, avait subi l’éducation très stricte et l’énorme pression exercée par son père, George, pour qu’un jour il devienne le digne chef de la famille Powell. Il avait travaillé un temps au ministère mais, devenu fou, il fut envoyé à Azkaban pour un crime qu’il avait commis il y a quelques années.

Nathanaël ne développa pas davantage et poursuivit avec le deuxième enfant des Powell : Nicholas.

Celui-ci, aussi gentil que sa mère et aussi dur en affaire que son père, était chef des aurors, succédant à son père après sa mort et donc considéré comme le patriarche de la famille Powell. Il était marié avec une passionnée de livres, dénommée Rachel Peters. Jolie et intelligente, Rachel avait eu plus d’un prétendant lorsque ses parents l’avaient présentée aux fils de leurs amis « sang pur ». Elle, aussi, avait subi une éducation stricte mais tournée vers les idéaux de supériorité qu’elle n’a jamais partagé. Elle avait rencontré Nicholas, sang pur, détail qui avait plu à ses parents ce qui lui permis de l’épouser. Rachel, déjà affectée par le décès de leur premier enfant, travaillait dans une librairie avant d’arrêter suite à la disparition de leur fille. Nicholas et Rachel eurent deux enfants : Mathew, décédé deux ans après sa naissance et Mary ou plutôt Léna.

Puis, Nathanaël passa au dernier enfant de la fratrie, Meredith.

Meredith, une femme charmante, très jolie et indépendante, était une dresseuse de dragons. Elle avait eu un enfant, Nathanaël, avec un homme décédé trois mois avant la naissance de ce dernier. Harold, c’était son nom, était lui aussi dresseur de dragons et avait trouvé la mort en exerçant son métier. Ainsi, Nathanaël ne l’avait jamais connu et ne pouvait pas lui en dire davantage.

Le jeune homme prit une pause. Il regardait le ciel bleu sans nuage. Léna lui jeta un coup d’œil puis retourna à sa contemplation des élèves qui s’amusaient plus loin dans l’herbe.

-       « Je sais quelle est la question que tu te poses ».

La Serdaigle ne répondit pas. Patiemment, elle attendait la suite.

-       « Dans la famille Powell, nous avons un secret » Commença Nathanaël, piquant la curiosité de Léna.

La brise souleva quelques mèches de cheveux de cette dernière et les fit glisser devant ses yeux. Léna les mit derrière ses oreilles, dégageant ainsi son visage.

-       « Il s’agit d’un objet magique qui est légué de génération en génération dans la famille. Il a été créé par une de nos ancêtres il y a très longtemps, pendant une période de guerre. Cependant, personne n’en a eu l’utilité jusqu’à présent et désormais, la famille a le devoir de protéger ce secret afin qu’il ne tombe pas entre de mauvaises mains. L’objet magique en question est un collier dont la pierre du pendentif renferme une potion qui rend invincible celui qui la boit. L’effet ne dure que quelques minutes et nous ne pouvons l’utiliser qu’une seule fois. Il est aussi très toxique contre les personnes qui ne font pas parti de notre famille. Il leur cause de graves brûlures et peut les rendre fou ».

La jeune fille observait maintenant son cousin avec attention et curiosité.

-       «  Il y a eu de nombres conflits dans la famille au cours des siècles à cause de cet objet. D’ailleurs, il y a eu une très grosse dispute entre ton père, ma mère et notre oncle. Ce dernier, qui est l’ainé, avait à dessein de le donner à son maitre, Grindelwald, afin de lui montrer qu’il était digne d’intérêt. Les deux autres connaissaient ses intentions mais d’un autre côté, eux aussi, étaient intéressés par l’objet magique. Toutefois, seul l’ainé de la famille peut en hériter. Il existe un testament dans lequel est inscrit le nom de l’héritier. Le précédent possesseur écrit le nom du prochain ainé de son choix, c’est-à-dire, qu’il peut le donner à son petit-fils ou sa petite-fille et ainsi de suite ».

Il fit une pause et reprit quelques secondes après pour laisser à Léna le temps d’intégrer toutes les informations.

-       « George, notre grand-père, était le possesseur. Au départ, il avait désigné son premier fils dans le testament mais, face au comportement de ses enfants, il a changé d’avis ».

Léna se préparait psychologiquement à la suite. Elle sentait qu’il essayait de la ménager.

-       « Vas-y, continue. Je t’écoute, l’encouragea-t-elle.

-       Tes parents ont eu un fils avant toi. Il s’appelait Mathew et a été désigné comme l’ultime héritier. Mais ce ne fut pas au goût de Richard. Celui-ci entra dans une colère noire et un jour, alors que le petit avait deux ans, il s’attaqua à ton père et à ta mère pour kidnapper Mathew et le manipuler pour que plus tard lorsqu’il serait assez grand, il lui donne le collier. Sauf que cela a mal tourné. Richard … ».

-       L’a tué, devina Léna.

-       Oui, c’est ça, dit Nathanaël en croisant enfin son regard. Et maintenant, c’est toi que George a désigné comme héritière du collier. C’est pour cela que tes parents ont dû t’abandonner ».

 

End Notes:

à suivre ...

Chapitre 33 by Maggie31
Author's Notes:

Bonjour/Bonsoir ! Je suis désolée pour l'attente. Je vous souhaite néanmoins une bonne lecture !

Chapitre 33


-       « Mais Grindelwald est en prison et Richard s’y trouve aussi ! S’écria Léna.


-       Oui, mais le collier a aussi ce pouvoir qui rend accro. Richard va tout tenter pour te retrouver, même si son maitre n’a plus d’influence sur lui, s’il est mort ou s’il est enfermé. De plus, sa peine de prison ne durera pas toute sa vie et elle termine dans peu de temps » Répondit Nathanaël, ce qui déçut la jeune fille qui observait toujours les élèves qui lui paraissaient si loin à présent.


Un silence s’installa. Léna n’en revenait pas. Les informations tournaient à toute vitesse dans sa tête. Sur son épaule droite, elle sentit la main de son cousin qui essayait de la réconforter. Elle posa la sienne dessus et la serra fort. Les larmes brouillaient sa vue. Elle renifla. Le vent souleva encore une fois ses cheveux mais la jeune fille ne les remit pas derrière ses oreilles et les laissa lui cacher le visage.


Plusieurs émotions brouillaient ses pensées. La peur était la première, bien évidemment. La tristesse et la colère étaient les suivantes pour avoir perdu son frère qu’elle ne rencontrerait jamais et pour le lourd fardeau qu’elle devait désormais porter. Elle repensa au collier puis soudain, elle fit le rapprochement. La jeune fille releva la tête brusquement ce qui fit sursauter Nathanaël.


-        « Mais, ce collier ressemble beaucoup à celui que Madison a porté en début d’année !


-       En effet, il lui ressemble comme deux gouttes d’eau. En réalité, il s’agit d’une copie que Richard a créé. Il pensait que la potion d’invincibilité pouvait être reproduite mais ce fut un échec. Alors, comme le collier ne lui était plus d’aucune utilité, il l’a donné à un de ses amis qui n’est autre que le père de Madison. Contrairement à ce qu’a dit le directeur, il a contacté ton père et lui a rendu le bijou après avoir prévenu le paternel de Madison. Ce dernier a eu quelques soucis avec le ministère qui a étouffé l’affaire. Ton père a raconté à ses supérieurs que le collier avait été créé par Richard sans entrer dans les détails afin de garder le secret familial, répondit Nathanaël.


-       Pourquoi n’a-t-il pas créée uniquement la potion ? Demanda la jeune fille, perdue. Est-ce qu’elle fonctionnait au moins cette potion ou avait-elle une autre propriété qui se serait développée ? Comment se fait-il que Madison l’avait ? Je ne comprends rien du tout, ajouta-elle avant que son cousin ne puisse en placer une.


-       Il a voulu reproduire à l’identique l’héritage de notre famille alors il a reproduit le collier aussi et il aime les jolies choses. Je suppose que cela fait partit de ses motivations. Tu sais, notre oncle est tordu donc je ne peux pas dire ce qu’il lui est passé par la tête.


En ce qui concerne la potion de Richard, elle n’a aucun effet. La pierre ne contient que du liquide qui pourrait s’apparenter à l’eau au final. Cependant, le bijou n’en est pas moins dangereux puisqu’il a un autre pouvoir qui se trouve dans le métal qui le compose. Il attire comme un aimant les gens et les rend dingue en plus de brûler la personne qui le porte, répondit son cousin, avec patience.


-       Et pour Madison ? Insista la jeune fille.


-       Elle l’a sûrement voler à son père.


-       Je ne sais même pas si je peux te croire. Comment veux-tu que j’avale un truc pareil ? Tu n’as aucune preuve que je sois ta cousine et encore moins l’héritière de … cette potion miraculeuse, fit Léna qui commençait à douter sérieusement de ce que lui racontait Nathanaël. Tout cela est basé sur des suppositions … ».


La jeune fille lui avait lâché la main et s’était désormais retournée vers lui.


-       « Je comprends que tu aies des doutes. Il y a beaucoup de choses qui ne sont pas claires pour toi. De plus, je te raconte tout cela d’un seul coup. Cela peut être difficile à encaisser et surtout à croire mais je te dis la vérité. Je te le jure.


-       Et toi ? Es-tu sûr que je suis véritablement ta cousine ?


-       Je le pense, oui » Répondit Nathanaël, en la regardant dans les yeux.


La conversation s’arrêta là. Les deux jeunes gens restèrent plus d’une demi-heure à contempler les autres élèves sur la pelouse comme si c’était l’attraction la plus distrayante au monde. Léna avait l’impression que l’école n’avait plus de place pour elle comme si elle n’était plus la même.


Au bout d’un moment, la jeune fille s’excusa et retourna au Château. Elle avait besoin d’être seule. Ainsi, Léna arpenta les couloirs de Poudlard pour se vider la tête puis rejoignit ses amies dans la salle commune une heure plus tard. Elle s’installa sur un des canapés entre Chloé et Rose. Comme elle ne suivait pas la conversation, ses amies lui demandèrent ce qui n’allait pas.


-       « J’ai quelque chose à vous dire ».


Les filles montèrent dans leur dortoir en compagnie de Carla que Liz avait été chercher, puis Léna leur raconta tout depuis le début – comment son cousin avait procédé pour la retrouver, en passant par l’arbre généalogique de la famille et en terminant par l’héritage. Ses amies n’en revenaient pas, elles non plus. Chloé devina tout de suite les doutes et les peurs de la jeune fille et s’empressa de la réconforter.


-       « Je ne pense pas que Nathanaël t’ait menti.


-       Je l’espère, répondit Léna. Sinon, dans quel but ?


-       Ce ne serait pas logique, en effet, fit Liz.


-       Je suis d’accord » Enchérit Carla.


Rose ne disait rien. Elle semblait réfléchir.


-       « Il ne t’a rien demandé ? Questionna-t-elle. Je veux dire, t’a-t-il demandé de lui donner quelque chose ou de faire quoi que ce soit pour lui ? Reprit-elle face aux regards d’incompréhension que lui lançaient les filles.


-       Non.


-       Il aurait pu lui demander une faveur ou n’importe quoi, reprit Rose, parlant davantage à elle-même. Cependant, je ne vois pas en quoi te raconter que tu es l’héritière d’une grande famille lui serait utile, ajouta-t-elle en jaugeant Léna en fronçant les sourcils.


-       Tu vas avoir des rides à force, lança Carla en souriant de toutes ses dents.


-       Trèves de plaisanteries, Carla. C’est un sujet sérieux, je te signale, lui répondit la jeune fille. Enfin, quoi qu’il en soit, il faut que tu lui parles à nouveau pour qu’il te donne davantage d’informations.


-       Je suis sûre que sa mère et tes parents ne savent toujours pas qu’il t’a retrouvé, intervint Chloé.


-       S’ils sont vraiment ta tante et tes parents, enchérit Liz.


-       Tu as toujours le chic pour casser l’ambiance, toi » Fit Carla, s’attirant les foudres de son amie.


Léna resta silencieuse toute la soirée. Puis, le lendemain matin, elle partit à la recherche de Nathanaël. La jeune fille ne le trouva pas dans la Grande-Salle mais aperçut le Préfet-en-Chef manger à sa table avec ses amis de sa maison. Elle voulut l’éviter mais elle se rappela qu’elle avait été une nouvelle fois odieuse avec lui alors elle se dirigea vers la table des vert et argent. Lorsque Léna tapota sur son épaule, il se retourna et fut très surpris de la voir.


-       « Je peux te parler ? ».


Il hocha la tête et quitta ses amis qui la regardèrent avec curiosité.


-       « Je voulais m’excuser pour hier, commença Léna.


-       Ça va. Je commence à avoir l’habitude »  Répondit le jeune homme, qui n’affichait plus son sourire habituel.


Gênée, la Serdaigle ne savait plus quoi dire, elle sentait qu’il lui en voulait.


-       « Nathanaël t’a tout expliqué ?


-       Oui. Il m’a tout dit, répondit la jeune fille. Merci pour l’aide que tu lui as apporté ».


Le jeune homme hocha la tête et resta silencieux un moment face à Léna, hébétée.


-       « Si tu as terminé, je vais retourner dans la Grande-Salle terminer mon petit-déjeuner ».


Léna le regarda se détourner d’elle et s’éloigner. Avait-elle tout gâché entre eux ? Pourtant, elle ne voulait pas le perdre, elle ne souhaitait pas briser leur amitié. Mais alors que le jeune homme se rapprochait de la porte de la Grande-Salle, Léna courut à sa poursuite.


-       « Attends ! ».


Lorsqu’elle arriva à sa hauteur, elle lui attrapa la main. Surpris, le Préfet-en-Chef se retourna en ouvrant de grands yeux.


-       « Je suis vraiment désolée pour mon comportement exécrable. Je ne sais pas pourquoi je suis toujours comme ça avec toi, je te demande pardon ».


Elle se cramponnait à sa main comme si cela pouvait prouver son attachement.


-       « Je m’en veux. Je ne veux pas que tu t’éloignes de moi ».


Un petit sourire naquit sur les lèvres du jeune homme.


-       « Serait-ce une déclaration d’amour, Miss ? ».


Léna fut tellement étonnée qu’elle ouvrit la bouche d’effarement et en perdit les mots. Il avait toujours le don de la surprendre. La jeune fille sentit ses joues s’embrasser.


-       « Quoi ? … Non, pas du tout. Je … » Bégaya-t-elle, ce qui fit rire son interlocuteur.


La Serdaigle l’observa se moquer d’elle. Il avait eu sa petite vengeance – ils étaient quittes en quelque sorte.


-       « Alors comme ça, tu ne veux pas que je m’éloignes de toi ? » La taquina-t-il en prenant une mèche de ses cheveux entre ses doigts.


Ah non, a priori, la vengeance n’était pas terminée, elle venait de commencer. Il huma son parfum et laissa glisser les cheveux jusqu’à ce qu’ils reviennent vers sa propriétaire qui était rouge comme une pivoine.


-       « Tu as chaud ? ».


Tom Jedusor mit sa main sur son front puis sur ses joues.


-        « Ou est-ce parce que je te fais de l’effet ? ».


Il remit une mèche de cheveux derrière l’oreille de la jeune fille en souriant d’un air charmeur. Léna n’arrivait plus à bouger.


-       « As-tu oublié de respirer ? ».


Léna remarqua qu’effectivement, elle avait arrêté de respirer. Soudain, il se pencha vers elle et s’approcha doucement de son oreille.


-       « Tu as perdu ta langue ? » Susurra-t-il.


Il descendit son visage vers le cou de Léna qu’il huma. La jeune fille sentit ses lèvres effleurer sa peau un instant ce qui la fit tressaillir. Le Préfet-en-Chef se recula légèrement et plaça son visage face à celui de Léna.


-       « Tu sens bon » Reprit-il.  


Il regarda un instant les lèvres de Léna. Une alarme se déclencha à ce moment-là. Cependant, le jeune homme, inconscient de son embarras, s’approcha dangereusement de ses lèvres. Lorsqu’elle sentit qu’il commençait à poser ses lèvres sur les siennes, la jeune fille recula brusquement.


-       « Stop ! Arrêtes-toi ! C’est bon, j’ai compris la leçon, s’écria Léna.


-       Quelle leçon ? A défaut de te « tenir ce genre de discours », je m’y prends autrement. De plus, tu avais l’air d’apprécier, répondit le jeune homme, faussement étonné.


-       Mais, pas du tout ! S’exclama la jeune fille.


-       J’en ai la preuve. Regarde, tu ne m’a pas lâché depuis tout à l’heure ».


Effectivement, Léna tenait toujours la main du jeune homme dans la sienne. Elle la libéra brusquement comme si elle l’avait brûlée.


-       « En plus, tu t’es accroché à moi de toutes tes forces, fit-il goguenard en lui montrant les marques qui attestaient de ce qu’il lui disait.


-       Arrêtes de te moquer de moi ! » S’énerva la jeune fille.


Le Serpentard se pencha à nouveau vers elle et fit semblant de vouloir l’embrasser. Léna l’esquiva.


-       « Ça suffit, tu t’es vengé, maintenant on peut passer à autre chose, Monsieur le Préfet-en-Chef ! Le repoussa-t-elle.


-       Mais c’est qu’elle mordrait ! ».


Tom Jedusor rit de plus belle devant une Léna gênée qui maintenait le plus de distance possible et regardait le panneau de bois fermé.


-       « Comment puis-je t’en vouloir alors que tu es si … facile à taquiner ? Fit le jeune homme.


-       Je n’ai pas envie d’être aussi facile à taquiner, se rebella Léna.


-       Je pense que les cours vont commencer dans peu de temps donc nous avons intérêt à terminer nos petit-déjeuners rapidement, dit le Préfet-en-Chef redevenant sérieux un instant après avoir jeté un coup d’œil aux élèves qui sortaient de la salle à manger.


-       Oui, tu as raison.


-       J’ai toujours raison, répondit Tom Jedusor, ce qui fit lever un sourcil à son interlocutrice.


-       Tom ? Appela une voix que Léna connaissait bien.


-       Qu’y a-t-il, Liz ?


-       Nous avons une réunion avec les professeurs, ce soir. C’est pour nous remercier pour notre travail, expliqua Liz, en regardant Tom Jedusor comme s’il s’agissait d’un dieu vivant.


-       D’accord, j’y serais ».


Soudain, Liz sembla se rendre compte de quelque chose et les observa tous les deux.


-       « De quoi parliez-vous avant que je vous interrompe ?


-       Eh bien, Liz. Je ne te savais pas aussi curieuse, fit le Préfet-en-Chef, ce qui fit rougir la petite blonde.


-       Oh ! C’est juste que je vous trouvais bizarre … Enfin, je veux dire … que vous n’étiez pas comme d’habitude !


-       Tout va bien, Liz, intervint Léna. Tu as fini de manger ?


-       Oui. Dépêche-toi de rejoindre les filles, elles ne vont rien te laisser, répondit son amie en souriant.


-       D’accord, dit la jeune fille en riant. A tout à l’heure alors, poursuivit-elle en esquissant un pas pour s’éloigner.


-       Attends, tu as oublié quelque chose » L’interpella Tom Jedusor.


Les deux filles lui jetèrent un regard surpris, ne comprenant pas où il voulait en venir.


-       « Eh bien, approche ! » fit-il avec un sourire.


Léna prit un air indigné comprenant enfin le message. Il « voulait » qu’elle l’embrasse.


-       « Contente-toi de « tenir ce genre de discours » à ton fan-club … et à … te comporter ainsi avec elles, Monsieur Jedusor.


-       Tu sais bien que je ne me contente pas de si peu. Je désire toujours ce que je ne peux pas avoir, n’est-ce pas ? Répondit-il du tac au tac. En fait, il serait plus juste de dire que je désire ce qui est difficile à avoir puisque cela n’a plus l’air impossible ».


Liz ne comprenait rien à leur conversation codée et les regardait comme s’ils étaient devenus fous. Le jeune homme s’était rapproché de Léna, excluant Liz de l’échange. Léna paniqua. Il n’allait quand même pas rejouer son petit numéro devant Liz ?!


-       « C’est bon, c’est bon. J’ai compris, Tom, fit Léna en reculant. Comme tu l’as dit tout à l’heure, il faut que nous nous dépêchons sinon nous allons être en retard pour les cours ».


Liz fut interpellée par quelqu’un et partit rejoindre un groupe d’élèves. Mais Léna ne fit pas attention. Son dos rencontra le mur. Le Préfet-en-Chef posa une main à côté de sa tête tout en continuant à sourire.


-       « Tu n’as pas faim, toi ? J’entends mon petit-déjeuner m’appeler. Tu n’entends pas le tien ? Fit Léna en désespoir de cause. Au secours, Liz !


-       Ton amie ne te sauvera pas, elle est partie. Il n’y a personne, d’ailleurs ».


En effet, la jeune fille s’aperçut que le hall était vide. Il se jouait d’elle à nouveau et elle tombait toujours dans le panneau. Cependant, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir la trouille à chaque fois qu’il agissait ainsi.


-       « Laisse-moi partir, Tom, dit Léna, plus sérieusement.


-       Je croyais que tu ne voulais pas que je m’éloigne de toi.


-       Arrête, je n’ai plus envie de jouer, prévint la jeune fille.


-       Mais je ne joue pas, ma chère Léna.


-       Si, tu cherches à faire avec moi ce que tu fais avec les filles de ton fan club, ça ne marchera pas, répliqua la Serdaigle.


-       Tu me fais rire quand tu parles de cette manière. Tu n’appelles jamais les choses par leur nom ? Répondit le jeune homme. « Tenir ce genre de discours », ce que je fais avec les filles.


-       En fait, je suis comme un défi pour toi. Si je couche avec toi, tu te vanteras auprès des autres garçons et tu te désintéresseras de moi pour jeter ton dévolu sur une autre, rétorqua Léna, faisant fi de sa remarque.


-       Non, ne t’inquiètes pas, je recycle, répondit Tom Jedusor qui tortillait entre ses doigts les cheveux de Léna.


-       Tu recycles ? Sommes-nous seulement des objets pour toi ? S’indigna-t-elle alors qu’elle retirait sa mèche de ses mains. Je ne souhaite que de l’amitié avec toi.

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-       Pourtant, à chaque fois que je flirte avec toi, tu sembles apprécier. Sinon, nous pouvons essayer autre chose. Rester amis mais partager le même lit de temps en temps.


-       T-tu … ! Tu es indécent ! Comment peux-tu dire une chose pareille, s’offusqua la Serdaigle.


-       Je plaisante, bien sûr. Que tu es susceptible ! Je ne fais que t’embêter un peu. C’est pour toutes les fois où tu as été désagréable avec moi, répondit le Préfet-en-Chef sans toutefois libérer Léna.


-       Ah. Encore une histoire de vengeance, fit la jeune fille, blasée. Bon, si tu as terminé, pouvons-nous aller manger maintenant ?


-       Bien sûr ! ».


Le jeune homme retira sa main du mur et laissa passer Léna qui prit ses distances en courant pratiquement. Mais alors qu’elle actionnait la poignée de la porte, des mains lui entourèrent la taille et la firent reculer. Avant qu’elle ne comprenne ce qu’il se passait, la jeune fille sentit des lèvres se presser contre les siennes. Le baiser fut bref – elle n’eut donc pas le temps de réagir. Et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle vit le visage du jeune homme qui l’avait embrassée. Il ne s’agissait pas du Préfet-en-Chef mais d’un garçon de Gryffondor dont elle ne connaissait pas le nom. Elle l’avait déjà vu – elle en était certaine.


-       « Surprise ! Vous ne vous attendiez pas à ça, hein ?


-       Qui ?... » Ne put articuler davantage la jeune fille.


Le Gryffondor posa sa main sur l’épaule du Préfet-en-Chef dans une attitude nonchalante.


-       « Ce n’est que partie remise, mon ami, lui dit-il. Quand je vais dire à mes amis que j’ai réussis à embrasser Léna Jones, ils ne vont jamais me croire. Je voulais réussir ce défi avant que l’année se termine ».


Il enleva sa main et regarda un instant la Serdaigle. Puis, il s’adressa de nouveau à Tom Jedusor.


-       « Surtout ne le prends pas mal mais j’ai profité de l’occasion. Tu semblais bien parti au début mais Léna n’est pas facile. Même toi qui a la côte avec les filles, tu as des difficultés avec elle ! Fit le Gryffondor. En tout cas, j’ai bien commencé ma journée, moi !


-       Pour qui tu te prends ?! S’exclama la jeune fille furieuse, qui avait retrouvé sa voix.


-       Oh ! Mais ne le prends pas comme ça. La prochaine fois, ce sera au tour de ton Préfet-en-Chef préféré ! ».


Il n’eut pas le temps d’en dire davantage puisque Nathanaël lui colla son poing dans le nez et l’envoya au sol. Léna ne l’avait pas vu arriver et fut donc d’autant plus surprise. Le jeune homme à l’emblème or et rouge se tenait le nez d’où pissait le sang.  


-       « Mon dieu ! Laissa échapper Léna.


-       C’est quoi ton problème, mec, dit le Gryffondor avec calme.


-       Si tu touches encore une fois à Léna, tu auras affaire à moi. Tu as compris ?! Le menaça son cousin.


-       Tu es son petit ami ? Questionna-t-il. Parce que tu es mal barré, sinon.


-       Occupes-toi de tes affaires et dégage, s’écria le plus jeune, hors de lui.


-       Eh ! Calmes-toi. Pas la peine de s’énerver comme ça » Fit le Gryffondor en se relevant tranquillement comme si la situation ne l’affectait pas outre mesure.


La jeune fille sentit que la situation allait dégénérer. Elle avait raison puisque son cousin se préparait à nouveau à le frapper. Mais avant qu’il n’atteigne sa cible, Léna le retint par le bras.


-       « Arrêtes, Nathanaël ! Cela ne sert à rien, tenta-t-elle pour le calmer.


-       Vas-t-en ! S’exclama-t-il à l’intention du Gryffondor avant qu’il n’ajoute quelque chose.


-       Tom, aide-moi ! » Fit Léna au Préfet-en-Chef qui s’était tenu en retrait depuis le début de l’altercation.


Soudain, un bruit de ferraille retentit non loin et presqu’aussitôt, ils furent tous trempés jusqu’aux os.


-       « Hihihi ! Ça vous apprendra à vous battre, bande d’imbéciles, fit Peeves avec un seau en fer dans les mains.


-       Te mêle pas de ça, Peeves. Espèce d’abruti d’esprit frappeur » Fit le Gryffondor, passablement irrité.


Apparemment, se faire frapper ne le choquait pas mais l’intervention de Peeves avait eu le don de le mettre en colère.  


-       « Tu vas voir, sale gamin ! On ne m’insulte pas impunément !! » S’exclama Peeves en poursuivant l’élève dans le couloir.


En silence, les trois autres les regardèrent s’éloigner.


 

End Notes:

A suivre ...

Chapitre 34 by Maggie31
Author's Notes:

Bonjour ou bonsoir à vous ! Je voulais vous dire que cette fanfiction touche BIENTOT à sa fin. Je précise bientôt parce que je ne sais pas encore quand, dans combien de chapitres, elle sera terminée. Donc nous sommes plus proche de la fin que du début ! Waouh ! Cela m'a prit plus de trois ans ... Enfin bref, trêve de bavardages. Bonne lecture !

Chapitre 34 


Ce jour était finalement arrivé. Léna faisait sa valise dans le dortoir désormais vide. Elle avait repoussé ce moment le plus possible. Ses amies avaient bouclés les leur la veille et profitaient des derniers instants passés au Château dans la salle commune avec les autres. Un coup de baguette lui suffit pour mettre toutes ses affaires dans sa malle et dans un petit sac qu’elle gardait avec elle dans le train. Elle y mit un livre et de l’argent pour acheter à manger dans le wagon.


Alors que la jeune fille allait fermer sa valise, son regard tomba sur ses uniformes scolaires. Elle savait que lorsqu’elle rentrerait chez elle, elle les stockerait au fond de son placard et elle les garderait sûrement toute sa vie en souvenir de ses années passées à Poudlard. D’ailleurs, en rentrant chez elle, Léna en profiterait aussi pour faire le tri dans ses vieilles affaires d’enfant. Peut-être allait-elle les donner à l’Orphelinat Wool.


Oui, lorsqu’elle rentrerait chez elle, Léna ferait toutes ces choses. Mais aussi, désormais, elle pourrait profiter de sa famille et son amie Agatha qu’elle n’avait pas pu voir beaucoup. La jeune fille savait que l’absence de son père allait peser lourd sur son cœur. Sa mère et son frère s’étaient sûrement plus ou moins habitués à vivre sans lui. Son père, qui était peut-être mort à l’heure qu’il était, n’était toujours pas revenu à la maison. Cela faisait un peu plus de deux mois que la guerre avait pris fin mais sa mère n’avait jamais reçu de nouvelle. Elle avait contacté le ministère à plusieurs reprises mais ils étaient débordés alors ils l’avaient redirigée vers la mairie de la ville qui n’avait pas pu lui répondre non plus. A cause de la guerre, la population mondiale ainsi que son environnement avaient eu de nombreux dégâts.


Tellement de personnes étaient mortes ou étaient portées disparues. Tellement de familles étaient en deuil. Tellement d’enfants étaient devenus orphelins. Tellement de familles étaient décimées. Tellement de paysages étaient devenus méconnaissables.


Il allait leur falloir des années pour se reconstruire. C’était si triste. Même les sorciers avaient été touchés. Malgré cela, certains disaient que cela leur faisait ni chaud ni froid puisque ce désastre ne les concernait pas. Si triste.


Mela sauta sur le lit et se mit à miauler pour attirer l’attention de sa maîtresse. Celle-ci la caressa.


-      « Ne t’inquiète pas, je t’emmène avec moi ».


Le chat se mit à ronronner de plus belle et se colla à la jambe de Léna. Distraitement, cette dernière caressa longuement le pelage de Mela. Ses pensées vagabondaient vers un Préfet-en-Chef énigmatique qui se montrait avec elle tantôt agréable, tantôt … En fait, elle ne savait pas trop. La jeune fille avait des difficultés à cerner le personnage. Son attitude ambivalente avait le don de l’embrouiller. Elle savait qu’il jouait avec elle parfois, peut-être était-ce un jeu de séduction ou une simple blague. Quoi qu’il en était, Léna ne savait jamais sur quel pied danser avec lui. C’était pour cela qu’elle se méfiait de lui et le repoussait à chaque fois. A cela s’ajoutait la demande quelque peu étonnante qu’il lui avait fait quelques jours auparavant. En effet, le jeune homme lui avait demandé de rejoindre son groupe qu’il avait commencé à former avec quelques élèves triés sur le volet. Au départ, il n’avait pas vraiment préciser leur objectif et leurs activités. Léna, ne souhaitant pas rejoindre un groupe de personnes sans rien savoir d’eux, l’avait harcelé de questions avant qu’il crache le morceau. Elle n’avait pas cillé face au jeune homme habilement manipulateur et avait obtenu sa réponse – réponse qui l’avait désarçonnée. Le Préfet-en-Chef et ses amis pratiquaient la magie noire et il souhaitait qu’elle les rejoigne puisqu’il avait vu en elle un grand potentiel. La jeune fille avait cru comprendre que le groupe poursuivait un objectif centré sur ses intérêts à lui et que les « amis » devaient lui obéir au doigt et à l’œil. Cela, il ne l’avait pas clairement dit mais elle l’avait compris en repensant au comportement des Serpentards envers lui. Certains semblaient avoir peur de lui et d’autres manifestaient une admiration et un respect qui ressemblaient que trop à ceux que l’on accordait aux dieux, sans toutefois, être les mêmes sentiments que le Préfet-en-Chef suscitait chez les autres élèves et les professeurs.


Son instinct lui hurlait de refuser l’offre. Et, malgré les compliments et la gentillesse que Tom Jedusor avait usé, elle avait refusé en bloc. Frustré, il n’avait pas pu cacher sa colère face à elle pour la première fois et ils s’étaient quittés un peu en froid. Léna ne l’avait pas revu depuis.


La Serdaigle ne pouvait s’empêcher de penser que le Préfet-en-Chef s’était rapproché d’elle uniquement par intérêt. Les moments passés avec lui, agréables comme désagréables, ne pouvaient pas être balayés aussi vulgairement. Leur complicité, leurs points en commun, les jeux de séduction … Tout était faux ? Léna ne voulait pas y croire. Cependant, elle se sentait utilisée. De plus, sa proposition prouvait qu’il ne la connaissait pas. Jamais, Léna n’utiliserait la magie noire et encore moins pour faire des choses cruelles. En dépit de ce qu’elle voulait bien admettre, la jeune fille sentait un pincement douloureux au niveau du cœur à l’idée que le Préfet-en-Chef l’ait manipulée. Elle l’aimait bien. Cependant, Léna gardait l’espoir qu’elle se trompait.


La Serdaigle se leva et c’est avec l’esprit confus qu’elle rejoignit ses amis avec Mela et son petit sac. Sa valise allait être emmenée comme celle des autres directement dans les soutes à bagages du train. Elle se mêla à la conversation pendant qu’ils descendaient l’escalier qui menait au hall d’entrée. En même temps, Léna, Mela miniaturisée sur son épaule, jetait des regards autour d’elle comme si elle prenait des photos dans son esprit pour garder des souvenirs de Poudlard qu’elle n’oublierait jamais. Arrivée dans le hall, Carla et quelques Serpentards vinrent les saluer et bavardèrent avec eux. Certains professeurs étaient présents pour guider les premiers années et dirent au revoir aux septièmes années. En tête de la foule d’élèves, les amis de Léna marchaient tranquillement jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent pour attendre les calèches qui roulaient toutes seules et qui les mèneraient jusqu’au Poudlard Express. Des rumeurs disaient qu’elles étaient tirées par des créatures monstrueuses. Bien évidemment, Léna ne les avait jamais vu.


Alors qu’elle parlait avec Liz et Chloé, la jeune fille entendit une voix qu’elle connaissait bien derrière elle. Le Préfet-en-Chef était en grande conversation avec des garçons de Serpentard. Il ne fit pas attention à elle. Les calèches arrivèrent et ils ne prirent pas le même charriot ainsi Léna le perdit de vue. Elle ne le revit pas non plus lorsqu’elle s’installa avec ses amies dans un compartiment du Poudlard Express.


Pendant une grande partie du voyage, les filles partageaient des souvenirs de leurs années au Château. Avec nostalgie, elles se racontaient des anecdotes qui les faisaient passer du rire aux larmes. Léna, son chat qui avait repris sa taille sur ses genoux, participait vivement à la conversation mais elle ne pouvait s’empêcher de penser au Préfet-en-Chef. Au bout d’un moment, elle prétexta une envie d’uriner et sortit du compartiment en laissant Mela sur la banquette où elle était assise auparavant. En parcourant le couloir, la jeune fille jetait des regards furtifs dans les cabines mais aucune trace de lui. Arrivée devant la porte des toilettes, elle y entra et attendit son tour. Une fois, ses petites affaires terminées, elle sortit de la cabine et se lava les mains dans un des lavabos. Elle avait pris son temps et il n’y avait plus personne qui patientait. La lumière au-dessus des miroirs éclairait joyeusement la pièce. La Serdaigle se regarda dans le miroir en face d’elle. Ses yeux la fixèrent un moment. Quelqu’un sortit d’une des cabines, ce qui mit fin à la contemplation de Léna qui arrêta l’eau, s’essuya les mains puis quitta la pièce. Elle ne rejoignit pas tout de suite ses amies puisqu’elle voulait jeter un œil au wagon où se tenait sûrement une réunion des préfets d’après ce que Liz avait dit une demi-heure avant. La jeune fille ne savait pas ce qu’elle allait lui dire si elle l’avait en face d’elle mais elle avait envie de le voir une dernière fois alors la Serdaigle se retrouva vite devant la porte en bois. Léna regarda à travers la petite fenêtre et le chercha. Mais elle ne le vit pas parmi les quatre élèves assis autour d’une table ronde au centre de la pièce. Des camarades attendaient derrière pour entrer et la jeune fille se décala pour les laisser passer. Liz se trouvait parmi eux. Le regard étonné qu’elle lui lança lui fit comprendre qu’elle se demandait ce qu’elle faisait ici.


-      « J’étais curieuse. Je voulais savoir à quoi ressemblait cette pièce avant la fin du voyage, mentit Léna.


-      Ah, répondit Liz qui visiblement ne la croyait pas. Ta curiosité a été rassasiée ?


-      Oui ! Je sais maintenant de quoi à l’air la salle de réunion des préfets.


-      Le véritable objet de ta visite est-il présent ? » Demanda la petite blonde.


Un silence s’installa. Léna était trop hébété pour répondre.


-      « Ne me prends pas pour une idiote, je sais pourquoi tu es ici, reprit  Liz. Eh oui. La petite blonde gentille, sérieuse et honnête que je suis a compris ton petit manège ».


Léna encaissa difficilement le ton de reproche.


-      « J’aurais aimé que tu m’en parles. Moi aussi, j’ai des sentiments pour lui, poursuivit la jeune fille. Non, ne dis rien. Je sais ce que tu vas me dire, Léna ».


Puis, elle ouvrit la porte et s’engouffra dans la pièce, laissant là son amie qui n’en croyait pas ses oreilles. Léna se rendait compte qu’elle avait bafoué les sentiments de Liz de manière égoïste. Elle n’avait pensé qu’à elle. C’est à ce moment-là que l’objet de leur dispute fit son apparition. Léna le regarda sans rien dire puis se décala sur le côté pour libérer le chemin.


-      « Qu’est-ce que tu fais ici ?


-      J’ai parlé avec Liz » Répondit la jeune fille qui ne mentait pas vraiment.


Le Préfet-en-Chef la contempla en silence. Plus Léna le regardait, plus elle avait mal – mal à cause de lui et de son comportement ambivalent, mal à cause du ressentiment de Liz et mal à cause des sentiments qu’elle commençait à ressentir envers le jeune homme.


Des larmes perlèrent au coin de ses yeux. Elle cligna des yeux pour les balayer mais son envie de pleurer eut raison d’elle. Léna essuya d’un revers de manches les larmes qui coulaient sur ses joues. Un élève se fraya un chemin à côté d’eux sans faire attention à eux puis il entra dans la pièce derrière la jeune fille. Celle-ci détourna la tête pour se cacher et en profita pour essuyer les derniers larmes qui avaient trempés ses joues. Après le passage de leur camarade, elle esquissa un pas pour s’enfuir mais d’autres élèves, d’autres préfets pour être exact, se tenaient devant elle. Tom Jedusor lui prit le bras et l’éloigna un peu dans un coin isolé. En silence, il la laissa reprendre ses esprits. Léna savait qu’il y avait mieux comme entrée en matière mais elle ne pouvait pas s’empêcher de dire cela :


-      « Je n’ai pas changé d’avis, si tu veux savoir. Je ne veux toujours pas rejoindre ton groupe ».


Le Préfet-en-Chef garda le silence. L’expression de son visage ne changea pas non plus. La jeune fille guetta sa réaction. Puis, au bout de quelques secondes qui lui parurent très longues, Tom Jedusor prit la parole.


-      « Pourquoi me repousses-tu sans cesse ? Suis-je aussi horrible que cela ? ».


Il la fixait d’une manière indéchiffrable – ou plutôt difficile à comprendre puisqu’il paraissait en proie à plusieurs sentiments que Léna n’arrivait pas à identifier clairement. Colère, frustration, tristesse, … ? Ou peut-être que tout cela était feint. 


-      « David …


-      David n’a rien à voir là-dedans, le coupa-t-elle, agacée que le nom du jeune homme qu’elle oubliait enfin revenait sans cesse dans leur conversation.


-      Alors, pourquoi ?


-      Tu ne me dégoûtes pas, dit Léna qui réfléchissait à ce qu’elle devait lui dire sans le vexer.


-      Mais ? L’encouragea Tom Jedusor qui voyait qu’elle ne disait pas tout.


-      Mais je n’arrive pas à te comprendre. Tu es tellement énigmatique, tu changes tout le temps d’attitude. Je ne sais jamais ce que tu penses vraiment. A force, je me dis que je ne te connais pas du tout alors que toi, tu sais pleins de choses sur moi. Comment veux-tu que je te laisse te rapprocher de moi si je te sens si loin ? »


Sa question resta en suspens. Dans le silence, ses derniers mots semblaient encore raisonner tel l’écho qui se répercute contre les parois d’une grotte. Ils se contentèrent de se contempler l’un l’autre, chacun à réfléchir à ce qui pouvait désamorcer la situation. Finalement, ce fut Léna qui brisa le silence.


-      « Je sais que tu n’es pas quelqu’un qui se confit facilement. Mais, il m’est difficile de rester auprès de quelqu’un sans savoir à quoi m’attendre de sa part ».


« Pour être tout à fait honnête, je ne suis même pas sûre que tu t’intéresses vraiment à moi mais plutôt à l’intérêt que je représente pour tes objectifs personnels », pensa-t-elle sans oser le dire à voix haute.


-      « Ce que tu dis me blesse. Je suis digne de confiance et je ne te veux aucun mal. Je m’intéresse à toi pour toi, parce que tu me plais » Répondit le jeune homme.


Lit-il dans les pensées ?


-      « Je ne te laisserais pas t’éloigner de moi. Je garderais toujours contact avec toi, poursuivit-il avant de marquer une nouvelle pause et de reprendre quelques secondes plus tard. Nous parlons toujours de ce que je pense de toi mais, et toi, que ressens-tu pour moi ?


-      Nous ne parlons pas toujours de ce que tu penses de moi.


-      Léna, veux-tu bien, pour une fois, arrêter de te montrer aussi têtue ? Réponds-moi simplement, s’il te plaît.


-      Tu sais très bien ce que je pense de toi. Tu l’as deviné. De toute façon, toutes les filles de l’école ou presque sont tombées sous ton charme. Tu savais qu’à un moment ou à autre ce serait sûrement pareil pour moi. En plus, tu peux avoir n’importe quelle fille. D’ailleurs, que vas-tu faire des filles de ton fan-club ? Vous allez …


Elle ne put continuer son monologue car elle fut interrompu par le Préfet-en-Chef qui avait finalement céder le premier à la tentation. Lorsqu’elle sentit ses lèvres sur les siennes, Léna lui rendit immédiatement son baiser. Celui-ci était différent des autres. En fait, elle n’avait embrassé qu’un garçon – officiellement puisque le Gryffondor ne comptait pas, ce petit voleur. Tom Jedusor était doux et agréable – enfin le baiser était doux et agréable. Elle ne savait plus où elle en était, elle en perdait ses repères. Seul le contact avec son partenaire comptait. La main gauche du Préfet-en-Chef avait glissé le long de son dos et l’avait subrepticement rapproché de lui et l’autres entremêlait ses doigts dans les cheveux détachés de Léna. Quant à celles de la jeunes filles, l’une était posée sur la nuque de Tom Jedusor et l’autre sur sa joue.


Lorsque le baiser prit fin, les deux jeunes gens s’éloignèrent un peu l’un de l’autre tout en gardant le contact visuel. Léna posa son front contre celui du Préfet-en-Chef. Leur souffle se mêlèrent alors qu’ils essayaient de le reprendre. La jeune fille esquissa un sourire puis éclata de rire doucement. Le Préfet-en-Chef sourit à son tour. Ses mains étaient toujours sur Léna comme s’il avait peur qu’elle s’enfuit. La jeune fille posa les siennes sur les joues de Tom Jedusor et les caressa doucement. Ce dernier jeta un œil par-dessus l’épaule de Léna.


-      « Il faut que j’y aille ».


Une nouvelle fois, il embrassa langoureusement la jeune fille puis esquissa un pas vers la salle de réunion.


-      « Même si tu ne veux pas nous rejoindre et que tu ne veux pas entendre parler de magie noire, j’aimerais que nous gardions contact, dit-il. Simplement pour avoir de tes nouvelles et non pour t’utiliser, précisa-t-il.


-      Bien sûr, répondit Léna, encore groggy.


-      Je t’enverrais un hibou dans quelques jours, fit Tom Jedusor en se retournant et en se dirigeant vers la salle de réunion mais avant d’actionner la poignée, il se tourna brusquement vers elle. N’importe où tu seras, je saurais te retrouver ».


Puis, le jeune homme ferma la porte en la regardant comme si elle allait disparaître. Une fois, le panneau de bois fermé, Léna resta un petit moment à le regarder en se passant les derniers instants en tête. La chaleur lui monta aux joues et elle repartit vers son compartiment où ses amies bavardaient gaiement.

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End Notes:

A suivre ...

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